Archives de juillet 2007

Mort du Patriarche Teoctist Ier de Roumanie

Mardi, juillet 31st, 2007

Le Patriarche Teoctist Ier de Roumanie est mort hier d’un arrêt cardiaque à l’âge de 92 ans.

Le Patriarche Teoctist Ier de Roumanie

Teoctist Ier était devenue le chef de l’Eglise orthodoxe de Roumanie en novembre 1986. Il avait été déposé quelques semaines en 1989 après la chute du régime de Ceaucescu, avant d’être réintégré dans ses fonctions. Le patriarche Teoctist avait alors subi de très violentes attaques, l’opinion générale le considérant comme agent ou collaborateur de la dictature communiste.

Le Pape Jean Paul II et le Patriarche Teoctist Ier de Roumanie

Le Patriarche Teoctist avait invité le Pape jean-Paul II en Roumanie en 1999. Cette visite s’est révélée historique. C’était tout d’abord une première depuis le Grand Schisme de 1054. Le Pape & le Patriarche avaient alors appelé à la guérison des blessures entre les deux poumons de la chrétienté, Orient & Occident. A l’issue de cette visite, le patriarche Teoctist avait confessé qu’il s’était senti abandonné par Dieu pendant les dix années qui s’étaient écoulées entre sa brève déposition & la visite du Pape. Cette humble confession lui avait attiré le respect des Roumains. Le Pape avait ensuite reçu le Patriarche Roumain au Vatican.

Le Pape Jean Paul II et le Patriarche Teoctist Ier de Roumanie

MEMOIRE ETERNELLE !

Programme du Xème dimanche après la Pentecôte

Lundi, juillet 30th, 2007
Abbaye d


Saint-Eugène, le dimanche 5 août 2007, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour - Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Procession d’entrée: Orgue
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du IInd ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Après la Consécration : O salutaris (à la discrétion du chef de chÅ“ur, selon les effectifs présents)
  • Pendant la communion : Panis angelicus du 5ème ton, en plain-chant musical – tradition de Langres
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du 4ème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Reine de France, priez pour nous, cantique d’Aloys Martin Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle des cathédrales d’Auch puis de Toulouse
  • Sainte Marthe

    Dimanche, juillet 29th, 2007

    A Tarascon, dans la Gaule Narbonnaise, sainte Marthe, vierge, hôtesse de notre Sauveur, sœur de sainte Marie Madeleine et de saint Lazare.

    Martyrologe romain, au 29 juillet.

    reliquaire de sainte Marthe

    Reliquaire de sainte Marthe à Tarascon.
    Crédit photographique : Abbé Meissonnier, fssp, juillet 2007.

    Ce magnifique reliquaire n’est que la copie XIXème, en cuivre doré, de celui en or offert par Louis XI à l’insigne collégiale royale Sainte Marthe de Tarascon.

    Louis XI qui avait une grande dévotion pour sainte Marthe lui offrit un superbe buste reliquaire en or massif de 25 kg où l’on plaça son crâne. Qu’est-il devenu ? « en 1793, le conseil municipal contraint d’envoyer à la monnaie de Marseille l’argenterie de l’église, s’efforça d’en excepter le buste d’or, mais il fut obligé de céder aux ordres du district. Personne à ce moment-là ne pensa à retirer du reliquaire le chef de la sainte ni un autre ossement considérable renfermé dans un reliquaire en forme de bras, et ces deux reliques furent perdues par suite d’une imprévoyance. »

    De reliques, il ne reste aujourd’hui à Tarascon que des fragments d’os et un reliquaire qui n’est que la copie de celui offert par Louis XI. En revanche, le bras gauche et la main de Marthe avaient été offerts au prieuré royal de Notre Dame de Cassan au XVème siècle. On peut les vénérer encore aujourd’hui à l’église de Roujan.

    Charpentier - Dixit Dominus (H. 197)

    Samedi, juillet 28th, 2007

    Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle.

    Dixit Dominus (H. 197).
    4 voix mixtes (SATB) & basse continue.
    11 pages.
    Tonalité :

    17 €

    Prélude instrumental (H. 197a).
    1 page.
    Tonalité :

    3 €

    Partie de basse continue seule.
    2 pages.
    Tonalité :

    5 €

    Parties restituées de dessus instrumentaux.
    5 pages.
    Tonalité :

    11 €

    Ecrit par Charpentier dans la tonalité originale de sol mineur, soit “sérieux & magnifique” dans sa conception de l’”énergie des modes”, ce splendide Dixit Dominus trouvera sa place aux vêpres aussi bien que comme motet durant la messe (par exemple pour la fête du Christ-Roi).

    L’exécution de ce psaume 109 nécessite trois solistes (haute-contre, taille, basse taille). Notre partition identifie clairement les parties des solistes en mettant leur texte en caractères italiques, selon une pratique rencontrée dans l’édition parisienne au XVIIème siècle. L’écriture de Charpentier fait alterner les solistes & le chÅ“ur, selon les principes traditionnels de l’antiphonie.

    Ce magnifique psaume a été très bien enregistré par les chantres & les pages du Centre de Musique Baroque de Versailles sous la direction d’Olivier Schneebeli (Marc-Antoine Charpentier - Vêpres de Saint-Louis - 21 €).

    Marc-Antoine Charpentier a écrit un prélude instrumental pour cette partition. Nous avons restitué de ce fait les parties instrumentales pour le reste du motet, en tenant compte des usages de l’époque en matière de doublures instrumentales.

    Les premières mesures de cette partition :

    Marc-Antoine Charpentier - Dixit Dominus (H. 197)

    « L’unité vient du Christ » - interview de notre nouveau curé

    Vendredi, juillet 27th, 2007
    Abbé Jean Pierre Batut

    19 juillet 2007 - Paris Notre-Dame, journal du diocèse de Paris

    Après avoir été curé de Ste-Jeanne de Chantal (16e) jusqu’en 2006, le P. Jean-Pierre Batut arrive à St-Eugène-Ste-Cécile (9e).

    PARIS NOTRE-DAME — Vous avez toujours enseigné parallèlement à votre ministère en paroisse. Que vous apporte l’enseignement ?

    P. JEAN-PIERRE BATUT — Avant d’être prêtre, je me sentais une vocation d’enseignant. J’aime enseigner et comme Dieu a de l’humour, j’ai renoncé à l’enseignement pour le retrouver ! Mes nouveaux paroissiens auront donc un curé à temps partiel, mais j’essayerai de les faire profiter de mon ministère d’enseignement à l’Ecole Cathédrale et à la Faculté Notre-Dame. Inversement, mon ministère paroissial enrichit le professeur que je suis. Pour moi, il n’y a pas de coupure entre les deux. Il s’agit toujours de transmettre le Christ. De toute façon, tout prêtre reçoit mission d’enseigner le jour de son ordination. Il est évident que l’enseignement de la théologie oblige à continuer à travailler. C’est un moteur fantastique pour ne pas faire de sur-place intellectuel !

    P. N.-D. — En plus de la messe dite de Paul VI, St-Eugène a la mission de célébrer la messe selon le missel de saint Pie V. Est-ce une nouveauté pour vous ? Comment envisagez-vous votre ministère de curé ?

    J.-P. B. — Le motu proprio de Benoît XVI vient d’élargir considérablement la possibilité de célébrer dans ce rite : il est donc à prévoir que dans de nombreux autres lieux, partout dans le monde, on fera usage de cette possibilité. Personnellement, je n’ai pas encore l’expérience du rite tridentin (c’est le véritable nom du rite dit de saint Pie V). C’est une découverte que j’aborde avec beaucoup d’intérêt. Dans cette paroisse, il y a des fidèles des deux sensibilités, dont certains, attachés au rite tridentin, l’ont choisie comme paroisse d’élection. Ce n’est pas du tout exceptionnel, bien d’autres paroisses de Paris sont des paroisses d’élection. Quand j’étais curé de Ste-Jeanne de Chantal, beaucoup venaient de Boulogne, donc d’un autre diocèse ! Je les considérais tout autant comme mes paroissiens que ceux qui habitaient géographiquement dans la paroisse. S’il y a plusieurs raisons de fréquenter St-Eugène, il n’y a qu’une seule paroisse. Pour moi, il est clair qu’il n’y a pas plusieurs catégories de paroissiens. Cependant, l’unité entre tous ne viendra pas de moi mais du Christ. C’est la foi au Christ qui rassemble ces personnes. Je suis là comme garant de cette unité au nom du Christ et de l’évêque. L’unité est donnée et, en même temps, elle n’est pas automatique. Elle suppose de vouloir vivre dans la charité, c’est-à-dire : ne pas prendre la paroisse pour un self-service, considérer que toute personne qui s’y trouve est mon frère ou ma sÅ“ur dans la communauté chrétienne, se savoir appelé ensemble à la même mission de l’Eglise, ne pas seulement vivre entre soi.

    P. N.-D. — Qu’est pour vous une paroisse missionnaire ?

    J.-P. B. — Une paroisse qui regarde autour d’elle et ne perd pas une occasion d’avoir des contacts. A Paris, nous avons la double chance d’avoir une grande densité de population et une variété extrême de provenances. Pas besoin d’aller loin pour voir du monde. St-Eugène est à cheval entre les quartiers juif et turc… Signe de Dieu à ne pas laisser de côté, me semble-t-il. J’ai l’intention d’inviter les autorités religieuses des autres religions du quartier à mon installation et de nouer des contacts avec elles. La visibilité fait partie de la mission, mais la mission ne se réduit pas à cela. Nous avons à vivre simultanément ces deux paroles : « Que votre lumière brille devant les hommes » (Mt 5, 16), qui est un appel à la visibilité, et « ne pratiquez pas votre justice devant les hommes pour vous faire remarquer » (Mt 6, 1), qui est un rappel que seul un cÅ“ur pur a du prix aux yeux de Dieu. C’est dans le secret du cÅ“ur qu’il s’agit de rapporter à Dieu tout honneur et toute gloire.

    Propos recueilli par Claire Folscheid

    Magnificat sur le ton royal

    Vendredi, juillet 27th, 2007

    Anonyme, tradition de Notre-Dame de Paris.

    Magnificat royal.
    4 voix mixtes (SATB).
    3 pages - Sol Majeur.

    7 €

    On a longtemps pensé que le ton royal était dû au roi Louis XIII, dont on savait les talents de musicien & de compositeur (Louis XIII est mort entouré de ses musiciens qui chantaient les psaumes en motets qu’il avait écrit). J’ai pourtant retrouvé ce ton de psalmodie, que la tradition appelle “ton royal”, dans un petit manuel de processions de la Ligue du temps d’Henri III. Il est donc plus ancien à Paris que les tons dits “oratoriens” desquels il se rapproche (avec le changement de corde de récitation à l’hémistiche). Il est possible en tout cas que ce ton fut employé lors de la première procession du vÅ“u de Louis XIII, un manuel de jésuites postérieur de quelques années appelle ce ton “les grâces du Roi”.

    Le ton royal correspond assez bien au VIème ton du plain-chant ordinaire. Nous le donnons ici avec le fameux faux-bourdon traditionnel de Notre-Dame de Paris (transcrit tant pour les notes que pour le rythme qui conserve les anciennes habitudes de déclamations accentuées des psaumes latins).

    Les premières mesures de cette partition :

    Magnificat sur le ton royal

    Pie XII au trône, le cardinal Dante étant cérémoniaire

    Jeudi, juillet 26th, 2007

    Pie XII & le cardinal Dante

    La publication de cette magnifique photo est surtout l’occasion pour moi de vous signaler le site dont elle est tirée, site suédois consacré à la mémoire du cardinal Dante & promouvant l’implantation de la messe traditionnelle en Suède (Institut du Christ-Roi) :

    Kristkonung (page d’accueil en français).

    Henri, cardinal Dante (1884 † 1967) a été avec une extrême longévité cérémoniaire papal (depuis 1914) puis préfet des cérémonies pontificales (de 1947 à sa mort).
    Il a été ainsi cérémoniaire lors des couronnements des papes Benoît XV, Pie XI, Pie XII, Jean XXIII & Paul VI.
    Archevêque titulaire de Carpasia, il a reçu le sacre épiscopal des mains de Jean XXIII lui-même le 21 septembre 1962.

    Nommé pro-secrétaire (1959) puis secrétaire (1960) de la Sacrée Congrégation des Rites, il a assisté au Second Concile du Vatican, mais il a désapprouvé les réformes liturgiques subséquentes.

    Paul VI l’a créé cardinal-prêtre de Sainte-Agathe-des-Goths au consistoire de février 1965. Pour l’anecdote, pendant la cérémonie, le pape s’est trompé & a imposé au cardinal Dante une barette qui n’était pas la sienne, beaucoup trop grande pour lui & qui recouvrait ses oreilles ! ;-)

    Le cardinal Dante avait conservé jusqu’à sa mort une allure athlétique. Grand sportif, il avait contribué à la création de l’équipe de Rome de football. Il était aussi alpiniste.

    Source : Wikipedia.

    Charpentier - Ave verum corpus (H. 233)

    Jeudi, juillet 26th, 2007

    Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle.

    Ave verum (H. 233).
    2 voix égales (SS), 2 dessus instrumentaux & basse continue.
    4 pages - Sol mineur.

    9 €

    Partie séparée des deux dessus instrumentaux.
    1 page. Sol mineur.

    3 €

    Ecrit par Charpentier dans la tonalité originale de la mineur, soit “tendre & plaintif” dans sa conception de l’”énergie des modes”, ce petit motet au Très-Saint Sacrement trouvera sa place lors d’une communion ou en motet d’exposition à un salut.

    Conçu pour être chanté par deux dessus (deux enfants ou deux femmes), il peut aussi être chanté par deux hommes ou une femme & un homme. Sans partie vocalisante & de tournure très facile, on peut aussi confier son exécution à un chœur à deux parties. Les parties instrumentales sont elles aussi très faciles.

    Les premières mesures de cette partition :

    Marc-Antoine Charpentier - Ave verum (H. 233)

    Travaillez votre plain-chant en ligne

    Jeudi, juillet 26th, 2007

    Le site italien La Tunica Stracciata diffuse en ligne par podcast les pièces du propre du dimanche qui suit. Vous pouvez vous y abonner directement dans votre iTunes.

    latunicastracciata.jpg

    Bouzignac (attr.) - O vere digna Hostia

    Jeudi, juillet 26th, 2007

    Musique attribuable à Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulème, de Bourges, de Rodez, de Clermont-Ferrand & de la collégiale Saint-André de Grenoble.

    O vere digna Hostia
    Texte du roi Louis XII - 4 voix mixtes (SATB).
    2 pages - Ut mineur.

    5 €

    Voici une magnifique élévation de Guillaume Bouzignac, tirée du manuscrit Deslauriers de la Bibliothèque Nationale de France (transcription : Henri Adam de Villiers). Le roi Louis XII, à la suite d’un vÅ“u fait au cours des guerres d’Italie alors qu’il était en difficulté, composa ce texte, s’inspirant de l’une des strophes de l’hymne de Pâques Ad cÅ“nam Agni providi. Il voulu le faire chanter à l’élévation de toutes les messes hautes du Royaume, conjoint à la strophe O salutaris Hostia qui avait été réglé à cette place par le roi Charles V. Cette décision fur entérinée par l’Assemblée du clergé de 1512.

    Après un début admiratif en valeurs longues, Bouzignac use d’un splendide contrepoint, tout en préservant la claire compréhension du texte, conformément à la nouvelle esthétique musicale demandée par le Concile de Trente.

    Les premières mesures de cette partition :

    Guillaume Bouzignac - O vere digna Hostia

    Quelques images des ordinations du Christ-Roi à Saint-Louis

    Jeudi, juillet 26th, 2007

    Voici quelques images des ordinations sacerdotales par Mgr Burke de nouveaux prêtres de l’Institut du Christ-Roi le 15 juin dernier à la cathédrale de Saint-Louis.

    Nous avions posté quelques photos de cette cérémonie ici.


    Laurent - Cantate à sainte Jeanne d’Arc : A l’étendard !

    Jeudi, juillet 26th, 2007

    Musique du Chanoine Marcel Laurent, maître de chapelle de la cathédrale d’Orléans.

    Cantate à sainte Jeanne d’Arc : A l’étendard !
    Texte de Mgr Vié, évêque de Monaco - Harmonisation Henri Adam de Villiers.
    4 voix mixtes (SATB), contrechant de trompette (ad libidum).
    3 pages - Sol Majeur.

    7 €

    Ce cantique aux accents quelque peu guerriers était exécuté lors de la cérémonie de la remise de l’étendard de Jeanne par le maire d’Orléans à l’évêque chaque 7 mai.
    Il constitue un cantique de sortie idoine pour la solennité de sainte Jeanne d’Arc.

    Les premières mesures de cette partition :

    Vive Jeanne, vive la France !

    Ouverture de notre boutique en ligne

    Mercredi, juillet 25th, 2007

    Devant le nombre croissant de demandes de partitions, je démarre aujourd’hui une interface de vente en ligne de celles-ci.

    Shop

    Nos choristes connaissent bien la rigueur & la qualité du matériel musical sur lequel ils travaillent chaque semaine, fruit d’une dizaine d’années de transcriptions, d’arrangements, d’harmonisations.

    Il paraît intéressant d’offrir à nos visiteurs la possibilité d’utiliser ce vaste corpus de partitions de musique sacrée.

    Moyennant le versement de sommes assez dérisoires (par paiements en cartes bancaires gérés & sécurisés par Paypal), vous pouvez donc recevoir ensuite par e-mail nos partitions en fichier PDF.

    Curieusement, la partition la plus demandée ces dernières semaines est la fameuse cantate à sainte Jeanne d’Arc du chanoine Laurent. Même si elle n’est pas du tout significative de notre répertoire habituel, nous commencerons par la diffusion de cette Å“uvre.

    D’autres partitions suivront, le plus régulièrement possible.

    Les cathos américains ont de l’humour

    Mercredi, juillet 25th, 2007

    Le Saint Siège a rappelé dernièrement que les confessions protestantes ne pouvaient se prévaloir du titre d’Eglises, puisqu’elles ne disposaient pas de la succession apostolique.

    Voici sur ce thème (qui soulève moult polémiques outre-Atlantique), un très drôle “Street talking” sur le site de Kansas City Catholic. :-D

    Je trouve encore plus excellente la série réalisée sur le mercredi des cendres.

    Enjoy !

    IXème dimanche après la Pentecôte - Introït - Graduale Romanum 1905

    Mercredi, juillet 25th, 2007

    Introit du IXème dimanche apres la Pentecote

    IXème dimanche après la Pentecôte - Graduel - Graduale Romanum 1905

    Mercredi, juillet 25th, 2007

    Graduel du IXème dimanche apres la Pentecote

    IXème dimanche après la Pentecôte - Alleluia - Graduale Romanum 1905

    Mercredi, juillet 25th, 2007

    Alleluia du IXème dimanche apres la Pentecote

    IXème dimanche après la Pentecôte - Offertoire - Graduale Romanum 1905

    Mercredi, juillet 25th, 2007

    Offertoire du IXème dimanche apres la Pentecote

    IXème dimanche après la Pentecôte - Communion - Graduale Romanum 1905

    Mercredi, juillet 25th, 2007

    Communion du IXème dimanche apres la Pentecote

    Le blog de Liturgia ?

    Mardi, juillet 24th, 2007

    Tous les jours !

    Boucan Canot

    Même en vacances !!!

    Programme du IXème dimanche après la Pentecôte

    Mardi, juillet 24th, 2007
    Eglise paroissiale Steinhausen en Baviere


    Saint-Eugène, le dimanche 29 juillet 2007, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour - Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Procession d’entrée: Regnavit Dominus, hymne litanique du poète Sedulius (Vème siècle) – mélodie du XIIIème siècle
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du VIème ton royal – faux-bourdon de Notre-Dame de Paris
  • Après la Consécration : O salutaris (à la discrétion du chef de chÅ“ur, selon les effectifs présents)
  • Pendant la communion : Adoro te supplex – hymne au T. S. Sacrement de saint Thomas d’Aquin - alternances polyphoniques de la tradition de Langres
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : O Vierge Marie – cantique en forme de litanies de Charles Bordes (1863 † 1909), maître de chapelle de Saint-Gervais
  • Un site pour aider les fidèles à s’organiser

    Mardi, juillet 24th, 2007

    Je vous signale le lancement d’un site pour aider les fidèles de tous les diocèses de France à s’organiser en groupes stables afin de demander la messe traditionnelle dans leur paroisse, conformément au motu proprio Summorum Pontificum.

    Motu Proprio

    motuproprio.fr

    Ce nouveau site, motuproprio.fr, offre une plateforme d’échanges d’informations, destinée à suivre l’application du texte en paroisses, dans les diocèses.

    Chaque diocèse de France est présent sur le site, et il ne vous reste plus qu’à venir saisir vos informations. Vous pourrez ainsi prendre contact avec d’autres fidèles proche de chez vous.

    Ce site se veut être le support du suivi, mois après mois, jour après jour, de
    la bonne mise en place des libertés accordées par le texte pontifical.

    Le Saint Siège & l’avenir écologique de la création

    Lundi, juillet 23rd, 2007
    Plan du Vatican

    21-07-2007
    LE CO2 ET LES VISÉES ÉCOLOGIQUES DU VATICAN

    Le Vatican va devenir le premier Etat “neutre” en matière d’émissions de gaz carbonique grâce à la plantation en son nom d’une forêt en Hongrie par une entreprise américano-hongroise.

    Une convention entre le Vatican et la société Planktos-Klimafa a été signée le 5 juillet au Vatican. Planktos-Klimafa, engagée dans la reforestation à grande échelle, a offert au Vatican de planter en son nom 7.000 hectares d’arbres dans un parc national en Hongrie, a indiqué sur Radio Vatican Mgr José Sanchez de Toca y Alameda, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour la culture.

    Grâce à ce don, “on peut dire en exagérant un peu que le Vatican devient ainsi le premier Etat à équilibrer au niveau zéro ses émissions polluantes”, a-t-il dit. Il a cependant relevé que les émissions de CO2 du Vatican “sont très faibles, car il n’a pas de grosses entreprises polluantes”.

    Selon le protocole de Kyoto, il est possible pour un Etat d’obtenir des crédits d’émission de gaz à effet de serre en investissant dans l’écologie dans d’autres pays. “Le Vatican veut apporter sa petite pierre à la lutte contre la pollution sur Terre et contribuer à améliorer la planète que Dieu a donnée aux hommes afin qu’ils soient les serviteurs de la Création et non ses maîtres”, a déclaré Mgr Sanchez de Toca y Alameda.

    Une autre initiative à visée écologique a été annoncée récemment par l’administration du Vatican: l’installation en 2008 de panneaux solaires sur le toit de l’immense salle Paul VI, où ont lieu les audiences générales du pape, pour en assurer l’éclairage et la climatisation.
    (Source : Infocatho)

    Messe de saint Jacques le Majeur

    Lundi, juillet 23rd, 2007
    Saint Jacques le Majeur

    Le chapitre Saint-Jacques de Compostelle célébrera la fête de son saint patron à Saint-Eugène le mercredi 25 juillet.

    A cette occasion, la messe sera chantée par la Schola Sainte Cécile.

    Merci aux choristes de prendre contact avec Boris.

    Savoir qui on est favorise le dialogue

    Lundi, juillet 23rd, 2007

    Savoir qui on est favorise le dialogue.
    Interview de S.E. Mgr Angelo Amato, archevêque, secrétaire de la congrégation pour la doctrine de la foi.

    Mgr Angelo Amato

    Interview parue dans “Avvenire” le 11 juillet 2007 réalisée par Gianni Cardinale.

    *

    Q. – Excellence, la première des “responsa” publiées par la congrégation pour la doctrine de la foi réaffirme que le Concile Vatican II n’a pas modifié la précédente doctrine sur l’Eglise. Cela ne devrait-il pas être une évidence ?

    R. – En effet. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Des interprétations venant de parties opposées voudraient qu’avec le dernier Concile, il y ait eu une rupture avec la tradition de l’Eglise catholique. Les uns considèrent cette prétendue rupture comme une gloire du Concile lui-même, les autres comme une catastrophe. Ce n’est pas vrai. Il était opportun de le réaffirmer de manière claire et sans équivoque. En rappelant notamment ce que le bienheureux Jean XXIII avait affirmé avec netteté dans son allocution du 11 septembre 1962, au début du Concile : “le Concile (…) veut transmettre la doctrine catholique pure et intacte, sans atténuations ou déformations”. Il faut que cette doctrine sûre et immuable, qui mérite un respect fidèle, soit étudiée et présentée de manière adaptée à notre époque. Le contenu du “depositum fidei”, c’est-à-dire les vérités qui sont contenues dans notre vénérable doctrine, est une chose ; la manière de les présenter, sans jamais en changer le sens et la signification, en est une autre.

    Q. – La deuxième réponse – elle est centrale – aborde de front la question du “subsistit in”. Comment doit-on interpréter l’affirmation du Concile selon laquelle l’Eglise du Christ subsiste dans l’Eglise catholique ?

    R. – Cette affirmation a en effet connu diverses interprétations et toutes ne sont pas en cohérence avec la doctrine conciliaire sur l’Eglise. La réponse de la congrégation – fondée sur les textes du Concile ainsi que sur les actes des travaux du Concile lui-même, qui sont cités en note – réaffirme que le fait de subsister indique la continuité historique sans interruption et la permanence de tous les éléments institués par le Christ dans l’Eglise catholique, où se trouve concrètement l’Eglise du Christ sur cette terre. Il est donc erroné de penser que l’Eglise du Christ n’existerait plus aujourd’hui nulle part ou qu’elle existerait seulement de manière idéale ou “in fieri”, en devenir, dans une future convergence ou réunification des différentes Eglises sÅ“urs, souhaitée ou favorisée par le dialogue Å“cuménique. Non. L’Eglise du Christ, une, sainte, catholique et apostolique, existe dans l’histoire dans l’Eglise catholique.

    Q. – Mais alors pourquoi – et c’est l’objet de la troisième réponse – le Concile n’a-t-il pas justement affirmé que l’Eglise catholique “est” l’Eglise du Christ et pourquoi a-t-il en revanche utilisé le terme “subsiste” ?

    R. – Ce changement de terme n’est pas et ne peut pas être interprété comme une rupture avec le passé. En latin, “subsistit in” renforce “est”. Le fait de subsister de manière continue implique une substantielle identité d’essence entre Eglise du Christ et Eglise catholique. Avec l’expression “subsistit in”, le Concile a voulu indiquer que la l’Eglise du Christ était unique et non multipliable. L’Eglise existe en tant qu’objet unique dans la réalité historique. Mais en même temps, le “subsistit in” exprime aussi le fait que, hors de l’ensemble formé par l’Eglise catholique, il n’y a pas un vide ecclésial absolu, mais que l’on peut trouver “de nombreux éléments de sanctification et de vérité… qui en tant que dons propres à l’Eglise du Christ favorisent l’unité catholique”.

    Q. – La quatrième réponse concerne les implications Å“cuméniques de ce qui a été dit jusqu’à présent. Et elle fait comprendre pourquoi le Concile Vatican II a attribué le nom d’”Eglise” aux Eglises orientales, orthodoxes et préchalcédoniennes, séparées de la pleine communion avec Rome.

    R. – La réponse est claire. Ces Eglises, bien qu’elles soient séparées de Rome, ont de vrais sacrements et surtout, sur la base de la succession apostolique, le sacerdoce et l’Eucharistie. C’est pour cela qu’elles méritent le titre d’Eglises particulières ou locales et qu’elles sont appelées sÅ“urs des Eglises particulières catholiques. Il faut cependant ajouter à cela que ces Eglises sÅ“urs souffrent d’une carence, d’un “vulnus”, dans la mesure où elles ne sont pas en communion avec le chef visible de l’unique Eglise catholique qui est le pape, successeur de Pierre. Et ce n’est pas un fait accessoire, mais un des principes constitutifs internes à chaque Eglise particulière.

    Q. – La dernière réponse réaffirme que l’on ne peut pas attribuer le titre d’”Eglise” aux communautés chrétiennes issues de la Réforme du XVIe siècle.

    R. – C’est douloureux, je le comprends mais, comme l’affirme le Concile, ces communautés n’ont pas conservé la succession apostolique dans le sacrement de l’Ordre, se privant ainsi de l’un des éléments essentiels qui constituent une Eglise. En raison de l’absence du sacerdoce ministériel, ces communautés n’ont donc pas conservé la substance authentique et entière du mystère eucharistique. Pour cette raison, selon la doctrine catholique, elles ne peuvent pas être appelées “Eglises” au sens propre.

    Q. – Cela vaut aussi pour la communion anglicane ?

    R. – Oui.

    Q. – Excellence, quelle est la valeur de ces “responsa” ?

    R. – Elles ont un caractère théologique digne de foi et faisant autorité. Elles sont une explication, formulée par notre Congrégation et approuvée expressément par le Pape, des données du concile.

    Q. – Ces textes sont publiés quelques jours après le “motu proprio” qui libéralise l’usage de la messe dite de saint Pie V. On pourrait penser qu’il ne s’agit pas d’une coïncidence mais d’une stratégie précise…

    R. – Il ne s’agit pas de stratégie ecclésiastique ou médiatique. Nos documents sont publiés quand ils sont prêts, un point c’est tout. Sinon, si nous devions être attentifs à ce genre de problèmes qui ne nous appartiennent pas, nous risquerions, pour une raison ou une autre, de ne jamais parvenir à publier ces textes qu’attendent les évêques et de nombreux fidèles.

    Q. – En tout cas, ces deux faits ont été interprétés – par certains – comme une offensive menée contre le Concile Vatican II.

    R. – Ce n’est pas le cas. Dans les deux cas, il s’agit d’un développement faisant autorité et orthodoxe, dans le sens catholique bien sûr, du Concile. Le Saint Père, et notre congrégation avec lui, n’utilise pas l’herméneutique de la rupture, de l’opposition entre ce qui est pré-conciliaire et ce qui est post-conciliaire. Pour le pape comme pour nous, ce qui a de la valeur, c’est l’herméneutique de la continuité et du développement dans la tradition. Il faudrait arrêter de considérer le second millénaire de la vie de l’Eglise catholique comme une parenthèse malheureuse que le Concile Vatican II, ou mieux son esprit, a annulé d’un seul coup…

    Q. – Il reste pourtant la crainte que ces actes portent préjudice au dialogue œcuménique.

    R. – Ce qui est affirmé dans ces “responsa” a déjà été dit par le Concile lui-même et a été repris par plusieurs documents post-conciliaires, en particulier par la déclaration “Dominus Iesus”. On ne fait pratiquement que redire ce qu’est l’identité catholique pour pouvoir ensuite travailler sereinement et plus efficacement au dialogue Å“cuménique. Quand votre interlocuteur connaît votre identité, il a tendance à dialoguer de manière plus sincère et sans créer de confusions supplémentaires.

    Q. – Excellence, le motu proprio “Summorum Pontificum” a été accusé par certains d’être anticonciliaire parce qu’il donne pleinement droit de cité à un missel dans lequel on prie pour la conversion des juifs. Est-il vraiment contraire à la lettre et à l’esprit du Concile de dire cette prière ?

    R. – Sûrement pas. A la messe, nous catholiques prions toujours, et en premier, pour notre conversion. Et nous nous frappons la poitrine à cause de nos péchés. Ensuite, nous prions pour la conversion de tous les chrétiens et de tous les non-chrétiens. L’Evangile est pour tous.

    Q. – Mais on objecte que la prière pour la conversion des juifs a été rendue définitivement dépassée par celle dans laquelle on invoque le Seigneur afin qu’il les aide à progresser dans la fidélité à son alliance.

    R. – C’est Jésus lui-même qui affirme, dans l’Evangile selon saint Marc : “Convertissez-vous et croyez à l’Evangile” et ses premiers interlocuteurs étaient ses concitoyens juifs. Nous chrétiens ne pouvons pas faire autre chose que proposer à notre tour ce que Jésus nous a enseigné. Dans la liberté et sans rien imposer, évidemment, mais également sans autocensure.

    Q. – Il y a quelque temps, vous aviez annoncé la publication d’une instruction mise à jour, une seconde “Donum Vitae”, sur les sujets les plus brûlants liés à la bioéthique et aux biotechnologies. A quel point en est-elle ?

    R. – Il s’agit d’un document très délicat, qui demande beaucoup de soin. Je crois qu’il faudra encore beaucoup de travail avant qu’il puisse être publié.

    Q. – Et l’autre document annoncé, celui qui porte sur la loi naturelle ?

    R. – Nous sommes encore en train de rassembler les matériaux provenant de différents colloques internationaux sur ce sujet, qui se sont tenus, sur notre proposition, dans différentes universités pontificales et institutions catholiques dans le monde.

    Q. – Alors nous allons rester un bon moment sans nouveaux documents émanant de votre congrégation ?

    R. – Non, car deux textes vont bientôt être publiés, le premier sur une question spécifique ayant trait à la bioéthique, l’autre concernant un problème à caractère missionnaire. Mais il serait prématuré d’en dire plus.

    Source : Chiesa

    Entrée en vigueur du motu proprio Summorum Pontificum au Kansas

    Lundi, juillet 23rd, 2007
    Mgr Finn eveque de Kansas City

    L’évêque de Kansas City (Etats-Unis), S.E. Mgr Finn a annoncé qu’il marquerait l’entrée en vigueur (le 14 septembre prochain) du motu proprio Summorum Pontificum en présidant une messe dans le rit romain extraordinaire à l’autel majeur de sa cathédrale le samedi 15 septembre prochain, en la fête de Notre-Dame des 7 Douleurs.
    (Source : Kansas City Catholic).

    Admirons ce diocèse, qui a déjà confié deux apostolats tant à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre qu’à l’Institut du Christ-Roi.

    Voici les sites web des deux communautés tradies de Kansas City. Ils sont très beaux & renseignent sur la vitalité de leurs apostolats :

  • Old Saint Patrick Oratory (ICRSP)
  • Saint Philippine Duchesne (FSSP)
  • Notes de lecture - Ante Altaria

    Samedi, juillet 21st, 2007
    Ante Altaria par Matthieu Smyth

    Matthieu Smyth
    Ante altaria
    les rites antiques de la messe dominicale
    en Gaule, en Espagne & en Italie du Nord
    Paris, Cerf, 2007.

    Ante Altaria - Matthieu Smith - 23,75 €

    Un grand merci à Marc B********* qui m’a fait cadeau de cet ouvrage. Comment pouvait-il savoir qu’il touchait un de mes sujets de prédilection ? ;-)

    Dans Ante altaria, Matthieu Smyth s’attache à reconstruire l’ordo de la liturgie dominicale dans l’Occident non romain, plus spécialement en Gaule, en Espagne & en Italie du Nord, avec des incursions dans l’Irlande celtique & l’Afrique du Nord chrétienne.

    L’évidente parenté des rits gallicans, hispaniques, celtiques & dans une moindre mesure ambrosien, avait depuis longtemps frappés les savants liturgistes. C’est cette proximité historique rituelle que Matthieu Smyth expose ici. En cours d’ouvrage, sa démonstration finit par se centrer surtout sur l’ordo de l’ancien rit des Gaules, les parallèles avec le rit mozarabe, celtique ou ambrosien – souvent plus documentés - ne sont souvent effectués que pour corroborer tel point de l’ordo missæ gallican supprimé par Pépin le Bref & Charlemagne.

    Ce travail de reconstruction & d’exposition est parfaitement conduit & rejoint même sur des points de détail inattendus les travaux de Mgr Jean de Saint-Denys. L’analyse de l’anaphore gallicane est tout particulièrement remarquable. Matthieu Smyth identifie dans le Post sanctus gallican la présence archaïque d’un récit non scripturaire de l’institution, du type Qui formam sacrificii instituit (« Lui qui, instituant la forme de ce sacrifice éternel, s’est offert lui-même le premier comme hostie & enseigna en premier à l’offrir » Missale Gothicum 514 ). Smyth y voit la subsistance d’une rédaction primitive du canon antérieure au récit de l’institution. Serait-ce le chaînon manquant entre les anaphores archaïques d’Addaï & Mari, ou de Saint Marc, et celles postérieures à Nicée ?

    L’auteur souligne à bon droit les originalités de l’ordo missæ gallican (place des diptyques à l’offertoire, baiser de paix avant le canon), montrant par là même que sa structure archaïque confère une meilleure clarté d’ensemble dans l’enchaînement des diverses parties de la messe. C’est aussi à ma connaissance le premier auteur à souligner (& à démontrer !) l’extrême concision de la liturgie gallicane antique, là où tous stigmatisent d’ordinaire le caractère ampoulé des formulations liturgiques.

    L’auteur souligne à juste titre la forte influence orientale (& syrienne en particulier) sur les liturgies de la sphère d’influence gallicane. On regrettera qu’il ne tente pas de s’interroger sur la nature des liens historiques ayant pu fonder cette influence. L’auteur oppose ainsi de façon quasi constante les liturgies du « groupe » gallican au rit de Rome (mobilisant, sans trop le dire (sinon incidemment) la vieille typologie « liturgie de type antiochien » & « liturgie de type alexandrin »). A force de le lire, on a tout de même un peu l’impression que Rome se retrouve dans un superbe isolement loin de la symphonie de tous les autres rits occidentaux, qui harmonieusement s’influencent les uns les autres. Rome n’est pas un hapax : ainsi, il me semble qu’il y a une communauté d’origine forte entre les liturgies des différentes Eglises d’Italie (& d’Afrique) au IVème siècle. De plus, l’influence de Rome sur la Gaule & au delà a commencé bien avant Charlemagne.

    Bon, il y a un point dans cet ouvrage qui m’agace souverainement, mais je m’y attendais ;-) . L’auteur juge les deux lettres de saint Germain de Paris comme des apocryphes rédigés en Bourgogne vers 750, suivant en cela le préjugé assez commun sur ces deux ouvrages (bon c’est déjà un progrès sur l’opinion commune de ne pas les faire espagnols mais bien gaulois). Ces deux lettres sont en effet fondamentales pour la connaissance & la compréhension de l’ancien rit des Gaules, car saint Germain y décrit assez précisément la liturgie en usage. Du reste, l’auteur les utilise abondamment tout au long de son exposition, témoignant de l’intérêt majeur de ces deux lettres quand beaucoup leur accorde un rôle totalement marginal. Pour Matthieu Smyth, « Germain décrit déjà une liturgie romano-franque profondément hybride » (p. 32). Pour ma part, je ne trouve dans les lettres de saint Germain aucune trace évidente de romanité, bien au contraire. De plus, en cours de lecture, Matthieu Smyth montre dans le détail que la plupart des éléments dont parle Germain sont déjà bien établis au VIème siècle, corroborés par d’autres sources plus anecdotiques. Comme le sujet me passionne, j’ai le projet de donner prochainement sur ce blog le texte latin des deux lettres de saint Germain, une traduction française & mes commentaires point par point.

    L’auteur conclut son livre par un excursus très intéressant sur le chant gallican. On y parle beaucoup bien sûr de l’hybridation des répertoires gallicans & romain lors de la renaissance carolingienne, thèse devenue aujourd’hui très commune. Au passage, Smyth y reprend la thèse à mon avis contestable de dom Jean Claire selon laquelle « le chant prétendu vieux-romain n’est qu’une adaptation – un « remodelage idiomatique Â» au goût des chantres romains – du répertoire hybride romano-franc ayant reflué sur la Rome affaiblie du haut Moyen Âge » (page 159-160). Or une simple comparaison des formules musicales du vieux-romain, de l’ambrosien & du grégorien montre combien celles du grégorien paraissent évoluées en regard de l’extrême archaïsme modal du vieux-romain & de l’ambrosien. D’autre part, Smyth admet lui-même que les pièces n’appartenant pas au répertoire romain primitif (il cite le Trisaghion du Vendredi Saint, l’introït des morts Rogamus te & l’offertoire des morts Domine Jesu Christe) ont été reçues telles quelles dans le chant vieux-romain, sans adaptation mélodique : c’est assez ruiner la thèse qu’il expose. Dans ce dernier chapitre sur le chant, je retiens surtout son analyse très intéressante de la série des offertoires grégoriens non psalmiques à fort caractères sacrificiels, dont il devine une origine gallicane (ou plutôt hispanique).

    Avant de conclure, voici encore quelques remarques plus anecdotiques mais plus « Tradiland ». L’auteur envisage les rits qu’il décrit avec l’arrière plan pratique du nouveau rit actuel. Ainsi, il emploie la terminologie moderne de prière universelle (absente de l’histoire liturgique). Curieusement, il refuse aux litanies byzantines entre l’évangile & la grande entrée le caractère d’oratio fidelis (p. 152) alors que page 70 il reconnaît que c’est avant tout une prière diaconale. Dans le même ordre d’idées, il voit une concélébration (p. 88) là où il n’y en a pas (l’évêque célèbre entouré de son presbyterium) pour ensuite reconnaître page 103 : « L’évêque entame alors la grande prière de louange qui consacre le pain & le vin (comme aujourd’hui encore en Orient, la concélébration ne donnait pas lieu à un chÅ“ur parlé clérical) ». C’est assez dire le caractère inouï & anti-traditionnel des concélébrations modernes, qui n’ont jamais été pratiquées nulle part. Enfin, un tradi s’amusera du choix du titre de l’ouvrage par l’auteur : Ante altaria & non Post altaria ! :-D L’auteur reconnaît l’usage de l’orientation de la prière, montre clairement que le prêtre célébrait devant l’autel (p. 103) & non derrière celui-ci. Il se trompe en revanche en parlant d’une prétendue pratique inverse à Rome (si certains autels papaux paraissent « versus populum », c’est bien justement pour obéir à la loi de la prière vers l’Orient ; les rares autels romains se retrouvant ainsi certes face au peuple mais surtout vers l’Orient, le sont pour des raisons historiques dues aux conditions de constructions de certaines basiliques, mais ce n’est pas la règle des autels romains. Certes, les autels de Gaule semblent plus proches de la muraille que dans les basiliques romaines).

    En conclusion, un exercice fort intéressant de liturgie comparée, bien maîtrisé par l’auteur (même si, à force de comparer des rits parfois très différents, certains passages en perdent parfois en clarté) qui intéressera les passionnés de l’histoire liturgique.

    Henri Adam de Villiers

    Une réaction américaine au motu proprio Summorum Pontificum

    Samedi, juillet 21st, 2007
    Mgr Burke archeveque de St-Louis

    Dans une lettre qu’il vient d’adresser à ses diocésains, Mgr Burke, archevêque de Saint-Louis, Missouri (Etats-Unis) explique la réception du motu proprio Summorum Pontificum dans son archidiocèse. Dans ce beau texte, il y déclare entre autres les décisions suivantes :

    “Des cours de formation liturgique au missel romain du Bienheureux Pape Jean XXIII seront organisés pour les prêtres qui le désirent. Les séminaristes du Séminaire Kenrick-Glennon recevront la nécessaire formation liturgique pour célébrer la messe selon la forme extraordinaire. Leurs études de latin prêteront aussi attention aux textes de la forme extraordinaire.”

    Une merveilleuse chasuble en vente sur eBay !

    Vendredi, juillet 20th, 2007

    Sans doute la plus belle chasuble que j’ai jamais vue. Mes amis Messieurs les abbés, dépéchez-vous d’enchérir. Quel sera le chanceux qui l’aura ?

    ;-)

    Images du Pape en vacances

    Jeudi, juillet 19th, 2007

    Images du Pape en vacances sur le site italien Skylife :
    - le Pape & les enfants dans la montagne de Vénitie,
    - visite d’une chapelle dédiée à la Vierge.