Le Patriarche Alexis II à Notre-Dame de Paris - reportage photos

3 octobre 2007 - 23:56 par Archiparaphoniste

Cet après-midi, après avoir été reçu à l’Elysée par le président de la République, & après avoir rencontré Mme Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur en charge des cultes, Sa Sainteté le Patriarche Alexis II de Moscou & de toutes les Russies s’est rendu à Notre-Dame de Paris afin d’y vénérer la Sainte Couronne d’Epines.

Clin d’Å“il de la Providence, alors que je sortais de cours, j’ai eu la joie d’escorter en Vélib sur plusieurs centaines de mètres la voiture officielle du patriarche - m’inclinant pour sa bénédiction -, l’intense circulation sur les quais empêchant le cortège officiel d’avancer !!! ;-)

La visite du Patriarche (qui rappelons-le est à la tête de la plus grande église orthodoxe au monde) a été particulièrement émouvante, & a donné lieu à un grand concours de peuples (catholiques comme orthodoxes) & de clergés (3 cardinaux, de nombreux évêques catholiques & orthodoxes).

En voici quelques photos parmi la centaine que je pris.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Discours de Sa Sainteté le Patriarche Alexis II.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Avec S.E. Mgr Vingt-Trois, archevêque de Paris.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Sa Sainteté Alexis II offre à Mgr Vingt-Trois une copie de l’icône miraculeuse de Notre-Dame de Vladimir, qui délivra la Russie au XIVème siècle de l’invasion de Tamerlan.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Dans les stalles de Notre-Dame.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Idem ac supra.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Encensement de la Sainte Couronne d’Epine du Christ.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Chant d’un petit office d’action de grâces byzantin. Les officiants russes ont des voix extraordinaires, celle du diacre en particulier est magnifique. Ils savent proclamer la liturgie, voilà tout.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Vénération de la Sainte Couronne par le Patriarche de Moscou.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Fin de l’office.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Retour de la Sainte Couronne au trésor de Notre-Dame.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Prélats & évêques latins dans la procession de sortie.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Idem ac supra.

Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris

Evêques orientaux dans la procession de sortie.

Le chÅ“ur russe qui a chanté était proprement extraordinaire, leur chant particulièrement soignée : articulations parfaites du texte, nuances, puissance vocale, plénitude des harmoniques. Je n’ai pas jusqu’alors ouï de chant ecclésiastique slavon aussi techniquement parfait & à la spiritualité véritablement immédiate. J’ignore si c’était le chÅ“ur patriarcal, le site du diocèse de Chersonèse parle simplement d’une “chorale d’hommes venue de Moscou”.

En face d’une perfection liturgique russe, les Occidentaux ont fait bien pâle figure. Pour moi, c’est symptomatique du naufrage de nos traditions liturgiques occidentales & de la décadence liturgique & musicale qui afflige notre Eglise. A l’entrée, une schtroumphette tentait de faire chanter à la foule cet épouvantable Laudate Dominum composé par quelqu’un qui n’a jamais su ce qu’était le latin & qui ne peut même pas imaginer que cette langue possède une accentuation. L’orgue, privé de tout rôle véritablement liturgique, s’est cantonné à quelques conduits sans grandeurs durant les processions. La maîtrise s’est bornée à chanter à l’arrivée de la Sainte Couronne un motet qui pouvait bien être un Adoramus te, tant l’intelligence du texte en est demeurée mystérieuse. Le chant du Pater noster était musicalement totalement raté, surtout au regard du sublime Otche Nach pris immédiatement après par les Orthodoxes. (Ne parlons pas du grotesque nouvel encensoir de Notre-Dame). Comment pouvons-nous donner envie aux Orthodoxes de nous fréquenter ?

9 Responses à “Le Patriarche Alexis II à Notre-Dame de Paris - reportage photos”

  1. Archiparaphoniste Dit:

    © Crédit photographique : Henri Adam de Villiers - octobre 2007.

  2. Altaria Tuhat d'Auminé Dit:

    Cher Archie! A nouveau de magnifiques photos, et cette délicieuse implication passionnelle!
    Ouf, je respire: le coup des gammes pythagoriciennes m’avait donné envie de te prescrire du Solfégic 2000 trois fois par jour pendant un trimestre, avec les compliments d’Hermès Trismégiste (rite écossais).

    Pour ma part, je n’ai aucune difficulté à “donner envie aux orthodoxes de [me] fréquenter”. C’est d’abord une question de coiffure en général.

    Plusieurs de tes appréciations me conviennent tout à fait. Par exemple, va pour la “pâle figure” (teint d’albâtre), le “naufrage” (je n’ai pas toujours eu de baignoire),”l’orgue privé” (tellement pratique) et le “grotesque nouvel encensoir” (que celui qui n’a jamais laissé une cigarette allumée dans un sac à main me jette la première bière).

    En revanche à propos de “la chorale d’hommes venue de Moscou”, je trouve le site du diocèse de Chersonèse aussi approximatif que l’articulation des sbires de la Schtroumphette dans le motet à l’arrivée de la Sainte Couronne.*

    Et là, je m’arrête, muette de ravissement: quelle phrase ce blog ne me donne-t-il pas d’écrire!
    Ou encore: idem ac supra. Waaaaaaaaaah! Magique. Du métro au Métropolite.

    Me voilà d’humeur à lancer hors de propos un vibrant Panégyriton.
    Amis lecteurs, vraiment: les anathèmes n’ont jamais été aussi décoratifs. Et pourtant, me semble-t-il, le propos de ce blog n’est rien moins qu’éloigné de la pure thésaurisation de gadgets tridentino-vintage (dénoncée par Tolkien sous la métaphore de Smaug ou “syndrôme du dragon de sacristie”).

    Quelle chance nous avons. A quoi avons-nous accès, au fond, sur ce blog?

    Réponse d’une correspondante transrituelle remplie d’émerveillement sinon devant les détails, du moins par le parcours proposé: non seulement la recension passionnée des ferments de vitalité liturgique fondés en orthodoxie et en tradition, mais encore -animant ladite recension - la maturation d’une cohérence spirituelle profonde, puisée/ dirigée tous azimuts (=catholique) et vivante puisque mise en oeuvre avec des gens (= étymo de liturgie, non?). Une cohérence destinée à investir l’homme tout entier, à nous investir, nous, lecteurs, chantres de la gloire divine que nous sommes tous en puissance!

    Je n’ai rien bu, mais je fais semblant de me calmer.
    Disons que nous (même encore loin de cette implication totale) au moins, nous la voyons, cette cohérence (cet arbre), grandir chez une personne que nous connaissons: le type -légèrement hyperactif- qui prend le temps et nous fait l’honneur de nous partager ses découvertes sur ce blog. Vu l’essence de la cohérence en question, je ne suis pas sûre qu’il ait le choix. Peu importe. MERCI RITON.

    Et à propos, attendu que pour une fois j’ai été sé-rieuse sur plus d’un paragraphe (je ne préciserai pas davantage) cette gueulante: dites donc, amis internautes qui avez le goût de parcourir ce blog, ça vous ennuierait de réagir davantage? J’aimerais lire autre chose que les messages de blonde que j’envoie.

    Altaria

    * Et que nous arrive-t-il de Moscou sinon des oeufs Fabergé de contrebande, des chorégraphes neurasthéniques et des choeurs d’homme à la capillarité exacerbée?
    Meuh non, Tante Hilda-Carlehilde! demande au chasseur de Pétrossian: pas d’esturgeons au Kremlin, et le Kamtchatka est tout au bout.

  3. Tante Zulma-Carlehilde Dit:

    Comment, transrituelle? Petite dévergondée! Après ce que ton éducation nous a coûté en Dom-lefebvre-AVEC-la-musique, scolarité hors-contrat, mantilles au point d’Alençon et pains aux noix+ confiture de figues made in Barroux?

    Et tu nous infliges cet affront publiquement, élargissant de surcroît - s’il était possible- l’abîme de perplexité et d’angoisse où nous plonge déjà ta répugnance à adopter un état civil plus conforme à ton âge.

    Quand je pense que tout enfant, tu avais déjà la désinvolture d’une cantatrice texane divorcée: laisse-moi te dire qu’avec des mails de ce genre, tu ne prends pas le chemin de trouver un mari dont te débarrasser avec éclat.

    Que cherches-tu donc? Que ton Oncle Oswald te chasse à courre, comme les témoins de Jéhovah et les huissiers?
    Ou préfères-tu rester ligotée dans la salle d’armes, devant la video du cours de déchiffrage grégorien de la schola Saint Barnave (Roubaix, 29 novembre 1982)? Je te rappelle que la projection de cet enregistrement a déjà remplacé la peine de mort dans sept états américains.*

    Tu continues sur cette lancée et je te déshérite.

    *Lord A. H***, du New Jockey Ramy Club, n’eut pas manqué de s’exclamer ici: “Quel spectacle affreux pour une enfant déjà si perturbée!”. [Fameuse citation où le désastreux rejeton se voit infliger l’opprobre d’aieules non moins douteuses.]

    Mon affectueuse gratitude aux jeunes gentlemen dont les références cinématographiques donnent à l’épreuve que je traverse un précédent illustre propre à la transcender. Puissent-ils également compromettre ma nièce dans la mesure de leurs disponibilités actuelles et sous réserve d’un patrimoine immobilier conséquent.

  4. Roberto Bloomfield Dit:

    Rapport à la gueulante de la p’tite môme, je m’ suis causé comme ci: ben dis donc, mon Bébert, que j’ m’avise, t’sentirais-t-y en veine de pérorer queuque chose de biau?

    Et vlà-t-y pas qu’ j’avons rien trouvé comme sottise: c’est pas comme d’autres, ou voire! Et que j’ te cherche des poux dans la tête, ma foi, que j’te pèse des oeufs d’mouche dans des balances en toiles d’araignées: hardi, tope là Lisette qu’a fait, la ceusse avec son instruction d’bouquin!

    Nenni, n’y a point d’mystère, que je pense: le brave de p’tit gars, y fait du bon boulot. Alors j’y dis l’ar de rin, comme qui passe, ben continue mon fils et pis c’est marre.

  5. Wolfgang de Banlyeux Dit:

    Dites donc Roberto, l’état du domaine requiert de votre part un peu d’attention ces temps-ci: par ailleurs épousseter la bibliothèque ne signifie pas non plus profiter de ma connexion illimitée pour visiter des blogs suspects.

  6. Lizzie B. Dit:

    Tous ces messages codés sont insupportables. Jane, pour la dernière fois: BFGGGH45 1000VAZ (meuble du salon). Et bravo pour la pluie.

  7. Amélie Dit:

    Moi, sur cette page, c’est le message d’Archiparaphoniste que je préfère: l’économie, mais pas au détriment de l’exactitude; la concision, mais dans l’ouverture au dialogue; la petite touche personnelle, enfin, mais fondue comme en asentiment total à la cohésion ecclésiale.

    En revanche, je suis choquée de voir comme certain(e)s correspondant(e) faillotent; ça sent vraiment les piliers de chorale assidus aux activités, limite tâtillons sur les horaires voire obséquieux avec le chef.

  8. Archiparaphoniste Dit:

    C’est merveilleux, chère Altaria, voilà que désormais, grâce à votre appel au peuple, ce blog est commenté par une pléiade de lecteurs brillantissimes !!!

  9. Altaria Tuhat d'Auminé Dit:

    Mais Archie, vous savez bien que j’adooôore le peuple, quand bien même j’aurais longtemps souhaité qu’on lui tourne le dos à l’hôtel.
    à l’hôtel.Méfiez-vous cependant: certains lecteurs ne sont assurément rien de plus que des insomniaques désoeuvrés, car tout ce qui brille ne dort pas.

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