Archives de août 2007
Saint Louis - 2nd alleluia, aux messes votives du Temps Pascal - Messes propres de Paris 1925
Vendredi, août 17th, 2007Saint Louis - Prose - Messes propres de Paris 1925
Vendredi, août 17th, 2007Saint Louis - Offertoire - Messes propres de Paris 1925
Vendredi, août 17th, 2007Saint Louis - Communion - Messes propres de Paris 1925
Vendredi, août 17th, 2007Saint Louis - Sexte - Offices propres de Paris 1923
Vendredi, août 17th, 2007Saint Louis - None - Offices propres de Paris 1923
Vendredi, août 17th, 2007Saint Louis - IIndes vêpres - Offices propres de Paris 1923
Vendredi, août 17th, 2007Saint Barthélémy, apôtre - Introït - Graduale Romanum 1905
Vendredi, août 17th, 2007Saint Barthélémy, apôtre - Graduel - Graduale Romanum 1905
Vendredi, août 17th, 2007Saint Barthélémy, apôtre - Alleluia - Graduale Romanum 1905
Vendredi, août 17th, 2007Saint Barthélémy, apôtre - Offertoire - Graduale Romanum 1905
Vendredi, août 17th, 2007Saint Barthélémy, apôtre - Communion - Graduale Romanum 1905
Vendredi, août 17th, 2007Statistiques
Vendredi, août 17th, 2007Le chiffre du 10 000ème visiteur distinct depuis le 9 février dernier est atteint ce jour selon l’appareil statistique du site (cf. en bas de chaque page).
Deo gratias.
On continue…
Le vœu de Louis XIII
Mercredi, août 15th, 2007qu’elle a pris la Très Sainte et Glorieuse Vierge
pour protectrice spéciale de son royaume
(10 février 1638)
Louis, par la grâce de Dieu,
roi de France et de Navarre,
à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.
Dieu qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l’esprit qu’il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre état, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne, sans y voir autant d’effets merveilleux de sa bonté, que d’accidents qui nous pouvaient perdre.
Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d’en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l’on vit en même temps la naissance et la fin de ces pemicieux desseins. En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du diable ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables au repos de notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.
La rebellion de l’hérésie ayant aussi formé un parti dans l’Etat, qui n’avait d’autre but que de partager notre autorité, il s’est servi de nous pour en abattre l’orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.
Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes, qu’à la vue de toute l’Europe, contre l’espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs états dont ils avaient été dépouillés.
Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne, se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins pour faire voir à toutes les nations que, comme sa providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve et sa puissance le défend.
Tant de grâces si évidentes font que pour n’en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra sans doute de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son fils rabaissé jusqu’à nous, et à ce fils par sa mère élevée jusqu’a lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte-Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.
A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et de défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre du fléau de la guerre ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la posterité ne puisse manquer à suivre nos volontés en ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de la cathédrale de Paris avec une image de la Vierge qui tienne dans ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix , et où nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.
Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris et néanmoins lui enjoignons que tous les ans le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand’messe qui se dira en son église cathédrale, et qu’après les vêpres du dit jour, il soit fait une procession en la dite église à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines et le corps de ville, avec pareille cérémonie que celle qui s’observe aux processions générales les plus solennelles ; ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales que celles des monastères de la dite ville et faubourg, et en toutes les villes, bourgs et villages du dit diocèse de Paris.
Exhortons pareillement tous les archevêques et évêques de notre royaume et néamnoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse ; entendant qu’à la dite cérémonie les cours de Parlement et autres compagnies souveraines et les principaux offciers de la ville y soient présents ; et d’autant qu’il y a plusieurs épiscopales qui ne sont pas dédiées à la Vierge, nous exhortons les dits archevêques et évêques en ce cas de lui dédier la principale chapelle des dites églises pour y être fait la dite cérémonie et d’y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre et d’amonester tous nos peuples d’avoir une dévotion particulière à la Vierge, d’implorer en ce jour sa protection afin que sous une si puissante patronne notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse largement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement à la dernière fin pour laquelle nous avons été créés ; car tel est notre bon plaisir. Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l’an de grâce mil six cent trente-huit, et de notre règne le vingt-huit.
Stage de chant avec Marcel Pérès
Lundi, août 13th, 2007
La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre et l’Association des Amis de Sainte-Cécile organisent conjointement avec Marcel Pérès une session de formation au chant grégorien.
Objectifs : Bénéficier de l’enseignement d’un spécialiste de renommée internationale dans un cadre liturgique traditionnel.
Participants : Clergé et laïcs pas forcément spécialistes de grégorien : le stage fait appel à la mémoire plus qu’au déchiffrage.
Liturgie : les offices quotidiens suivront le rite romain traditionnel, dit extraordinaire. Présence de nombreux prêtres.
Dates et lieu : Maison Padre Pio de la FSSP, à Francheville, à proximité immédiate de Lyon. Arrivée des participants le lundi 3 septembre au matin. Fin de la session samedi 8 septembre, Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie.
Coûts : Frais pédagogiques 100 €, repas sur place 30 € par jour, hébergement en chambres individuelles (pour hommes seulement) à la maison Padre Pio, laisser une offrande.
Inscriptions : Veuillez envoyer un courrier aux Amis de Sainte-Cécile, 4 rue Jules Bourdais, 75017 Paris avec vos coordonnées et un acompte de 30€ au nom de l’Association des Amis de Sainte-Cécile, ou vous faire connaître par e-mail sur le site de l’association ou encore en appelant le 06 84 75 34 50.
Description détaillée de la session :
L’objectif de cette session sera d’éclairer les fondements du chant ecclésiastique latin pour une meilleure compréhension de son histoire, au-delà de l’historiographie en usage depuis un siècle et demi dans l’église catholique romaine. A partir du vieux chant romain seront étudiés concrètement les principes de bases du chant latin : la psalmodie ainsi que l’art de la lecture et de la proclamation des textes liturgiques.
Jusqu’au XIIIe siècle le répertoire, aujourd’hui appelé « vieux romain », accompagnait à Rome les liturgies pontificales. Puis il fut oublié. Redécouvert au début du XXe siècle, il n’a toujours pas trouvé la place qui devrait être la sienne dans l’imaginaire de l’homme occidental et au-delà dans celui de toutes les civilisations qui découlent des mêmes origines sémitiques et grecques. En amont, il nous livre la clé de la filiation entre le chant du Temple de Jérusalem et l’héritage de la musique grecque. En aval, il nous permet de suivre et de comprendre les trésors de la cantillation coranique. En dehors de certains cercles musicologiques très restreints, ce répertoire est aujourd’hui inconnu des musiciens, des ecclésiastiques et du public. Pourtant il nous livre la plus ancienne version de la musique gréco-latine de l’antiquité tardive et représente le chaînon manquant entre le chant byzantin, le chant copte, le chant syriaque, la musique arabe et la musique occidentale.
Messe en l’honneur des Martyrs de Septembre
Dimanche, août 12th, 2007
Ce 2 septembre prochain, notre Schola a été sollicitée afin de chanter la sainte messe à la Chapelle de La Salpétrière, messe en l’honneur des bienheureux Martyrs de Septembre.
J’espère que vous serez nombreux à nous rejoindre pour cette magnifique occasion.
Dans les premiers jours de Septembre 1792 (du 2 au 7), alors que la famille royale était emprisonnée au Temple, les révolutionnaires se livrèrent à une vaste opération d’épuration dans les prisons et les hôpitaux de Paris : ce sont les fameux massacres de Septembre qui firent des milliers de victimes. Ces massacres se prolongèrent aussi dans quelques villes de province.
Nombre de ces victimes étaient des ecclésiastiques & il est clair qu’ils furent massacrés en haine de la foi catholique, ce pourquoi l’Eglise les a béatifiés en tant que martyrs : la fête liturgique des Bienheureux Martyrs de Septembre 1792 se célèbre le 2 septembre, non seulement à Paris, mais en nombre de diocèses de province qui eurent des membres de leur clergé emprisonnés et massacrés à Paris.
Mais à côté des martyrs de la foi, il y a une foule innombrable (plusieurs milliers) de pauvres gens qui furent également massacrés de manière épouvantable simplement parce qu’ils se trouvaient à ce moment-là détenus dans les prisons, ou dans les hôpitaux : on massacra à Bicètre, à la Conciergerie, au Grand-Châtelet, à l’Abbaye, à la Force… et à la Pitié-Salpétrière.
On massacra les prisonniers de droit commun, on massacra les “filles de joie”, on massacra des malades et des handicapés, on massacra des orphelins mineurs… C’est une folie sanguinaire à peine imaginable qui inaugure la grande terreur !
Pour célébrer la mémoire des martyrs glorieux mais aussi pour rappeler ces innombrables victimes anonymes, le dimanche 2 septembre 2007 dans la chapelle St-Louis de la Pitié-Salpétrière, à 16h30, une sainte messe sera célébrée selon le rite latin antiquior.
Faites-le savoir autour de vous dès à présent, retenez cette date, et surtout venez!
Catéchisme sur l’Assomption
Dimanche, août 12th, 2007
Demande. Quelle fête célébrons-nous le 15 août prochain ?
Réponse. Nous célébrons la fête de l’Assomption.
D. Qu’est-ce que l’Eglise honore le jour de l’Assomption ?
R. L’Eglise honore la mort précieuse de la sainte Vierge, & son entrée glorieuse dans le ciel.
D. Comment la Vierge est-elle morte ?
R. La sainte Vierge est morte mue par la force de son amour pour Dieu.
Explication. On ne sait ni le temps précis, ni les circonstances de la mort de la très-sainte Vierge. Suivant une tradition ancienne, on croit que la Mère de Dieu mourut à Ephèse où elle s’était retirée avec saint Jean. Les Ephésiens se glorifiaient d’avoir son tombeau dans leur ville ; d’autres assurent qu’il était dans la vallée de Josaphat. Au reste la sainte Vierge mourut sans crainte, ne soupirant qu’après le bonheur d’être réunie à son divin Fils. Sa mort fut le dernier acte & en même temps le précieux effet de l’amour sacré qui embrassait son cœur.
D. La sainte Vierge est-elle montée en corps & en âme dans le ciel après sa mort ?
R. C’est la foi de l’Eglise que la sainte Vierge est en corps & en âme dans le ciel, de même que le patriarche Enoch & le saint prophète Elie, & qu’elle y est placée au-dessus des anges & des saints.
Explication. Voyez les témoignages de l’antiquité dans Tillemont, Histoire ecclésiastique, tome I, Baronius dans ses notes sur le Martyrologe romain, Joly sur ceux d’Usuard, &c.
D. Pourquoi Dieu a-t-il élevé la sainte Vierge à un si haut degré de gloire ?
R. A cause de son éminente dignité de Mère de Dieu & de sa sainteté parfaite.
Explication. C’est en ce jour de triomphe que Marie est reçue dans le ciel comme la fille bien-aimée du Père Eternel, comme la Mère auguste du Verbe incarné, comme l’épouse toute pure du Saint Esprit. Elle est déclarée Reine du ciel & de la terre ; tous ces prodiges sont une suite de sa qualité de Mère de Dieu, & la récompense de ses admirables vertus.
D. Que faut-il faire en ce jour pour entrer dans l’esprit de l’Eglise ?
R. Il faut remercier Dieu des grandes faveurs qu’il a accordées à la très-sainte Vierge.
Explication. Ces faveurs, ces grâces nous regardent nous-mêmes, & Dieu nous a eu en vue en les accordant à Marie. Ce doit être pour nous un grand sujet de confiance & de joie que la gloire immense à laquelle la Mère de Dieu est élevée dans le ciel.
D. Que faut-il faire encore en ce jour ?
R. Il faut implorer la protection de la sainte Vierge, & lui promettre de la servir & de l’imiter.
D. Pourquoi fait-on une procession solennelle à vêpres le jour de l’Assomption ?
R. Pour satisfaire aux vœux de Louis XIII, qui a mis la Famille royale & la France sous la protection de la sainte Vierge.
Explication. Ce fut en 1638 que Louis XIII se voyant sans enfant, & craignant des troubles dans le Royaume s’il n’avait point d’héritier, fit ce vœu & consacra sa personne, sa famille, son état, sa couronne & ses sujets à la Mère de Dieu. Il fit en conséquence construire le grand autel de l’Eglise de Notre-Dame de Paris ; il ordonna que chaque année dans tout le Royaume on ferait à vêpres une procession solennelle en mémoire de cette consécration & pour la renouveler. Il enjoint aux archevêques & évêques de son Royaume d’avertir ses sujets d’avoir une dévotion particulière à la sainte Vierge, & d’implorer sa protection sur la France.
D. Que faut-il faire pendant la procession ?
R. Il faut prier Dieu pour le roi, pour la Famille royale & pour tout le Royaume.
Explication. C’est une étroite obligation de prier pour les princes ; mais nous n’avons pas besoin de ce motif en France pour nous engager à prier pour nos rois ; nous le trouvons dans notre amour pour eux. Les papes ont accordé des indulgences à tous ceux qui font des prières pour les rois de France, protecteurs de l’Eglise : nouveau motif pour nous de remplir ce devoir. J’ai rapporté ces indulgences & la déclaration de Louis XIII dans le Code de la Religion. Voyez le titre de la dévotion à Marie, tome I.
Prions encore spécialement pour la conservation du précieux dépôt de la Foi en France. Il semble qu’il y ait dans le Royaume très-chrétien une conspiration formée d’anéantir la Religion chrétienne. Mais que peut-elle craindre tant que l’auguste & religieux sang des BOURBON tiendra les rênes de son Empire ?
Répétition exceptionnelle ce mardi 14 août
Dimanche, août 12th, 2007Chers choristes,
Pour préparer la fête de l’Assomption, nous avons une répétition exceptionnelle ce mardi 14 août à 19h30 (après la messe de 19h) (je serai de retour de vacances).
Sinon, le régime des vacances sera a priori prolongé jusqu’au 1er septembre.
XIème dimanche après la Pentecôte - Graduel de Nivers 1679
Dimanche, août 12th, 2007Aumônerie traditionnelle au Pèlerinage national de Lourdes
Samedi, août 11th, 2007
En plein accord avec Mgr Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes et avec Mgr Zambelli, recteur des sanctuaires, des messes, selon la “forme extraordinaire” du Missel Romain, missel du Bx Jean XXIII, seront célébrées chaque jour dans les Sanctuaires de Lourdes par des Chapelains et des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre :
Par ailleurs :
Confessions possibles pendant les messes et à la demande.
Pour d’autres renseignements, sans abuser, un téléphone : 06 08 26 23 64.
Prêtres de la Fraternité Saint-Pierre présents :
Servants et de chanteurs sont priés de se faire connaître ; merci d’apporter vos 800, ainsi que vos soutanes & surplis.
XIème dimanche après la Pentecôte - Introït - Graduale Romanum 1905
Samedi, août 11th, 2007XIème dimanche après la Pentecôte - Graduel - Graduale Romanum 1905
Samedi, août 11th, 2007XIème dimanche après la Pentecôte - Alleluia - Graduale Romanum 1905
Samedi, août 11th, 2007XIème dimanche après la Pentecôte - Offertoire - Graduale Romanum 1905
Samedi, août 11th, 2007XIème dimanche après la Pentecôte - Communion - Graduale Romanum 1905
Samedi, août 11th, 2007Programme du XIème dimanche après la Pentecôte
Vendredi, août 10th, 2007
Saint-Eugène, le dimanche 12 août 2007, grand’messe de 11h.
Messe extraordinaire à l’Ile de La Réunion
Jeudi, août 9th, 2007Ce soir, j’ai assisté à la messe à Saint-Denis de La Réunion.
Deo gratias.
Naissance d’un nouveau rit catholique : le rit anglican
Mardi, août 7th, 2007Depuis les années 70, un nombre grandissant de ministres de la Communion Anglicane ont rejoint l’Eglise Catholique, demandant usuellement à devenir prêtres catholiques. Comme la Communion Anglicane ne dispose pas de la succession apostolique, ces ministres ont reçu une ordination sacerdotale catholique. Ceux d’entre eux qui étaient mariés ont pu être le plus souvent ordonnés prêtres, à l’instar des prêtres des rits orientaux. En Angleterre, on estime ainsi que 600 ministres anglicans ont été ordonnés prêtres catholiques depuis 1990. 150 d’entre eux étaient mariés (75 autres prêtres mariés ont été ordonnés aux Etats-Unis depuis 1983). Depuis 1980, une commission spéciale (The Pastoral Provision) s’occupe de ces questions auprès de la Congrégation pour la doctrine de la foi. A sa tête, l’archevêque John Myers de Newark, assisté par l’abbé William Stetson.
La crise moderniste s’accentuant dans la Communion Anglicane (avec l’épineuse question de l’ordination des femmes), ce ne sont plus seulement de simples pasteurs mais des paroisses entières qui choisissent d’entrer en bloc dans l’Eglise Catholique.
Certaines de ces paroisses ont demandé à conserver leurs traditions liturgiques anglicanes, ce qui a été autorisé. Ont été ainsi érigées aux Etats-Unis sept paroisses personnelles, catholiques certes mais célébrant la liturgie selon l’Anglican use. Un Book of Common Worship a été édité, basé sur le Book of Common Prayer (hélas une version assez récente de celui-ci, celle de 1979).
Or, surprise ! Ce rit anglican s’est mis à attirer beaucoup de catholiques bon teint, lassés de tant d’abus liturgiques dans leurs propres paroisses. Par exemple, 60% des paroissiens de Our Lady of the Atonement de San Antonio sont ainsi des catholiques de tradition, 40% d’anciens épiscopaliens convertis.
Il est vrai que l’Anglican use, très High Church, a de quoi séduire : célébration face à Dieu, ornements liturgiques traditionnels, musique sacrée & service d’autel de grande qualité, etc…
On les comprend aisément. ![]()
Voyez par exemple cette photo de la messe célébrée à Our Lady of the Atonement de San Antonio :
Ou encore une procession eucharistique le jour du Christ-Roi à la toute récente mais néanmoins très belle église Our Lady of Walsingham de Houston :
Références :
Interview du cardinal Darío Castrillón Hoyos
Mardi, août 7th, 2007LITURGIE. Le motu proprio Summorum pontificum
Nova et vetera
Benoît XVI a signé et publié le document qui libéralise l’usage du Missel Romain édité par le pape Jean XXIII en 1962. Interview du cardinal Darío Castrillón Hoyos, président de la commission Pontificale « Ecclesia Dei » : « La première erreur d’interprétation est de dire qu’il s’agit d’un retour au passé. Il n’en est pas ainsi. »
dans le rit romain traditionnel
à l’autel papal de Sainte-Marie-Majeure le 24 mai 2003.
La Schola Sainte Cécile chanta cette messe historique.
Photo prise depuis la tribune du chœur par un choriste.
Interview du cardinal Darío Castrillón Hoyos par Gianni Cardinale (30 jours)
Éminence, quel est le sens de ce motu proprio qui libéralise l’usage du Missel dit de saint Pie V ?
DARÍO CASTRILLÓN HOYOS : Quand ont eu lieu, après le Concile Vatican II, les changements dans la liturgie, des groupes importants de fidèles et aussi d’ecclésiastiques se sont sentis mal à l’aise parce qu’ils étaient fortement liés à la liturgie en vigueur depuis des siècles. Je pense aux prêtres qui avaient célébré pendant cinquante ans cette messe suivant le rite de saint Pie V et qui, à l’improviste, se sont trouvés dans l’obligation d’en célébrer une autre, je pense aux fidèles habitués depuis des générations à l’ancien rite, je pense aussi aux petits, comme les enfants de chœur, qui se sont trouvés tout d’un coup dépaysés car ils devaient servir la messe selon le Novus ordo. Il y a donc eu un malaise à différents niveaux. Pour certains, celui-ci était même de nature théologique, car ils estimaient que l’ancien rite exprimait mieux que celui qui avait été introduit le sens du sacrifice. D’autres, pour des raisons culturelles aussi, avaient la nostalgie du chant grégorien et des grandes polyphonies qui étaient une richesse de l’Église latine. Et ce qui aggravait le tout, c’est que ceux qui éprouvaient ce malaise attribuaient ces changements au Concile, alors qu’en réalité le Concile en soi n’avait ni demandé ni prévu les détails de ces changements. La messe que célébraient les pères conciliaires était la messe de saint Pie V. Le Concile n’avait pas demandé la création d’un nouveau rite, mais un usage plus large de la langue vernaculaire et une plus grande participation des fidèles.
D’accord, c’était le climat qu’on respirait il y a quarante ans. Mais aujourd’hui, la génération qui avait manifesté ce malaise n’existe plus. Et il y a plus: le clergé et le peuple se sont habitués au Novus ordo, et dans leur immense majorité, ils s’en trouvent très bien.
CASTRILLÓN HOYOS : C’est exactement cela : dans leur immense majorité, même si un grand nombre ignore ce qui a été laissé de côté avec l’abandon de l’ancien rite. Mais tout le monde ne s’est pas habitué au nouveau rite. Curieusement, il semble même que fleurisse, dans les nouvelles générations, parmi les laïcs comme parmi les clercs, un intérêt et une estime envers l’ancien rite. Et il s’agit de prêtres et de simples fidèles qui n’ont parfois rien à voir avec les disciples de Mgr Lefebvre. Il y a là des faits, des faits de l’Église, auxquels les pasteurs ne peuvent faire la sourde oreille. C’est pour cela que Benoît XVI, qui est un grand théologien à la profonde sensibilité liturgique, a décidé de promulguer le motu proprio.
Mais n’y avait-il pas déjà un indult ?
CASTRILLÓN HOYOS : Si, il y avait déjà un indult, mais Jean Paul II avait déjà compris que l’indult n’avait pas été suffisant, ne serait-ce que parce que certains prêtres et certains évêques rechignaient à l’appliquer, mais surtout parce que les fidèles qui désirent célébrer avec l’ancien rite ne doivent pas être considérés comme des fidèles de deuxième catégorie. Il s’agit de fidèles auxquels doit être reconnu le droit d’assister à une messe qui a nourri le peuple chrétien pendant des siècles, qui a nourri la sensibilité de saints tels que saint Philippe Neri, don Bosco, sainte Thérèse de Lisieux, le bienheureux Jean XXIII et le serviteur de Dieu, Jean Paul II lui-même. Ce dernier, comme je viens de le dire, avait compris le problème de l’indult et il avait donc déjà l’intention d’étendre l’usage du Missel de 1962. Je dois dire que dans les rencontres avec les cardinaux et avec les chefs de dicastères au cours desquelles on avait parlé de ces mesures, les résistances étaient vraiment très limitées. Benoît XVI, qui a suivi ce processus depuis le début, a franchi ce pas important déjà imaginé par son grand prédécesseur. Il s’agit d’une mesure pétrinienne émise par amour du grand trésor liturgique qu’est la messe de saint Pie V, et aussi par amour de pasteur envers un groupe considérable de fidèles.
Et pourtant, les résistances n’ont manqué de la part d’une partie des représentants de l’épiscopat eux-mêmes…






























