Ephéméride liturgique

12 février 2008 - 0:00 par Archiparaphoniste

Temporal

Mardi après le Ier dimanche de Carême
Station à Sainte-Anastasie
(3ème classe) - Violet
Mémoire des saints Sept Fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie

Martyrologe

Les Sept saints Fondateurs de l’Ordre des Servites de la Bienheureuse Vierge Marie, confesseurs, dont la mise au tombeau est mentionnée à leurs jours respectifs. Un même esprit de vraie fraternité les unissait pendant leur vie; la vénération du peuple les a entourés, sans les séparer, après leur mort; le souverain pontife Léon XIII les a pareillement inscrits ensemble au catalogue des saints.

En Afrique, saint Damien, soldat et martyr.

A Carthage les saints martyrs Modeste et Julien.

A Alexandrie, les saints martyrs Modeste et Ammone, enfants.

A Barcelone, en Espagne, sainte Eulalie, vierge. A l’époque de l’empereur Dioclétien, elle endura le chevalet, les ongles de fer et les flammes, fut enfin attachée à une croix et reçut la glorieuse couronne du martyre.

A Constantinople, saint Mélèce, évêque d’Antioche. Il fut à plusieurs reprises exilé pour la foi catholique et finalement s’en alla, de la ville de Constantinople, vers le Seigneur. Saint Jean Chrysostome et saint Grégoire de Nysse ont célébré ses vertus par de magnifiques éloges.

A Constantinople encore, saint Antoine, évêque, au temps de l’empereur Léon VI.

A Vérone, saint Gaudence, évêque et confesseur.

Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

R/. Deo gratias.

Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

Livre de la Genèse, chapitre XXII

Dans les Ménées des Grecs

  • De notre Père parmi les saints, Mélèce, archevêque d’Antioche († 381)
  • De notre Père parmi les saints, Alexis, métropolite de Moscou, thaumaturge de toute la Russie († 1378)
  • Translation de l’icône de Notre Dame des Ibères (1656)
  • One Response à “Ephéméride liturgique”

    1. Méthode Dit:

      Merci, cher Archiparaphoniste, pour ces éphémérides bi- (voire tri-) ritualistes.

      Précisons simplement que les Ibères dont il s’agit ne sont pas espagnols, mais géorgiens et que le monastère qu’ils ont fondé au mont Athos, au Xe s., occupe le troisième rang selon l’ordre de préséance qui prévaut sur la Sainte Montagne.

      Dans le calendrier de l’église russe, le 12 février est le jour de la fête liturgique de l’icône miraculeuse, qui remonte au moins au IXe siècle. Celle-ci, selon la tradition, fut cachée par une pieuse veuve habitant dans les environs de la ville de Nicée, durant la persécution qui eut lieu sous le règne de l’empereur Théophile (829-842). L’un des iconoclastes, ayant découvert la sainte icône, la transperça de sa lance. L’icône se mit à saigner. La veuve soudoya les soldats et obtint que l’image sainte ne fût pas détruite avant le lendemain. Durant la nuit, elle mit l’icône à la mer et celle-ci navigua, dressée sur les flots, jusqu’au mont Athos. Les moines, ayant aperçu, pendant plusieurs jours, une colonne de feu allant de la mer jusqu’au ciel, descendirent sur la plage et trouvèrent l’icône, dressée sur l’eau. Les moines la placèrent immédiatement dans l’église, mais l’icône, chaque matin, se retrouvait à la porte du monastère. La Mère-de-Dieu révéla qu’elle entendait elle-même assurer la garde des moines et son icône est, depuis, placée à l’entrée du monastère et surnommée “portaitissa”, ce qui signifie “portière” ou “tourière”.

      Une copie de cette icône miraculeuse, écrite par le moine Jamblique, fut transportée à Moscou, en 1648, à la demande de celui qui devait devenir le patriarche Nikon. Cette copie, elle-même miraculeuse, est l’une des icônes les plus vénérées de Russie. La fête liturgique de sa translation est fixée, dans le calendrier de l’église russe, au 13 octobre.

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