Archives de décembre 2007

Chant de la Généalogie de saint Matthieu dans le rit dominicain

Lundi, décembre 31st, 2007

La semaine dernière, nous diffusions sur ce blog le chant de la Généalogie selon saint-Matthieu chantée en plain-chant d’Amiens. Voici le même chant de cet évangile qui termine l’office nocturne de Noël juste avant la messe de minuit, mais cette fois dans le rit dominicain.


Cet évangile - si typique des anciennes liturgies pour la fête de la Nativité - est ici chanté par le R.P. Benedict Jonak, op, diacre, au couvent des dominicains d’Oxford.

Programme de la messe du jour octave de Noël - Fête de la Circoncision du Seigneur

Lundi, décembre 31st, 2007
La Nativité

Saint-Eugène, le mardi 1er janvier 2008, grand’messe de 11h (raccord à 10h30).

  • Procession d’entrée : Orgue – improvisation sur le Veni Creator
  • Pour implorer l’assistance du Saint Esprit pour l’année qui s’ouvre : Chant du Veni Creator Spiritus – alternances polyphoniques du chanoine Nicolas-Mammès Coutu-rier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres – Aujourd’hui, on peut gagner une indulgence plénière aux conditions ordinaires par le chant public du Veni Creator
  • Kyriale VIII - De Angelis
  • Séquence de Noël : Votis Pater annuis – prose du propre de Paris – selon la tradition, l’orgue chante les versets impairs – traduction du XVIIIème siècle
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Noël d’orgue de Claude Bénigne Balbastre (1727 † 1799), organiste de Notre-Dame de Paris et de Saint-Roch
  • Après la Consécration : O salutaris sur « A la venue de Noël » – Henri Adam de Villiers
  • Pendant la communion : Noëls d’orgue de Claude Bénigne Balbastre
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Adeste fideles - cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

    Sermisy - Magnificat octavi toni

    Lundi, décembre 31st, 2007

    Claudin de Sermisy (1490 † 1562), sous-maître de la Chapelle royale, chanoine de la Sainte-Chapelle, de Notre-Dame-de-La-Rotonde de Rouen & de Sainte-Catherine de Troyes.

    Magnificat octavi toni
    5 voix mixtes (SATBB).
    6 pages - 8ème ton (mode de sol).

    13 €

    Surtout connu de nos jours par son abondante production de chansons françaises profanes, Claudin de Sermisy a laissé également une production de musique sacrée de grande qualité.

    Ce Magnificat du 8ème ton est le dernier d’une série complète de 8 Magnificat sur les 8 tons d’Eglise. Sermisy alterne les versets selon deux formes : les versets impairs sont en faux-bourdon, les pairs en musique. Il y aura donc avantage à donner cet Å“uvre à deux chÅ“urs séparés.

    Voici l’organisation des versets pairs en musique :

  • Et exultavit : choeur à 4.
  • Quia fecit : en trio.
  • Fecit potentiam : chÅ“ur à 4.
  • Esurientes : chÅ“ur à 4.
  • Sicut locutus est : duo en canon.
  • Sicut erat in principio : grand chÅ“ur conclusif à 5 parties (avec une Quinta pars entre le Tenor & le Bassus).
  • Les premières mesures de cette partition :

    Sermisy - Magnificat du 8ème ton

    Relâche pour les répétitions du samedi

    Vendredi, décembre 28th, 2007

    Demain, samedi 29 décembre 2007, pas de répétition à 18h en raison des vacances.

    Dimanche 30 décembre 2007, raccord pour les chantres à 10h30 avant la grand’messe (de même mardi 1er janvier 2008) : révision du plain-chant grégorien.

    Samedi 5 janvier 2008 : reprise des répétition : à 18h, répétition importante pour le beau programme de l’Epiphanie (avec instruments).

    Programme de la messe du dimanche dans l’octave de la Nativité

    Vendredi, décembre 28th, 2007
    La Nativité - Ecole française XVIIIème siècle

    Saint-Eugène, le dimanche 30 décembre 2007, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Adeste fideles - cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois
  • Kyrie & Gloria VIII - De Angelis
  • Séquence de Noël : Votis Pater annuis – prose du propre de Paris – selon la tradition, l’orgue chante les versets impairs – traduction du XVIIIème siècle
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Noël d’orgue de Claude Bénigne Balbastre (1727 † 1799), organiste de Notre-Dame de Paris et de Saint-Roch
  • Sanctus de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur « O Dieu que n’estois-je ne vie »
  • Après la Consécration : O salutaris sur « A la venue de Noël » – Henri Adam de Villiers
  • Agnus Dei de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur « A Minuit fut fait un réveil »
  • Pendant la communion : Salve puerule, chÅ“ur final de l’oratorio de Noël « In Nativitatem Domini nostri Iesu Christi Canticum » (H. 414) de Marc Antoine Charpentier
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Silence, ciel ! silence, terre ! - Noël de Normandie du XVIIIème siècle - harmonisation - Henri Adam de Villiers
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

    Photos de la messe de minuit 2007

    Vendredi, décembre 28th, 2007
    Noël 2007

    Au début de la messe de minuit

    Noël 2007

    La tribune pendant le chant du graduel Tecum principium

    Charpentier - In Nativitatem canticum (H. 414) - récitatif & chœur final des bergers

    Vendredi, décembre 28th, 2007

    Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle.

    In Nativitatem canticum (H. 414)
    récitatif & chœur final des bergers.

    5 voix mixtes (SATBB), 2 dessus instrumentaux
    & basse continue.
    5 pages.
    Tonalité :

    11 €

    Introduit par un récitatif de basse, le chÅ“ur final de l’oratorio de Noël H. 414 constitue un petit bijou de délicatesse pour le temps de Noël. Charpentier use ici de la tonalité de La majeur qu’il classifie comme “joyeux & champêtre” dans son tableau des énergies des modes.

    L’exécution pourra se passer du récitatif de la basse & des deux dessus instrumentaux s’ils faisaient défauts, le chÅ“ur pouvant suffire dans une exécution avec orgue.

    Ce très beau chÅ“ur a été enregistré par William Christie & les Arts Florissants (Charpentier - Antiennes “O” de l’Avent - 7,76 €).

    Vous pouvez écouter un enregistrement de cette partition sur Radio Cécile.

    Les premières mesures de cette partition :

    Marc-Antoine Charpentier - In Nativitatem canticum - récitatif de la basse (H. 414)

    Le chÅ“ur “Salve puerule” :

    Marc-Antoine Charpentier - In Nativitatem canticum - chœur Salve puerule (H. 414)

    Christus natus est nobis ! Joyeux Noël !

    Mardi, décembre 25th, 2007
    Henri Adam de Villiers & la Schola Sainte Cécile vous souhaitent un très joyeux Noël

    Programme de la messe du jour de Noël

    Lundi, décembre 24th, 2007
    La Nativité - Ecole française XVIIème siècle

    Saint-Eugène, le mardi 25 décembre 2007, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Adeste fideles - cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois
  • Kyrie & Gloria VIII - De Angelis
  • Séquence de Noël : Votis Pater annuis – prose du propre de Paris – selon la tradition, l’orgue chante les versets impairs – traduction du XVIIIème siècle
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Noël d’orgue de Claude Bénigne Balbastre (1727 † 1799), organiste de Notre-Dame de Paris et de Saint-Roch
  • Sanctus de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur « O Dieu que n’estois-je ne vie »
  • Après la Consécration : O salutaris sur « A la venue de Noël » – Henri Adam de Villiers
  • Agnus Dei de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur « A Minuit fut fait un réveil »
  • Pendant la communion : Salve puerule, chÅ“ur final de l’oratorio de Noël « In Nativitatem Domini nostri Iesu Christi Canticum » (H. 414) de Marc Antoine Charpentier
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Il est né le divin enfant - Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

    Chant de la généalogie de Notre Seigneur selon Matthieu

    Dimanche, décembre 23rd, 2007

    Depuis au moins le IVème siècle (comme l’atteste le récit de la pèlerine Egérie à Jérusalem), un évangile est chanté solennellement à la fin de l’office nocturne les dimanches & fêtes. Cet évangile de l’office divin s’est conservé à cet endroit dans la plupart des rits (série des 11 évangiles de la résurrection au rit byzantin, évangile auquel on répond Amen dans la règle de saint Benoît, etc…).

    Au rite romain pur cependant, il n’en reste plus grand chose : seul le premier verset de l’évangile du jour est chanté au troisième nocturne. Les différents usages diocésains français semblent toutefois avoir conservé une structure primitive plus ancienne du rit romain : usuellement, le chant solennel de l’évangile arrivait à la fin de l’office nocturne, entre un neuvième répons (disparu du romain) et le Te Deum.

    Pour la nuit de Noël, aussi bien chez les bénédictins que dans les antiques usages diocésains français, l’évangile des matines consiste en la généalogie du Christ selon saint Matthieu. Le chant solennel est modulé de toujours sur un ton très particulier, d’une grande beauté. De même, on chantait sur une autre mélodie solennelle la généalogie selon saint Luc à la fin des matines de l’Epiphanie. Certains diocèses connaissaient également le chant solennel aux secondes vêpres de Noël du prologue de saint Jean sur une sublime mélodie (mais cet usage est plus récent).

    Lorsque l’usage de chanter les matines de Noël avant la messe de minuit commença à s’effriter, de nombreuses paroisses maintinrent cependant le chant de la généalogie à minuit, avant la première messe de Noël.

    Un de nos sympathiques correspondants, qui se passionne pour la survie du plain-chant d’Amiens, a recueilli de nombreux enregistrements de cette pratique cantorale picarde. Il nous a signalé avoir mis en ligne sur Dailymotion le chant de la généalogie selon saint Matthieu :

    Plain-chant picard - Généalogie de N-S-J-C
    envoyé par Clamamus

    Cet enregistrement a été fait dans les années 1970-1975, dans une église paroissiale des environs de Doullens. Le prêtre qui chante cette généalogie en plain-chant picard est M. l’abbé Christian Robert qui enseignait le Français au collège Montalembert de Doullens.

    On retrouve ici le chant le plus usuel de cette généalogie. C’est du reste pratiquement ce chant que nous employons depuis des années à Saint-Eugène - Sainte-Cécile, lors du chant de la généalogie avant la messe de minuit. Vous pourrez le trouver dans le livret de messe de cette année, disponible sur ce site.

    Programme de la messe de minuit

    Dimanche, décembre 23rd, 2007
    La Nativité - Philippe de Champaigne

    Saint-Eugène, le lundi 24 décembre 2007, répétition à 22h30, veillée de 23h, grand’messe de 23h30.

    Veillée

  • Invitatoire des matines de Noël : Christus natus est nobis - Psaume 94 - Musique d’Henry du Mont, abbé de Silly (1610 † 1684), maître et compositeur de la chapelle du roi Louis XIV, organiste et maître de musique de la reine Marie-Thérèse, organiste de Saint Paul
  • Christe Redemptor omnium - hymne des matines de Noël - Texte du VIème siècle - Musique d’après Michel Richard de Lalande (1657 † 1726), sous-maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
  • Premier noël – Or nous dites Marie - noël du XVème siècle (repris par Marc-Antoine Charpentier pour le Christe eleison de sa messe de Noël)
  • Second noël – Dans une étable obscure - adaptation française par A. Mahot du motet Flos de radice Jesse de Michael Prætorius
  • Troisième noël – Silence, ciel ! silence, terre ! - noël de Normandie du XVIIIème siècle
  • Quatrième noël & entrée du clergé – Les anges dans nos campagnes - noël du Lanquedoc du XIXème siècle
  • Généalogie de Notre Seigneur Jésus-Christ selon Matthieu
  • Messe de minuit

  • Kyrie de la Messe de Minuit pour Noël (H . 9) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704) maître de la musique de la Sainte Chapelle
  • Gloria VIII - De Angelis
  • Procession à la crèche après l’évangile : Adeste fideles - cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tollite hostias, chÅ“ur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
  • Sanctus de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur « O Dieu que n’estois-je ne vie »
  • Après la Consécration : O salutaris sur « A la venue de Noël » – Henri Adam de Villiers
  • Agnus Dei de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur « A Minuit fut fait un réveil »
  • Pendant la communion : Salve puerule, chÅ“ur final de l’oratorio de Noël « In Nativitatem Domini nostri Iesu Christi Canticum » (H. 414) de Marc Antoine Charpentier
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Il est né le divin enfant - Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisa-tion de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

    Programme du quatrième dimanche de l’Avent

    Samedi, décembre 22nd, 2007
    L

    Saint-Eugène, le dimanche 23 décembre 2007, grand’messe de 11h.

  • Kyriale : selon les anciens usages parisiens
  • Procession d’entrée : Conditor alme siderum - hymne de l’Avent, à vêpres - texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
  • Kyrie XV
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Veni, veni Emmanuel, Hymne de l’Avent des anciens livres liturgiques français - texte et mélodie du XVIIIème siècle, polyphonie adaptée d’après Zoltan Kodaly (1882 + 1967) – cet hymne énumère les 7 noms divins chantés par les grandes antiennes d’O, antiennes qui se chantent aux Magnificat des vêpres des 7 derniers jours avant Noël
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Rorate cÅ“li, plain-chant de l’Oratoire de France - 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
  • Rorate cÅ“li, psalmellus de la liturgie de rit ambrosien
  • Prière pour la France, faux-bourdon du 2nd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie - texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

    Attention : répétition de ce samedi

    Jeudi, décembre 20th, 2007

    Contrairement à ce qui a été envisagé le week-end dernier, la répétition de ce samedi est maintenue à 18h (comme d’habitude) & non à 17h.

    Bonne écoute des fichiers MP3 de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, afin de préparer cette répétition.
    Vous les trouverez sur Radio Cécile.

    Création d’une paroisse traditionnelle personnelle à Rome

    Mercredi, décembre 19th, 2007

    On annonce la la création d’une paroisse personnelle à Rome pour le rit traditionnel. L’actuel apostolat de Monsieur l’Abbé Joseph Kramer, fssp en la minuscule église Saint-Grégoire dei Muratori serait élevé au rang de paroisse personnelle et devrait emménager au début de 2008 dans une bien plus grande église (et ô combien sublime !), que nous connaissons bien pour y avoir chanté en 2004 une messe en rit ambrosien traditionnel : La Très-Sainte Trinité des Pèlerins.

    Messe ambrosienne traditionnelle - mai 2004 - Trinité des Pèlerins

    Elévation du calice
    Messe en rit milanais traditionnel (rit ambrosien)
    célébrée par Mgr Amodeo, chanoine cardinal de l’Eglise de Milan
    chantée par la Schola Sainte Cécile
    Rome, Trinité des Pèlerins, mai 2004

    On aperçoit bien sur cette photo le fameux retable de l’autel majeur de la Très-Sainte Trinité des Pèlerins, peint par Guido Reni.

    Messe ambrosienne traditionnelle - mai 2004 - Trinité des Pèlerins

    Chant des souhaits de longue vie
    à Mgr Amodeo,
    à l’issue de la messe en rit ambrosien
    Rome, Trinité des Pèlerins, mai 2004

    On raconte que le Saint-Père, qui est évêque de Rome, voudrait que cette nouvelle paroisse personnelle soit un exemple pour toute l’Eglise.

    Si vous souhaitez que Mgr l’Archevêque de Paris accorde de même une paroisse personnelle pour le rit traditionnel, je vous invite à aller faire un tour sur le site Quem timebo ?

    Source : Rorate cæli

    Bouzignac (attr.) - Tu quis es ?

    Mardi, décembre 18th, 2007

    Musique attribuée à Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulème, de Bourges, de Rodez, de Clermont-Ferrand & de la collégiale Saint-André de Grenoble.

    Tu quis es ?
    Motet à deux chÅ“urs en l’honneur de saint Jean Baptiste, pour le temps de l’Avent - 8 voix mixtes (SATB/SATB) - première partie seulement.
    4 pages - La mineur.

    9 €

    Voici une très étonnante composition de Guillaume Bouzignac, tirée du manuscrit Deslauriers de la Bibliothèque Nationale de France. Bouzignac dramatise le texte de l’évangile du troisième dimanche de l’Avent (Jean, I, 19-28), le transformant en dialogue haletant entre les juifs & saint Jean Baptiste, les brefs échanges entre les deux chÅ“urs recevant encore plus de puissance par une écriture harmonique verticale & simple. On est bien ici en présence d’un mini-oratorio avant l’invention du genre.

    Vous pouvez écouter un enregistrement de cette partition sur Radio Cécile.

    Les premières mesures de cette partition :

    Guillaume Bouzignac - O vere digna Hostia

    Programme du troisième dimanche de l’Avent

    Samedi, décembre 15th, 2007
    Le Christ & saint Jean Baptiste - école flamande

    Saint-Eugène, le dimanche 16 décembre 2007, grand’messe de 11h.

  • Kyriale : selon les anciens usages parisiens
  • Procession d’entrée : Conditor alme siderum - hymne de l’Avent, à vêpres – verset d’orgue de Jehan Titelouze (1563 † 1633), organiste de la cathédrale de Rouen
  • Kyrie XV
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tu quis es ? motet dramatique à deux chÅ“urs sur le texte de l’évangile de ce jour, de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : Conditor alme siderum - hymne de l’Avent, à vêpres – verset d’orgue de Jehan Titelouze (1563 † 1633), organiste de la cathédrale de Rouen
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Improvisation sur Rorate cÅ“li - Anne Foulard
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie - texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
  • Retour à Dieu de Son Eminence Alphonse Marie, cardinal Stickler

    Jeudi, décembre 13th, 2007

    alfons_maria_stickler_armes.jpg

    C’est avec peine que nous apprenons le décès dans la nuit d’hier de Son Eminence le cardinal Stickler.

    Le cardinal Stickler était né en Autriche en 1910 & était le plus âgé des cardinaux (il avait du reste célébré cette année ses 70 ans de sacerdoce). Salésien, il avait été professeur de droit canon, & à ce titre expert au second concile du Vatican dans plusieurs commissions, en particulier celle sur le clergé & celle sur la liturgie. Il avait été créé cardinal en 1985 tandis qu’il devenait préfet Bibliothécaire de la Bibliothèque vaticane & Archiviste des Archives secrètes.

    S.E. le cardinal Stickler avait constamment défendu la messe traditionnelle, la célébrant fréquemment. Selon lui, la réforme liturgique en général et le Novus Ordo Missæ en particulier étaient en contradiction flagrante avec les volontés des Pères du Concile Vatican II.
    En 1986, le cardinal Stickler fit partie de la fameuse commission de neuf cardinaux (avec les cardinaux Ratzinger, Mayer, Oddi, Casaroli, Innocenti, Palazzini & Tomko), appointée par Jean-Paul II, & devant se prononcer sur la question de savoir si l’ancien rit avait été aboli ou pas par Paul VI. A huit voix contre une, cette commission avait établi qu’il n’y avait pas eu de suppression ni d’interdiction de l’ancien rit. A l’unanimité, la commission avait aussi établi qu’un prêtre ne pouvait être poursuivi pour avoir utilisé l’ancien rit, même en dépit des ordres de son évêque.

    A l’automne 1998, j’ai eu l’honneur de diriger le chant liturgique lors de la messe pontificale que célébra à Rome même S.E. le cardinal Stickler en l’église Saint-Ignace. A l’occasion de cette très émouvante cérémonie (je crois même qu’une célébration d’une telle ampleur était alors une première à Rome depuis l’après Concile), j’ai pu découvrir un homme d’Eglise très attentif aux demandes précises & aux attentes des fidèles, alors bien souvent cruellement privés du trésor de la messe traditionnelle.

    Que du ciel il bénisse nos efforts terrestres.

    R.I.P

    S.E. Alphonse Marie, cardinal Stickler

    Subvenite, Sancti Dei, occurite, Angeli Domini : * suscipientes animam ejus : † offerentes eam in conspectu Altissimi.
    V/. Suscipiat te Christus, qui vocavit te : & in sinum Abrahæ Angeli deducant te :
    * suscipientes animam ejus : † offerentes eam in conspectu Altissimi.
    V/. Requiem æternam dona ei, Domine, & lux perpetua luceat ei.
    † offerentes eam in conspectu Altissimi.

    Venez à son secours, saints de Dieu, accourez, anges du Seigneur : * recevez son âme : † apportez-là devant la face du Très-Haut.
    V/. Que te reçoive le Christ, qui t’as appelé : & que dans le sein d’Abraham les anges te conduisent :
    * recevez son âme : † apportez-là devant la face du Très-Haut.
    V/ Donnez-lui, Seigneur, le repos éternel, & que votre lumière luise sur lui.
    † apportez-là devant la face du Très-Haut.

    Lu dans un nouveau guide

    Mardi, décembre 11th, 2007

    Merci à Sébastien qui m’a offert le guide Paris sacré - 100 lieux à découvrir, par Agnès & Jean-Stéphane Bonneton, & Denise Glück, paru récemment aux Editions Bonneton (14,50 €).

    Voici la notice très louangeuse consacrée à Saint-Eugène (les quelques inexactitudes sont signalées par des * avec mes notes à la suite de l’article) :

    Une église exceptionnelle tout en couleurs
    Saint-Eugène-Sainte-Cécile
    4bis, rue Sainte Cécile 75009
    01 48 24 70 85, www.saint-eugene.net
    M° Bonne Nouvelle

    Une église catholique où l’on dit la messe en latin

    C’est en souvenir d’Eugène de Beauharnais que Napoléon III fit construire cette église, entre 1854 & 1855, par Louis Boileau, concepteur des magasins du Bon Marché. Derrière une façade en pierre d’inspiration médiévale, l’architecte installa un espace dont la structure en fonte annonçait l’Å“uvre de Baltard mais dont le décor sculpté & peint était totalement néo-gothique, s’inspirant notamment de la Sainte-Chapelle. L’église fut inaugurée le jour de Noël 1855 & eut l’impératrice Eugénie pour marraine.

    En 1952, le curé de la paroisse demanda à Rome l’autorisation d’adjoindre au vocable celui de Sainte-Cécile en raison de la proximité du Conservatoire national de musique.

    L’intérieur procure un choc tant l’homogénéité de l’architecture et du décor polychrome y sont conservés. Les colonnes en fonte peinte qui soutiennent la voûte sexpartite, les balustrades des tribunes, les vitraux de Lusson & Gsell, les quatorze stations du chemin de croix de Oudinot, les fonts baptismaux en fonte dorée : tout est parfait dans le style gothique du XIIIe siècle bien que les matériaux soient modernes. Tous les murs de l’église sont peints, y compris les voûtes constellées d’étoiles.

    A l’autel principal de style troubadour, on adjoint un autel mobile face au peuple pendant les offices pour respecter les normes de la liturgie post-Vatican II.* Le grand orgue par Merklin & Schültze, réalisé pour l’Exposition universelle de 1850*, fut installé dès l’ouverture de l’église.

    Pour la perfection néo-gothique, le rite selon saint Pie V

    Le cardinal archevêque de Paris voulut, en 1984*, que soient célébrées ici deux liturgies : celle selon saint Pie V en latin, & celle selon Paul VI en français. Pour les messes en latin, on vient de tout Paris & même de banlieue car la chorale Sainte-Cécile qui chante l’office est tout aussi renommée pour la beauté de son chant que l’édifice pour la beauté de son architecture. :-D

    Horaires

    Eglise ouverte du lundi au vendredi de 7h30 à 20h, le dimanche de 9h à 20h.
    Messes selon Paul VI le dimanche à 9h30 & selon saint Pie V le dimanche à 11h.

    *

    Notæ

    * L’autel mobile est désormais supprimé, toutes les messes étant célébrées au maître-autel. A noter que les normes de la liturgie post-Vatican II n’indiquaient nullement que la messe devait être célébrée face au peuple.

    * Il n’y a jamais eu à Paris d’Exposition universelle en 1850 mais en 1855 : le grand orgue de Merklin & Schültze, réalisé pour Saint-Eugène, a été exposé durant tout le temps de l’Exposition universelle, avant d’ête démonté & remonté dans notre église.

    * De fait, la liturgie traditionnelle a commencé en 1985, même si la décision fut effectivement prise en 1984.

    Programme du second dimanche de l’Avent

    Vendredi, décembre 7th, 2007
    Le Christ & saint Jean Baptiste - école flamande

    Saint-Eugène, le dimanche 9 décembre 2007, grand’messe de 11h.

  • Kyriale : selon les anciens usages parisiens
  • Procession d’entrée : Conditor alme siderum - hymne de l’Avent, à vêpres - texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
  • Kyrie XV
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Veni, veni Emmanuel, Hymne de l’Avent des anciens livres liturgiques français - texte et mélodie du XVIIIème siècle, polyphonie adaptée d’après Zoltan Kodaly (1882 + 1967) – cet hymne énumère les 7 noms divins chantés par les grandes antiennes d’O, antiennes qui se chantent aux Magnificat des vêpres des 7 derniers jours avant Noël
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Rorate cÅ“li, plain-chant de l’Oratoire de France - 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
  • Prière pour la France, faux-bourdon du 2nd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie - texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
  • Avent & Immaculée Conception

    Jeudi, décembre 6th, 2007

    Catéchisme de l’Avent
    Catéchisme de l’Immaculée Conception

    Messe du cardinal Hoyos demain à Versailles

    Jeudi, décembre 6th, 2007

    Cardinal Hoyos à Versailles

    L’association Notre Dame de Chrétienté invite ses pèlerins et ses amis à fêter son 25ème anniversaire demain 8 décembre à Versailles.

    La journée commencera à 9h30, par la Messe pontificale de l’Immaculée Conception célébrée par Son Eminence le Cardinal Castrillon Hoyos, en l’église Sainte-Jeanne-d’Arc de Versailles.

    Elle se poursuivra avec les témoignages des acteurs des 25 dernières années qui prendront la parole pour évoquer l’histoire de ces années de pèlerinage.

    Alors que la diffusion du motu proprio « Summorum pontificum » par notre très Saint Père le pape Benoit XVI réaffirme la légitimité et la légalité du rite extraordinaire de la messe romaine, l’association évoquera les premières années de cette aventure annuelle pour se tourner vers l’avenir.

    Programme du premier dimanche de l’Avent

    Samedi, décembre 1st, 2007
    Jugement dernier - cathédrale de Fribourg

    Saint-Eugène, le dimanche 2 décembre 2007, grand’messe de 11h.

  • Kyriale : selon les anciens usages parisiens
  • Procession d’entrée : Conditor alme siderum - hymne de l’Avent, à vêpres - texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
  • Kyrie XIV Iesu Redemptor - Selon l’antique tradition parisienne remontant au haut Moyen-Age, on chante aujourd’hui ce Kyrie
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : MÅ“sta Sion, prose de l’Avent de l’ancien rit de Lisieux, du 1er ton
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus XI
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XVII
  • Pendant la communion :
    - Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France - 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
    - Salus æterna, séquence du premier dimanche de l’Avent (XIème siècle) des anciens missels parisiens
  • Prière pour la France, faux-bourdon du 1er ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Ite missa est XIV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie - texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)