Domine, salvam fac Galliam du VIème ton royal
6 août 2007 - 8:12 par ArchiparaphonisteArrangements Henri Adam de Villiers.
| Prière pour la France : Domine, salvam fac Galliam du VIème ton royal. 4 voix mixtes (SATB). 1 page - Sol Majeur. |
3 € |
Sous l’Ancien Régime, la prière pour les autorités publiques utilisait le dernier verset du Psaume 19 : Domine, salvum fac Regem, & exaudi nos in die qua invocaverimus te. L’Empire transforma ce verset en Domine, salvum fac imperatorem nostrum Napoleonem, la République en Domine , salvam fac Rempublicam. Le XXème siècle a chanté également Domine, salvum fac gentem Francorum. Le texte que nous utilisons, Domine, salvam fac Galliam - Seigneur, sauvez la France était déjà en usage au XIXème siècle.
De tradition, ce verset est chanté le dimanche à la grand’messe à la fin de la communion, ainsi qu’aux saluts du Très-Saint Sacrement. Il a été psalmodié sur divers tons, les Vème & VIème tons ayant eu aux XVIIIème & XIXème siècles les plus grandes faveurs. Le VIème ton royal, ici présenté, est très populaire à Saint-Eugène, où il est chanté usuellement aux jours festifs (temps de Noël, de l’Epiphanie & de Pâques, fêtes doubles) ou bien encore lorsque l’antienne de communion - qui dans la pratique précède ce verset - est également du VIème ton.
On a longtemps pensé que le ton royal était dû au roi Louis XIII, dont on savait les talents de musicien & de compositeur (Louis XIII est mort entouré de ses musiciens qui chantaient les psaumes en motets qu’il avait écrit). J’ai pourtant retrouvé ce ton de psalmodie, que la tradition appelle “ton royal”, dans un petit manuel de processions de la Ligue du temps d’Henri III. Il est donc plus ancien à Paris que les tons dits “oratoriens” desquels il se rapproche (avec le changement de corde de récitation à l’hémistiche). Il est possible en tout cas que ce ton fut employé lors de la première procession du vÅ“u de Louis XIII, un manuel de jésuites postérieur de quelques années appelle ce ton “les grâces du Roi”.
Le ton royal correspond assez bien au VIème ton du plain-chant ordinaire. Nous le donnons ici avec le fameux faux-bourdon traditionnel de Notre-Dame de Paris. Le rythme de cette prière pour la France s’inspire directement de celui utilisé par Charles Gounod dans sa Messe solennelle de sainte Cécile. A noter toutefois que Gounod n’a pas choisi la meilleure tradition pour sa cadence finale, qui ne s’accorde que très imparfaitement à l’accentuation latine.







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