Archives de septembre 2007

Procession des reliques de sainte Thérèse

Samedi, septembre 29th, 2007

A la veille de sa solennité liturgique, les reliques de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus & de la Sainte Face seront portées en procession ce samedi dans Paris.

La procession partira à 15h de la Basilique Notre-Dame des Victoires & se dirigera vers le XVIème arrondissement jusqu’à la chapelle Sainte-Thérèse de la Fondation d’Auteuil, au 40 de la rue La Fontaine. Il sera possible de vénérer les reliques toute la nuit.

Programme de la Solennité de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, patronne secondaire de la France

Samedi, septembre 29th, 2007
Sainte Thérèse de l


Saint-Eugène, le dimanche 30 septembre 2007, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour - Kyriale : Missa VIII De Angelis
  • Procession d’entrée: orgue
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Missa syllabica de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la collégiale de Saint-Quentin, des cathédrales d’Abbeville et d’Amiens, et de la Sainte Chapelle de Paris
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Jesu corona virginum (H. 16) – Hymne du commun des vierges pour deux voix de femmes – polyphonie de Marc-Antoine Charpentier alternant avec le plain-chant – texte de saint Ambroise de Milan (IVème siècle)
  • Préface des saints, au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus : alternance polyphonique pour le Benedictus du chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres
  • Après la Consécration : O vere digna Hostia de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulème, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
  • Agnus Dei de la messe Exultate Deo de François Cosset (c. 1610 † c. 1664), maître de chapelle des cathédrales de Laon, Reims et Paris
  • Pendant la communion : O felix anima – motet à trois voix égales de Giacomo Carissimi (1605 † 1674), maître de chapelle de la cathédrale d’Assise puis du Collegium Germanicum des Jésuites à Rome
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Pendant le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : orgue
  • Maurice Emmanuel (1862 † 1938) - Le Chant liturgique de l’Eglise romaine ne doit pas être harmonisé

    Vendredi, septembre 28th, 2007
    Maurice Emmanuel

    Le Département de la Musique de la Bibliothèque nationale de France expose en ce moment dans sa salle de lecture de la rue Louvois un ensemble de documents sur le compositeur & théoricien français Maurice Emmanuel (1862 † 1938).

    C’est dans la cathédrale Sainte-Bénigne de Dijon que le jeune Emmanuel a éprouvé ses premières émotions musicales en écoutant la maîtrise dirigée par le chanoine René Moissenet. Grâce à l’intervention de Moissenet & avec l’appui du critique Camille Bellaigue, Emmanuel, ancien élève de Théodore Dubois, de Léo Delibes & de Louis-Albert Bourgault-Ducoudray au Conservatoire de Paris, est nommé en 1904 maître de chapelle de la basilique Sainte-Clotilde.

    Encouragé par le Motu proprio sur la musique sacrée du pape saint Pie X, il tente de ressusciter à Sainte-Clotilde la pratique du plain-chant grégorien & de faire entendre des grandes œuvres polyphoniques du répertoire sacré. Il se heurte aux paroissiens trop habitués aux médiocres cantiques du XIXème siècle, puis, conséquemment, aux réticences du curé. Malgré le soutien de son ami Charles Tournemire à l’orgue, il dut démissionner en 1907.

    Maurice Emmanuel était très féru de musique grecque antique. Il avait ainsi en 1896 soutenu en Sorbonne sa thèse de doctorat ès lettres (rédigée en latin) : « De Saltationis Disciplina apud Græcos (La Danse grecque Antique) » au cours d’une séance mémorable illustrée par les mouvements chorégraphiques d’une danseuse & par des projections au moyen du chronophotographe de J. Marey. En 1913, il faisait paraître son Traité de la musique grecque. 1929 voyait la création de son opéra Salamine sur la traduction des Perses d’Eschyle par Théodore Reinach.

    En parallèle à sa carrière de compositeur & de théoricien, il continua toute sa vie à se préoccuper de la réforme de la vie liturgique dans l’Eglise catholique : il publie en 1913 son Traité de l’accompagnement modal des psaumes. Il fréquente les cercles grégorianistes, en particulier le « Cénacle de Saint-Germain-en-Laye », où se retrouvaient le chanoine Besse, l’organiste Albert Alain & le peintre Maurice Denis. Il résume ses idées en 1937 ou 1938 dans une conférence intitulée « Le Chant liturgique de l’Eglise romaine ne doit pas être harmonisé » dont voici ci-après le commencement, exposé en vitrine à la BnF, que j’ai relevé sur mon ordinateur portable tandis que j’attendais des partitions de Charpentier.

    *

    Le Chant liturgique de l’Eglise romaine ne doit pas être harmonisé

    L’Eglise catholique possède une musique qui lui est propre & dont elle semble ignorer totalement & la nature & la beauté. Partout elle tolère ou elle exige que son répertoire vocal subisse la contamination d’accords auxquels il répugne. Je ne suis pas le premier à le dire & si je le répète une fois encore, - qui sera la dernière, - je ne me fais aucune illusion sur l’inutilité de mes exhortations. Mais je vais cependant, pour un vain plaisir, rappeler les faits essentiels qui devraient emporter la conviction & rendre inébranlable le principe énoncé ci-dessus.

    Parmi toutes les musiques possibles il y en a deux, en Occident, qui se sont affrontées :

  • I° la musique mélodique pythagoricienne, fondée sur le réglage de l’échelle mélodique par le seul ministère des quintes & qui correspond au stade où l’art musical était monodique, homophone, c’est-à-dire réduit à une ligne sonore, onduleuse, dépourvue de toute harmonisation, au sens où nous prenons ce mot ;
  • II° la musique harmonique, polyphone, fondée sur le réglage de l’échelle par quintes & par tierces naturelles, fournies directement dans le phénomène de la Résonance, par conséquent régie, fondamentalement, par l’accord de trois sons, l’Accord Parfait.
  • Cet Accord Parfait, la musique pythagoricienne l’exclut. Sous le régime exclusif des quintes génératrices, les tierces sont fausses. Et tant que dura ce régime elle furent déclarées telles : elles étaient dissonantes, en compagnie des secondes & des septièmes. Ses intervalles ut-mi, fa-la, sol-si, que les Pythagoriciens appelaient ditons, composés en effet de deux tons « majeurs » (9/8) ne peuvent entrer dans la composition d’un Accord Parfait. Ce dernier était donc non seulement inconnu, mais impossible. Voilà un art orienté vers des formes mélodiques d’une certaine nature, vers des « harmonies » produites, non par superposition de sons incompatibles, mais par des séries sonores qui se déroulent en sons successifs.

    Une « harmonie » pythagoricienne est une série mélodique dont chaque degré est dans un certain rapport avec la fondamentale de la série.

    Les Pythagoriciens ont ainsi fondé un diatonique qu’on peut appeler universel & qui, arrivé à son complet développement, comporte trois « harmonies » ou modes mineurs, d’allure descendante :
    MI ré ut si la sol fa MI
    LA sol fa mi ré ut si LA
    RE ut si la sol fa mi RE

    & trois « harmonies » ou modes majeurs, d’allure ascendante :
    FA sol la si ut ré mi FA
    SOL la si ut ré mi fa SOL
    UT ré mi fa sol la si UT

    L’Antiquité & le Moyen-Age, d’Eschyle à Adam de Saint-Victor, ont pratiqué ce régime, qui, en raison de sa constitution exharmonique, au sens moderne du mot, , se prêtait à des nuances mélodiques, d’une subtilité déconcertante pour nos oreilles : le quart de ton, ou soi disant tel, pouvait y introduire les trémulations discordantes, - auxquelles certains musiciens voudraient revenir aujourd’hui, - de ce qu’on appelait l’Enharmonie (tout autre que l’enharmonie des solfèges modernes).

    [Hélas seul le premier feuillet manuscrit de cette conférence est exposé. On rêve de lire la suite. :-/ ]

    Requiem pontifical pour l’abbé de Firmont

    Mardi, septembre 25th, 2007
    Abbé Henri-Essex Edgeworth de Firmont

    Né en 1745 à Edgeworthtown en Irlande, l’abbé Henri-Essex Edgeworth de Firmont était le fils d’un pasteur converti au catholicisme réfugié en France.

    Il fit ses études au collège des jésuites de Toulouse puis entra au séminaire des Missions étrangères à Paris. Il exerça son ministère à Paris, étant devenu prêtre, puis devint confesseur de Madame Elisabeth en 1791.

    Il quitta Paris au moment des massacres de septembre 1792, mais y revint en tant que vicaire général de l’archevêque Monseigneur Antoine-Éléonor-Léon Leclerc de Juigné. Il administra le diocèse de Paris alors que se déchaînaient les persécutions anti-chrétiennes. Il resta en rapport avec la famille royale enfermée au Temple et fut même confesseur de Louis XVI, qu’il assista le 21 janvier 1793. Après l’exécution du roi, il alla rejoindre le comte d’Artois, futur Charles X, réfugié à Edimbourg. Il rejoignit ensuite Louis XVIII en exil, devint son chapelain et bénit le mariage entre Marie-Thérèse-Charlotte de France et le duc d’Angoulême. Il mourut en 1807 à Mittau (Lettonie) auprès de la cour de France en exil et Louis XVIII composa lui-même son épitaphe.

    A l’occasion du bicentenaire de sa mort, une messe pontificale de Requiem a été célébrée en Irlande dans le rit extraordinaire par S.E. Mgr Colm O’Reilly, évêque d’Ardagh & Clonmacnois.

    Durant son homélie, Mgr O’Reilly a déclaré : “Cette messe commémorative est célébrée selon la forme du rit romain que l’Abbé a célébrée pour le monarque condamné. Nous honorons un homme dont l’existence parle du profond respect pour le caractère sacré de la vie à une époque où la France faisait l’expérience du génocide par le règne de la Terreur.”

    Mgr O’Reilly est le quatrième évêque d’Irlande à avoir récemment célébré la messe selon le rit traditionnel (avec NNSS. Daly & Hegarty de Derry, & Mgr Martin, archevêque de Dublin). Ma source d’information termine en citant l’éditeur Baronius Press de Londres, qui affirme avoir doublé ses ventes de missels de fidèles traditionnels depuis la parution du motu proprio Summorum Pontificum.

    Source : http://www.catholicireland.net

    Jack Lang dixit

    Mardi, septembre 25th, 2007

    “Certaines communes entreprennent aujourd’hui la destruction de leurs églises. La disparition de ces lieux spirituels ne devrait pas être possible, sauf procédure d’exception. Ce patrimoine cultuel, même non protégé, même banal, doit être respecté. […] Le patrimoine est une cause nationale. Il faut dégager des moyens durables pour entretenir cet héritage légué par l’histoire. L’actuelle ministre de la culture, Christine Albanel, qui a conduit avec ambition la restauration de Versailles, saura, j’en suis sûr, mener cette croisade [sic].” (…)

    “Il existe en France plus de 40 000 monuments protégés. C’est une charge très lourde. Mais c’est aussi une chance pour notre pays. Une source de beauté, qui permet l’enracinement des citoyens dans leur pays. L’identité nationale, devenue un lieu commun des discours politiques, passe notamment par les paysages, les sites et les monuments.”

    Source : Le Monde

    Petite nouvelle romaine

    Mardi, septembre 25th, 2007

    A Rome, le Pontifical North American College, où vivent la plupart des étudiants américains va apprendre à ses séminaristes à célébrer la messe selon le missel traditionnel.

    Le NAC est placé sour le rectorat de Mgr Tim Dolan connu pour son ouvrage “Priests for the Third Millennium”.

    Source : Le blog de l’abbé John Zuhlsdorf

    Interview du cardinal Darío Castrillón Hoyos à 30 jours

    Lundi, septembre 24th, 2007

    hoyos.jpg

    Éminence, quel est le sens de ce motu proprio qui libéralise l’usage du Missel dit de saint Pie V ?

    DARÍO CASTRILLÓN HOYOS : Quand ont eu lieu, après le Concile Vatican II, les changements dans la liturgie, des groupes importants de fidèles et aussi d’ecclésiastiques se sont sentis mal à l’aise parce qu’ils étaient fortement liés à la liturgie en vigueur depuis des siècles. Je pense aux prêtres qui avaient célébré pendant cinquante ans cette messe suivant le rite de saint Pie V et qui, à l’improviste, se sont trouvés dans l’obligation d’en célébrer une autre, je pense aux fidèles habitués depuis des générations à l’ancien rite, je pense aussi aux petits, comme les enfants de chœur, qui se sont trouvés tout d’un coup dépaysés car ils devaient servir la messe selon le Novus ordo. Il y a donc eu un malaise à différents niveaux. Pour certains, celui-ci était même de nature théologique, car ils estimaient que l’ancien rite exprimait mieux que celui qui avait été introduit le sens du sacrifice. D’autres, pour des raisons culturelles aussi, avaient la nostalgie du chant grégorien et des grandes polyphonies qui étaient une richesse de l’Église latine. Et ce qui aggravait le tout, c’est que ceux qui éprouvaient ce malaise attribuaient ces changements au Concile, alors qu’en réalité le Concile en soi n’avait ni demandé ni prévu les détails de ces changements. La messe que célébraient les pères conciliaires était la messe de saint Pie V. Le Concile n’avait pas demandé la création d’un nouveau rite, mais un usage plus large de la langue vernaculaire et une plus grande participation des fidèles.

    D’accord, c’était le climat qu’on respirait il y a quarante ans. Mais aujourd’hui, la génération qui avait manifesté ce malaise n’existe plus. Et il y a plus : le clergé et le peuple se sont habitués au Novus ordo, et dans leur immense majorité, ils s’en trouvent très bien.

    CASTRILLÓN HOYOS : C’est exactement cela : dans leur immense majorité, même si un grand nombre ignore ce qui a été laissé de côté avec l’abandon de l’ancien rite. Mais tout le monde ne s’est pas habitué au nouveau rite. Curieusement, il semble même que fleurisse, dans les nouvelles générations, parmi les laïcs comme parmi les clercs, un intérêt et une estime envers l’ancien rite. Et il s’agit de prêtres et de simples fidèles qui n’ont parfois rien à voir avec les disciples de Mgr Lefebvre. Il y a là des faits, des faits de l’Église, auxquels les pasteurs ne peuvent faire la sourde oreille. C’est pour cela que Benoît XVI, qui est un grand théologien à la profonde sensibilité liturgique, a décidé de promulguer le motu proprio.

    Mais n’y avait-il pas déjà un indult ?

    CASTRILLÓN HOYOS : Si, il y avait déjà un indult, mais Jean Paul II avait déjà compris que l’indult n’avait pas été suffisant, ne serait-ce que parce que certains prêtres et certains évêques rechignaient à l’appliquer, mais surtout parce que les fidèles qui désirent célébrer avec l’ancien rite ne doivent pas être considérés comme des fidèles de deuxième catégorie. Il s’agit de fidèles auxquels doit être reconnu le droit d’assister à une messe qui a nourri le peuple chrétien pendant des siècles, qui a nourri la sensibilité de saints tels que saint Philippe Neri, don Bosco, sainte Thérèse de Lisieux, le bienheureux Jean XXIII et le serviteur de Dieu, Jean Paul II lui-même. Ce dernier, comme je viens de le dire, avait compris le problème de l’indult et il avait donc déjà l’intention d’étendre l’usage du Missel de 1962. Je dois dire que dans les rencontres avec les cardinaux et avec les chefs de dicastères au cours desquelles on avait parlé de ces mesures, les résistances étaient vraiment très limitées. Benoît XVI, qui a suivi ce processus depuis le début, a franchi ce pas important déjà imaginé par son grand prédécesseur. Il s’agit d’une mesure pétrinienne émise par amour du grand trésor liturgique qu’est la messe de saint Pie V, et aussi par amour de pasteur envers un groupe considérable de fidèles.

    Et pourtant, les résistances n’ont manqué de la part d’une partie des représentants de l’épiscopat eux-mêmes…

    CASTRILLÓN HOYOS : Des résistances qui dépendent, selon moi, de deux erreurs. La première erreur d’interprétation est de dire qu’il s’agit d’un retour au passé. Il n’en est pas ainsi. Ne serait-ce que parce qu’on ne retire rien au Novus ordo, qui reste le mode ordinaire de célébrer l’unique rite romain ; tandis que la liberté de célébrer la messe de saint Pie V est donnée à ceux qui le veulent comme forme extraordinaire.

    Il s’agit de la première erreur de ceux qui se sont opposés au motu proprio. Et la seconde ?

    CASTRILLÓN HOYOS : Qu’il s’agisse de diminuer le pouvoir épiscopal. Mais il n’en est pas ainsi. Le Pape n’a pas changé le Code de droit canonique. L’évêque est toujours le modérateur de la liturgie dans son propre diocèse. Mais le Siège apostolique a la compétence d’ordonner la sainte liturgie de l’Église universelle. Or un évêque doit agir en harmonie avec le Siège apostolique et il doit garantir à chaque fidèle ses propres droits, y compris celui de pouvoir participer à la messe de saint Pie V, comme forme extraordinaire du rite.

    Et pourtant, il a été affirmé qu’avec ce motu proprio, Ratzinger « bafoue le Concile » et « fait un affront » à ses prédécesseurs Paul VI et Jean Paul II…

    CASTRILLÓN HOYOS : Benoît XVI suit le Concile, qui n’a pas aboli la messe de saint Pie V ni n’a demandé de le faire. Et il suit le Concile qui a recommandé d’écouter la voix et les désirs légitimes des fidèles laïcs. Ceux qui affirment ces choses devraient lire les milliers de lettres qui sont arrivées à Rome pour demander la liberté de pouvoir assister à la messe à laquelle ils se sentent tellement liés. Et le Pape ne s’oppose pas à ses prédécesseurs qui sont abondamment cités dans le motu proprio comme dans la Lettre autographe du Pape qui en accompagne la publication. Dans certains cas, Paul VI a immédiatement concédé la possibilité de célébrer la messe de saint Pie V. Comme je l’ai dit, Jean Paul II voulait préparer un motu proprio semblable à celui qui a été publié aujourd’hui.

    On a aussi évoqué le risque qu’une petite minorité de fidèles puisse imposer la messe de saint Pie V à la paroisse…

    CASTRILLÓN HOYOS : Ceux qui ont dit cela n’ont évidemment pas lu le motu proprio. Il est clair qu’aucun curé ne sera obligé à célébrer la messe de saint Pie V. Mais si un groupe de fidèles, ayant un prêtre disposé à le faire, demande à célébrer cette messe, le curé ou le recteur de l’église ne pourront pas s’y opposer. Évidemment, s’il y a des difficultés, il reviendra à l’évêque de faire en sorte que tout se passe sous le signe du respect et, dirais-je, du bon sens, en harmonie avec le Pasteur universel.

    Mais ne court-on pas le risque qu’avec l’introduction de deux formes, l’une ordinaire, l’autre extraordinaire, puisse naître une confusion liturgique dans le rite latin, dans les paroisses et dans les diocèses ?

    CASTRILLÓN HOYOS : Si les choses sont faites conformément au simple bon sens, on ne court pas ce risque. D’autre part, il y a déjà des diocèses dans lesquels on célèbre des messes dans différents rites, car il s’y trouve des communautés de fidèles latins, gréco-catholiques ukrainiens ou ruthènes, maronites, melchites, syro-catholiques, chaldéens, etc. Je pense par exemple à certains diocèses aux États-Unis, comme Pittsburgh, qui vivent cette variété liturgique légitime comme une richesse, et non pas comme une tragédie. Et puis il existe aussi de simples paroisses qui accueillent des rites différents du latin, même de communautés orthodoxes ou préchalcédoniennes, sans que cela crée de scandale. Je ne vois donc pas de danger de confusion. À condition, je le répète, que tout se déroule dans l’ordre et dans le respect réciproque.

    Il y a aussi des gens qui pensent que ce motu proprio porte atteinte à l’unicité du rite qui aurait été voulu par les Pères conciliaires…

    CASTRILLÓN HOYOS : Étant admis que le rite latin reste unique, quoiqu’on puisse le célébrer sous deux formes, je me permets de rappeler qu’il n’y a jamais eu, dans l’Église latine, un seul rite pour tous. Aujourd’hui, par exemple, il y a tous les rites des Églises orientales en communion avec Rome. Et même dans le rite latin, il y a d’autres rites que le rite romain, comme le rite ambrosien ou le rite mozarabique. La messe de saint Pie V elle-même, lorsqu’elle a été approuvée, n’a pas annulé tous les rites précédents, mais seulement ceux qui ne pouvaient pas se prévaloir d’au moins deux siècles d’ancienneté…

    Et la messe de saint Pie V a-t-elle jamais été abolie par le Novus ordo ?

    CASTRILLÓN HOYOS : Le Concile Vatican II ne l’a jamais fait, et il n’y a jamais eu par la suite aucun acte positif qui l’ait établi. La messe de saint Pie V n’a donc jamais été formellement abolie. Il est de toute façon étonnant que ceux qui s’érigent en interprètes authentiques de Vatican II en donnent, dans le domaine liturgique, une interprétation aussi restrictive et aussi peu respectueuse de la liberté des fidèles, en finissant par faire sembler ce Concile encore plus coercitif que le Concile de Trente.

    Le motu proprio n’établit pas de nombre minimum de fidèles nécessaire pour demander de pouvoir célébrer la messe de saint Pie V. Et pourtant, le bruit avait couru qu’il était question d’un seuil minimum de trente fidèles…

    (more…)

    Musiciens, rejoignez-nous

    Lundi, septembre 24th, 2007

    L’ensemble instrumental de sainte Cécile devrait intervenir lors de prochaines fêtes & solennités suivantes, nombreuses au cours de ces deux prochains mois.

    * 7 octobre : solennité de Notre-Dame du Très Saint Rosaire (Notre-Dame de la Victoire)
    * 14 octobre : solennité de saint Denis, premier évêque de Paris, patron du diocèse
    * 28 octobre : fête du Christ-Roi
    * 1er novembre : fête de tous les saints
    * 18 novembre : solennité de saint Eugène, évêque & martyr, patron
    * 25 novembre : solennité de sainte Cécile, vierge & martyre, patronne : Messe H. 1 de Marc-Antoine Charpentier

    Nous cherchons activement des cordes, ainsi que tout instrument de l’orchestre baroque.
    Le répertoire joué est pour l’essentiel de la musique baroque française, pièces avec le chœur aussi bien que purement instrumentales.

    N’hésitez pas à prendre contact.

    (requis)
    (requis)

     

    Ordination de cinq nouveaux prêtres samedi dernier

    Lundi, septembre 24th, 2007
    Ordinations à Saint-Eloi

    Samedi dernier, S.E. le cardinal Castrillon Hoyos était envoyé par le Pape pour ordonner cinq nouveaux prêtres de l’Institut du Bon Pasteur.

    L’ordination a eu lieu en l’Eglise Saint-Eloi de Bordeaux (restaurée par les soins de l’Abbé Laguérie, supérieur de l’IBP), en présence de S.E. le cardinal Ricard, président de la conférence des évêques de France & Archevêque de Bordeaux.

    Voici les noms des cinq nouveaux prêtres de l’IPB :

  • Régis de Saint-Remy,
  • Régis Spinoza,
  • Jean-Pierre Gaillard,
  • Louis-Numa Julien,
  • René-Sébastien Fournié.
  • Notons avec bonheur & satisfaction la tenue de ces ordinations au jour normal prévu par la liturgie traditionnelle : un samedi des Quatre-Temps. Les ornements violets qui ont servi paraissent de toute beauté.

    Saint-Eloi était bien sûr comble, le clergé, nombreux, manifestait une belle unité : étaient ainsi présents le supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pierre, Mgr Wach, supérieur de l’Institut du Christ-Roi, avait envoyé un représentant, il y avait aussi des Oratoriens de Londres. On notait la présence de Michel de Jaeghere et du prince Sixte-Henri de Bourbon Parme. L’homélie du cardinal Hoyos devrait bientôt se trouver sur les sites de l’IPB.

    La rentrée au jeune séminaire de Courtalain de l’Institut du Bon Pasteur devrait se faire avec environ 35 séminaristes.

    Source iconographique : The New Liturgical Movement

    Quelques chants & vues du monastère de Valaam

    Dimanche, septembre 23rd, 2007

    Voici un petit post qui se fait l’écho des questions de choristes à la répétition de ce samedi soir à la suite de l’apprentissage du psaume CL sur une mélodie de Valaam.

    Valaam est un célèbre monastère russe situé sur l’île du même nom sur l’immense lac Ladoga, en Carélie, cette province au Nord-Est de Saint-Petersbourg frontalière avec la Finlande. Ce monastère très ancien a été magnifiquement reconstruit au XVIIIème siècle lorsque la Carélie a été conquise par les Russes sur les Suédois.

    valaam.jpg

    Voici deux vidéos qui vous permettront un peu d’entendre les traditions cantorales particulières à ce monastère, dont la vie a pu reprendre en 1989.


    Bonne écoute !

    Programme du XVIIème dimanche après la Pentecôte

    Vendredi, septembre 21st, 2007
    Saint Martin de Colmar


    Saint-Eugène, le dimanche 23 septembre 2007, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour - Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Procession d’entrée: Dixit Dominus (H. 197) de Marc-Antoine Charpentier
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Caprice sur les grands jeux, final de la seconde suite pour orgue (du second ton), de Louis-Nicolas de Clérambault (1676 † 1749), organiste de Saint-Sulpice et de la maison royale de Saint-Cyr
  • Après la Consécration : O salutaris d’après Alexander Kastorsky (1901) – adaptation Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Ave verum de Sébastien de Brossard (1655 † 1730), maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux (sous Bossuet) - Versets de la seconde suite pour orgue (du second ton), de Louis-Nicolas de Clérambault
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du 2nd ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Pendant le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Psaume CL – tradition du monastère de Valaam – adaptation Henri de Villiers
  • Précisions

    Vendredi, septembre 21st, 2007

    Pas de messe chantée des Quatre-Temps ce vendredi soir en raison de l’occurence de la fête de saint Matthieu.

    A demain samedi pour la répétition de 18h.

    L’Ethiopie célèbre son entrée dans le troisième millénaire !

    Mardi, septembre 18th, 2007

    Messe pontificale dans la cathédrale catholique d’Addis-Abeba

    ADDIS-ABEBA, lundi 17 septembre 2007.

    L’Eglise est présente en Ethiopie depuis les débuts du christianisme, ce pays ayant été l’un des tous premiers royaumes chrétiens avec l’Arménie & la principauté d’Edesse.

    L’Eglise copte Ethiopienne est celle d’environ 40% des Ethiopiens, principalement dans les provinces historiquement éthiopiennes, l’Islam se développant sur les territoires frontaliers acquis par les derniers Négus au XIXème & au XXème siècle.

    Malgré le faible pourcentage de ses fidèles dans le pays (moins de 1%), l’Eglise catholique est très active à travers la chaîne de ses institutions et organisations.

    Mardi 11 septembre dernier, l’Ethiopie a célébré son passage à l’An 2000 selon un calendrier qui lui est propre, basé sur d’anciens calculs astronomiques égyptiens et sur les calendriers copte, hébraïque et julien. Pour l’occasion, l’Eglise catholique de rit éthiopien avait prévu plusieurs liturgies et une série d’initiatives dans les paroisses.

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    Dimanche, une messe pontificale a été célébrée dans la cathédrale catholique d’Addis-Abeba où était exposée la croix bénie par le pape à Lorette. « Cette croix fera ensuite le tour de tous les diocèses, comme un signe du fait que l’Ethiopie est un pays chrétien, très ancien, et que notre Seigneur Jésus Christ a toujours protégé ce pays (…) connu jusqu’ici comme un pays pauvre, mais qui n’est pas pauvre spirituellement » a déclaré à cette occasion Mgr Berhaneyesus Demerew Souraphiel, c.m, archevêque métropolitain catholique d’Addis-Abeba.

    Source : ZENIT.org

    Quatre Temps de septembre

    Lundi, septembre 17th, 2007

    Cette semaine, l’Eglise célèbre les Quatre-Temps d’Automne, journées de prières, d’abstinence & de charité pour sanctifier le début de chaque saison.

    Nous chantons à Saint-Eugène les messe de ce mercredi & de ce vendredi à 19h. Petit raccord avant la messe à 18h45.

    A bientôt.

    PS. On peut relire le catéchisme sur les Quatre-Temps.

    Chroniques d’Arequipa IX - Dimanche sous le soleil des Incas

    Lundi, septembre 17th, 2007

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    Un peu de bréviaire dimanche matin avant la messe à la cathédrale. :-)

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    Après le stress de la semaine, on profite pleinement de la douceur de ce dimanche dans les patios coloniaux des hôtels particuliers d’Arequipa.

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    Consultation des statistiques de ce blog dans un café. Marco lie toujours facilement conversation, c’est semble-t-il sa grande passion. :-D

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    Déjeuner au soleil dans un restaurant vraiment typique & délicieux. Avec Marco, mon séminariste-traducteur.

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    Je termine cette série d’articles andins sur cette très belle image.

    A bientôt à Paris ! & encore merci à Guido de m’avoir permis de publier ses belles photos.

    Chroniques d’Arequipa VIII - Concert de clôture du festival

    Lundi, septembre 17th, 2007

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    Comme tous les jours, le concert final de ce samedi soir commence par un bon quart d’heure de discours & d’allocutions divers par les différentes personnalités. Serge présente ce concert final.

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    Comme toujours, la foule est au rendez-vous. La cathédrale est pleine, plus de places assises une demi-heure avant le concert.

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    Au premier rang bien sûr, S. E. l’archevêque d’Arequipa, Mgr Javier del Rio Alba.

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    Le “Coro Gregoriano de Arequipa”.
    Nous présentons au concert de ce soir les fruits de notre session de plain-chant. Les séminaristes s’en tirent de façon incroyable : ils donnent vraiment le meilleur d’eux-mêmes. Leur chant atteint la meilleure musicalité que j’ai pu entendre de toute la semaine. Les différentes évolutions & changement de dispositions entre les pièces se font avec aisance & sans erreur ni hésitation. Notre programme comporte diverses pièces de chant mozarabe & grégorien. J’avais tenu à faire une exploration du répertoire mozarabe, dont la découverte paraît logique dans un pays de tradition hispanique. Chaque pièce s’enchaîne parfaitement avec divers versets de la composition de dom Paul Benoît, moine de l’abbaye de Clairvaux, dont Serge m’a fait découvrir l’œuvre d’orgue de très grand intérêt aussi bien musical que liturgique. Il faudra que je fasse l’acquisition de ces partitions.

    Le chœur Monteverdi interprète admirablement plusieurs motets dont un exceptionnel Pater Noster du XVIIème siècle versifié en langue Quechua qui provient des archives de Cuzco, l’ancienne capitale impériale. Cette pièce caractéristique des missions jésuites est magnifiquement écrite. Je vole sa partition à Serge à la fin du concert. ;-) Attendez-vous à la chanter très prochainement à Saint-Eugène, je l’ai déjà adaptée sur le texte de l’O salutaris. :-D

    Chroniques d’Arequipa VII - Répétition générale

    Lundi, septembre 17th, 2007

    Ce samedi c’est la clôture du Festival international de Musique d’Arequipa. Le concert final doit réunir Serge à l’orgue, le chœur de chambre Monteverdi d’Arequipa, le chœur du séminaire sous ma direction. Le chœur Monteverdi comporte vraiment de très jolies voix, j’ai pu en entendre quelques unes lors des masters classes de lieders données cette semaine à l’Institut Allemand d’Arequipa.

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    Les grands artistes savent jouer de l’orgue mais ne savent pas forcément tout faire.

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    Voici quelques photos de notre répétition générale de ce samedi après-midi.

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    Les séminaristes, un peu stressés par avance.

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    Serge à son orgue.

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    Encore une belle photo de Guido.

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    On bosse dur ! ;-)

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    La lyre du positif de dos.

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    Les claviers de l’orgue Loret de la cathédrale d’Arequipa.

    Chroniques d’Arequipa VI - Impressions diverses

    Lundi, septembre 17th, 2007

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    Ambiance de festival dans les cloîtres du Collège des Jésuites.

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    Le festival de musique est couplé cette année avec un festival gastronomique. Dégustation d’autruche andine en compagnie de Serge.

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    Serge ferait-il les T.I.G. du séminaire ? Incredible !

    Chroniques d’Arequipa V - Troisième jour de festival

    Vendredi, septembre 14th, 2007

    Chaque jour, des concerts, des masters classes, des cours.

    Hier mardi, j’étais heureux de pouvoir écouter l’ensemble français Diabolus in Musica, qui recueille d’ordinaire d’excellentes critiques dans Diapason. Ils présentaient un programme de chansons françaises de Guillaume du Faÿ, intéressante découverte pour moi qui connaît surtout les œuvres sacrées de ce fameux compositeur du XVIème siècle.

    De tous les concerts du festival, celui de ce mercredi soir, par l’ensemble Belge La Roza Enflorese est celui que j’ai préféré. Quel talent ! Quelle sensibilité ! Quelle musicalité ! De retour à Paris, je me précipite à la FNAC pour acheter leurs disques.

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    Le concert a lieu dans l’ancien collège des Jésuites, la Compania, qui est sans nul doute possible la plus belle église d’Arequipa. Elle est surtout fameuse pour sa chapelle de saint Ignace, entièrement peinte, mais les bois dorés de l’église principale sont magnifiques. C’est une heureuse synthèse (en particulier dans les sculptures du cloître) des arts indiens & espagnols.

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    Comme toujours, Serge présente le concert, sous un déluge de bois dorés.

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    La Roza Enflorese présentait un programme de chants séfarades.

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    Tout le séminaire s’était déplacé, placé par Serge dans les premiers rangs, Padre Peter en tête.

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    Les séminaristes paraissent ravis !

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    Standing ovation finale & trois rappels. Comme tous les concerts du festival, l’église était pleine à craquer, avec des gens debout partout.

    Chroniques d’Arequipa IV - Second jour de festival

    Vendredi, septembre 14th, 2007

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    Petit-déj au séminaire comme tous les jours à la table du recteur. Celui-ci est au lit malade. Autour de sa place vide, le Padre Peter (à gauche - une personnalité exceptionnelle) & le Padre Carlos (prêtre espagnol).

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    Ce matin, l’Alliance Française nous a organisé une visite du principal site touristique d’Arequipa, le couvent de Santa Catalina (Sainte Catherine de Sienne). Ce monastère de moniales dominicaines ouvre au public une partie de ses exceptionnels bâtiments remontant aux XVIème - XVIIème siècle.

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    Le couvent renferme un nombre exceptionnel de peintures baroques.

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    Comme beaucoup d’hôtels particuliers d’Arequipa, le couvent affiche de splendides couleurs ocre & indigo sur les murs de ses cours intérieures. Il s’étend sur 2 hectares !

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    Sur les terrasses du couvent. :-)

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    Le couvent comporte trois cloîtres, six rues, de nombreuses places & fontaines : c’est un vrai village autonome au cœur d’Arequipa. A l’origine, il recevait les filles de l’aristocratie coloniale. Chacune disposait de sa maison & pouvait entretenir 5 domestiques. Le Pape Pie IX y a mis bon ordre au XIXème siècle, obligeant ces dames dominicaines à la vie commune & les forçant à renvoyer leurs servantes. Les nombreuses maisons du couvent ne servent plus désormais qu’au bonheur des visiteurs.

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    L’église conventuelle, vue depuis une des places à l’intérieur du couvent.

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    Bien sûr, Santa Cataline regorge aussi de témoignages du baroque andin.

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    Avant le cours de grégorien de l’après-midi, partie endiablée de football au séminaire. Le Pérou fout sa raclée à la Belgique … ;-)

    Mais que fais donc Serge sans short ? Est-ce bien réglementaire ???

    Chroniques d’Arequipa III - Ouverture du festival

    Vendredi, septembre 14th, 2007

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    Réveil ce lundi, comme tous les jours, à 5h45 par les cloches du séminaire Saint-Jérôme pour le chant des laudes & de la messe. Le Misti est magnifique vu d’ici.

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    Autre vue sur les montagnes (le Pichu Pichu je crois), avec les bâtiments du séminaire.

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    Ce soir s’ouvre le 2nd Festival International de Musique d’Arequipa par le concert d’orgue de son directeur artistique, Serge Schoonbroodt. Vue de la place d’armes avant le concert.

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    Le grand orgue Loret (facteur belge) de la cathédrale d’Arequipa avant le concert. L’orgue est placé au fond de la nef centrale. Sa présence imposante frappe les esprits. N’étant pas en tribune, il est particulièrement adapté pour les concerts.

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    Catastrophe avant le concert : tous les jeux du positif se mettent à corner épouvantablement. Grosse suée froide pour l’organiste qui doit reconstruire tout son programme en dernière minute, seul le clavier du grand orgue ne corne pas (pas systématiquement !). En urgence, un facteur local est appelé & trouve l’origine du mal : un miroir était inexplicablement tombé dans la mécanique & pesait sur les transmissions. Nous le remercions chaleureusement ici. :-)

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    L’immense cathédrale est comble (2000 personnes environ), le concert démarre. Les mains de Serge sont filmées & diffusées sur plusieurs écrans géants.

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    Durant le concert, je joue les utilités, tirant les jeux & faisant les tournes. Je chante aussi un Magnificat du premier ton en alternance avec les versets sublimes de dom Paul Benoît (1893 † 1979), moine de l’abbaye de Clairvaux.

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    ;-)

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    Pot d’après concert avec Guido & Marco.

    Chroniques d’Arequipa II - La bénédiction de l’orgue

    Vendredi, septembre 14th, 2007

    Dimanche dernier avait lieu la bénédiction de l’orgue nouvellement restauré de la cathédrale (j’en ai rendu compte dans un précédent post).

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    Avant la messe, Serge donne interviews sur interviews. La cérémonie sera diffusée en direct sur les télés nationales. Quelle star ! :-)

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    Avant la bénédiction, la nef se remplit doucement. Il faudra dompter l’acoustique terrifiante de cet immense vaisseau, l’une des pires que j’ai pu expérimenter.

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    La cérémonie commence. Nous chantons le psaume Quam dilecta (psalmodie du premier ton avec faux-bourdon parisien) avec les séminaristes pendant l’entrée du clergé.

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    Bénédiction de l’orgue restauré.

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    Déploiement des forces de sécurité devant la cathédrale. Il est vrai qu’à l’intérieur, pas mal d’huiles assistent à la cérémonie : toutes les autorités civiles & militaires, & aussi les participants de la Convention Internationale des Mines, généreux mécènes de la restauration de l’orgue.

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    Tandis que nous chantons le propre au niveau du chœur avec les séminaristes, un ensemble pérouvien, le Chœur Monteverdi, chante magnifiquement à l’orgue une messe de Liszt.

    Le lendemain, tous les journaux titraient sur cet événement. Le principal quotidien national faisait sa une avec “Mélodies célestes à la cathédrale”. Fun ! ;-)

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    Après la messe, les facteurs, l’organiste, le président & moi-même prenons un pot dans un des patios de l’Alliance Française.

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    Puis nous allons chez S.E. l’Archevêque qui nous reçois pour le dîner de midi. En chapeau, Marco, mon traducteur de séminariste.

    Chroniques d’Arequipa I - La ville

    Vendredi, septembre 14th, 2007

    Grâce à Dieu, Guido, le président de l’association Arequipa.orgues, m’a très aimablement passé ses 550 photos prises depuis une semaine. En voici donc quelques unes, qui pourront illustrer mon travail & mon activité ici au service du chant grégorien au séminaire d’Arequipa.

    Cathédrale d

    La cathédrale d’Arequipa a été en partie reconstruite après le terrible tremblement de terre qui ruina la ville en 1868. Pas mal d’éléments de la façade sont néanmoins anciens. Comme vous pouvez en juger, il y règne tous les jours un beau temps magnifique.

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    La cathédrale occupe tout l’un des côtés de la place d’arme, au centre de la ville. Sur les trois autres côtés se développent des arcades qui dateraient du XVIIème siècle, en parties reconstruites au XIXème siècle. La place d’arme est animée à toute heure du jour & de la nuit. Chaque dimanche matin, les écoles & les armées y défilent, l’hymne “national” d’Arequipa y est alors joué par les musiques. Arequipa est très fière de ce qu’elle est, il y règne un gentil régionalisme pacifique. Les habitants se sentent d’abord Aréquipéens avant d’être Péruviens, il y a même un passeport d’Arequipa.

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    La ville est dominée par plusieurs montagnes, dont l’omniprésent cône parfait du Misti. Le dernier phénomène éruptif date de 1870. Le Misti, adoré par les anciens Incas, avait de violentes éruptions avant l’arrivée des Espagnols. Son assoupissement avait été interprété par les Indiens comme sa soumission aux Conquistadores, ce qui n’a pas été sans importance pour la pacification de la région. Réchauffement planétaire ? Le Misti a perdu son chapeau de neiges éternelles depuis quelques temps, alors que nous sommes ici en hiver.

    Exaltation de la Sainte Croix - Entrée en vigueur de Summorum Pontificum

    Vendredi, septembre 14th, 2007

    Première messe de l'abbé Giard

    En cette belle fête de l’Exaltation de la Sainte Croix entre en vigueur le motu proprio Summorum Pontificum donné par le Saint Père le jour du quadruple sept (07/07/07, un samedi, le septième jour de la semaine).

    Lors de sa découverte par sainte Hélène en 326, la vraie Croix avait été découpée en trois morceau: l’un pour Jérusalem, le second pour Rome, le troisième pour Constantinople. Lors de son pillage de Jérusalem en 614, le roi des Perses Chosroès II s’empare de la Sainte Croix de Jérusalem. Vainqueur des Perses en 627, l’empereur Héraclius force ceux-ci à restituer la sainte relique. Héraclius rapporte la vraie Croix pieds nus au Saint Sépulcre, où une ostension solennelle est faite le 14 septembre. La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix commémore cet évènement. Elle intervient au second jour des Encénies : en effet le Saint-Sépulcre avait été dédié un 13 septembre, & la fête de sa dédicace, si importante dans l’Eglise de Jérusalem, se poursuivait sur plusieurs jours.

    Cette fête, autrefois très célèbre dans tout l’univers chrétien, a un peu perdu de sa solennité en Occident, tandis que les différents rits orientaux continuent de l’entourer de grandes splendeurs liturgiques. Ainsi, en souvenir de l’exaltation d’Héraclius, les cathédrales (& par usage certaines paroisses) de rit byzantin font aujourd’hui un rite particulier : le pontife élève la croix & bénit solennellement les différents points cardinaux, tandis que le choeur répond à une litanie spéciale par cinq fois 100 Kyrie eleison. Le chant de ces 500 Kyrie eleison a reçu un traitement polyphonique magnifique & très original dans la tradition musicale russe.

    Cette année, l’Exaltation de la Sainte Croix coïncide en quelque sorte, pourrait-on dire, avec l’”exaltation de la Sainte Messe”, par la mise en pratique des nouvelles dispositions devant favoriser la liturgie traditionnelle de rit romain.

    Après avoir souffert depuis 20 ans que je suis attaché à ce rit maints persécutions & ostracismes, il est bien consolant de constater à la lecture du document pontifical que ce rit n’avait jamais été aboli, contrairement à ce qui nous été tant de fois affirmé à l’époque. Partant, cela confirme le caractère injuste (voire inique ?) de ce que nous avons dû endurer durant toutes ces années.

    TE DEVM LAVDAMVS

    PS. Et bien sûr, n’oubliez pas de relire en ce jour Alexandre de Chypre !!! ;-) (private joke).

    PS2. En vertu de l’entrée en vigueur du motu proprio, le curé de Saint-Georges de La Villette (Paris XIX) offrira ce soir à 19h le saint sacrifice de la messe selon le rit traditionnel. N’hésitez pas à vous y rendre pour encourager cette première initiative sur Paris.

    Pas de répétition samedi prochain

    Jeudi, septembre 13th, 2007

    Pas de répétition demain samedi 15 septembre car je suis toujours au Pérou.

    Dimanche 16, Boris assurera la direction du chant & vous donne rendez-vous à 10h30 pour travailler essentiellement le plain-chant du XVIème dimanche après la Pentecôte & un peu de polyphonie (O Salutaris Hostia).

    Chantez bien la gloire de Dieu. Je pense bien à vous sous le Soleil des Incas. Vous me manquez, j’ai hâte de vous retrouver.

    Notes de voyages - Arequipa

    Lundi, septembre 10th, 2007

    Cher lecteur,

    Les connections Internet ne sont pas aisées ici, cela est surtout dû à vrai dire à un programme bien chargé. Comme je peux difficilement envoyer des e-mails, je vais tâcher de donner ici quelques nouvelles un personnelles, qui pourront trancher avec les domaines habituellement explorés par ce blog.

    Jeudi dernier, accompagné de mon traducteur le sympathique Marco, séminariste de 7ème année du séminaire de Callao, je prenais l’avion de Lima à Arequipa. Arrivé sur place, quel changement, quel émerveillement ! Lima est triste de par son climat humide, perpétuellement couvert par un épais plafond de nuages. Marco me dit qu’on ne peut espérer voir le soleil à Lima que de janvier à mars : c’est réellement pesant pour l’îlien que je suis. A 2380 m d’altitude, Arequipa jouit au contraire d’un climat exceptionnel, sec & chaud : tous les jours un beau temps insolent illumine la seconde ville du Pérou, qui s’étend paisiblement au pieds de montagnes magnifiques. L’une d’entre elle impose sa silhouette parfaite : le volcan Misti culmine à 5822 m.

    Je suis accueilli au Séminaire Saint-Jérôme avec la même gentillesse exceptionnelle qu’à Callao. J’y fais aussi la connaissance de Serge, le directeur du Festival International de Musique d’Arequipa, de Guido, le président de l’Association pour la Restauration des Orgues d’Arequipa, & de Patricio, qui devrait être le futur directeur de l’Institut de Musique Sacrée dont nous posons en cette session les premières bases.

    A peine arrivé, il faut en urgence imprimer les partitions, les photocopier & démarrer dare-dare la première séance de formation/répétition. Mes 55 élèves sont sans doute un peu (?) largués par mon premier cours sur la modalité ecclésiastique traditionnelle, je suis à mon tour un peu désappointé en découvrant leurs connaissances plutôt minces du plain-chant, mais bon ils sont sympathiques & s’accrochent, je décide donc d’en faire autant.

    Le challenge est important : il faut assurer pour dimanche (soit en trois jours seulement) une cérémonie de bénédiction de l’orgue de la cathédrale, suivie d’une messe pontificale. Nous mettons les bouchées doubles, & le recteur du séminaire décide de lui-même de multiplier nos horaires de travail. C’est assez épuisant, mais les séminaristes ont soif d’apprendre ; leur foi, leur gentillesse, leur sérieux m’ont conquis. Les faux-bourdons parisiens s’acclimatent plutôt bien sous le soleil des Incas ! ;-)

    Ce matin dimanche a lieu la première manifestation de cette seconde édition du Festival International de Musique d’Arequipa. S.E. Mgr Javier Del Rio Alba, archevêque d’Arequipa, bénissait le grand orgue de la cathédrale restauré par les facteurs français Bertrand Cattiaux et Laurent Anen. Serge Schoonbroodt touchait les orgues, tandis que mes 55 élèves chantaient (quand ils ne servaient pas) cette bénédiction & la messe pontificale dans une cathédrale comble, en présences des nombreuses autorités civiles & militaires, ainsi que des riches congressistes du Congrès des Mines qui débutaient leur session annuelle. Tout ceci passerait de façon bien anodine en France, mais prend ici une dimension totalement surréelle. La cérémonie était diffusée en direct sur les télés péruviennes, j’ai dû donner des interviews à 4 journaux à la sortie de la messe, il fallait prendre toute sortes de photos & même signer des autographes ! Serge quant à lui est passé sur un nombre incroyable de plateaux télés avant ce jour pour assurer la promotion du festival.

    Ce midi, notre petite équipe était conviée à dîner chez S.E. l’archevêque. Mgr Javier, plus jeune archevêque des deux Amériques & ancien recteur du séminaire de Callao, paraît jouir d’une popularité certaine, ici comme en dehors de son diocèse. Nous avons été reçu par un hôte ouvert & exquis, réellement heureux de la musique qui lui a été jouée le matin dans sa cathédrale.

    La semaine ne fait que commencer. Je dois chanter au concert de Serge de ce lundi soir, mes élèves doivent préparer le concert de clôture samedi prochain. J’ai envie de leur apprendre aussi quelques chants de la liturgie mozarabe, il faudra caser cela dans un programme déjà bien chargé.

    Je finis ce post en donnant quelques menus détails sur Arequipa. Cette vieille ville coloniale a été fondée par les Espagnols en 1540. La ville a été classée en décembre 2000 au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Son centre historique est construit selon un plan en damier, caractéristique de tant de villes coloniales. Un terrible tremblement de terre l’a ravagée au milieu du XIXème siècle. Si la plupart des églises y ont survécu, la cathédrale & la plupart des maisons ont été reconstruites, mais selon des modèles architecturaux où se mêlent intelligemment le néo-classicisme & les vieux types coloniaux & andalous. A dire vrai, tout le centre ville est occupé par des couvents & des hôtels particuliers. Derrière leurs façades sévères seulement rythmées par des pilastres, on découvre des patios aux couleurs vives, des salles voûtées magnifiques, des jardins paisibles où le temps s’écoule avec douceur. Par peur des tremblements de terre, rares sont les bâtiments qui dépassent un étage. Située dans une région minière qui exploite le cuivre, l’or & l’argent, l’aisance y est partout visible. La cathédrale trône au centre de la ville & occupe tout un côté de la grand place. L’acoustique y est horrible, mais le bâtiment ne manque certes pas de majesté. La sacristie, rescapée des tremblements de terre, date manifestement de la fondation de la ville & présente plusieurs salles exceptionnelles.

    Le Séminaire Saint-Jérôme qui nous héberge est une belle & vaste construction moderne. La chapelle allie avec bonheur architecture moderne épurée & débauche de bois dorés néo-baroques. Les bâtiments s’organisent autour d’un cloître principal ouvert sur les montagnes & l’omniprésent Misti.

    Je vais tâcher d’aller me coucher, les effets du jet-lag se font toujours sentir.

    Saint Merry - Alleluia - Messes propres de Paris 1925

    Dimanche, septembre 9th, 2007

    Alleluia de saint Merry

    Attention ce samedi !

    Vendredi, septembre 7th, 2007

    Pas de répétition demain samedi 8 septembre (en la belle fête de la Nativité de la sainte Vierge), car je suis pour l’heure au Pérou.

    Dimanche, Gilles, rentré du stage avec Marcel Pérès à Lyon, assurera la direction du chant & vous donne rendez-vous à 10h30 pour travailler essentiellement le plain-chant du XVème dimanche après la Pentecôte & un peu de polyphonie (O Salutaris Hostia).

    Ici tout se passe admirablement bien. Je vais retrouver mes élèves pour leur cours de chant ecclésiastique. Je vous donnerai quelques nouvelles plus développées un peu plus tard.

    Retombées de la session d’Oxford de la Latin Mass Society

    Jeudi, septembre 6th, 2007

    Pas mal d’articles de la blogosphère tradie anglo-saxonne ont couvert les trois journées d’Oxford organisées par la Latin Mass Society afin d’apprendre à une cinquantaine de prêtres à célébrer la messe traditionnelle.

    Joseph Shaw, qui était présent, à publié trois articles sur le blog du New Liturgical Movement :

  • sur celui du 29 août, vous trouverez d’autres photos de la messe solennelle de la Décollation de saint Jean Baptiste - on voit en particulier la “French travelling Schola” chantant au lutrin sur les pages de graduel de chœur que j’avais fabriquées ad hoc.
  • sur celui du 30 août, on trouvera des photos de la messe pontificale de clôture, mais surtout la vidéo suivante :

  • Il s’agit d’un extrait du Magnificat du 2nd ton. Entre deux versets du chœur, on nous entends chanter le verset Et misericordia ejus a progenie in progenies * timentibus eum en faux-bourdon parisien. Ces faux bourdons parisiens ont marqué les esprits des participants à ces journées de formation, il semblerait que la pratique soit tombée passablement en désuétude dans le monde anglo-saxon. Il s’agit pourtant d’une partique fort ancienne, que nous pratiquons abondemment à Saint-Eugène. Contrairement aux anciens faux-bourdons italiens, allemands ou espagnols, les faux-bourdons de l’école française ont toujours conservé une saveur archaïque en gardant au ténor le chant liturgique. Cela induit un style harmonique particulier archaïsant, là où les écoles voisines de notre pays font fleurir des harmonies plus modernes, s’étant affranchi de la règle de la conservation du plain-chant au ténor. On trouve les formules françaises dans les livres liturgiques du XVIIème au XIXème siècle, mais elles sont sans doute bien antérieures & transmises par traditions orales. Ainsi la plupart de ces formules s’observent déjà dans les Magnificat de Claudin de Sermisy qui sont publiés au XVIème siècle (Sermisy compose les versets pairs en musique & les fait alterner avec des faux-bourdons sur les versets impairs de ses 8 Magnificat).

  • Quelques photos de plus par Joseph Shaw, toujours sur The New Liturgical Movement.
  • Le même 30 août, Joseph Shaw a également publié sur son propre blog, Oxford Events quelques photos supplémentaires.
  • A Merton, j’étais aussi très heureux de rencontrer l’abbé Tim Finigan, dont je suis un lecteur assidu de son blog, The Hermeneutic of Continuity. Voici ses différents compte-rendus des journées d’Oxford :

  • présentation générale de la session,
  • compte-rendu personnel : “hard work and glorious liturgy”,
  • un post sur la librairie Saint-Philippe, qui est LA librairie catholique d’Oxford. Philippe, Marc & moi nous y sommes ruinés. J’en suis revenu avec un commentaire de Nicole - édition XVIIIème - sur le Pater & les offices de l’Eglise, un antiphonaire dominicain, un monumental pavé analysant la législation papale sur la musique sacrée depuis les origines jusqu’au XXème siècle, & une édition moderne du sacramentaire de Fulda.

    DEO GRATIAS !

  • Dernière messe du R.P. de Langalerie à Saint-Eugène

    Jeudi, septembre 6th, 2007

    Demain, vendredi 7 septembre (Vigile de la Nativité de la Vierge Marie) à 19h, le R.P. Jean-Bernard de Langalerie célébrera une Messe d’action de grâce chantée par la Schola.

    Marc Bouillaguet dirigera le plain-chant grégorien et “yours Suzy” dirigera la polyphonie.
    Suzy vous propose de vous retrouver vers 18h15 (18h30 au plus tard) pour faire un raccord.
    Elle compte sur votre présence pour entourer ce merveilleux prêtre qui nous a tant donné pendant six ans.

    Je serai de tout cœur avec vous depuis Arequipa.

    La Schola le retrouvera le 22 septembre prochain pour une petite soirée d’adieu chez Suzy.