Programme du dimanche de Pâques

La sainte & lumineuse résurrection du ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 19 avril 2014 du calendrier grégorien – 6 avril 2014 du calendrier julien, office nocturne à 21h30 – matines de Pâques à 22h, suivies de l’heure pascale & de la divine liturgie de Pâques de saint Jean Chrysostome.

Au cours du bref office de la nuit – qui garde encore le caractère triste de la Semaine Sainte -, l’Epitaphios (Плащаница – ou suaire : représentation du Christ au tombeau) est enlevé avec discrétion (nul n’a vu ni su le moment exact de la résurrection) par le clergé, tandis que le chœur chante la 9ème ode du canon du samedi saint :

Ne me pleure pas, O Mère, bien que tu ais vu gisant dans le tombeau, * le Fils que tu avais conçu sans semence, * car je ressusciterai et serai glorifié * et dans ma gloire divine ** j’exalterai pour l’Eternité ceux qui t’aiment et chantent ta gloire.

Ensuite commence véritablement la fête de la Résurrection par la procession pascale du clergé & des fidèles qui font le tour de l’église. Cette procession figure la venue des myrrophores et des disciples au tombeau, y recevant la joyeuse annonce de la résurrection (elle existait aussi dans les rits occidentaux, mais les réformes du XXème siècle ont tendu à la supprimer – seul le rit dominicain la conserve dans sa splendeur primitive). Le clergé & le peuple entrent ensuite dans l’église inondée de lumière et démarrent les joyeuses matines de la résurrection, au cours desquelles est chanté le canon pascal composé par saint Jean Damascène, sommet de la poésie liturgique byzantine. Voici une traduction nouvelle des hirmi de ce célèbre canon :

Première ode : Jour de la Résurrection ! peuples rayonnons de joie ! Pâque du Seigneur ! Pâque ! de la mort à la vie & de la terre au ciel, le Christ-Dieu nous a conduits, chantant l’hymne de la victoire.

Troisième ode : Venez, buvons le breuvage nouveau, non pas la source qu’un miracle fit jaillir du rocher stérile, mais le Christ, la source incorruptible qui jaillit du tombeau, en qui nous avons la puissance.

Quatrième ode : En cette divine veillée, que le héraut de Dieu, Habacuc se tienne au milieu de nous, et qu’il nous montre l’ange de lumière disant d’une voix claire : C’est aujourd’hui le salut du monde car le Christ est ressuscité, comme Tout-Puissant.

Cinquième ode : Veillons jusqu’à la pointe du matin et en guise d’onguents, offrons une hymne au Seigneur, & nous verrons le Christ, Soleil de justice, se lever pour donner à tous la vie.

Sixième ode : Tu es descendu jusqu’aux tréfonds de la terre, et tu as brisé les verrous éternels qui en retenaient les captifs, ô Christ, & le troisième jour, comme Jonas de la baleine, tu es sorti du tombeau.

Septième ode : Celui qui libéra les enfants de la fournaise, devenu homme, souffrit comme mortel ; & par sa passion il revêt ce qui était mortel de la splendeur de l’incorruptibilité ; lui, le seul béni, le Dieu de nos pères & le très glorieux.

Huitième ode : Voici le jour illustre & saint, roi & seigneur des dimanches, fête des fêtes & solennité des solennités, en qui nous bénissons le Christ dans tous les siècles.

Neuvième ode : Resplendis, resplendis, Nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur sur toi s’est levée, danse maintenant & exulte, Sion ; et toi, réjouis-toi, Mère de Dieu très pure, en la résurrection de ton Fils.

A l’issue des matines, le clergé et les fidèles se donnent le baiser de paix pascal & l’homélie pascale de saint Jean Chrysostome est lue.

Puis vient l’Heure pascale qui remplace les petites heures durant la Semaine lumineuse, & qui – à leur inverse – est totalement chantée. Suit ensuite la divine liturgie du jour de Pâques. Notons que le prokimen byzantin de ce jour glorieux est le même que le graduel du rit romain ou encore de leur équivalent dans la liturgie éthiopienne, ce qui semble dénoter une très haute antiquité pour le répons qui accompagne l’épître du jour de Pâques : Voici le jour que fit le Seigneur, exultons & réjouissons-nous en lui ! (Psaume 117, 4)

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Programme de la Vigile pascale

Vigile pascale - gravures de PicardSaint-Eugène, le Samedi Saint 19 avril 2014, vigile pascale de 21h00.
Répétition pour les choristes à 16h30.

  • Traits en plain-chant
  • Au retours des fonts baptismaux: Tibi laus perennis, Auctor – « l’hymne du retour des fonts » des manuscrits de l’antique liturgie parisienne – texte de saint Venance Fortunat (c. 535 † c. 601), évêque de Poitiers.
  • Kyrie & Gloria : De la Messe brève n°7 « Aux Chapelles » de Charles Gounod (1818 † 1893)
  • Offertoire : O filii et filiæ – offertoire d’orgue pour le Samedy de Pâques – Jean-François d’Andrieu (1682 † 1738), organiste de Saint-Barthélémy et du Roi à Versailles
  • De la Messe brève n°7 « Aux Chapelles » de Charles Gounod (1818 † 1893)
  • A l’élévation : O Salutaris Hostia de la Messe brève n°7 « Aux Chapelles » de Charles Gounod (1818 † 1893)
  • Pendant la communion :
    Psaume 116, ton 5 – antique tradition parisenne pour la communion de la vigile pascale. Faux-bourdon : Henri de Villiers
    Canon pascal de Saint-Jean Damascène (VIIIème siècle) – 1ère ode. Polyphonie d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988)
  • Au dernier évangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Cantilène pascale O filii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVe siècle), harmonisation Henri de Villiers.
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

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    Louis Lazare Perruchot, Vidi aquam en faux-bourdon

    Mgr Louis Lazare Perruchot (1852 † 1930), maître de chapelle de la cathédrale de Monaco
    Vidi aquam
    Faux-bourdon – 4 voix mixtes (SATB).
    3 pages – Si bémol majeur.

    Mgr Perruchot fut successivement maître de chapelle de la cathédrale d’Autun, du petit séminaire de Rimont, puis à Paris, de Notre-Dame des Blancs-Manteaux et de Saint-François-Xavier ; il finit sa carrière à partir de 1904 à la cathédrale de Monaco. C’est à Langres qu’il reçut la révélation de la musique ancienne auprès du chanoine Couturier ; il influença par la suite Mgr Moissennet à Dijon.

    Mgr Perruchot composa de nombreuses formules de faux-bourdons sur les huit tons ecclésiastiques. Ce Vidi aquam est conçu en utilisant cette technique du faux-bourdon non mesuré. Il pourra être utilisé comme alternative au plain-chant, à la reprise de l’antienne après le Gloria Patri.

    L’antienne Vidi aquam remplace l’antienne Asperges me durant tout le temps pascal pour l’aspersion dominicale avant la grand’messe de paroisse. Son texte est tiré du prophète Ezéchiel (47, 1 & 9) et constitue une allusion prophétique au côté ouvert du Christ sur la croix, source de notre rédemption.

    Avec le faux-bourdon de Mgr Perruchot, nous joignons aussi le Vidi aquam en plain-chant grégorien, avec son verset & sa doxologie, ainsi que le texte des versets et de l’oraison qui suivent.

    Le texte de l’antienne :
     

    Vidi aquam egrediéntem de templo, a látere dextro, alleluia : & omnes, ad quos pervénit aqua ista, salvi facti sunt, & dicent, alleluia, alleluia.
    Ps 117, 1. Confitémini Dómino quóniam bonus : * quóniam in sæculum misericórdia ejus.
    Dox. Glória Patri, & Fílio, & Spirítui Sancto. * Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, & in sæcula sæculórum. Amen.
    J’ai vu de l’eau jaillir du temple, du côté droit, alléluia ; & tous ceux que cette eau atteignait étaient sauvés & disaient : alléluia, alléluia.
    Ps. 117, 1. Louez le Seigneur, car il est bon : * car sa miséricorde est éternelle.
    Dox. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

    Les premières mesures de cette partition :

    Mgr Perruchot - Vidi aquam en faux-bourdon

    Téléchargez la partition en la payant avec un « Like ». Le lien apparaîtra ensuite.

    Louis Lazare Perruchot, Vidi aquam en faux-bourdon
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    Horaires des offices de la Semaine Sainte 2014 à Saint-Eugène

    Venez vivre avec nous les jours les plus saints de l’année liturgique, où sont commémorés les évènements majeurs de notre salut !

    • Dimanche des Rameaux 13 avril – 11h – Bénédiction des rameaux, chant de la Passion selon saint Matthieu.
    • Mercredi Saint 16 avril – vers 20h (après la messe basse de 19h) – Office des Ténèbres. Répons de Ténèbres du Padre Martini
    • Jeudi Saint 17 avril – 21h – Messe de la Cène – Lavement des pieds – Dépouillements des autels suivis vers 23h de l’Office des Ténèbres (Répons de Ténèbres du Padre Martini).
    • Vendredi Saint 18 avril – 19h – Messe des Présanctifiés – chant de la Passion selon saint Jean – Adoration de la Croix, (Miserere d’Allegri à la communion) suivis vers 21h de l’Office des Ténèbres (Répons de Ténèbres du Padre Martini).
    • Samedi Saint 19 avril – 21h – Vigile Pascale.
    • Dimanche de Pâques 20 avril – 11h – Messe solennelle de la Résurrection (avec ensemble de sacqueboutes – cuivres anciens). Messe Exsultate Deo de François Cosset – Victimæ Pascali du chanoine Revert – Dextera Domini de César Franck.

    L’évènement sur Facebook

    Octave de Pâques

    • Lundi de Pâques 21 avril – 19h – messe chantée
    • Mardi de Pâques 22 avril – 19h – messe chantée
    • Mercredi de Pâques 23 avril – 19h – messe chantée
    • Jeudi de Pâques 24 avril – 19h – messe chantée
    • Vendredi de Pâques 25 avril – 19h – messe chantée
    • Samedi de Pâques 26 avril – 9h30 – messe chantée
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    Horaires de la Semaine Sainte à la paroisse byzantine de la Très-Sainte Trinité

    Descente aux Enfers & résurrectionCette année, les calendriers julien et grégorien coïncident, tous les chrétiens fêtent Pâques en même temps.

    La Semaine Sainte ou Grande Semaine est le sommet de l’année liturgique et nous fait revivre les mystères de notre Rédemption. Nous sommes heureux de vous accueillir à cette occasion pour prier avec nous à l’un ou l’autre de nos offices célébrés dans le rit byzantin et partager avec vous la grande joie de Pâques.

    Voici les horaires des offices célébrés à la Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité :

    13 avril – DIMANCHE DES RAMEAUX
    8h55 : matines (distribution des rameaux) & liturgie de saint Jean Chrysostome

    14 avril – LUNDI SAINT
    18h15 : Typiques
    18h30 : vêpres & liturgie des présanctifiés

    15 avril – MARDI SAINT
    18h15 : Typiques
    18h30 : vêpres & liturgie des présanctifiés

    16 avril – MERCREDI SAINT
    18h15 : Typiques
    18h30 : vêpres & liturgie des présanctifiés

    17 avril – JEUDI SAINT
    12h : vêpres & liturgie de saint Basile le Grand (liturgie de la Cène)
    19h : matines des 12 évangiles (matines des souffrances du Christ)

    18 avril – VENDREDI SAINT
    10h : heures royales
    12h : vêpres de l’ensevelissement
    19h : matines devant le tombeau du Christ (office des myrophores)

    19 avril – SAMEDI SAINT
    10h : vêpres & liturgie de saint Basile le Grand (vigile pascale)

    20 avril – NUIT DE LA RESURRECTION
    ПАСХА – СВЕТЛОЕ ХРИСТОВО ВОСКРЕЦЕНИЕ
    21h30 : petit office de la nuit
    22h : matines de Pâques – heure pascale – liturgie de Pâques de saint Jean Chrysostome.

    A l’issue de la liturgie de Pâques, un grand festin ou Trapeza (avec spécialités russes) réunit tous les paroissiens (merci de signaler au préalable sa présence à ce repas pour aider celles qui le préparent à apprécier au mieux les quantités).

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    Bénédiction des œufs de Pâques

    Dans l’ancienne discipline de l’abstinence quadragésimale, la consommation des œufs, comme de toute nourriture d’origine animale, était suspendue pendant tout le Carême et reprenait donc à Pâques. Beau symbole de la vie, l’œuf devint tout naturellement un symbole de la résurrection du Christ chez les chrétiens. Dès le IVème siècle, en Orient, les chrétiens apportaient des œufs à l’église à Pâques pour les faire bénir.

    Comme l’apparition de la Benedictio ovorum dans les livres liturgiques latins semble dater du XIIème siècle, il se pourrait que la large diffusion de cet usage en Occident soit une conséquence directe des Croisades. On sait ainsi que le roi Edouard Ier d’Angleterre (1239 † 1307), qui avait pris la Croix le 24 juin 1268 et participé aux VIIIème & IXème croisades, avait fait recouvrir de feuilles d’or 450 œufs pour Pâques 1290, qu’il fit distribuer comme présents aux membres de la famille royale & aux familiers de sa cour. Très tôt, comme en Orient, les œufs sont peints et décorés en Occident (Rabelais y fait même allusion). La couleur qui revient le plus souvent dans les textes à partir du XVIème siècle est le rouge mais on note aussi le vert, le noir ou le bleu. La Satyre Ménippée, rédigée à l’occasion de la tenue des états généraux convoqués à Paris le 26 janvier 1593 par le duc de Mayenne, chef de la Ligue hostile à Henri IV, dans le but d’élire un roi catholique, indique qu’on avait interdit la vente des œufs de Pâques dans les rues de Paris (une chose bénite ne se vend pas).

    Ce Samedi Saint, pendant que les femmes de la Schola Sainte Cécile répétaient pour leur concert du lundi de Pâques à Luxeuil, les chantres se sont mis à la réalisation des œufs de Pâques. En voici le résultat :

    Les œufs ont été bénis à la fin de la Vigile Pascale & distribués aux paroissiens de Saint-Eugène – Sainte-Cécile.

    Voici l’oraison de la bénédiction des œufs au Rituel Romain, titre VIII, chapitre 14, inchangée depuis le XIIème siècle :

    Subvéniat, quæsumus, Dómine, tuæ bene†dictiónis grátia huic ovórum creatúræ : ut cibus salúbris fiat fidélibus tuis, in tuárum gratiárum actióne suméntis, ob resurrectiónem Dómini Jesus Christi : Qui tecum vivit & regnat in sæcula sæculórum. Amen.

    Petit reportage photo sur la réalisation des œufs sur la page Facebook de la Schola Sainte Cécile.

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    Oraison de Jérémie en plain-chant musical

    L’Oraison de Jérémie (Lamentations, 5, 1-11) est la dernière des 9 Lamentations chantées au cours de la Semaine Sainte, la troisième leçon donc du premier nocturne des Ténèbres du Samedi Saint.

    La musique ci-dessus, qui rend tout particulièrement bien le drame du texte de Jérémie, a été composée au début du XVIIIème siècle par M. Chabert, maître de chapelle et organiste de la collégiale Saint-Agricol d’Avignon. M. Chabert avait mis en plain-chant figuré le cycle complet des 9 Lamentations de Jérémie, celles-ci ont connu un succès certain au-delà d’Avignon. Les éditions avignonnaises du XIXème siècle qui les donnent assez communément me paraissent avoir cherché à trop transcrire l’ornementation usuelle du chant au point de rendre difficile la lecture des Lamentations de Chabert. Aussi ai-je transcrit cette ultime Lamentation depuis un manuscrit langrois dont le chant, plus dépouillé, est vraisemblablement proche de l’original du XVIIIème siècle.

    Traduction de cette Lamentation par M. l’Abbé de Bellegarde :

    Le commencement de la Prière du Prophète Jérémie.
    Seigneur, souvenez-vous de ce qui nous est arrivé ; regardez & voyez l’opprobre où nous sommes ; notre héritage est tombé entre les mains des étrangers. Nous sommes devenus orphelins sans père : nos mères sont comme des veuves : nous avons bu l’eau à prix d’argent : nous avons acheté chèrement le bois : on nous a entraînés la corde au col, sans nous donner aucun relâche dans nos fatigues : nous avons tendu la main aux Egyptiens & au Assyriens, pour avoir du pain. Nos pères ont péché, & ils ne sont plus, & nous avons porté la peine de leurs iniquités : des esclaves sont devenus nos maîtres : il ne s’est trouvé personne pour nous délivrer de leurs mains. Nous allions chercher notre pain, en exposant notre vie aux épées dans le désert : notre peau s’est brûlée & noircie par la faim excessive, comme si elle eut été dans un four. Ils ont humilié les femmes dans Sion, & les vierges dans les villes de Juda.
    Jérusalem, Jérusalem, convertissez-vous au Seigneur votre Dieu.

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    Programme du dimanche de Pâques

    Saint-Eugène, le dimanche 20 avril 2014, grand’messe de 11h.

    Schola Sainte Cécile & ensemble de cuivres cuivres anciens.

  • Procession d’entrée : Salve festa dies – chant processionnel pascal des Églises des Gaules – Texte et mélodie de Saint Venance Fortunat, évêque de Poitiers (VIème siècle) – adaptation & harmonisation : Henri de Villiers & Touve Ratovondrahety
  • A l’aspersion : reprise de l’antienne Vidi aquam sur un faux-bourdon de Mgr Louis-Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Kyriale : Missa Exsultate Deo (1659) de François Cosset (c. 1600 † c. 1664), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris puis de la cathédrale de Reims
  • Hæc dies – polyphonie de Ludovico Grossi da Viadana (1564 † 1627), maître de chapelle de la cathédrale de Mantoue
  • Prose Victimæ paschali laudes : harmonisation du rythme traditionnel par Mgr Jehan Revert, maître de chapelle émérite de Notre-Dame de Paris
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Agnus redemit oves – motet de Charles de Courbes (1622) sur l’ancien texte de la prose de Pâques – traduction versifiée sur le même mètre que le texte latin par l’auteur
  • A l’élévation : O salutaris hostia sur le ton de Salve festa dies
  • Pendant la communion : Dextera Domini – offertoire pour le jour de Pâques sur le texte de l’offertoire de l’ancien rit parisien – César Franck (1822 † 1890), organiste & maître de chapelle de la basilique Sainte-Clotilde – Psaume 117, 16-17
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est pascal
  • Au dernier Evangile : Symphonie devant Regina cœli (H. 509) de Marc-Antoine Charpentier
    Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Cantilène pascale O fílii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVe siècle), harmonisation : Henri de Villiers
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    Programme de la messe des Présanctifiés

    Crucifixion tirée d'un canon pontifical du XVIIème siècleSaint-Eugène, le Vendredi Saint 18 avril 2014, messe des Présanctifiés de 19h.
    Pour les choristes, répétition & habillement à 18h30.

  • Procession d’entrée en silence
  • Traits : Faux-bourdon du 2nd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Passion de Notre Seigneur-Jésus-Christ selon Jean – Répons de la Synagogue en polyphonie – Henri de Villiers
  • Découvrement de la croix : Antienne Ecce lignum
  • Pendant l’adoration de la croix :
  • - Premiers impropères : polyphonie de Thomas Luis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie
    - Seconds impropères : Popule meus sur une polyphonie du R.P. Jean-Baptiste Geoffroy, s.j. (1601 † 1675), maître de musique de la maison professe des jésuites à Paris
    - Crucem tuam de František Picka (1873 † 1918), organiste, chef d’orchestre et compositeur à Prague
    - Crux fidelis en plain-chant

  • A la procession ramenant le Saint Sacrement : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composé au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581)
  • Pendant la communion : Stabat Mater dolorosa – complainte de la Très Sainte Vierge au pied de la Croix du Sauveur – texte de Jacques de Todi († 1306), musique de Zoltán Kodály (1882 † 1967)
  • Procession de sortie : Au sang qu’un Dieu va répandre – cantique sur un texte de François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651 † 1715), archevêque de Cambrai, de l’Académie française – mélodie d’Amédée Gastoué – harmonisation Henri de Villiers
  • Les Présanctifiés seront suivis de l’Office des Ténèbres du samedi saint, à la fin duquel sera chanté le Miserere d’Allegri (avec abellimenti baroques improvisés).
    (après une courte pause)

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    Programme du Jeudi saint

    La Cène - gravure tirée d'un canon pontifical
    Saint-Eugène, le jeudi 17 avril 2014, messe solennelle de 21h00, suivie de la procession au reposoir, du dépouillement des autels & de l’office des Ténèbres.
    Répétition à 19h30 pour les choristes.

    La messe du Jeudi Saint a une importance toute particulière, c’est la solennité commémorative de la dernière Cène qui est aussi la première messe. A Rome, la station est aujourd’hui en l’Archibasilique du Très-Saint-Sauveur (Saint-Jean de Latran), l’église cathédrale du Pape, père de la chrétienté.

    Procession du Très-Saint Sacrement au tombeau, après la messe du Jeudi Saint - gravure de PicardLa liturgie de cette messe est tout à fait saisissante et touchante, elle présente en effet une double impression, une impression de joie et une impression de tristesse. C’est d’abord une impression de joie. L’autel est orné ; la croix du maître-autel est voilée de blanc ; le prêtre monte à l’autel en ornements blancs ; on chante le joyeux Gloria qu’on n’a pas entendu depuis longtemps ; pendant le Gloria, on sonne, pour la dernière fois, les cloches. Ensuite, les cloches se taisent. Sur cette fête joyeuse, qui est consacrée à l’institution du Sacrement de l’autel, s’étend soudain alors un voile de profonde tristesse : l’Eglise participe alors à la déréliction & à l’agonie de son Maître au Jardin des Oliviers.
     

  • Procession d’entrée : orgue
  • Kyriale IV – Cunctipotens Genitor Deus – Pendant le Kyrie & le Gloria, le grand orgue figure les versets impairs
  • Mandatum
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Dextera Domini du Padre Giovanni Baptista Martini, o.f.m. (1704 † 1784), maître de chapelle et organiste du couvent franciscain de Bologne
  • A l’élévation : O Salutaris sur le ton de Vexilla Regis prodeunt, d’après Antoine de Bertrand
  • Pendant la communion :
    Cœnæ tuæ – offertoire & communion des rits byzantin & ambrosien pour la messe du Jeudi Saint – musique d’Alexis Fiedorovitch Lvov (1798 † 1870) général & aide de camp du tsar Nicolas Ier, maître de la chapelle impériale de Russie – adaptation au latin du rit ambrosien : Henri de Villiers
    Répons tirés de l’office des Ténèbres – polyphonie du Padre Martini (1704 †1784) :
    * Animam meam dilectam.
    * Tradidérunt me in manus impiorum.
    * Jesum tradidit impius.
  • Benedicamus Domino IV
  • Procession au reposoir : Pange lingua – alternances polyphoniques d’Orfeo Vecchi (c. 1550 † 1604), maître de chapelle de Santa Maria della Scala à Milan
  • Dépouillement des autels
  • Chant des Ténèbres du Vendredi Saint à la suite, après une courte pause
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    Programme du Grand & Saint Jeudi

    La Cène du Seigneur - Grand & Saint JeudiParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 17 avril 2014 du calendrier grégorien – 4 avril 2014 du calendrier julien, vêpres et divine liturgie de saint Basile le Grand de 12h.

    On célèbre aujourd’hui la divine liturgie de saint Basile le Grand, unie avec les vêpres. La liturgie de ce jour nous rappelle la dernière Cène avec le lavement des pieds des Apôtres & l’institution de la Sainte Eucharistie. En outre, elle porte son attention sur la trahison de Judas, qui osa participer à ce dernier repas, tout en ayant au cœur la volonté de livrer son Maître & qui ne le quitta que pour aller consommer son forfait.

    Dans le rit byzantin, le lavement des pieds est une cérémonie à part qui a lieu après la liturgie & qui n’est pas célébré au sanctuaire (comme dans le rit romain avant les réformes de 1955). Cette cérémonie n’est accomplie que par les évêques.

    Au lucernaire des vêpres, ton 2
    1er stichère : L’assemblée des Juifs n’a plus qu’à se précipiter pour livrer à Pilate le Démiurge & Créateur de toutes choses. O les sans-loi ! O les sans-foi ! Ils font mettre en jugement celui qui est venu juger les vivants & les morts ; ils préparent un supplice pour celui qui guérit les souffrances. Longanime Seigneur, grande est ta miséricorde ! Gloire à toi !
    Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    Doxastikon : Tu étais en vérité, Judas, de la race des vipères, de ces gens qui, au désert, mangeaient la manne & murmuraient contre leur nourricier ! La nourriture était encore dans leur bouche qu’ils déblatéraient contre Dieu, les ingrats ! Et cet impie, ayant encore en bouche le pain céleste, consommait sa trahison contre le Sauveur ! Esprit insatiable & audace inhumaine ! Il vendait celui qui le nourrissait, & le Maître qu’il baisait, il le livrait à la mort ! Vraiment, il est le fils prévaricateur de ces gens-là &, comme eux, il gagna bien sa perte. Mais toi, Seigneur, préserve nos âmes de cette inhumanité, toi qui es le seul incomparable en magnanimité.

    Procession avec l’évangéliaire & Chant de l’hymne vespérale Joyeuse Lumière.

    Premier Prokimen, ton 1
    R/. Seigneur, préserve-moi de l’homme pervers * et de l’homme injuste délivre-moi, (Psaume 139, 1)
    V/. de ceux qui méditent l’injustice en leur cœur et fomentent la guerre tout le jour. (Psaume 139, 2)

    Première parémie
    Exode XIX, 10-19.

    Second Prokimen, ton 7
    R/. Seigneur, délivre-moi de mes ennemis * et de mes adversaires sauve-moi. (Psaume 58, 2)
    V/. Délivre-moi de qui fait le mal, et sauve-moi des hommes de sang. (Psaume 58, 1)

    Seconde parémie
    Job XXXVIII, 1-21 & XLII, 1-5.

    Troisième parémie
    Isaïe L, 4-11.

    Petite synaptie & Trisaghion.

    Troisième Prokimen, ton 7
    R/. Les princes des peoples s’unissent pour conspirer * contre le Seigneur & contre son Christ. (Psaume 2, 2)
    V/. Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ce vain grondement parmi les peuples ? (Psaume 2, 1)

    Epitre
    1 Corinthiens (§ 149), XI, 23-32

    Alleluia, ton 6
    V/. Heureux qui pense au pauvre & au faible : au jour de malheur, le Seigneur le délivre. (Psaume 40, 2)
    V/. Mes ennemis disent de moi méchamment : Quand va-t-il mourir, pour que périsse son nom ? (Psaume 40, 10)
    V/. Celui qui mangeait mon pain se vante de me faire tomber. (Psaume 40, 11)

    Evangile
    Dit « de la Nouvelle Alliance : combinaison de Matthieu (§ 107), XXVI, 1-20 – Jean (§ 44), XIII, 3-17 – Matthieu (§ 108) XXVI, 21-39 – Luc (§ 109), XXII, 43-45 – Matthieu (§ 108), XXVI, 40 – XXVII, 2.

    A la Grande Entrée
    Au lieu de l’hymne des chérubins ordinaire, on chante l’hymne du Jeudi Saint :
    A ta Cène mystique, fais-moi participer en ce jour, ô Fils de Dieu. Je ne révèlerai pas ton mystère à tes ennnemis ; je ne te donnerai pas un baiser comme Judas ; mais avec le larron, je te confesserai. Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton Royaume. Alléluia, alléluia, alléluia.

    Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
    Fidèles, venez dans la chambre haute * jouissons de l’hospitalité du Maître et de la Table immortelle * Elevons nos cœurs. Apprenons la parole suprême ** du Verbe que nous exaltons.

    Verset de communion
    On chante à nouveau l’hymne du Jeudi Saint : A ta Cène mystique, comme à la Grande entrée. On le répète encore une fois après la communion à la place du stichère de la Pentecôte Nous avons vu la vraie lumière, lequel ne se dit plus du reste jusqu’à la Pentecôte.

    Les matines du Vendredi Saint – matines des 12 évangiles – sont célébrée ce jeudi 17 avril 2014 à 19h.

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