Archives de janvier 2008

Programme de la solennité de la Purification

Jeudi, janvier 31st, 2008
Purification de la Sainte Vierge par Guido Reni

Saint-Eugène, le dimanche 3 février 2008, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Lumen ad revelationem gentium - Cantique de Siméon: Nunc dimittis (Luc 2, 29-31) - Faux-bourdon du 8ème ton par Maxime Kovalevski (1903 † 1988)
  • Kyriale IV - Cunctipotens
  • Trait : Faux-bourdon du 8ème ton par Maxime Kovalevski
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Diffusa est gratia, motet à la Bienheureuse Vierge Marie de Giovanni Maria Nanini (1540 † 1607), maître de chapelle de Saint-Louis des Français puis de la Chapelle Sixtine
  • Après la Consécration : O salutaris sur « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Ave gratia plena, tropaire de cette fête au rit byzantin, anciennement traduit en latin & Magnificat du premier ton – faux-bourdon parision
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIIème ton (édition de 1739)
  • Ite missa est IV
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : Orgue
  • Après la messe, bénédiction de saint Blaise

    saint-blaise.jpg

    Télécharger le livret de la messe au format PDF.

    Ephéméride liturgique

    Jeudi, janvier 31st, 2008

    Sanctoral

    Saint Jean Bosco, Confesseur
    Double (3ème classe) - Blanc

    Martyrologe

    A Turin, saint Jean Bosco, confesseur, fondateur de la Société Salésienne et de l’Institut des Filles de Marie-Auxiliatrice. Remarquable par son zèle pour les âmes et pour la propagation de la foi, il a été inscrit au catalogue des Saints par le pape Pie XI.

    A Rome, sur la voie de Porto, les saints martyrs Cyr et Jean, qui pour la foi du Christ furent décapités après de nombreux tourments.

    A Alexandrie, l’anniversaire de saint Métran, martyr. Sous l’empereur Dèce, il refusa de proférer des paroles impies comme les païens le lui commandaient; ceux-ci lui meurtrirent le corps à coups de bâton, lui percèrent le visage et les yeux avec des roseaux très aigus, le poussèrent hors de la ville en continuant de le torturer et enfin le firent mourir sous une grêle de pierres.

    Au même lieu, les saints martyrs Saturnin, Thyrse et Victor.

    A Alexandrie encore, les saints martyrs Tharsice, Zotique, Cyriaque et leurs compagnons.

    A Cyzique, dans l’Hellespont, sainte Tryphène, martyre, qui, après avoir surmonté de nombreux tourments, fut tuée par un taureau et mérita la palme du martyre.

    A Modène, saint Géminien, évêque, remarquable par l’éclat de ses miracles.

    Dans la province de Milan, saint Jules, prêtre et confesseur, au temps de l’empereur Théodose.

    A Naples, saint François Xavier Marie Bianchi, confesseur, Clerc Régulier de Saint-Paul, illustre par ses miracles, ses dons célestes et son admirable patience. Le pape Pie XII l’a porté aux suprêmes honneurs des Saints.

    A Rome, sainte Marcelle, veuve, dont saint Jérôme a écrit les belles actions.

    A Rome encore, la Bienheureuse Louise d’Albertoni, veuve romaine, du Tiers-Ordre de saint François, illustre par ses vertus.

    Le même jour, la translation de l’Evangéliste saint Marc, lorsque d’Alexandrie occupée par les barbares, son saint corps fut apporté à Venise, et y fut déposé avec beaucoup d’honneur dans la grande église consacrée sous son nom.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre IX, 8-29

    Dans les Ménées des Grecs

  • Des saints guérisseurs anargyres Cyr & Jean (IIIème-IVème s.)
  • De notre Père parmi les saints, Nikita, évêque de Novgorod, le thaumaturge († 1108)
  • Un diocèse de l’Eglise assyrienne demande à rejoindre l’Eglise catholique

    Mercredi, janvier 30th, 2008
    Mar Bawai Soro, évêque assyrien

    Un évêque de l’Eglise apostolique assyrienne, Mar Bawai Soro (aux Etats-Unis) a choisi de demander d’entrer en pleine communion avec le Saint-Siège, ainsi que tout son clergé & ses fidèles.

    C’est la première “union” à Rome d’un diocèse d’une église orientale séparée depuis 1930 ! Souhaitant que cette union en appelle d’autres au cours du pontificat de Benoît XVI, glorieusement régnant.

    *

    L’Eglise assyrienne est l’héritière - avec l’Eglise chaldéenne catholique - de l’antique Eglise répandue dans l’ancienne Mésopotamie, fondée par la prédication des saints apôtres Thomas & Thaddée. Cette Eglise se désigne elle-même comme l’Eglise d’Orient (les byzantins étant des “Occidentaux” pour eux :-) ). Elle était à l’origine gouvernée par le Catholicos de Séleucie-Ctésiphon (ancienne capitale de l’Empire perse).

    A la suite de la condamnation du Patriarche de Constantinople Nestorius au Concile d’Ephèse en 431, l’Eglise d’Orient adopte l’hérésie nestorienne, plus par opportunisme politique (il importait de se démarquer des byzantins vis-à-vis du pouvoir impérial perse) que par réelle conviction théologique.

    Au cours du Moyen-Age, cette Eglise a essaimé dans toute l’Asie, allant jusqu’au Japon, en Chine, en Thaïlande, en Inde, et fondant plus de 200 évêchés. Cette brillante histoire missionnaire a été hélas arrêtée par la tyrannie sanguinaire de Tamerlan et de ses successeurs turcs musulmans.

    A partir du XVIème, une partie importante de cette Eglise a demandé de rentrer dans l’Eglise catholique, et forme désormais l’Eglise catholique chaldéenne (patriarche à Bagdad, actuellement Mar Emmanuel III, cardinal Delly).

    L’Eglise assyrienne est depuis plusieurs décennies divisée en plusieurs factions. Le ralliement du diocèse de Mar Bawai Soro est peut-être annonciateur d’autres unions.

    L’Eglise assyrienne possède la même liturgie que sa cousine l’Eglise chaldéenne catholique. Les offices sont célébrés en araméen, la langue du Christ. La situation de ces chrétiens, présents surtout en Irak, où ils représentaient 10% de la population avant la guerre, est actuellement tragique : beaucoup doivent fuir les persécutions des musulmans, les meurtres, les attentats, les destructions d’églises. Prions pour nos frères persécutés.

    Sources :

  • Communiqué officiel du diocèse assyrien catholique & apostolique
  • Le blog de l’évêque Mar Bawai Soro

  • Ephéméride liturgique

    Mercredi, janvier 30th, 2008

    Sanctoral

    Sainte Martine, Vierge & Martyre
    Semi-double (3ème classe) - Rouge

    Martyrologe

    Sainte Martine, vierge et martyre, dont l’anniversaire est mentionné aux calendes de janvier (1er janvier).

    A Edesse, en Syrie, saint Barsimée évêque. Après avoir converti un grand nombre de païens, qui le précédèrent dans la conquête de la couronne, il les suivit, recevant à son tour la palme du martyre, sous l’empereur Trajan.

    A Antioche, la passion du bienheureux prêtre Hippolyte. Il fut d’abord trompé quelque temps par le schisme de Novat ; mais, touché par la grâce du Christ, il s’amenda, rentra dans l’unité de l’Église, pour laquelle et dans laquelle il endura plus tard un glorieux martyre. Les siens lui ayant demandé quelle était la vraie doctrine, il exécra l’erreur de Novat, puis, déclarant qu’il fallait garder la foi enseignée par la Chaire de Pierre, il présenta sa gorge au bourreau.

    En Afrique, la passion des saints Félicien, Philappien et de cent vingt quatre autres martyrs.

    De plus, le bienheureux Alexandre, qui fut arrêté durant la persécution de Dèce. Vénérable par son grand âge, et célèbre pour avoir deux fois professé sa foi, il rendit l’âme sous les tourments des bourreaux.

    A Edesse, en Syrie, saint Barsès évêque, célèbre par le don de guérir les maladies. L’empereur arien Valens le fit reléguer dans des contrées lointaines à cause de sa foi catholique; Barsès finit ses jours, épuisé par les fatigues d’un triple exil.

    A Jérusalem, l’anniversaire de saint Matthias évêque, dont on raconte les actions merveilleuses et pleines de foi. Sous Adrien il souffrit beaucoup pour le Christ, et finalement reposa en paix.

    A Pavie, saint Armentaire, évêque et confesseur.

    Au monastère de Maubeuge, en Hainaut, sainte Aldegonde vierge, au temps du roi Dagobert.

    A Viterbe, sainte Hyacinthe de Mariscottis vierge, moniale du Tiers-Ordre de saint François, remarquable par sa pénitence et sa charité. Elle a été inscrite au nombre des saints par le pape Pie VII.

    A Milan, sainte Savine, femme très pieuse, qui s’endormit dans le Seigneur, pendant qu’elle priait au tombeau des saints martyrs Nabor et Félix.

    A Paris, sainte Bathilde reine, célèbre par sa sainteté et ses miracles éclatants.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre VIII, 14-22 & IX, 1-7

    Dans les Ménées des Grecs

  • Synaxe de nos Pères parmi les saints, les grands évêques & docteurs universels, Basile le Grand, Grégoire le Théologien & Jean Chrysostome (vers 1100)
  • Dominus est - étude sur la communion par Mgr Schneider

    Mardi, janvier 29th, 2008

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    La Libreria Editrice Vaticana vient de publier cet ouvrage (en italien pour l’heure), Dominus est, de Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de Karaganda au Kazakhstan.

    Mgr Schneider y étudie principalement la question de la Sainte Communion, montrant la nécessité de revenir à la pratique traditionnelle de celle-ci : à genoux, & sur la langue.

    Non seulement ce livre a été publié par la maison d’édition du Vatican, mais de plus il a reçu une admirable préface de Mgr Malcolm Ranjith, archevêque & secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin. Voici une tentative de traduction de quelques extraits :

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    Dans le Livre de l’Apocalypse, saint Jean raconte comment il avait vu et entendu ce qui a été révélé et comment il s’est lui-même prosterné en adoration, au pied de l’ange de Dieu (Cf. Apocalypse 22, 8). Se prosterner, ou se mettre à genoux devant la majesté de la présence de Dieu en une adoration humble, était déjà une habitude de révérence qu’Israël avait en la présence du Seigneur. Il est dit au Premier Livre des Rois : “Salomon, ayant achevé d’offrir au Seigneur cette oraison & cette prière, se leva de devant l’autel du Seigneur, car il avait mis les deux genoux en terre, et tenait les mains étendues vers le ciel. Etant donc debout devant le peuple, il bénit toute l’assemblée d’Israël” (3 Rois 8, 54-55). La position de supplication du roi est clair: Il était agenouillé devant l’autel.

    La même tradition est également visible dans le Nouveau Testament où nous voyons Pierre à genoux devant Jésus (cf. Luc 5, 8), Jaïre quand il lui demande de guérir sa fille (Luc 8, 41), le Samaritain lorsqu’il revient le remercier, et Marie, la sœur de Lazare demandant la vie de son frère (Jean 11, 32). C’est là la même attitude de prostration devant la révélation de la présence divine qui est généralement présente dans le Livre de l’Apocalypse (Apoc. 5, 8, 14 et 19, 4).

    Etroitement liée à cette tradition a été la conviction que le saint Temple de Jérusalem a été la demeure de Dieu, et donc, dans le temple, qu’il était nécessaires de se préparer & se disposer par une expression corporelle, un sentiment profond de d’humilité et de révérence en présence du Seigneur.

    Même dans l’Eglise, la profonde conviction que, dans les espèces eucharistiques, le Seigneur est vraiment et réellement présent, - de même que la pratique croissante de la préservation du Saint-Sacrement dans les tabernacles -, ont contribué à la pratique de s’agenouiller dans une attitude d’humble adoration du Seigneur dans l’Eucharistie.

    […]

    La foi dans la présence réelle du Christ sous les espèces eucharistiques appartient à l’essence de la foi de l’Église catholique et a été une partie intrinsèque du catholicisme. Il est clair que nous ne pourrions plus édifier l’Église si cette foi était pour le moins affectée.

    Donc, l’Eucharistie, pain transubstantié en Corps du Christ et vin en Sang du Christ, Dieu parmi nous, doit être accueillie avec émerveillement, révérence et profonde attitude d’humble adoration. Le Pape Benoît XVI souligne que « Recevoir l’Eucharistie signifie se mettre en attitude d’adoration envers Celui que nous recevons […] ce n’est que dans l’adoration que peut mûrir un accueil profond et vrai. » (Sacramentum caritatis, 66).

    Selon cette tradition, il est clair qu’il est devenu indispensable et cohérent de prendre des mesures et des attitudes du corps et de l’esprit qui rendent plus facile le silence, le recueillement, et l’humble acceptation de notre pauvreté face à la grandeur infinie et à la sainteté de Celui qui vient à notre rencontre sous les espèces eucharistiques. La meilleure façon d’exprimer notre sentiment de révérence au Seigneur dans la Messe est de suivre l’exemple de Pierre, qui, comme nous dit l’Evangile, se jeta à genoux devant le Seigneur et lui dit: “Seigneur, écarte-toi de moi, car je suis un pécheur » (Luc 5, 8).

    Comme nous le voyons dans certaines églises aujourd’hui, cette pratique est en diminution et certains responsables non seulement exigent que les fidèles reçoivent la Sainte Eucharistie debout, mais encore les empêchent de s’agenouiller en les forçant à s’asseoir ou à se tenir debout, même pendant l’élévation et l’adoration des Saintes Espèces. Il est ironique de constater que ces mesures ont été prises dans des diocèses
    par les responsables de la liturgie, ou dans des églises, par les pasteurs, sans même la moindre consultation des fidèles, même si aujourd’hui, plus que jamais, il existe un environnement qui désire la démocratie dans l’Eglise.

    A ce propos, au sujet de la communion dans la main, on doit reconnaître que cette pratique est abusive, qu’elle s’est rapidement introduite dans certaines parties de l’Église peu après le Concile, changeant la pratique ancienne et qu’elle est devenue une pratique régulière dans toute l’Eglise. On a justifié ce changement en affirmant qu’il reflète mieux l’Evangile ou de l’antique pratique de l’Eglise… Certains, pour justifier cette pratique, ont fait référence à la parole de Jésus: « Prenez et mangez » (Marc 14, 22; Matthieu 26, 26).

    Quelles que soient les raisons de cette pratique, nous ne pouvons ignorer ce qui se passe partout où elle a été mise en oeuvre. Ce geste a contribué à un affaiblissement graduel de l’attitude de révérence envers les Saintes Espèces eucharistiques, alors que la pratique antérieure avait mieux protégées ce sentiment de vénération. On constate un manque de recueillement alarmant & un grand esprit d’insouciance. Nous voyons des communiants qui reviennent souvent leur place, comme si rien d’extraordinaire s’était passé… Dans de nombreux cas, on ne peut pas discerner ce sentiment de gravité et de silence intérieur qui doit marquer la présence de Dieu dans l’âme.

    Et puis il y a ceux qui enlèvent les saintes espèces pour les garder comme souvenirs, ceux qui les vendent, ou pire encore, qui les prennent afin de les profaner dans des rituels sataniques. Même dans les grandes concélébrations, même à Rome, à plusieurs reprises les Saintes Espèces ont été jetées par terre.

    Cette situation, non seulement nous amène à réfléchir sur cette grave perte de la foi, mais aussi sur ces scandaleuses offenses…

    Le Pape parle de la nécessité non seulement de comprendre le sens véritable et profond de l’Eucharistie, mais aussi de célébrer avec dignité et révérence. Il dit que nous devons être conscients « des gestes et des postures, comme le fait de s’agenouiller pendant les moments centraux de la prière eucharistique. » (Sacramentum caritatis, 65). Aussi, parlant de la réception de la Sainte Communion, il invite tout le monde à « faire leur possible pour que le geste, dans sa simplicité, corresponde à sa valeur de rencontre personnelle avec le Seigneur Jésus dans le Sacrement. » (Sacramentum
    Caritatis, 50
    ).

    Dans cette veine, le livre écrit par Mgr Athanase Schneider, évêque auxiliaire de Karaganda au Kazakhstan, intitulé Dominus Est, est important et apprécié. Il veut apporter une contribution au débat actuel sur la présence réelle & substantielle du Christ sous les espèces consacrées du pain et du vin… De son expérience, qui a suscité en lui une foi profonde, l’émerveillement et l’attachement au Seigneur présent dans l’Eucharistie, il nous présente une perspective historique et théologique montrant comment la pratique de la réception de la Sainte Communion sur la langue & à genoux a été acceptée et pratiquée dans l’Eglise depuis fort longtemps.

    Maintenant, je pense qu’il est grand temps de revoir et de réévaluer de si bonnes pratiques et, si nécessaire, d’abandonner la pratique actuelle qui n’a pas été demandé ni par la Constitution Sacrosanctum Concilium, ni par les Pères du Concile, mais qui est seulement passée dans l’usage après avoir été illégitimement introduite dans certains pays. Maintenant, plus que jamais, nous devons aider les fidèles à renouveler une foi profonde en la Présence réelle du Christ sous les Espèces eucharistiques, afin de renforcer la vie de l’Eglise et de la défendre au milieu des dangereuses distorsions de la foi que cette situation continue de provoquer.

    Les raisons de ce changement ne doivent pas être légitimées sur des preuves académiques mais pastorales - spirituelles autant que liturgiques - en bref, sur ce qui édifie le mieux la foi. Mgr Schneider en ce sens montre un courage louable, car il a été capable de saisir le vrai sens des paroles de saint Paul: “Que tout se fasse pour l’édification.” (1 Corinthiens 14, 26).

    Malcolm Ranjith
    Secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin

    Le lundi de Pentecôte redeviendra jour chômé dès 2008

    Mardi, janvier 29th, 2008

    Voilà une bonne nouvelle.

    Le lundi de Pentecôte, comme celui de Pâques, sont les derniers vestiges des solennités liturgiques dont on entourait autrefois les grandes fêtes en les prolongeant d’une octave chômée.

    Bravo aux Amis du lundi pour leur action courageuse & de longue haleine.

    Il y aura-t-il bientôt les Amis du dimanche (lui aussi menacé) ? ;-)

    Comme les rugbymen, défendons notre lundi !

    Lettre du cardinal Hoyos au président des Scouts d’Europe

    Mardi, janvier 29th, 2008

    Monsieur le Président,

    Dernièrement sont arrivés à la Commission Pontificale “Ecclesia Dei” de nombreuses lettres au sujet de la Déclaration que vous avez fait au nom des Guides et Scouts d’Europe, qui porte le titre « Place au Scoutisme » et la date du 17 novembre 2007.

    Dans cette Déclaration vous vous exprimez sur la possibilité de faire usage de la forme extraordinaire du Rite Romain pendant des activités de votre mouvement, comme par exemple des camps.

    Comme vous le savez, cette matière a été réglée par le Motu proprio « Summorum Pontificum » du Souverain Pontife Benoit XVI entré en vigueur le 14.9.2007, lequel a donné à la Commission la charge de veiller sur l’application de ce Motu proprio.

    Les lettres, qui nous sont arrivées, proviennent de la part de nombreux prêtres, - dont 61 ont signé une pétition explicite adressée à cette Commission Pontificale, - et aussi de la part des laïcs membres de votre mouvement : toutes expriment la même préoccupation que cette interdiction de l’usage de l’usage extraordinaire ne soit pas conforme au Motu proprio et devrait causer de grands problèmes dans plusieurs sections des Scouts d’Europe.

    Après avoir fait une profonde réflexion sur la matière, je me vois dans l’obligation de vous inviter à reconsidérer cette normative ; une nouvelle réglementation de votre part devrait prendre acte de ce qui suit :

    Les prêtres membres d’un Mouvement de l’Eglise ont le droit de célébrer selon la forme extraordinaire, comme tous les autres prêtres ; ils ne peuvent, certes, imposer cette forme à tout leur mouvement ; d’autre part, les Dirigeants de telles Associations et Mouvements ne peuvent, ni imposer ni empêcher cette forme de la célébration dans leur Mouvement.

    Je vous saurais donc gré, Monsieur le président, si vous pouviez en informer le comité des Scouts d’Europe lors de la réunion annuelle des Conseillers religieux prévue pour le 14 janvier.

    Signé : Dario Card. Castrillon Hoyos

    —–

    La direction du mouvement des Scouts d’Europe avait interdit la célébration de la messe selon les anciens livres liturgiques dans le cadre de ses activités. Ce rappel à l’ordre ferme de Rome était connu par ouï-dire, mais le texte vient d’en être publié sur le web. L’assemblée générale du mouvement le 15 mars prochain risque fort d’être agitée…

    Crise liturgique chez les scouts d

    Sources : Le Forum catholique & Le Salon Beige - Voir aussi le Réseau Nemrod.

    Ephéméride liturgique

    Mardi, janvier 29th, 2008

    Sanctoral

    Saint François de Sales, Evêque, Confesseur et Docteur de l’Eglise
    Double (3ème classe) - Blanc

    Martyrologe

    Saint François de Sales, évêque de Genève, confesseur et docteur de l’Église, patron spécial auprès de Dieu de tous les écrivains catholiques, qui, par les journaux et autres périodiques, expliquent, propagent et défendent la doctrine chrétienne. Il s’en alla au ciel le 5 des calendes de janvier (28 décembre), mais c’est en ce jour qu’on l’honore plus particulièrement, à l’occasion de la translation de son corps.

    A Trèves, la mise au tombeau du bienheureux Valère, évêque, qui fut disciple de l’apôtre saint Pierre.

    A Rome, sur la voie Nomentane, l’anniversaire des saints martyrs Papias et Maur, soldats, au temps de l’empereur Dioclétien. A peine eurent-ils professé la foi du Christ que Laodicius, préfet de la ville, ordonna de les frapper au visage avec des pierres. En cet état, il les fit traîner en prison, frapper ensuite à coups de bâton, et finalement déchirer avec des fouets garnis de plomb jusqu’à ce qu’ils expirent.

    A Pérouse, saint Constance, évêque et martyr, qui avec ses compagnons, sous Marc-Aurèle, reçut la couronne du martyre pour la défense de la foi.

    A Milan, saint Aquilin, prêtre. Ayant eu la gorge percée d’un coup d’épée par des ariens, il reçut la couronne du martyre.

    A Edesse, en Syrie, les saints martyrs Sarbel et Barbée, sa sœur. Ils furent baptisés par le bienheureux évêque Barsimée, et durant la persécution de Trajan, sous le préfet Lysias, obtinrent tous deux la couronne du martyre.

    Dans la région de Troyes, saint Sabinien martyr, qui, par ordre de l’empereur Aurélien, fut décapité pour la foi du Christ.

    A Bourges, en Aquitaine, saint Sulpice Sévère, évêque, remarquable par ses vertus et son savoir.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre VIII, 1-13

    Dans les Ménées des Grecs

  • Translation des reliques du saint hiéromartyr Ignace le Théophore (540 ou 637)
  • Retour à Dieu de l’Archevêque d’Athènes

    Lundi, janvier 28th, 2008
    Mgr Christodoulos, archevêque d

    Sa Béatitude Christodoulos Ier, Archevêque d’Athènes & de toute la Grèce est mort ce jour à l’âge de 69 ans. Sa mort, certes attendue (on le savait atteint d’un cancer grave), laisse néanmoins un trou dans le monde orthodoxe.

    Il était depuis 1998 le chef de l’Eglise autocéphale canonique de Grèce. Le territoire de cette Église est celui de l’ancienne Grèce indépendante dans ses limites de 1830. La Crète, le Dodécanèse et le mont Athos ne lui appartiennent pas mais relèvent du patriarcat de Constantinople. Les Nouvelles Terres libérées en 1912 (l’Épire, la Macédoine, la Thrace et les îles de Lemnos, Lesbos, Chio, Samos et Icarie) appartiennent également au patriarcat de Constantinople, mais leurs évêques participent temporairement aux synodes de l’Église de Grèce.

    Sous son administration, on a noté un dégel certain des relations avec le Vatican, alors que l’Eglise autocéphale de Grèce a longtemps été une tendance dure de l’Orthodoxie, qui s’opposait farouchement à tout rapprochement avec Rome. Il y a un peu plus d’an, il avait rencontré Benoît XVI lors de sa visite historique au Vatican, le 14 décembre 2006. En 2001, il avait reçu Jean-Paul II à Athènes lors de cette non moins historique visite du pape, lors de son pèlerinage jubilaire sur les pas de saint Paul : première visite d’un pape en Grèce depuis le schisme de 1054.

    Sous son gouvernement, il a également dû faire face à plusieurs graves scandales ecclésiastiques internes.

    Sa Béatitude Christodoulos Ier était généralement perçu comme un conservateur sur les questions morales et sociales. Notons qu’il a fermement résisté aux divers efforts de changements liturgiques, en particulier il a refusé le passage au grec moderne vernaculaire dans la liturgie.

    Dans les sondages d’opinion publique durant de ces dernières années, il a été presque invariablement classée comme l’homme le plus populaire en Grèce.

    Les funérailles de l’archevêque orthodoxe grec auront lieu jeudi prochain, 31 janvier, en la cathédrale d’Athènes, sous la présidence du patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomaios Ier. Trois jours de deuil national ont été décrétés ; les écoles & les administrations seront fermées le jour des funérailles.

    Le Saint-Siège sera représenté par le cardinal Paul Poupard, président émérite des Conseils pontificaux de la culture et pour le dialogue interreligieux et par Mgr Brian Farrell, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétien.

    IN MEMORIA ÆTERNA !

    Ephéméride liturgique

    Lundi, janvier 28th, 2008

    Sanctoral

    Saint Pierre Nolasque, Confesseur
    Double (3ème classe) - Blanc

    Mémoire de sainte Agnès

    Martyrologe

    Saint Pierre Nolasque, confesseur, fondateur de l’Ordre de la Bienheureuse Marie de la Merci pour le rachat des captifs. Il s’endormit dans le Seigneur le 8 des calendes de janvier (25 décembre).

    A Rome, sainte Agnès, vierge et martyre, commémorée pour la seconde fois.

    A Alexandrie, l’anniversaire de saint Cyrille, évêque de cette ville, confesseur et docteur de l’Église. Très célèbre défenseur de la foi catholique, remarquable par sa doctrine et sa sainteté, il reposa en paix. Sa fête se célèbre le 5 des ides de février (9 février).

    A Rome, saint Flavien, martyr, qui souffrit sous Dioclétien.

    A Alexandrie, la passion de nombreux saints martyrs, qui furent mis à, mort en ce jour, de diverses manières, par la faction de Syrien, chef militaire arien, au moment où ils célébraient dans l’église les saints mystères.

    A Apollonie, les saints Martyrs Leuce, Thyrse et Callinique. Au temps de l’empereur Dèce, ils subirent divers genres de tourments. Le premier et le dernier eurent la tête tranchée, le second rendit l’âme à l’appel d’une voix céleste, et ainsi ils consommèrent leur martyre.

    En Thébaïde, les saints martyrs Léonidas et ses compagnons, qui, sous Dioclétien, remportèrent la palme du martyre.

    A Saragosse, en Espagne, saint Valère, évêque.

    A Cuenca, en Espagne, l’anniversaire de saint Julien, évêque. Après avoir distribué aux pauvres les biens de son Église et vécu du travail de ses mains, à l’exemple des apôtres, il mourut en paix, célèbre par ses miracles.

    Au monastère de Réomé (auj. Moutiers-St-Jean), en France, la mise au tombeau de saint Jean, prêtre, homme dévoué au service de Dieu.

    En Palestine, saint Jacques, ermite: après être tombé dans une faute, il se cacha longtemps dans un tombeau pour y faire pénitence; devenu célèbre par ses miracles, il partit de ce monde vers le Seigneur.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre VII

    Dans les Ménées des Grecs

  • De notre vénérable Père Ephrem le Syrien († 373)
  • De notre vénérable Père Théodose le thaumaturge, higoumène fondateur du monastère du Saint-Sauveur à Totma († 1568)
  • Dom Guéranger, Caractéristiques de l’hérésie antiliturgique - 1841 -

    Dimanche, janvier 27th, 2008
    dom Guéranger

    « 1° Le premier caractère de l’hérésie antiliturgique est la haine de la Tradition dans les formules du culte divin. On ne saurait contester ce caractère spécial dans tous les hérétiques que nous avons nommé, depuis Vigilance jusqu’à Calvin, et la raison en est facile à expliquer. Tout sectaire voulant introduire une doctrine nouvelle, se trouve infailliblement en présence de la Liturgie, qui est la Tradition à sa plus haute puissance, et il ne saurait avoir de repos qu’il n’ait fait taire cette voix, qu’il n’ait déchiré ces pages qui recèlent la foi des siècles passés. En effet, comment le luthéranisme, le calvinisme, l’anglicanisme se sont-ils établis et maintenus dans la messe ? Il n’a fallu pour cela que la substitution de livres nouveaux et de formules nouvelles, aux formules et aux livres anciens, et tout a été consommé. Rien ne gênait plus les nouveaux docteurs; ils pouvaient prêcher tout à leur aise: la foi des peuples était désormais sans défense. Luther comprit cette doctrine avec une sagacité digne de nos jansénistes, lorsque, dans la première période de ses innovations, à l’époque où il se voyait encore obligé de garder une partie des formes extérieures du culte latin, il établit le règlement suivant pour la messe réformée : « Nous approuvons et conservons les introït des dimanches et des fêtes de Jésus-Christ, savoir de Pâques, de la Pentecôte et de Noël. Nous préférerions volontiers les psaumes entiers d’où ces introït sont tirés, comme on faisait autrefois ; mais nous voulons bien nous conformer à l’usage présent. Nous ne blâmons pas même ceux qui voudront retenir les introït des Apôtres, de la Vierge et des autres Saints, lorsque ces trois introït sont tirés des psaumes et d’autres endroit de l’Ecriture » Il avait trop en horreur les cantiques sacrés composés par l’Eglise elle-même pour l’expression publique de sa foi. Il sentait trop en eux la vigueur de la Tradition qu’il voulait bannir. En reconnaissant à l’Eglise le droit de mêler sa vois dans les assemblées saintes aux oracles des Ecritures, il s’exposait par là même à entendre des millions de bouches anathématiser ses nouveaux dogmes. Donc, haine à tout ce qui, dans la Liturgie, n’est pas exclusivement extrait des Ecritures.

    2° C’est le second principe de la secte antiliturgique, de remplacer les formules de style ecclésiastique par des lectures de l’Ecriture Sainte. Elle y trouve deux avantages: d’abord celui de faire taire la voix de la Tradition qu’elle craint toujours; ensuite un moyen de propager et d’appuyer ses dogmes, par voie de négation ou d’affirmation. Par voie de négation en passant sous silence, au moyen d’un choix adroit, les textes qui expriment la doctrine opposée aux erreurs qu’on veut faire prévaloir; par voie d’affirmation, en mettant en lumière des passages tronqués qui, ne montrant qu’un des côtés de la vérité, cachent l’autre aux yeux du vulgaire. On sait, depuis bien des siècles, que la préférence donnée, par tous les hérétiques, aux Ecritures Saintes sur les définitions ecclésiastiques, n’a pas d’autre raison que la facilité qu’ils ont de faire dire à la parole de Dieu tout ce qu’ils veulent, en la laissant paraître ou en l’arrêtant à propos. Nous verrons ailleurs ce qu’ont fait en ce genre les jansénistes, obligés, d’après leur système, à garder le lien extérieur avec l’Église; quant aux protestants, ils ont presque réduit la Liturgie tout entière à la lecture de l’Écriture, accompagnée de discours dans lesquels on l’interprète par la raison. Quant au choix et à la détermination des livres canoniques, ils ont fini par tomber au caprice du réformateur, qui, en dernier ressort, décide non plus seulement du sens de la parole de Dieu, mais du fait de cette parole. Ainsi Martin Luther trouve que, dans son système de panthéisme, l’inutilité des oeuvres et la suffisance de la foi sont dogmes à établir, et dès lors il déclarera que l’Épître de saint Jacques est une épître de paille, et non une épître canonique, par cela seul qu’on y enseigne la nécessité des oeuvres pour le salut. Dans tous les temps, et sous toutes les formes, il en sera de même; point de formules ecclésiastiques ; l’Écriture seule, mais interprétée, mais choisie, mais présentée par celui ou ceux qui trouvent leur profit à l’innovation. Le piège est dangereux pour les simples, et ce n’est que longtemps après que l’on s’aperçoit qu’on a été trompé, et que la parole de Dieu, ce glaive à deux tranchants, comme parle l’Apôtre, a fait de grandes blessures, parce qu’elle était maniée par les fils de perdition.

    3° Le troisième principe des hérétiques sur la réforme de la Liturgie est, après avoir expulsé les formules ecclésiastiques et proclamé la nécessité absolue de n’employer que les paroles de l’Ecriture dans le service divin, voyant ensuite que l’Ecriture ne se plie pas toujours, comme ils le voudraient, à toutes leurs volontés, leur troisième principe, disons-nous, est de fabriquer et d’introduire des formules diverses, pleines de perfidie, par lesquelles les peuples sont plus solidement encore enchaînés à l’erreur, et tout l’édifice de la réforme impie sera consolidé pour des siècles.

    4° On ne doit pas s’étonner de la contradiction que l’hérésie présente ainsi dans ses oeuvres, quand on saura que le quatrième principe, ou si l’on veut la quatrième nécessité imposée aux sectaires par la nature même de leur état de révolte, est une habituelle contradiction avec leurs propres principes. Il en doit être ainsi pour leur confusion dans ce grand jour, qui vient tôt ou tard, où Dieu révèle leur nudité à la vue des peuples qu’ils ont séduits, et aussi parce qu’il ne tient pas à l’homme d’être conséquent; la vérité seule peut l’être. Ainsi, tous les sectaires, sans exception, commencent par revendiquer les droits de l’antiquité. Ils veulent dégager le christianisme de tout ce que l’erreur et les passions des hommes y ont mêlé de faux et d’indigne de Dieu; ils ne veulent rien que de primitif, et prétendent reprendre au berceau l’institution chrétienne. A cet effet, ils élaguent, ils effacent, ils retranchent; tout tombe sous leurs coups. Et lorsqu’on s’attend à voir reparaître dans sa première pureté le culte divin, il se trouve qu’on est encombré de formules nouvelles qui ne datent que de la veille et qui sont incontestablement humaines, puisque celui qui les a rédigées vit encore.
    Toute secte subit cette nécessité; nous l’avons vu chez les monophysites, chez les nestoriens; nous retrouvons la même chose dans toutes les branches de protestants. Leur affectation à prêcher l’antiquité n’a abouti qu’à les mettre en mesure de battre en brèche tout le passé, et puis ils se sont posés en face des peuples séduits, et leur ont juré que tout était bien, que les superfétations papistes avaient disparu, que le culte divin était remonté à sa sainteté primitive. Remarquons encore une chose caractéristique dans le changement de la Liturgie par les hérétiques. C’est que, dans leur rage d’innovation, ils ne se contentent pas d’élaguer les formules de style ecclésiastique qu’ils flétrissent du nom de parole humaine, mais ils étendent leur réprobation aux lectures et aux prières mêmes que l’Église a empruntées à l’Écriture; ils changent, ils substituent, ne voulant pas prier avec l’Église, s’excommuniant ainsi eux-mêmes, et aussi craignant jusqu’à la moindre parcelle de l’orthodoxie qui a présidé au choix de ces passage.

    5° La réforme de la Liturgie étant entreprise par les sectaires dans le même but que la réforme du dogme dont elle est la conséquence, il s’ensuit que, de même que les protestants se sont séparés de l’unité afin de croire moins, ils se sont trouvés amenés à retrancher, dans le culte, toutes les cérémonies, toutes les formules qui expriment des mystères. Ils ont taxé de superstition, d’idolâtrie, tout ce qui ne leur semblait pas purement rationnel, restreignant ainsi les expressions de la foi, obstruant par le doute et même la négation toutes les voies qui ouvrent sur le monde surnaturel. Ainsi plus de sacrements,, hors le baptême, en attendant le socinianisme qui en affranchira ses adeptes; plus de sacramentaux, de bénédictions, d’images, de reliques de saints, de processions, de pèlerinage, etc. Il n’y a plus d’autel, mais simplement une table; plus de sacrifice, comme dans toute religion, mais seulement une cène; plus d’église, mais seulement un temple, comme chez les Grecs et les Romains; plus d’architectures religieuse, puisqu’il n’y a plus de mystères; plus de peinture et de sculpture chrétiennes, puisqu’il n’y a plus de religion sensible ; enfin, plus de poésie dans le culte, qui n’est fécondé ni par l’amour, ni par la foi.

    6° La suppression des choses mystérieuses dans la Liturgie protestante devait produire infailliblement l’extinction totale de cet esprit de prière qu’on appelle onction dans le catholicisme. Un coeur révolté n’a point d’amour, et un cœur sans amour pourra tout au plus produire des expressions passables de respect ou de crainte, avec la froideur superbe du pharisien; telle est la Liturgie protestante. On sent que celui qui la récite s’applaudit de n’être pas du nombre de ces chrétiens papistes qui rabaissent Dieu jusqu’à eux par la familiarité de leur langage vulgaire.

    7° Traitant noblement avec Dieu, la Liturgie protestante n’a point besoin d’intermédiaires créés. Elle croirait manquer au respect dû à l’Être souverain, en invoquant l’intercession de la sainte Vierge, la protection des saints. Elle exclut toute cette idolâtrie papiste qui demande à la créature ce qu’on ne doit demander qu’à Dieu seul ; elle débarasse le calendrier de tous ces noms d’hommes que l’Eglise romaine inscrit si témérairement à côté du nom de Dieu ; elle a surtout en horreur ceux des moines et autres personnages des derniers temps qu’on y voit figurer à côté des noms révérés des apôtres que Jésus-Christ a choisis, et par lesquels fut fondée cette Eglise primitive, qui seule fut pure dans la foi et franche de tout superstition dans le culte et de tout relâchement dans la morale.

    8° La réforme liturgique ayant pour une de ses fins principales l’abolition des actes et des formules mystiques, il s’ensuit nécessairement que ses auteurs devaient revendiquer l’usage de la langue vulgaire dans le service divin. Aussi est-ce là un des points les plus importants aux yeux des sectaires. Le culte n’est pas une chose secrète, disent-ils. Il faut que le peuple entende ce qu’il chante. La haine de la langue latine est innée au coeur de tous les ennemis de Rome. Ils voient en elle le bien des catholiques dans tout l’univers, l’arsenal de l’orthodoxie contre toutes les subtilités de l’esprit de secte, l’arme la plus puissante de la papauté. L’esprit de révolte qui les pousse à confier à l’idiome de chaque peuple, de chaque province, de chaque siècle, la prière universelle, a, du reste, produit ses fruits, et les réformés sont à même tous les jours de s’apercevoir que les peuples catholiques, en dépit de leurs prières latines, goûtent mieux et accomplissent avec plus de zèle les devoirs du culte que les peuples protestants. A chaque heure du jour, le service divin a lieu dans les églises catholiques; le fidèle qui y assiste laisse sa langue maternelle sur le seuil; hors les heures de la prédication, il n’entend que des accents mystérieux qui même cessent de retentir dans le moment le plus solennel, au canon de la messe ; et cependant ce mystère le charme tellement, qu’il n’envie pas le sort du protestant, quoique l’oreille de celui-ci n’entende jamais que des sons dont elle perçoit la signification. Tandis que le temple réformé réunit, à grand’peine, une fois la semaine, les chrétiens puristes, l’Église papiste voit sans cesse ses nombreux autels assiégés par ses religieux enfants; chaque jour, ils s’arrachent à leurs travaux pour venir entendre ces paroles mystérieuses qui doivent être de Dieu, car elles nourrissent la foi et charment les douleurs. Avouons-le, c’est un coup de maître du protestantisme d’avoir déclaré la guerre à la langue sainte; s’il pouvait réussir à la détruire, son triomphe serait bien avancé. Offerte aux regards profanes, comme une vierge déshonorée, la Liturgie, dès ce moment, a perdu son caractère sacré, et le peuple trouvera bientôt que ce n’est pas trop la peine qu’il se dérange de ses travaux ou de ses plaisirs pour aller entendre parler comme on parle sur la place publique. Otez à l’Église française ses déclamations radicales et ses diatribes contre la prétendue vénalité du clergé, et allez voir si le peuple ira longtemps écouter le soi-disant primat des Gaules crier: Le Seigneur soit avec vous; et d’autres lui répondre : Et avec votre esprit. Nous traiterons ailleurs, d’une manière spéciale, de la langue liturgique.
    (more…)

    Ephéméride liturgique

    Dimanche, janvier 27th, 2008

    Temporal

    Dimanche de la Sexagésime
    Station à Saint-Paul-hors-Les-Murs
    2nde classe - Violet

    Martyrologe

    Saint Jean Chrysostome, évêque de Constantinople, confesseur et docteur de l’Église, céleste patron des orateurs sacrés : il s’endormit dans le Seigneur le 18 des calendes d’octobre (14 septembre). Sous Théodose le Jeune, son saint corps fut transféré en ce jour à Constantinople, puis de là à Rome, où il a reposé dans la basilique du prince des Apôtres. Ses reliques ont finalement été rendues au patriarche de Constantinople en 2004 par Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II.

    A Brescia, l’anniversaire de sainte Angèle de Mérici, vierge, du Tiers-Ordre de saint François. Elle fonda la Société des Vierges de sainte Ursule, dont le soin principal est de diriger les jeunes filles dans les voies du Seigneur. Sa fête, en vertu d’un décret du pape Pie IX, se célèbre aux calendes de juin.

    Au Mans, en Gaule, la mise au tombeau de saint Julien, premier évêque de cette ville, où saint Pierre l’avait envoyé prêcher l’Évangile.

    A Sora, saint Julien, martyr. Arrêté durant la persécution d’Antonin, sous le préfet Flavien, il fut décapité et reçut la couronne du martyre, après l’écroulement d’un temple d’idoles survenu tandis qu’on le torturait.

    En Afrique, saint Avit, martyr.

    Au même lieu, les saints martyrs Dace, Réatre et leurs compagnons, qui souffrirent pendant la persécution des Vandales.

    De plus, les saints Datif, Julien, Vincent et vingt sept autres martyrs.

    A Rome, saint Vitalien, pape.

    Au monastère de Bodon (plus tard Val-Benoît), en France, saint Maire, abbé.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre V, 31b & VI

    Dans les Ménées des Grecs

  • Translation des reliques de notre Père parmi les saints, Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople (438)
  • Ephéméride liturgique

    Samedi, janvier 26th, 2008

    Sanctoral

    Saint Polycarpe, Evêque & Martyr
    Rouge - Double-majeur (3ème classe)

    Martyrologe

    Saint Polycarpe, évêque de Smyrne & martyr, qui remporta la couronne du martyre le 7 des calendes de mars (23 février).

    A Hippone, en Afrique, les saints Théogène, évêque, & trente six autres, qui, pendant la persécution de Valérien, méprisant la mort temporelle, obtinrent la couronne de la vie éternelle.

    A Bethléem de Juda, la dormition de sainte Paule, veuve. Issue d’une très noble famille de sénateurs, elle renonça au monde avec la bienheureuse vierge du Christ Eustochium, sa fille, distribua aux pauvres toutes ses richesses et se retira auprès de la crèche du Seigneur. C’est de là que, riche en nombreuses vertus et couronnée par un long martyre, elle passa au royaume des cieux. Sa vie étonnamment vertueuse a été écrite par saint Jérôme.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre V, 15-31a.

    Dans les Ménées des Grecs

  • De notre vénérable Père Xénophon & de ses fils, les anachorètes Arcadius & Jean (Vème-VIème s.)
  • Programme du dimanche de la Sexagésime

    Vendredi, janvier 25th, 2008
    La parabole du semeur, sermons de Maurice de Sully, manuscrit du XIVème siècle

    Saint-Eugène, le dimanche 27 janvier 2008, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Trisaghion, polyphonie polonaise du XVIème siècle
  • Introït : plain-chant et reprise en polyphonie (d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Kyrie XVII - Kyrie salve
  • Trait : faux-bourdon du 8ème ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Media vita, répons pour le temps de la Septuagésime, composé par Notker le Bègue, moine de Saint-Gall († 912)
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris - adaptation depuis un Cherouvikon russe tiré du recueil dit du “Vieux Siméon” (1903)
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Te laudamus - antienne de communion (transitus) de la liturgie ambrosienne
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIIème ton (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : O ma Reine, ô Vierge Marie - Cantique et mélodie du R.P. Lambillotte - harmonisation Henri de Villiers
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

    Petite réaction à la suite d’un article de La Croix du 14 janvier

    Vendredi, janvier 25th, 2008

    A la suite de la messe du Pape tourné vers le Seigneur, versus ad Orientem et non plus vers le peuple dans la Chapelle Sixtine le jour de la Fête du Baptême du Seigneur, la presse française a souvent atteint des sommets de désinformation laissant entendre que le Pape est affreusement rétrograde (Le Parisien a certainement remporté la médaille dans cet affligeant concours de méconnaissance journalistique).

    La Croix, dans son article du 14 janvier dernier, rend compte aussi de cette messe, s’étonnant de l’apparente nouveauté de la célébration dos au peuple, y décelant une volonté de revenir aux traditions d’avant Vatican II. Pourtant, ce n’était pas une si grande nouveauté, puisque Jean-Paul II célébrait aussi dos au peuple & face à Dieu sur cet autel, au moins au début de son pontificat, comme en témoigne la photo ci-dessous :

    Jean-Paul II célèbre Ad Orientem à la chapelle Sixtine

    Il est piquant de lire de ce fait le texte de Madame de Gaulmyn dans La Croix :

    “- Benoît XVI a-t-il célébré hier en rite tridentin ?

    - Non, mais pour la première fois, hier, dans la chapelle Sixtine, le pape a publiquement célébré la messe dos au peuple, face à l”autel, suivant donc la tradition préconciliaire. Pour cette célébration, où, comme chaque année, le pape baptise des enfants, on a donc utilisé l”ancien autel de la chapelle, qui se trouve contre le mur, sous la fresque du jugement dernier de Michel-Ange. Durant tout le pontificat de Jean-Paul II, et les premières années de celui de Benoît XVI, les responsables de la célébration avaient recours à un autel mobile en bois, placé au milieu du choeur.”

    :-D

    cf. notre article initial sur ce sujet.

    Ephéméride liturgique

    Vendredi, janvier 25th, 2008

    Sanctoral

    Conversion de saint Paul, Apôtre
    Blanc - Double-majeur (3ème classe)

    Mémoire de saint Pierre, Apôtre

    Martyrologe

    La Conversion de l’apôtre saint Paul, qui eut lieu la seconde année après l’Ascension du Seigneur.

    A Damas, l’anniversaire de saint Ananie, qui fut disciple du Seigneur & baptisa le même apôtre Paul. Après avoir prêché l’Évangile à Damas, à Eleuthéropolis et en d’autres lieux, Ananie fut enfin, sous le juge Licinius, frappé et déchiqueté à coups de nerfs de bœuf; puis, accablé sous les pierres, il termina son martyre.

    Dans la cité des Arverne (auj. Clermont-Ferrand), en France, les saints Prix, évêque, & Amarin, abbé de Doroang. Tous deux furent mis à mort par les chefs de la cité.

    A Antioche, les saints martyrs Juventin et Maxime, qui sous Julien l’apostat reçurent la couronne du martyre. Saint Jean Chrysostome fit un sermon au peuple pour leur anniversaire.

    De plus, les saints martyrs Donat, Sabin et Agape.

    A Tomi, en Scythie, saint Bretannion, évêque. D’une admirable sainteté et d’un zèle ardent pour la foi catholique, il brilla dans l’Église sous l’empereur arien Valens, auquel il opposa une énergique résistance.

    A Marchiennes, en France, saint Poppon, prêtre & abbé, célèbre par ses miracles

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre IV, 17 à V, 14.

    Dans les Ménées des Grecs

  • De notre Père parmi les saints, Grégoire le Théologien, archevêque de Constantinople († 389)
  • Icône de la très-sainte Mère de Dieu “Dissipe ma peine” (1640)
  • Ephéméride liturgique

    Jeudi, janvier 24th, 2008

    Sanctoral

    Saint Thimothée, Evêque & Martyr
    Rouge - Double (3ème classe)

    Martyrologe

    A Ephèse, saint Timothée, disciple du bienheureux apôtre Paul. Ordonné par lui évêque d’Ephèse, il y soutint pour le Christ de nombreux combats; pour avoir blâmé les païens qui sacrifiaient à Diane, il fut accablé sous une grêle de pierres, et peu après s’endormit dans le Seigneur.

    A Antioche, saint Babilas, évêque. Durant la persécution de Dèce, après avoir glorifié Dieu à plusieurs reprises par ses souffrances et de cruels tourments, il termina sa noble vie dans les fers, avec lesquels il voulut que son corps fut enseveli. Avec lui, dit-on, souffrirent aussi trois enfants: Urbain, Prilidien et Epolone, qu’il avait instruits dans la foi du Christ.

    A Foligno, en Ombrie, saint Félicien. Ordonné évêque de cette ville par le pape saint Victor Ier, il y accomplit de nombreux travaux, parvint à une extrême vieillesse, et, sous l’empereur Dèce, reçut la Couronne du martyre.

    A Néocésarée, en Mauritanie, les saints martyrs Mardoine, Muson, Eugène & Metellus, qui tous furent livrés aux flammes et dont les cendres furent jetées dans la rivière.

    De plus les saints martyrs Thyrse & Prix.

    A Cingoli, en Picenum, saint Exupérance, confesseur, évêque de cette ville, célèbre par la renommée de ses miracles.

    A Bologne, saint Zamas. Ordonné premier évêque de cette ville par le pontife romain saint Denis, il y propagea la foi chrétienne d’une manière admirable.

    De plus, le bienheureux Suran, abbé, qui au temps des Lombards s’illustra par sa sainteté.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre IV, 1-16.

    Dans les Ménées des Grecs

  • De notre vénérable Mère Xénie (Vème s.)
  • De la bienheureuse Xénie de Saint-Pétersbourg, la folle en Christ († début du XIXème s.)
  • Ephéméride liturgique

    Mercredi, janvier 23rd, 2008

    Sanctoral

    Saint Raymond de Pennafort, Confesseur
    Blanc - Semi-double (3ème classe)

    Mémoire de sainte Emérentienne, Vierge & Martyre
    Rouge

    Martyrologe

    Saint Raymond de Pennafort, de l’Ordre des Frères Prêcheurs, confesseur, dont l’anniversaire est mentionné le 8 des ides de janvier (6 janvier).

    A Rome, sainte Emérentienne, vierge et martyre. Encore catéchumène, elle fut lapidée par les païens tandis qu’elle priait au tombeau de sainte Agnès dont elle avait été la sœur de lait.

    A Philippes, en Macédoine, saint Parménas, qui fut l’un des sept premiers diacres. Sous l’influence de la grâce de Dieu, il accomplissait avec une entière fidélité le devoir de la prédication dont ses frères l’avaient chargé, quand il gagna sous Trajan la couronne du martyre.

    A Ancyre, (auj. Ankara), en Galatie, saint Clément, évêque. Torturé à plusieurs reprises, il consomma enfin son martyre, sous l’empereur Dioclétien.

    Au même lieu, saint Agathange, qui souffrit le même jour sous le préfet Lucius.

    A Césarée, en Mauritanie, les saints martyrs Sévérien et Aquila, son épouse, qui furent consumés dans les flammes.

    Près d’Antinoé, ville d’Egypte, saint Asclas, martyr; après divers tourments, il fut précipité dans le fleuve, et rendit à Dieu son âme précieuse.

    A Alexandrie, saint Jean l’Aumônier, évêque de cette ville, très célèbre par sa compassion envers les pauvres.

    A Tolède, en Espagne, saint Ildefonse, évêque. Pour la remarquable intégrité de sa vie, et la défense qu’il prit de la virginité de la Très Sainte Mère de Dieu attaquée par les hérétiques, il reçut de la même Vierge Marie une robe éclatante de blancheur. Enfin, devenu célèbre par sa sainteté, il fut appelé au ciel.

    Dans la province de Valérie, le moine saint Martyrius, dont fait mention le bienheureux pape Grégoire.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre III.

    Dans les Ménées des Grecs

  • Du saint hiéromartyr Clément d’Ancyre
  • et du saint martyr Agathange (IIIème-IVème s.)
  • Ephéméride liturgique

    Mardi, janvier 22nd, 2008

    Sanctoral

    Saints Vincent & Anastase, Martyrs
    Rouge - Semi-double (3ème classe)

    Martyrologe

    A Valence, dans l’Espagne Tarragonaise, saint Vincent, diacre et martyr. Sous Dacien, préfet très impie, après avoir subi la prison, la faim, le chevalet, la dislocation des membres, les lames ardentes, la grille de fer rougie au feu et d’autres genres de tourments, il s’envola au ciel pour y recevoir la récompense du martyre. Le poète Prudence, en des vers élégants, a chanté le noble triomphe de sa passion; le bienheureux Augustin et le pape saint Léon lui ont également décerné de magnifiques louanges.

    A Bethsaloé, en Assyrie, saint Anastase, moine perse. Après les nombreux tourments de la prison, des fouets et des chaînes, endurés à Césarée de Palestine, il fut encore éprouvé par les nombreux supplices que lui infligea le roi des Perses Chosroas; il fut enfin décapité, ayant été devancé au martyre par soixante dix compagnons qui furent précipités dans le fleuve. Sa tête fut portée à Rome, aux Eaux Salviennes ; ce chef et son image vénérée mettent en fuite les démons et guérissent les maladies, comme l’attestent les Actes du second concile de Nicée.

    A Embrun, dans les Gaules, les saints martyrs Vincent, Oronce et Victor, qui reçurent la couronne du martyre durant la persécution de Dioclétien.

    A Novare, saint Gaudence, évêque et confesseur.

    A Sora, saint Dominique, abbé, célèbre par ses miracles.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre II, 15-25.

    Dans les Ménées des Grecs

  • Du saint apôtre Timothée († vers 96)
  • et du saint moine martyr Anastase le Perse († 628)
  • Programme du Requiem pour S.M. le roi Louis XVI

    Lundi, janvier 21st, 2008
    Louis XVI

    Saint-Eugène, le lundi 21 janvier 2008, grand’messe de 19h.
    (raccord pour les choristes à compter de 18h30).

  • Procession d’entrée : De profundis parisien – psaume 129 – faux-bourdon attribué à André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
  • Requiem de Claudio Casciolini (1697 † 1760), chantre de Saint-Laurent in Damaso à Rome
  • Séquence Dies iræ - de la Missa pro defunctis de l’Abbé Homet, maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Saint-Germain L’Auxerrois (XVIIIème siècle)
  • Lecture du Testament de Louis XVI
  • Sanctus XVIII
  • Après la Consécration : Pie Iesu du Requiem de Gabriel Fauré (1845 † 1924), organiste de La Madeleine
  • Pendant la communion : Miseremini – plainte des âmes du Purgatoires - Texte tiré du livre de Job lu aux matines des défunts (Job XIX, 21) - musique d’Henri Büsser (1872 † 1973), organiste de Saint-Cloud
  • Requiescant in pace. R/. Amen
  • Absoute
  • Procession de sortie : Prière pour le roi, de la Messe “Gaudete in Domino semper” du Sacre de Louis XVI (célébré en la Cathédrale de Reims, le dimanche de la Trinité, 11 juin 1775), par François Giroust (1738 † 1799), son maître de chapelle
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

    Ephéméride liturgique

    Lundi, janvier 21st, 2008

    Sanctoral

    Sainte Agnès, Vierge & Martyre
    Rouge - Double (3ème classe)

    Martyrologe

    A Rome, la passion de sainte Agnès, vierge et martyre. Au temps où Symphronius était préfet de la Ville, elle fut jetée dans un grand feu, mais sa prière en ayant éteint les flammes, elle fut transpercée par le glaive. Saint Jérôme a fait son éloge en ces termes : « Par les écrits et la parole, dans toutes les nations, et surtout dans les Eglises, la vie d’Agnès a été louée, parce qu’elle a triomphé tout ensemble et de son jeune âge et du tyran, et qu’elle a consacré par le martyre le titre d’une vierge chaste. »

    A Athènes, l’anniversaire de saint Publius, évêque, qui gouverna dignement l’Eglise d’Athènes après saint Denis l’Aréopagite. Célèbre à la fois par les vertus et l’excellence de sa doctrine, il est couronné de gloire pour avoir rendu témoignage au Christ.

    A Tarragone, en Espagne, les saints martyrs Fructueux, évêque, Augure et Euloge, diacres. Durant la persécution de Gallien, ils furent d’abord jetés en prison, puis précipités dans les flammes; quand leurs liens furent consumés, ils prièrent les mains étendues en forme de croix et terminèrent ainsi leur martyre. Saint Augustin donna un sermon à son peuple pour leur anniversaire.

    Au monastère d’Einsiedeln, en Suisse, saint Meinrad, prêtre et moine: dans le lieu même où plus tard s’éleva le monastère, il mena la vie érémitique et fut tué par des brigands. Son corps, jadis inhumé au monastère de Reichenau, en Germanie, fut plus tard ramené à celui d’Einsielden.

    A Troyes, en Gaule, saint Patrocle, martyr, qui mérita sa couronne sous l’empereur Aurélien.

    A Pavie, saint Epiphane, évêque et confesseur.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre I, 27 à II, 14.

    Dans les Ménées des Grecs

  • De notre vénérable Père Maxime le Confesseur († 662)
  • et du saint martyr Néophyte (IIIème-IVème s.)
  • De notre vénérable Père Maxime le Grec († 1563)
  • Programme du dimanche de la Septuagésime

    Dimanche, janvier 20th, 2008
    Evangile de la Septuagésime

    Chapelle Expiatoire, le dimanche 20 janvier 2008, grand’messe de 10h30 à la mémoire de S.M. le roi Louis XVI.

  • Introït : plain-chant et reprise en polyphonie (d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Kyrie de la Messe royale du Ier ton d’Henri du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou
  • Trait : faux-bourdon attribué à André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : De profundis de Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres
  • Sanctus de la messe Ad Majorem Dei Gloriam d’André Campra
  • Après la Consécration : O salutaris - adaptation depuis un Cherouvikon russe d’Alexander Kastorsky (1901)
  • Agnus Dei de la messe Ad Majorem Dei Gloriam d’André Campra
  • Pendant la communion : Magnificat & Exaudiat sur le ton royal
  • Ite missa est de la Messe royale du Ier ton d’Henri du Mont
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Domine salvum fac regem - Prière pour le roi, de la Messe “Gaudete in Domino semper” du Sacre de Louis XVI (célébré en la Cathédrale de Reims, le dimanche de la Trinité, 11 juin 1775), par François Giroust (1738 † 1799), son maître de chapelle
  • Saint-Eugène, le dimanche 20 janvier 2008, grand’messe de 11h.

  • Introït : plain-chant et reprise en polyphonie (d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Kyrie XVII - Kyrie salve
  • Trait : faux-bourdon du 8ème ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Media vita, répons pour le temps de la Septuagésime, composé par Notker le Bègue, moine de Saint-Gall († 912)
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris - adaptation depuis un Cherouvikon russe tiré du recueil dit du “Vieux Siméon” (1903)
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Ave verum corpus - plain-chant
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Ier ton (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Je mets ma confiance - Cantique et mélodie du R.P. Lambillotte - harmonisation de M. le chanoine Gaston Roussel, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

    Ephéméride liturgique

    Dimanche, janvier 20th, 2008

    Temporal

    Dimanche de la Septuagésime
    Station à Saint-Laurent-hors-Les-Murs
    2nde classe - Violet

    L’alleluia est omis jusqu’à Pâques.
    A l’office, il est remplacé par Laus tibi, Domine au Deus, in adjutorium.
    A la messe des dimanches & fêtes, il est remplacé par le trait.
    A la messe des féries, il est omis.
    Le Te Deum ne se dit plus le dimanche à l’office nocturne.
    L’usage de l’orgue et des fleurs reste autorisé jusqu’au Mercredi des Cendres.

    Martyrologe

    A Rome, l’anniversaire de saint Fabien, pape et martyr. Il endura le martyre au temps de Dèce et fut inhumé dans le cimetière de Callixte.

    A Rome encore, aux catacombes, saint Sébastien, martyr. Sous l’empereur Dioclétien, alors qu’il était chef de la cohorte, on ordonna de l’attacher au milieu du camp et de placer au-dessus de sa tête son titre de chrétien; on le fit percer de flèches par les soldats, et enfin frapper à coups de bâton jusqu’à ce que mort s’en suive.

    A Nicée, en Bithynie, saint Néophyte, martyr. Agé de quinze ans, il fut battu de verges, jeté dans une fournaise ardente, exposé aux bêtes; comme il n’en avait éprouvé aucune atteinte et qu’il persistait à confesser la foi du Christ, il fut mis à mort par le glaive.

    A Césène, saint Maur, évêque, célèbre par ses vertus et ses miracles.

    En Palestine, l’anniversaire de saint Euthyme, abbé ; célèbre par son zèle pour la discipline catholique et par l’éclat de ses miracles, il fut, au temps de l’empereur Marcien, une des gloires de l’Eglise.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre I, 1-26

    Dans les Ménées des Grecs

  • De notre vénérable Père Euthyme le Grand († 473)
  • De notre Père parmi les saints, Euthyme, patriarche de Tirnovo (XIVème-XVème s.)
  • Epiphanie russe : horaires des offices

    Jeudi, janvier 17th, 2008
    Le Baptême du Christ, tiré de l

    Voici les horaires des offices de la fête de la Théophanie (ou plus exactement des Théophanies) chez nos amis de la paroisse russe catholique de Paris (décalage dû au calendrier julien suivi) :

  • vendredi 18 janvier - 18h - office des vigiles (avec bénédiction solennelle de l’eau),
  • samedi 19 janvier - 10h30 - tierce - 10h45 divine liturgie.
  • N’hésitez pas à venir découvrir les richesses de la liturgie slavonne à cette occasion.

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité
    39 rue François Gérard
    75016 PARIS
    Metro : Eglise d’Auteuil

    Fête du Cœur immaculé de Marie, refuge des pécheurs (16 janvier)

    Mercredi, janvier 16th, 2008

    Notre paroisse avait la joie de célébrer ce soir cette belle fête du propre de Paris, qui est fête patronale de la Basilique Notre-Dame des Victoires.

    Fête de Notre-Dame des Victoires

    Vue de l’assistance, dont le recueillement a été très sensible durant toute la messe.

    Fête de Notre-Dame des Victoires

    REFVGIVM PECCATORUM - REFUGE DES PECHEURS
    La sainte messe a été célébrée à l’autel de la Vierge,
    par Monsieur l’abbé Batut, curé de notre paroisse.

    Fête de Notre-Dame des Victoires

    Imposition de l’encens à l’offertoire.

    Fête de Notre-Dame des Victoires

    Lors de la secrète avant le canon de la messe.

    Fête de Notre-Dame des Victoires

    A l’élévation du Corps du Seigneur :
    O SALVTARIS HOSTIA !

    *

    Merci à notre curé pour nous avoir conduit ainsi en pèlerinage aux pieds de Notre-Dame, & pour son homélie sur l’évangile des noces de Cana (évangile de cette fête).
    Merci à Monsieur le Curé-Recteur de la Basilique, l’abbé Bancon, ainsi qu’aux sœurs, qui nous ont reçu en ce jour de fête & ont partagé notre joie de prier Notre-Dame des Victoires, refuge des pécheurs.
    Merci à Maître Luc Stellakis, organiste titulaire, pour ses magnifiques improvisations sur le plain-chant, dans le goût du grand orgue classique français (Lully, Couperin & Mondonville - qui habitaient à deux pas de la Basilique - ont dû être ravis !!! ;-) ).

    NIPSONANOMEMATAMEMONANOPSIN !

    Télécharger le livret de la messe au format PDF.

    Pèlerinage à Notre-Dame-des-Victoires ce mercredi 16 janvier

    Mardi, janvier 15th, 2008
    Fête de Notre-Dame des Victoires

    Chers amis, paroissiens réguliers ou non,

    Venez tous ce mercredi 16 janvier 2008

    en la fête liturgique parisienne du Coeur immaculé de Marie sous le titre de “Refuge des pécheurs”

    - fête propre à l’archidiocèse de Paris & fête patronale de Notre-Dame-des-Victoires -

    Pèlerinage à la Basilique de Notre-Dame des Victoires

    de notre paroisse Saint-Eugène - Sainte Cécile

    *

  • 19h: pour ceux qui le peuvent, départ à pied de l’église Saint-Eugène (Paris IX).
  • 19h45: Basilique de Notre-Dame des Victoires (Paris II), chapelet pour la vie, puis :
  • 20h15: Sainte Messe latine traditionnelle, chantée par Monsieur le Curé Batut.
  • Fête du Cœur immaculé de Marie, Refuge des pécheurs - Propre de Paris

    Mardi, janvier 15th, 2008
    Louis XIII fonde Notre-Dame-des-Victoires

    Demain, notre paroisse ira en pèlerinage à Notre-Dame-des-Victoires (Paris II), à l’occasion de la belle fête parisienne du Cœur immaculé de Marie, sous le titre de Refuge des pécheurs (au propre de Paris, le 16 janvier). Cette fête est la fête patronale de Notre-Dame-des-Victoires.

    Voici sur ce site le propre grégorien de cette fête (tiré du propre de Paris) ; ce chant n’étant facile à trouver, nous mettons en ligne ce propre sous deux formes :

  • L’ancienne messe de cette fête avant 1952 (”Tu, Domine Deus”)
  • La nouvelle messe revue en 1952 (”Respice in nos”).
  • Avec le Pape : Tournés vers le Seigneur

    Lundi, janvier 14th, 2008
    Le Pape célèbre Ad Orientem à la chapelle Sixtine

    Dimanche dernier, pour la fête du Baptême du Seigneur, le Saint Père a célébré la messe (nouveau rit concélébré, & en italien), à l’ancien autel de la Chapelle Sixtine, face à Dieu, tourné vers l’Orient (& donc dos au peuple), selon la manière antique attestée universellement dans tout l’univers chrétien (jusqu’aux prétendues réformes de Martin Luther qui a voulu célébrer sa cène face au peuple). Pour l’occasion, l’autel “nouveau rit” a été désinstallé du chœur de la Chapelle Sixtine.

    L’événement est important puisque c’est sans doute la première fois (en dehors de sa messe privée) que le Pape actuel célèbre publiquement vers l’Orient depuis la réforme liturgique. Rien dans le missel de Paul VI (jusqu’à sa dernière édition par Jean-Paul II) ne supposait du reste la célébration de la messe face au peuple. Les médias en ont fait tout un plat, alors que Jean-Paul II avait fait de même au début de son pontificat.

    Messe devant Sixte IV

    Messe devant Sixte IV (XIVème siècle).

    Pie VII à la Chapelle Sixtine

    Pie VII à la Chapelle Sixtine (XVIIIème siècle)

    Messe devant Pie XI à la Chapelle Sixtine

    Messe devant Pie XI à la Chapelle Sixtine (XXème siècle)

    Jean-Paul II célèbre Ad Orientem à la chapelle Sixtine

    Au début de son pontificat, manifestement, Jean-Paul II célébrait aussi à l’autel de la chapelle Sixtine versus ad Orientem (XXème siècle). Cela devait dater d’avant la prise de fonction de Mgr Piero Marini comme cérémoniaire.

    Le Pape célèbre Ad Orientem à la chapelle Sixtine

    Messe de Benoît XVI à la Chapelle Sixtine (XXIème siècle)

    Programme de la fête de la sainte Famille

    Vendredi, janvier 11th, 2008
    La sainte Famille - gravure de Schelte Adams Bolswert, d

    Saint-Eugène, le dimanche 13 janvier 2008, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Adeste fideles - cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois
  • Kyriale VIII - De Angelis
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier
  • Pendant les encensements de l’offertoire : noëls d’orgue
  • Après la Consécration : O salutaris sur « A la venue de Noël » – Henri Adam de Villiers
  • Pendant la communion : Hostis Herodes impie – Hymne de l’Epiphanie, à vêpres, texte du poëte Sedulius ( Vème siècle) – alternance entre l’orgue (versets de Guillaume Gabriel Nivers (1632 † 1714), organiste de Saint Sulpice
    et des damoiselles de Saint-Cyr) et la polyphonie (musique de Charles de Courbes - 1622)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Pour sauver l’humanité - cantate sur le Noël “Bon Joseph écoutez-moi”, d’après Louis-Claude d’Aquin (1694 † 1772), organiste de la chapelle royale et de Saint-Paul
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

    Publication de la date de Pâques & de celles des fêtes mobiles le jour de l’Epiphanie

    Vendredi, janvier 4th, 2008

    L’Epiphanie étant la dernière fête du Temporal avant le cycle pascal, le Pontifical Romain (Pars III. De publicatione festorum mobilium in Epiphania Domini) fait publier solennellement au jour de cette fête, dans les églises cathédrales, la date de Pâques et des principales fêtes mobiles de l’année. Cette publication, selon des usages locaux, peut également se faire dans les églises principales et les églises paroissiales.

    HISTOIRE - Cette tradition remonte aux tous premiers temps de l’Eglise. Le Patriarche d’Alexandrie, où se trouvaient les plus habiles astronomes de la chrétienté, avait la mission d’envoyer la date de la solennité pascale aux autres Patriarches orientaux et au Souverain Pontife, lequel en informait les métropolites d’Occident.

    Bien vite, les évêques prirent l’habitude de publier chaque année, le 6 janvier, une epistola festivalis, lettre pastorale dans laquelle étaient annoncées les dates de Pâques et des fêtes mobiles de l’année courante.

    Beaucoup de Pères de l’Eglise des premiers siècles parlent de cette annonce de la date de Pâques lors de la fête de l’Epiphanie. Le Concile de Nicée paraît avoir formalisé la coutume. On consultera à ce propos le Canon qui se lisait à prime de l’Epiphanie dans l’ancien bréviaire parisien.

    L’ancien rit parisien avait conservé une formule très courte, sur un récitatif très simple, dans laquelle seule la date de Pâques est proprement annoncée ; tout cela possède sûrement une saveur très antique.

    Le rit romain, lui, possède une formule (le “Noveritis”) plus développée (sans doute plus récente) ; à la date de Pâques sont ajoutées celles de la Septuagésime, du mercredi des Cendres, du synode diocésain, de l’Ascension, de la Pentecôte et du premier dimanche de l’Avent.

    REGLES LITURGIQUES - Le “Noveritis” est chanté en la fête de l’Epiphanie dans les cathédrales (et par usage dans les églises paroissiales) après l’évangile de la messe la plus solennelle du jour. La proclamation en est faite par l’Archidiacre, ou bien, selon l’usage des lieux, par le chanoine préchantre ou par un autre chanoine. Revêtu de la chape blanche, celui qui est désigné pour cet office se rend à l’ambon ou au pupitre de l’évangile, paré d’une étoffe de soie blanche.

    TEXTE - Nous avons la joie de donner ici le texte du Noveritis pour l’année 2008 :

    Annonce de Pâques - Noveritis 2008

    Traduction pour 2008 :

    Vous avez su, Frères très chers, par la miséricorde de Dieu qui nous a été annoncée, que nous avons été comblés par la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi de même nous vous annonçons la joie qui nous sera procurée par la Résurrection de notre même Sauveur.

  • Le 20 janvier sera le dimanche de la Septuagésime.
  • Le 6 février sera le jour des Cendres et le début du jeûne très sacré du Carême.
  • Le 23 mars sera la sainte Pâque de Notre Seigneur Jésus-Christ, que nous célèbrerons avec joie.
  • Le 1er mai sera l’Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ.
  • Le 11 du même mois sera la fête de la Pentecôte.
  • Le 22 mai sera la fête du Très Saint Corps du Christ.
  • Le 30 novembre sera le premier dimanche de l’Avent de Notre Seigneur Jésus-Christ, à qui est l’honneur et la gloire, dans les siècles des siècles. Amen.

    Un immense merci à la famille Brandt, d’Australie, qui réalise fidèlement chaque année ce fichier du Noveritis sur son site web.

    On consultera aussi le livret (au format PDF) distribué dimanche prochain 6 janvier aux fidèles de Saint-Eugène-Sainte-Cécile, dans lequel on trouvera la traduction.