Programme du dimanche de la Pentecôte
Lundi, mai 21st, 2007
Saint-Eugène, le dimanche 27 mai 2007, grand’messe de 11h.
Saint-Eugène, le dimanche 27 mai 2007, grand’messe de 11h.
Bon après quelques heures de nuit blanche (zut ! pas de musée visité cette nuit du coup !
) & quelques suées informatiques, voici, sur les coups de 3 heures du mat’, une nouvelle fonctionnalité pour notre blog :

Il suffit de cliquer sur l’image pour que notre iPod virtuel s’ouvre dans une nouvelle fenètre. Vous pouvez donc continuer à surfer sur notre site tout en écoutant de la musique.
Pour le moment, j’ai mis cinq fichiers dont vous avez le détail ici.
Radio Cécile diffusera de la musique en ligne selon les trois directions éditoriales suivantes :
Bonne écoute !
Saint-Eugène, le dimanche 20 mai 2007, grand’messe de 11h.
Pas de répétition ce samedi
(puisqu’il y a eu répétition mardi dernier
)
Dimanche, raccord avant la messe à 10h30.

Quittons les verts pâturages du baroque français pour contempler en ce jour cette bien saisissante représentation de l’Ascension due à Salvador Dali. Magnifique, non ?
Je regrette simplement que la marque des clous dans le corps glorieux de Notre Seigneur n’y figure pas.
Bon, la messe de ce matin c’est très bien déroulée finalement.
Les choristes présents dans l’assemblée ont pu réellement entraîner le chant de celle-ci : la messe Cunctipotens & le Credo de du Mont - finalement peu connus - n’ont jamais été aussi bien chanté par la congrégation.
J’ai aussi repris l’ancien système d’alternances pour le Sanctus & l’Agnus Dei & cela était vraiment très beau (vu du haut de la tribune en tous les cas).
Il n’y a aucune obligation à être à la tribune tous les dimanches: je pense même qu’il est souhaitable de temps à autre de vivre sa messe en bas:
- d’une part, l’attention personnelle est plus porté à la prière & à la contemplation (lors du service du chant à la tribune, il faut être attentif aux partitions, à mille détails nécessaires à l’éxécution des chants),
- d’autre part, l’écoute du travail des autres permet certainement de mieux sentir les faiblesses de notre chÅ“ur, & du coup de mieux cerner les efforts à effectuer ensuite en répétition (compréhension du texte, homogénéité des couleurs & des pupitres).
On continuera à explorer ces voies à l’avenir.
Demande. Quelle fête célébrons-nous le jeudi qui tombe quarante jours après Pâques ?
Réponse. La fête de l’Ascension, qui est le jour où Notre-Seigneur est monté au ciel.
D. Qui a établi la fête de l’Ascension ?
R. Les Apôtres qui en avaient été les témoins.
D. Combien le Sauveur demeura-t-il sur la terre après sa Résurrection ?
R. Il y demeura quarante jours, qu’il employa à instruire ses Apôtres.
Explication. Jésus-Christ ne voulait laisser aucun doute sur sa Résurrection. Pendant les quarantes jours qu’il demeura sur la terre après qu’il fut ressuscité, il mangea avec les Apôtres, conversa avec eux, leur apparaissant très souvent : il les convainquit de sa Divinité & de la vérité de sa Religion : il leur apprit les vérités qu’ils devaient annoncer au monde : il les instruisit sur le gouvernement de son Eglise qu’il confiait à leurs soins, sur l’administration des Sacrements, &c. enfin il retourna à son Père.
D. Jésus-Christ n’était-il pas déjà au ciel ?
R. Jésus-Christ était au ciel comme Dieu, mais il y monta comme homme le jour de l’Ascension.
D. Qui sont ceux qui furent présents à l’Ascension triomphante de Jésus-Christ ?
R. Jésus-Christ monta au ciel, par sa propre vertu, en présence de ses Apôtres & de plusieurs autres disciples.
Explication. Le jour même que le Sauveur avait choisi pour monter au ciel, il mangea avec ses Apôtres : il leur tint un discours dans lequel il réitère ses ordres & leur renouvelle ses promesses : il s’avança avec eux du côté de Béthanie, les conduisit sur la montagne des Oliviers, éloignée d’environ deux mille pas de Jérusalem. Arrivé au sommet de cette montagne célèbre, Jésus lève les yeux & les mains vers le ciel, puis les rabaissant sur ses chers disciples, il leur donna sa bénédiction au moment même que, tous brûlants d’amour pour leur divin Maître, ils avaient les yeux fixés sur lui ; ils le virent s’élever peu à peu vers le ciel, ils ne se lassaient point de le regarder, saisis d’amour & d’admiration, lorsqu’une nuée brillante le déroba à leurs yeux.
Les vestiges des pieds sacrés du Sauveur demeurèrent gravés sur l’endroit du roc où il était lorsqu’il s’éleva dans le ciel : saint Jérôme, qui passa une grande partie de sa vie dans la Palestine, l’assure positivement : Sulpice Sévére, saint Paulin de Nôle, saint Augustin, le vénérable Bède rendent le même témoignage. Saint Jérôme ajoute que dans l’église magnifique que sainte Hélène fit bâtir sur le Mont des Oliviers on ne put recouvrir de marbre cette place sainte, ni fermer la voûte à l’endroit qui y répondait. L’église a été détruite par les sarrasins. Saint François de Sales, dans son excellent traité de l’amour de Dieu, fait mention d’un gentilhomme qui expira sur cette sainte montagne, dans l’endroit même où le Sauveur monta au ciel : l’amour divin qui embrasait son cÅ“ur opéra ce prodige.
D. Que firent les Apôtres après l’Ascension de Jésus-Christ dans le ciel ?
R. Les Apôtres retournèrent dans le cénacle, où ils demeurèrent jusqu’au jour de la Pentecôte.
Explication. Les Apôtres & les autres disciples, les yeux fixés au ciel, demeurèrent immobiles, regardant avec admiration le lieu où le Sauveur avait disparu à leurs yeux, lorsque deux anges, sous une figure humaine, leur apparurent & leur dirent : Hommes de Galilée, que faites-vous les yeux fixés vers le ciel ? Ce Jésus que vous venez de voir s’élever au ciel en descendra comme vous l’avez vu y monter. Les anges disparurent, & les Apôtres se ressouvenant de l’ordre que leur avait donné Jésus-Christ d’attendre l’Esprit Saint qu’il devait leur envoyer lorsqu’il serait retourné à son Père, revinrent à Jérusalem & s’enfermèrent dans le cénacle jusqu’au jour de la descente du Saint-Esprit.
D. Pour quelles raisons Jésus-Christ est-il monté au ciel ?
R. Pour y prendre possession de la gloire qu’il avait mérité par ses souffrances.
Explication. Jésus-Christ, dit l’Apôtre, ne pouvait monter au ciel que par les souffrances ; le Sauveur l’avait dit lui-même aux disciples auxquels il apparut sur le chemin d’Emmaüs : leçon admirable, qui nous apprend le chemin qui doit nous y conduire nous-mêmes, puisque nous ne pouvons être sauvés qu’autant que nous serons trouvés conformes à Jésus-Christ.
D. Quelle est la seconde raison pour laquelle Jésus-Christ est monté au ciel ?
R. Pour ouvrir la porte du ciel aux hommes qui ne pouvaient y entrer qu’après lui.
Explication. Tous les Justes depuis la création du monde étaient renfermés dans les limbes, en attendant que le premier né de toutes les créatures leur ouvrît le ciel, l’objet de tous leurs désirs. Leur captivité finit enfin par l’Ascension du Sauveur, qui fut accompagné dans son triomphe de tous ceux qui jusqu’alors étaient morts dans la grâce.
D. Quelle est la troisième raison pour laquelle Jésus-Christ est monté au ciel ?
R. Pour envoyer son Esprit-Saint aux Apôtres & à l’Eglise.
Explication. L’Esprit Saint ne pouvait descendre sur les Apôtres tant que le Sauveur demeurait sur la terre : voilà pourquoi, leur disait ce bon Maître, il faut que je retourne vers celui qui m’a envoyé : alors je ferai descendre sur vous l’Esprit Saint, qui vous enseignera toute vérité.
D. Quelle est la quatrième raison pour laquelle Jésus-Christ est monté au ciel ?
R. Pour y être notre médiateur & notre avocat auprès de son Père.
Explication. Le Sauveur assis à la droite de son Père y fait pour nous la fonction de médiateur, d’avocat, d’intercesseur, afin que si quelqu’un pèche, il puisse avoir recours à ce protecteur puissant qui prie sans cesse son Père pour nous. Quel sujet de confiance que les prières d’un Dieu !
D. Quel est l’esprit de l’Eglise en cette fête ?
R. C’est d’honorer le triomphe de Jésus-Christ montant au ciel.
D. Que devons-nous faire pour sanctifier cette fête ?
R. Nous devons nous occuper du ciel & prendre la résolution de travailler pendant toute notre vie à mériter la place que le Sauveur est allé nous y préparer.
D. Que faut-il faire encore jusqu’à la Pentecôte ?
R. Il nous faut demander chaque jour au Sauveur de nous envoyer le Saint-Esprit.
D. Comment ferez-vous cette prière ?
R. Mon divin Sauveur, faites descendre sur moi l’Esprit Saint, & qu’il m’embrase du feu de son amour.
Saint-Eugène, le jeudi 17 mai 2007, grand’messe de 11h.
Répétition pour l’Ascension ce mardi 15 mai à 19h45 à Saint-Eugène (après la messe de 19h).
Exceptionnellement, pas de répétition le samedi 19 mai.
Saint-Eugène, le dimanche 13 mai 2007, grand’messe de 11h.
Mardi 8 mai 2007 Ã 20 heures:
Par Constantin Van Gayer.
PS. On peut imaginer que le conférencier nous parlera des formidables missions de l’Eglise du Catholicosat de Séleucie-Ctesiphon, qui implanta des évéchés dans toute l’Asie durant le Moyen-Age.
Voici une très intéressante description liturgique sur les fonctions du chÅ“ur à la messe. Elle m’a été envoyée par Philippe G**, éminent liturgiste & néanmoins ami
mais je n’ai pas les références de l’ouvrage d’où il avait tiré ce chapitre (manifestement un cérémonial de Rouen du XIXème siècle).
Ils témoignent d’un sens liturgique du chantre & du chÅ“ur (comme acteurs de la divine liturgie) bien révolu hélas dans nos messes d’aujourd’hui.
—–
Chapitre XVI - Des cérémonies du chœur à la messe solennelle.
Le choeur est dirigé par le Chantre, ou par deux clercs en chapes, des stalles hautes ou basses suivant la qualité de l’office.
1. Aux fêtes doubles et au dessus, il est dirigé par le Chantre, qui entonne au Célébrant l’hymne Gloria in excelsis, voir ci-dessus chapitre IV.
2. Aux semi-doubles et dimanches le choeur est dirigé par deux clercs des stalles basses, ce qui est également observé aux vigiles de la Nativité, de l’Epiphanie, de l’Ascension de Notre Seigneur, de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie et de la Toussaint, aux vigiles pendant les octaves et au Jeudi Saint.
3. Aux simples et féries il est dirigé par un clerc des stalles basses.
Le Chantre ou les chefs de choeur entonnent l’introït avec son psaume, le Gloria Patri, Kyrie, la séquence, l’offertoire, le Sanctus, l’Agnus et la communion. Ils entonnent également et in terra et Patrem, le Gloria in excelsis et le Credo ayant été entonnés par le célébrant. Si l’on touche l’orgue, ils entonnent seulement l’introït comme ci-dessus, le Patrem et la communion.
Ils déambulent dans le choeur la tête couverte lorsqu’on chante le Kyrie (peu après que le célébrant soit monté à l’autel), le Gloria in excelsis, la séquence, le Credo, l’offertoire, le Sanctus et l’Agnus sauf s’ils doivent s’agenouiller avec le choeur ou être encensés.
Chers Alexis & Boris,
Nous avions discuté avant la messe de ce matin des réformes de la semaine sainte opérées sous Pie XII sous la direction de Mgr Bugnini (le même qui mettra en œuvre quelques années plus tard le missel du nouveau rit).
Voici une conférence donnée en 1960 par Mgr Gromier, éminent liturgiste (connu entre autres pour ses commentaires (brillants & précis) du Cérémonial des Evêques) qui détaille les absurdités des nouvelles rubriques & de certains des nouveaux rites alors institués.
Henri
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La Semaine Sainte restaurée fût en premier lieu une question d’horaire. Il s’agissait de remettre en usage la veillée pascale, basée sur le dogme pastoral de la Résurrection à minuit sonnant. Ce dogme ne se soutient pas facilement ; car pourquoi s’y soumettre quand les messes vespérales, pratiquement, admettent la célébration à toute heure du jour et de la nuit, même après le chant des vêpres ; quand la messe conventuelle se célèbre indifféremment après tierce ou sexte ou none ? Autre opposition les règles du culte ont pour fondement, outre le cours du soleil, la discipline du jeûne, qui s’est fortement adoucie ; d’où il suit que l’édifice restauré a l’air d’un château de cartes. Le zèle pastoral s’est étendu, depuis le samedi, point culminant, à toute la semaine partant des rameaux.
Je vous recommande le concert suivant:
Motets de Luigi Cherubini & antiennes mariales
Eglise Saint-Eugène
4, rue du Conservatoire - 75009 Paris - M° Bonne Nouvelle
Entrée libre
Touve R. Ratovondrahety, orgue - Anne Foulard, direction
Myriam Abdelfettah, Anne-Françoise Cote, Michèle Coutant, Anne-Marie Lutz, soprani.
Martine Depagnat, Anne Foulard, Elisabeth Lamour, mezzo-soprani.