Chroniques d’Arequipa IV - Second jour de festival

14 septembre 2007 - 21:59 par Archiparaphoniste

petitdej.jpg

Petit-déj au séminaire comme tous les jours à la table du recteur. Celui-ci est au lit malade. Autour de sa place vide, le Padre Peter (à gauche - une personnalité exceptionnelle) & le Padre Carlos (prêtre espagnol).

santacatalina01.jpg

Ce matin, l’Alliance Française nous a organisé une visite du principal site touristique d’Arequipa, le couvent de Santa Catalina (Sainte Catherine de Sienne). Ce monastère de moniales dominicaines ouvre au public une partie de ses exceptionnels bâtiments remontant aux XVIème - XVIIème siècle.

santacatalina02.jpg

Le couvent renferme un nombre exceptionnel de peintures baroques.

santacatalina03.jpg

Comme beaucoup d’hôtels particuliers d’Arequipa, le couvent affiche de splendides couleurs ocre & indigo sur les murs de ses cours intérieures. Il s’étend sur 2 hectares !

santacatalina04.jpg

Sur les terrasses du couvent. :-)

santacatalina05.jpg

Le couvent comporte trois cloîtres, six rues, de nombreuses places & fontaines : c’est un vrai village autonome au cÅ“ur d’Arequipa. A l’origine, il recevait les filles de l’aristocratie coloniale. Chacune disposait de sa maison & pouvait entretenir 5 domestiques. Le Pape Pie IX y a mis bon ordre au XIXème siècle, obligeant ces dames dominicaines à la vie commune & les forçant à renvoyer leurs servantes. Les nombreuses maisons du couvent ne servent plus désormais qu’au bonheur des visiteurs.

santacatalina06.jpg

L’église conventuelle, vue depuis une des places à l’intérieur du couvent.

santacatalina07.jpg

Bien sûr, Santa Cataline regorge aussi de témoignages du baroque andin.

santacatalina08.jpg

Avant le cours de grégorien de l’après-midi, partie endiablée de football au séminaire. Le Pérou fout sa raclée à la Belgique … ;-)

Mais que fais donc Serge sans short ? Est-ce bien réglementaire ???

One Response à “Chroniques d’Arequipa IV - Second jour de festival”

  1. Amélie Dit:

    Toutes* ces photos sont éblouissantes, avec une mention spéciale pour les portes en bois ouvragé ouvertes sur la fontaine, les contrastes terre/indigo et le Misti sur champ d’azur.

    Ainsi le lit du recteur est malade? Dans le bled du cours élémentaire se trouve la phrase qui a le plus réjoui mon enfance taciturne: “un vieux tigre dormait dans sa cage qui n’avait plus de dents”. Non, l’hypallage n’a pas d’âge, et la vie n’est qu’un tissu de coups de poignards qu’il faut savoir boire goutte à goutte.

    Enfin j’aime bien la hiérarchisation ritonienne et la rigueur méthodique des présentations. Entre le” Padre Peter (à gauche - une personnalité exceptionnelle)” et “le Padre Carlos (prêtre espagnol)”, moi, au petit déjeuner, j’aurais plutôt choisi d’être en face du deuxième: en effet je ne supporte pas la voix humaine moins d’une heure après mon réveil, alors, comme je ne suis pas hispanisante…

    Humainement, Archie, on sent surtout que ça se passe super mal avec tout le monde, et qu’ Arequipa ne peut ABSOLUMENT pas être considérée, actuellement, comme une pépinière de talents qui forcent (même de loin) la sympathie et l’admiration.

    * Euh, une exception subjective, mais radicale pour les “témoignages du baroque andin” dont regorge Santa Catalina: la prudence de la périphrase conjuge pertinemment l’hésitation et la bienveillance devant les choix esthétiques différents des cultures voisines (!).

Laissez une réponse.