Lu dans un nouveau guide

11 décembre 2007 - 22:02 par Archiparaphoniste

Merci à Sébastien qui m’a offert le guide Paris sacré - 100 lieux à découvrir, par Agnès & Jean-Stéphane Bonneton, & Denise Glück, paru récemment aux Editions Bonneton (14,50 €).

Voici la notice très louangeuse consacrée à Saint-Eugène (les quelques inexactitudes sont signalées par des * avec mes notes à la suite de l’article) :

Une église exceptionnelle tout en couleurs
Saint-Eugène-Sainte-Cécile
4bis, rue Sainte Cécile 75009
01 48 24 70 85, www.saint-eugene.net
M° Bonne Nouvelle

Une église catholique où l’on dit la messe en latin

C’est en souvenir d’Eugène de Beauharnais que Napoléon III fit construire cette église, entre 1854 & 1855, par Louis Boileau, concepteur des magasins du Bon Marché. Derrière une façade en pierre d’inspiration médiévale, l’architecte installa un espace dont la structure en fonte annonçait l’Å“uvre de Baltard mais dont le décor sculpté & peint était totalement néo-gothique, s’inspirant notamment de la Sainte-Chapelle. L’église fut inaugurée le jour de Noël 1855 & eut l’impératrice Eugénie pour marraine.

En 1952, le curé de la paroisse demanda à Rome l’autorisation d’adjoindre au vocable celui de Sainte-Cécile en raison de la proximité du Conservatoire national de musique.

L’intérieur procure un choc tant l’homogénéité de l’architecture et du décor polychrome y sont conservés. Les colonnes en fonte peinte qui soutiennent la voûte sexpartite, les balustrades des tribunes, les vitraux de Lusson & Gsell, les quatorze stations du chemin de croix de Oudinot, les fonts baptismaux en fonte dorée : tout est parfait dans le style gothique du XIIIe siècle bien que les matériaux soient modernes. Tous les murs de l’église sont peints, y compris les voûtes constellées d’étoiles.

A l’autel principal de style troubadour, on adjoint un autel mobile face au peuple pendant les offices pour respecter les normes de la liturgie post-Vatican II.* Le grand orgue par Merklin & Schültze, réalisé pour l’Exposition universelle de 1850*, fut installé dès l’ouverture de l’église.

Pour la perfection néo-gothique, le rite selon saint Pie V

Le cardinal archevêque de Paris voulut, en 1984*, que soient célébrées ici deux liturgies : celle selon saint Pie V en latin, & celle selon Paul VI en français. Pour les messes en latin, on vient de tout Paris & même de banlieue car la chorale Sainte-Cécile qui chante l’office est tout aussi renommée pour la beauté de son chant que l’édifice pour la beauté de son architecture. :-D

Horaires

Eglise ouverte du lundi au vendredi de 7h30 à 20h, le dimanche de 9h à 20h.
Messes selon Paul VI le dimanche à 9h30 & selon saint Pie V le dimanche à 11h.

*

Notæ

* L’autel mobile est désormais supprimé, toutes les messes étant célébrées au maître-autel. A noter que les normes de la liturgie post-Vatican II n’indiquaient nullement que la messe devait être célébrée face au peuple.

* Il n’y a jamais eu à Paris d’Exposition universelle en 1850 mais en 1855 : le grand orgue de Merklin & Schültze, réalisé pour Saint-Eugène, a été exposé durant tout le temps de l’Exposition universelle, avant d’ête démonté & remonté dans notre église.

* De fait, la liturgie traditionnelle a commencé en 1985, même si la décision fut effectivement prise en 1984.

3 Responses à “Lu dans un nouveau guide”

  1. Altaria Tuhat d'Auminé Dit:

    Notae (suite et fin):

    * La mobilité du maître de chapelle épouse celle de l’autel, dont ses chaussettes dictent la couleur: à l’instar du grand orgue, il peut ponctuellement être démonté.
    Le modèle actuel sera d’ici quelque temps entièrement numérisé et téléchargeable pour un thé dominical, entre none et vêpres, à partir de ce site, pour les blogueurs à jour de cotisation.

    * Les rits arménien, slavon et chaldéen n’ont été instaurés qu’en 2010 à Saint-Eugène, même si la décision fut effectivement prise en 1986 par la Réunion Métropolitaine.

    * Le peuple pourrait être supprimé, au profit d’une oligarchie eugéniste éclairée, saturée de privilèges immobiliers et de dérogations canoniques. A noter que les normes de la liturgie post-Vatican II n’indiquent nullement l’orientation géostratégique de circonstance: heureusement un GPS liturgique devrait prochainement voir le jour aux éditions de Minuit (merci au Docteur Schweitzer).

  2. Wolfgang de Banlyeux Dit:

    Certains paroissiens viendraient d’ENCORE plus loin: je ne parle pas des ressortissants d’Outre-Mer (aisément identifiables par Madame de F***, née Océane Godasse, dite “Blind Rockie” vers 1820 au pénitencier de La Havane), ni du dernier rapport de l’UNESCO selon lequel “il y aurait de plus en plus d’étrangers dans le monde”.

    Non: CERTAINS paroissiens seraient d’origine… d’origine… euh, hé bien disons “typée”, et pas franchement terrienne. Mais j’en ai déjà trop dit, je m’arrête: des oreilles ennemies nous regardent.

  3. Lizzy B. Dit:

    Moi je viens de Finires-Massemaine, par exemple (c’est dans le même département que Finires-Lasné, où je connais au moins un voisin hyperactif).

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