Translation de l’icône de Notre Dame des Ibères

Un de nos honorables lecteurs a mis une commentaire fort érudit sur la fête de la Translation de l’icône de Notre Dame des Ibères que célèbre aujourd’hui certaines églises de rit byzantin. Nous reproduisons ce texte de qualité ici, avec deux photographies de cette fameuse icône, l’originale, et sa copie de Montréal qui a exsudé de l’huile à partir de 1981 & produit de nombreux miracles (les même phénomènes s’observant par la suite sur des centaines de copies de celle-ci).

L

Voici le texte de Méthode :

« Précisons simplement que les Ibères dont il s’agit ne sont pas espagnols, mais géorgiens et que le monastère qu’ils ont fondé au mont Athos, au Xe s., occupe le troisième rang selon l’ordre de préséance qui prévaut sur la Sainte Montagne.

Dans le calendrier de l’église russe, le 12 février est le jour de la fête liturgique de l’icône miraculeuse, qui remonte au moins au IXe siècle. Celle-ci, selon la tradition, fut cachée par une pieuse veuve habitant dans les environs de la ville de Nicée, durant la persécution qui eut lieu sous le règne de l’empereur Théophile (829-842). L’un des iconoclastes, ayant découvert la sainte icône, la transperça de sa lance. L’icône se mit à saigner. La veuve soudoya les soldats et obtint que l’image sainte ne fût pas détruite avant le lendemain. Durant la nuit, elle mit l’icône à la mer et celle-ci navigua, dressée sur les flots, jusqu’au mont Athos. Les moines, ayant aperçu, pendant plusieurs jours, une colonne de feu allant de la mer jusqu’au ciel, descendirent sur la plage et trouvèrent l’icône, dressée sur l’eau. Les moines la placèrent immédiatement dans l’église, mais l’icône, chaque matin, se retrouvait à la porte du monastère. La Mère-de-Dieu révéla qu’elle entendait elle-même assurer la garde des moines et son icône est, depuis, placée à l’entrée du monastère et surnommée « portaitissa », ce qui signifie « portière » ou « tourière ».

Une copie de cette icône miraculeuse, écrite par le moine Jamblique, fut transportée à Moscou, en 1648, à la demande de celui qui devait devenir le patriarche Nikon. Cette copie, elle-même miraculeuse, est l’une des icônes les plus vénérées de Russie. La fête liturgique de sa translation est fixée, dans le calendrier de l’Eglise russe, au 13 octobre. »

L

Laisser un commentaire