Archives de novembre 2007
Saint André, apôtre - Alleluia - Graduale Romanum 1905
Vendredi, novembre 30th, 2007Conditor Alme Siderum - Hymne des vêpres de l’Avent
Jeudi, novembre 29th, 2007Attribué à Virgile Le Blanc (ed. 1592).
| Conditor Alme Siderum - hymne de l’Avent, à vêpres. 4 voix mixtes (SATB). 1 page. |
3 € |
Conditor Alme Siderum est la fameuse hymne des vêpres de l’Avent dont la composition initiale remonte au IXème siècle. Dans les livres liturgiques anciens, sa mélodie est en géénral très clairement notée selon un rythme ternaire joyeux. C’est ce rythme ternaire qui est usuellement repris par les compositeurs polyphoniques. En voici un bel exemple, tiré des Paraphrases des Hymnes & Cantiques spirituelz pour chanter avec la Doctrine chrestienne, publié en 1592 à Lyon par le R.P. Coyssard, de la Compagnie de Jésus. La musicologue Denise Launay, qui a étudié cet ouvrage, attribue la paternité de la musique qui y est notée à Virgile Le Blanc. Ce livre de chants tient une position clef dans l’histoire de la musique sacrée catholique : c’est en effet l’un des tous premiers exemples que nous ayons d’une réaction musicale à la musique de la Réforme protestante au lendemain du Concile de Trente. Abandonnant résolument l’antique contrepoint, le compositeur écrit des harmonisations verticales, à la tournure populaire.
Notre adaptation conserve le ton ternaire le plus usuel du plain-chant à voix seule pour les strophes impaires de l’hymne, tandis que les strophes paires reçoivent l’harmonisation à 4 parties de Virgile Le Blanc.
Le ton original de Fa Majeur est un peu tendu pour les voix. On peut chanter en Mib Majeur, ou alors, réagencer les parties de sorte à chanter les 4 lignes dans l’ordre suivant : Ténor - Superius - Altus - Bassus, ce qui a pour effet de placer le chant liturgique au Ténor.
Le texte ici présenté est le texte antique de cet hymne, non celui corrigé par la Commission Médicéenne.
Concert de l’Ensemble Aquilon ce soir
Jeudi, novembre 29th, 2007
Nous vous recommandons à nouveau ce concert de nos amis de l’Ensemble Aquilon. La plupart de ses membres ont déjà chanté à Saint-Eugène dans le passé. Les membres de la Schola Sainte Cécile & leurs amis bénéficieront du tarif réduit.
Vigile de Saint André, apôtre - Graduel - Graduale Romanum 1905
Jeudi, novembre 29th, 2007Vigile de Saint André, apôtre - Communion - Graduale Romanum 1905
Jeudi, novembre 29th, 2007Solennité de sainte Cécile, patronne (dimanche 25 novembre 2007)
Mercredi, novembre 28th, 2007Voici quelques photos de la dernière solennité de sainte Cécile, patronne des musiciens, de notre paroisse & de notre Schola.
Avant la messe, les partitions sont prêtes.
Une partie des instrumentistes, pendant l’entrée.
Le clergé arrive devant l’autel.
Messe avec diacre & sous-diacre. Les ornements - prêtés par une grande paroisse parisienne - sont somptueux (c’est un remontage fait au XIXème siècle de broderies du XVIème siècle). Les mêmes avaient aussi servi pour la messe de la solennité de saint Eugène le dimanche précédent.
Bénédiction finale du célébrant, le R.P. de Langalerie, ancien vicaire.
La Schola Sainte Cécile après la messe.
Fête de la Médaille miraculeuse - Pèlerinage de la paroisse Saint-Eugène à la rue du Bac
Mardi, novembre 27th, 2007Voici quelques photos de la très belle & très émouvante cérémonie de ce jour. A l’invitation de notre nouveau curé Monsieur l’abbé Batut, notre paroisse faisait un pèlerinage à la chapelle de la rue du Bac au jour même de la fête de la Manifestation de la Médaille miraculeuse de l’Immaculée Vierge Marie. Ce fut une grande joie de chanter la messe traditionnelle dans ce lieu & à cette date.
La messe qui fut chantée fut celle du propre de la Congrégation de la Mission (nous sommes en terre lazariste), presque la même que celle du propre de Paris hormis l’Alleluia.
L’offertoire.
Une chapelle comble, beaucoup de visages connus. Finalement beaucoup de paroissiens ont pu se libérer pour cette messe extraordinaire (extraordinaire à plus d’un titre) qui était pourtant relativement tôt (17h). Le forum catholique parle ce soir de 800 personnes. Distribuant la communion, on aperçoit Monsieur le Curé (au centre), le R.P. de Langalerie, ancien vicaire (côté évangile), Monsieur l’Abbé Iborra, vicaire (côté épître) & Monsieur le Chapelain de la chapelle (dans la nef), qui nous a très aimablement reçus.
Les fidèles reçoivent la communion à genoux à l’entrée du chÅ“ur, tandis que la Schola chante le Magnificat royal.
L’autel pendant la communion, avec le missel tridentin de la chapelle & ses canons aimablement mis à notre usage par Monsieur le Chapelain.
O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.
Vierge sainte, au milieu de vos jours glorieux, vous n’oubliez pas les tristesses de la terre ; jetez un regard de bonté sur notre paroisse, notre schola, donnez à tous l’espérance & la paix, & comblez-nous de vos bénédictions.
Vous trouverez sur le site du forum catholique un autre reportage photo.
Vous pouvez aussi consulter le site web de la Chapelle de la Médaille miraculeuse pour de plus amples informations sur ce sanctuaire parisien de pèlerinages.
Merci au R.P. Ponsard, chapelain, pour son généreux accueil. Merci au talentueux organiste de la chapelle, Maître Vincent Coupel, pour son accompagnement & ses remarquables improvisations sur le plain-chant de l’offertoire & de la communion. Merci aux sÅ“urs qui nous ont accueillis chez elles (l’une d’entre elle est venue nous remercier très chaleureusement après la messe à la tribune, en nous demandant de revenir quand nous le souhaitions !).
DEO GRATIAS.
Manifestation de la Médaille miraculeuse - Introït - Messes propres de Paris 1925
Mardi, novembre 27th, 2007Manifestation de la Médaille miraculeuse - Graduel - Messes propres de Paris 1925
Mardi, novembre 27th, 2007Manifestation de la Médaille miraculeuse - Trait - Messes propres de Paris 1925
Mardi, novembre 27th, 2007Manifestation de la Médaille miraculeuse - Offertoire - Messes propres de Paris 1925
Mardi, novembre 27th, 2007Manifestation de la Médaille miraculeuse - Communion - Messes propres de Paris 1925
Mardi, novembre 27th, 2007Programme des vêpres - dimanche 25 novembre - 15h30 - Eglise Saint-Germain-des-Prés
Vendredi, novembre 23rd, 2007Vous trouverez ici le programme des vêpres que nous chanterons avec Nicolas Pichon à l’orgue ce dimanche 25 novembre à 15h30 en l’Eglise Saint-Germain-des-Prés (Paris VI).
Répétition pour les chantres souhaitant y participer ce samedi de 17h à 18h, avant la répétition générale du chœur.
Saint Clément (23 novembre) - Premières vêpres, à Magnificat - Offices notés complets de Paris - 1899
Jeudi, novembre 22nd, 2007Simon Leys, L’empire du laid
Jeudi, novembre 22nd, 2007L’empire du laid - le talent est toujours une insulte à la médiocrité - l’ignorance, l’obscurantisme, le mauvais goût, la stupidité sont des forces actives.
En cette fête de sainte Cécile, je suis heureux de reproduire ici ce texte - profond au-delà du sarcasme - de l’écrivain d’origine belge Simon Leys, beau texte procuré par Amélie que je remercie ici vivement. Ainsi donc, la lutte du beau & du laid serait-elle consubstantielle de la lutte du bien & du mal ? Qui en douterait, sachant que Dieu est le souverainement beau & bien. Puisse sainte Cécile en ce jour de sa fête intercéder pour nous en ce combat.
Chronique de Simon Leys parue sous le titre “La chronique des antipodes” dans Le Magazine Littéraire n°440 de mars 2005.
Les Indiens de la côte du Pacifique étaient de hardis navigateurs. Ils taillaient leurs grandes pirogues de guerre dans le tronc d’un de ces cèdres géants dont les forêts couvraient tout le nord-ouest de l’Amérique. La construction commençait par une cérémonie rituelle au pied de l’arbre choisi, pour lui expliquer le besoin urgent qu’on avait de l’abattre, et lui en demander pardon. Chose remarquable, à l’autre côté du Pacifique, les Maoris de Nouvelle-Zélande creusaient des pirogues semblables dans le tronc des kauri ; et là aussi, l’abattage était précédé d’une cérémonie propitiatoire pour obtenir le pardon de l’arbre.
Des mÅ“urs aussi exquisément civilisées devraient nous faire honte. Tel fut mon sentiment l’autre matin ; j’avais été réveillé par les hurlements d’une scie mécanique à l’Å“uvre dans le jardin de mon voisin, et, de ma fenêtre, je pus apercevoir ce dernier qui - apparemment sans avoir procédé à aucune cérémonie préalable - présidait à l’abattage d’un magnifique arbre qui ombrageait notre coin depuis un demi-siècle. Les grands oiseaux qui nichaient dans ses branches (une variété de corbeaux inconnue dans l’hémisphère Nord, et qui, loin de croasser, a un chant surnaturellement mélodieux), épouvantés par la destruction de leur habitat, tournoyaient en vols frénétiques, lançant de déchirants cris d’alarme. Mon voisin n’est pas un mauvais bougre, et nos relations sont parfaitement courtoises, mais j’aurais quand même bien voulu savoir la raison de son ahurissant vandalisme. Devinant sans doute ma curiosité, il m’annonça joyeusement que ses plates-bandes auraient désormais plus de soleil. Dans son Journal, Claudel rapporte une explication semblable fournie par un voisin de campagne qui venait d’abattre un orme séculaire auquel le poète était attaché : “Cet arbre donnait de l’ombre et il était infesté de rossignols.”
La beauté appelle la catastrophe aussi sûrement que les clochers attirent la foudre. Les services publics qui font passer une autoroute au milieu de Stonehenge, ou un chemin de fer à travers les ruines de Villers-la-Ville, le moine qui met le feu au Kinkakuji, la municipalité qui transforme l’abbatiale de Cluny en une carrière de pierres, l’énergumène qui lance un pot d’acrylique sur le dernier autoportrait de Rembrandt, ou celui qui attaque au marteau la madone de Michel-Ange, obéissent tous, sans le savoir, à une même pulsion.
Un jour, il y a longtemps, un minuscule incident m’en a donné l’intuition. J’étais en train d’écrire dans un café ; comme beaucoup de paresseux, j’aime sentir de l’animation autour de moi quand je suis sensé travailler - ça me donne une illusion d’activité. Aussi la rumeur des conversations ne me dérangeait pas, ni même la radio qui beuglait dans un coin - toute la matinée, elle avait déversé sans interruption des chansonnettes à la mode, les cours de la Bourse, de la “muzak”, des résultats sportifs, une causerie sur la fièvre aphteuse des bovins, encore des chansonnettes, et toute cette panade auditive coulait comme de l’eau tiédasse fuyant d’un robinet mal fermé. Et d’ailleurs, personne n’écoutait. Tout à coup - miracle ! - pour une raison inexplicable, cette vulgaire routine radiophonique fit place sans transition à une musique sublime : les premières mesures du quintette de Mozart prirent possession de notre petit espace avec une sereine autorité, transformant cette salle de café en une antichambre du Paradis. Mais les autres consommateurs, occupés jusqu’alors à bavarder, à jouer aux cartes ou à lire les journaux, n’étaient pas sourds après tout : en entendant ces accents célestes, ils s’entre-regardèrent, interloqués. Leur désarroi ne dura que quelques secondes - au soulagement de tous, l’un d’entre eux se leva résolument, vint tourner le bouton de la radio et changea de station, rétablissant ainsi un flot de bruit plus familier et rassurant, qu’il fut à nouveau loisible à chacun de tranquillement ignorer.
A ce moment, je fus frappé d’une évidence qui ne m’a jamais quitté depuis : les vrais Philistins ne sont pas des gens incapables de reconnaître la beauté - ils ne la reconnaissent que trop bien, ils la détectent instantanément, et avec un flair aussi infaillible que celui de l’esthète le plus subtil, mais c’est pour pouvoir fondre immédiatement dessus de façon à l’étouffer avant qu’elle ait pu prendre pied dans leur universel empire de la laideur. Car l’ignorance, l’obscurantisme, le mauvais goût, ou la stupidité ne résultent pas de simples carences, ce sont autant de forces actives, qui s’affirment furieusement à chaque occasion, et ne tolèrent aucune dérogation à leur tyrannie. Le talent inspiré est toujours une insulte à la médiocrité. Et si cela est vrai dans l’ordre esthétique, ce l’est bien plus encore dans l’ordre moral. Plus que la beauté artistique, la beauté morale semble avoir le don d’exaspérer notre triste espèce. Le besoin de tout rabaisser à notre misérable niveau, de souiller, moquer, et dégrader tout ce qui nous domine de sa splendeur est probablement l’un des traits les plus désolants de la nature humaine.
Programme de la solennité de sainte Cécile, Vierge & Martyre, patronne de la paroisse & des musiciens
Jeudi, novembre 22nd, 2007Saint-Eugène, le dimanche 25 novembre 2007, grand’messe de 11h.
Direction & flûte basse : Henri de Villiers
Hélène Richer, dessus - Damien Labruyère-Weiszäcker, contralto - Christophe de Sèze, Sébastien Mahieuxe & Amine Hadef, tailles - Constant Balaÿ, basse
Hilaire Vallier & Sébastien Mahieuxe, flûtes - Pierre-Alain Chouard, violon - Gilles Lacombe, cor anglais - Pierre Isabellon, viole de gambe - Stanley Smith, violoncelle - John Chappuis, guitare baroque
Saint-Germain-des-Prés, le dimanche 25 novembre 2007, vêpres de 15h30.
Les chantres de la Schola Sainte Cécile vous convient à ces vêpres de sainte Cécile qu’ils chanteront en vieux plain-chant parisien.
L’orgue de Saint-Germain-des-Prés sera touché par Maître Nicolas Pichon.
Les psaumes & le Magnificat seront ornés de faux-bourdons parisiens.
Conformément à la tradition, l’orgue alternera avec le chÅ“ur & figurera certaines parties de l’office, improvisant :
Entrée libre - libre participation aux frais.
Céciliades 2007 - 25 novembre 2007
Mercredi, novembre 21st, 2007
Solennité de sainte Cécile, patronne des musiciens
A la grand’messe de 11h, en l’église Saint-Eugène - Sainte-Cécile (Paris IX)
La Schola interprétera la Messe H.1 pour chœur à 4 voix & instruments de Marc-Antoine Charpentier, ainsi que les grands motets Nisi Dominus du même auteur & Tantum ergo de Michel-Richard de La Lande.
*
L’après-midi à 15h30 en l’église Saint-Germain-des-Prés (Paris VI)
Les chantres de la Schola chanteront en vieux plain-chant parisien les secondes vêpres faux-bourdonnées de sainte Cécile, Maître Nicolas Pichon touchera les orgues.
(vous trouverez sur ce site les antiennes, l’hymne & l’antienne de Magnificat de ces vêpres en vieux plain-chant parisien - les cinq pièces du propre de la messe sont données ci-après dans le même chant).
Sainte Cécile (22 novembre) - Introït - Offices notés complets de Paris - 1899
Mercredi, novembre 21st, 2007Sainte Cécile (22 novembre) - Graduel - Offices notés complets de Paris - 1899
Mercredi, novembre 21st, 2007Sainte Cécile (22 novembre) - Alleluia - Offices notés complets de Paris - 1899
Mercredi, novembre 21st, 2007Sainte Cécile (22 novembre) - Offertoire - Offices notés complets de Paris - 1899
Mercredi, novembre 21st, 2007Sainte Cécile (22 novembre) - Communion - Offices notés complets de Paris - 1899
Mercredi, novembre 21st, 2007Sainte Cécile (22 novembre) - Secondes vêpres, à Magnificat - Offices notés complets de Paris - 1899
Mercredi, novembre 21st, 2007Solennité de saint Eugène - photos de la messe
Mardi, novembre 20th, 2007Voici quelques photos de notre messe patronale de dimanche dernier, où nous faisions la solennité de saint Eugène, premier évêque de Tolède, disciple de saint Denys, martyrisé à Deuil-la-Barre près de Paris.
Avant la messe, il y eut comme chaque année la procession des reliques de saint Eugène détenues à la sacristies. Ces reliques ont été offertes à la paroisse à sa création au XIXème siècle, elles proviennent de l’abbaye de Longpont, qui les avaient reçues au début du XVIIIème siècle de l’Abbaye royale de Saint-Denys, où le corps de saint Eugène a reposé depuis les invasions normandes jusqu’à sa quasi restitution par la France lors d’un traité de paix avec l’Espagne au XVIème siècle.
Voici quelques photos que j’ai pu prendre durant l’offertoire depuis la tribune, tandis que l’orgue jouait. Le zoom est assez fort, ce qui explique le manque de netteté
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