Archives de juin 2008

Mgr Burke nommé préfet de la Signature apostolique

Dimanche, juin 29th, 2008
Mgr Burke

Le Pape a nommé Mgr Raymond L. Burke, archevêque de Saint-Louis (Missouri, Etats-Unis), Préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, la plus haute instance judiciaire dans l’Eglise catholique. Mgr Burke est connu pour son soutien au rit traditionnel dans son diocèse et pour la grande sûreté doctrinale dont il fait preuve (encore récemment envers une religieuse de son diocèse qui avait trempé dans des pseudos ordinations de femmes “prêtres”).

Il avait également procédé à des ordinations traditionnelles dans sa cathédrale.

Mgr Burke avait été l’un des premiers évêques a accueillir le Motu proprio Summorum Pontificum de façon très positive, indiquant que la forme traditionnelle sera enseignée au séminaire.

Mgr Burke est par ailleurs attendu jeudi 3 juillet au séminaire de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre de Gricigliano, pour ordonner au sacerdoce, selon les livres de 1962, deux séminaristes.

Né le 30 juin 1948, il aura donc 60 ans demain.

Il devrait logiquement être créé cardinal au prochain consistoire. Mgr Burke remplace à la Signature apostolique le cardinal Agostino Vallini, lequel est devenu vicaire du Pape pour le diocèse de Rome à la place du cardinal Camillo Ruini parti à la retraite.

Source : je vous recommande la visite de l’excellent blog Saint Louis Catholic.

A Rome ce matin (fête de saint Pierre & saint Paul)

Dimanche, juin 29th, 2008
Communion par le pape, le 29 juin 2008

Il semble bien que s’affirme le retour au mode traditionnel d’administration de la communion, à genoux et sur la langue, inauguré lors de la Fête-Dieu dernière.

Monseigneur Guido Marini, cérémoniaire du Saint Père, a rappelé dans un récent entretien à L’Osservatore romano la règle universelle de l’Eglise :

Q/. Lors de la récente visite à Santa Maria di Leuca et à Brindisi le Pape a distribué la communion aux fidèles agenouillés et sur les lèvres. Cette pratique est-elle destinée à devenir habituelle dans les célébrations pontificales ?

R/. Je pense que oui. A cet égard, nous ne devons pas oublier que la distribution de la communion dans la main est toujours, d’un point de vue juridique, un indult par rapport à la loi universelle. [La communion dans la main] a été permise par le Saint-Siège aux conférences épiscopales qui en ont fait la demande. Le mode de distribution de la communion adopté par Benoît XVI vise à souligner la validité de la règle valable pour toute l’Eglise. En outre, nous pourrions peut-être y voir aussi une préférence pour cette manière de distribuer la communion qui, sans s’opposer à l’autre, souligne mieux la vérité de la présence réelle dans l’Eucharistie, contribue à la dévotion des fidèles et introduit plus facilement le sens du mystère. Aspects que d’un point de vue pastoral, à notre époque, il est urgent de souligner et de récupérer.”

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A l’occasion de cette fête des saints Apôtres Pierre et Paul, le Saint Père a aussi revêtu un pallium d’un nouveau genre, qui reprends la forme la plus traditionnelle de cet insigne, laquelle remonte au moins au IXème siècle. Précédemment, Benoît XVI avait porté un large pallium conçu selon des spéculations archéologisantes qui pouvaient être contestables ; en tout cas l’ornement s’était révélé au quotidien peu pratique dans la célébration liturgique.

Voici quelques autres vues de la messe papale de ce matin, laquelle fut célébrée en présence de Sa Béatitude le Patriarche œcuménique Bartholomée Ier de Constantinople :

Messe de la saint Pierre saint Paul, Rome, le 29 juin 2008

Entrée de la procession avec les sept chandeliers papaux.

Messe de la saint Pierre saint Paul, Rome, le 29 juin 2008

Entrée conjointe du Pape et du Patriarche œcuménique dans Saint-Pierre-de-Rome.

Messe de la saint Pierre saint Paul, Rome, le 29 juin 2008

Benoît XVI & Bartholomée Ier arrivent devant la confession de saint Pierre. Durant la messe, le Pape et le Patriarche Å“cuménique ont proclamé le Symbole de Nicée-Constantinople dans sa rédaction primitive en grec (sans, donc, l’adjonction ultérieure du Filioque).

Messe de la saint Pierre saint Paul, Rome, le 29 juin 2008

Admirons l’autel papal de la basilique Saint-Pierre, on notera la présence du septième chandelier traditionnel et les splendides statues de saint Pierre et de saint Paul.

Messe de la saint Pierre saint Paul, Rome, le 29 juin 2008

La statue de saint Pierre est vêtue pontificalement. (Notons qu’on ne l’a pas privé de sa tiare, lui ;-) ).

Messe de la saint Pierre saint Paul, Rome, le 29 juin 2008

Conformément à la tradition antique des messes papales, l’évangile est chanté en grec et en latin.
Procession de l’évangile, avec le diacre grec et le diacre latin.

Messe de la saint Pierre saint Paul, Rome, le 29 juin 2008

Le pape a conféré le pallium à 40 archevêques métropolitains.

Ouverture de l’année saint Paul - Indulgences spéciales

Dimanche, juin 29th, 2008
Saint Paul

Aux premières vêpres de la fête des saints Apôtres Pierre & Paul, célébrées hier en la Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs par le Pape en présence du Patriarche Å“cuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, l’année saint Paul a été ouverte.

Vêpres à Saint-Paul-hors-les-Murs

Entrée du Pape et du Patriarche de Constantinople dans Saint-Paul-hors-les-Murs.

Vêpres à Saint-Paul-hors-les-Murs

Prière du Saint-Père et de Sa Béatitude devant la confession de saint Paul.

Vêpres à Saint-Paul-hors-les-Murs

Encensement du Pape. Notons les très beaux ornements, en particulier les dalmatiques armoriées des diacres latins, réalisées selon les formes les plus traditionnelles.

*

Voici le décret signé par le Grand pénitencier de la Pénitencerie apostolique concernant les indulgences spéciales qui sont accordées à l’occasion des deux mille ans de la naissance de l’apôtre Paul, dont l’ouverture est faite aux premières vêpres de la fête des saints Apôtres Pierre & Paul.

PENITENCERIE APOSTOLIQUE
URBIS ET ORBIS

A l’occasion des deux mille ans de la naissance du saint apôtre Paul, des indulgences spéciales sont accordées.

A l’approche de la solennité liturgique des Princes des apôtres, le Souverain Pontife, mû par une sollicitude pastorale, tient à pourvoir en temps utile aux trésors spirituels à accorder aux fidèles pour leur sanctification, de manière à ce qu’ils puissent renouveler et renforcer, avec une ferveur encore plus grande en cette pieuse et heureuse occasion, des intentions de salut surnaturel déjà à partir des premières vêpres de la solennité commémorée, principalement en l’honneur de l’Apôtre des Nations, dont s’approchent à présent les deux mille ans de la naissance terrestre.
En effet, le don des Indulgences, que le Pontife Romain offre à l’Eglise universelle, ouvre la voie pour parvenir au plus haut degré à la purification intérieure qui, alors qu’elle rend hommage au bienheureux apôtre Paul, exalte la vie surnaturelle dans le cÅ“ur des fidèles et les incite avec douceur à porter des fruits de bonnes Å“uvres.

C’est pourquoi cette Pénitencerie apostolique, à laquelle le Saint-Père a confié la tâche de préparer et rédiger le Décret sur la distribution et l’obtention des Indulgences qui seront valables pendant toute la durée de l’Année paulinienne, avec le présent Décret, émis conformément à la volonté de l’Auguste Pontife, accorde avec bienveillance les grâces qui sont citées ci-dessous :

I. A tous les fidèles chrétiens et à chacun d’eux véritablement repentis, purifiés comme il se doit par le Sacrement de la Confession et nourris par la Sainte Communion, qui visiteront pieusement sous forme de pèlerinage la Basilique papale Saint-Paul sur la via Ostiense et prieront selon les intentions du Souverain Pontife, est accordée et donnée l’Indulgence plénière de la peine temporelle pour leurs péchés, une fois obtenu la rémission sacramentelle de ceux-ci et le pardon de leurs manquements.
L’Indulgence plénière pourra être utilisée par les fidèles chrétiens soit pour eux-mêmes, soit pour les défunts, autant de fois que seront accomplies les Å“uvres prescrites; étant toutefois établie la norme selon laquelle on ne peut obtenir l’Indulgence plénière qu’une fois par jour.
Ensuite, afin que les prières qui sont élevées au cours de ces saintes visites conduisent et invitent plus intensément les âmes des fidèles à la vénération de saint Paul, il est établi et disposé ce qui suit: les fidèles, outre à élever leurs supplications devant l’autel du Très Saint Sacrement, chacun selon sa piété, devront se rendre à l’autel de la Confession et réciter avec dévotion le «Notre Père» et le «Credo», en ajoutant de pieuses invocations en l’honneur de la Bienheureuses Vierge Marie et de saint Paul. Et cette dévotion doit toujours être étroitement unie à la mémoire du Prince des Apôtres, saint Pierre.

II. Les fidèles chrétiens des diverses Eglises locales, ayant accompli les conditions habituelles (Confession sacramentelle, Communion eucharistique et prière selon les intentions du Souverain Pontife), avec le désir de rejeter tout péché, pourront obtenir l’Indulgence plénière s’ils participent pieusement à une sainte fonction ou à un pieux exercice publiquement accomplis en l’honneur de l’apôtre des Nations: les jours de l’ouverture et de la clôture solennelle de l’Année paulinienne, dans tous les lieux sacrés; en d’autres jours déterminés par l’Evêque du lieu ; dans les lieux saints consacrés à saint Paul et, pour l’utilité des fidèles, en d’autres lieux désignés par l’Evêque lui-même.

III. Enfin, les fidèles empêchés par des maladies ou d’autres graves causes légitimes, toujours avec l’âme détachée de tout péché et avec l’intention de remplir les conditions habituelles à peine cela sera possible, pourront eux aussi obtenir l’Indulgence plénière, s’ils s’unissent spirituellement à une célébration jubilaire en l’honneur de saint Paul, en offrant à Dieu leurs prières et leurs souffrances pour l’unité des chrétiens.
Ensuite, afin que les fidèles puissent plus facilement recevoir ces faveurs célestes, que les prêtres, approuvés pour l’écoute des confessions par les autorités ecclésiastiques compétentes, soient prêts à les accueillir avec disponibilité et générosité.

Le Décret présent est valable uniquement pendant l’Année paulinienne. Nonobstant toutes choses contraires.

Donné à Rome, du siège de la Pénitencerie apostolique, le 10 mai, année de l’incarnation du Seigneur 2008, veille de la Pentecôte.

James Francis Card. STAFFORD
Grand Pénitencier
S.Exc. Mgr Gianfranco GIROTTI,
o.f.m. conv.
Evêque titulaire de Meta, régent

Programme de la fête des saints Pierre & Paul

Vendredi, juin 27th, 2008
Malosso : Saints Pierre & Paul


Saint-Eugène, le dimanche 29 juin 2008, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour - Kyriale : Messe IV - Cunctipotens
  • Procession d’entrée: Tu es Petrus – ancien répons en l’honneur de saint Pierre chanté à Rome lors du pèlerinage aux tombeaux des Saints Apôtres – mélodie et arrangements : Henri de Villiers
  • Séquence Te laudamus, o Regnator - Au propre de Paris, texte de Simon Gourdan (1646 † 1729), chanoine de Saint-Victor – selon la tradition, l’orgue « chante » les versets impairs
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Aurea luce – Hymne de la fête, à vêpres – alternances d’orgue de Guillaume Gabriel Nivers (1632 † 1714), organiste de Saint Sulpice et des damoiselles de Saint-Cyr
  • Après la Consécration : O salutaris d’après Alexander Kastorsky (1901) – adaptation Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Vos qui secuti estis me – psallenda de la fête dans le rit ambrosien – improvisations à l’orgue sur le thème du chant ambrosien
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est IV
  • Au dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Chantez, voix bénies – Hymne officiel de l’Etat du Vatican, composé initialement en l’honneur de Sa Sainteté le Bienheureux Pape Pie IX – paroles de Louis Gallet – musique de Charles Gounod (1818 † 1893)
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

    Le site web du Vatican enfin en latin

    Mercredi, juin 25th, 2008
    Site web du Vatican

    On n’y croyait plus après tant d’années : le latin est enfin une des langues disponibles pour surfer sur le site web du Vatican. Les différentes pétitions auraient-elles porté ?

    Accès direct à la partie latine de vatican.va

    DEO GRATIAS

    Rumeurs romaines : accord avec la Fraternité Saint Pie X ?

    Mercredi, juin 25th, 2008

    conditions_castrillonrorate.JPG

    Des rumeurs circulent sur Internet selon lesquelles le Vatican ne demanderait pas aux intégristes catholiques disciples de feu Mgr Lefebvre de reconnaître Vatican II. Il leur serait simplement demandé de respecter la personne du pape et d’”éviter la prétention d’un magistère supérieur” à celui du Souverain pontife. C’est en tout cas la proposition qu’aurait faite le cardinal Dario Castrillon Hoyos, président de la Commission “Ecclesia Dei”, en charge du dossier des Lefebvristes, à Mgr Bernard Fellay, supérieur de la Fraternité schismatique Saint-Pie X, pour une levée de l’excommunication.

    “Il Giornale”, sur son blog, le 24 juin 2008, indique être entré en possession de la lettre, en français, du cardinal Hoyos portant les 5 propositions faites au supérieur de la Fraternité pour réintégrer les rangs de l’Eglise (cf supra). Le Saint-Siège attendrait la réponse de Mgr Fellay pour le 28 juin.

    Ainsi, Mgr Fellay aurait rencontré, le 4 juin dernier au Vatican, le cardinal Dario Castrillon Hoyos. A l’issue de cette rencontre, le cardinal aurait fait parvenir les 5 conditions de la pleine réintégration des membres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X dans le giron de l’Eglise :

    “1 - L’engagement d’une réponse proportionnée à la générosité du pape.

    2 - L’engagement d’éviter toute intervention publique qui ne respecte pas la personne du Saint-Père et qui serait négative pour la charité ecclésiale.

    3 - L’engagement d’éviter la prétention d’un magistère supérieur au Saint Père et de ne pas proposer la Fraternité en contraposition à l’Eglise.

    4 - L’engagement à démontrer la volonté d’agir honnêtement en toute charité ecclésiale et dans le respect de l’autorité du Vicaire du Christ.

    5 - L’engagement de respecter la date - fixée à la fin du mois de juin - pour répondre positivement. Celle-ci sera une condition requise et nécessaire comme préparation immédiate à l’adhésion pour accomplir la pleine communion“.

    Contrairement aux conditions posées précédemment par le Vatican et toujours refusées par la Fraternité Saint-Pie X, aucune mention explicite n’est faite de la reconnaissance des canons du Concile Vatican II (1962-1965) et de la pleine validité de la messe selon la liturgie post-conciliaire.

    Messe à Notre-Dame de Paris - une merveilleuse photo de Philippe Guy

    Samedi, juin 21st, 2008
    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

    Messe à Notre-Dame de Paris - les photos de Fanny

    Vendredi, juin 20th, 2008
    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

    La Pieta du maître-autel, qui fut l’un des objets du vÅ“u de Louis XIII.

    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

    La messe est dite par notre curé au maître-autel.

    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

    En pleine action ! ;-)

    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

    Magnifique trois chevaux néo-gothique aimablement prêté par la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

    La Schola en pleine action :-D

    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris
    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris
    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

    Vue partielle du grand concours de fidèles (un millier probablement).

    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

    A la collecte.

    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

    Bénédiction du diacre avant l’évangile.

    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris
    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris
    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

    Programme du VIème dimanche après la Pentecôte

    Vendredi, juin 20th, 2008
    Ange sicilien


    Saint-Eugène, le dimanche 22 juin 2008, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour - Kyriale : Messe XI - Orbis factor
  • Procession d’entrée: orgue
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du IVème ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Après la Consécration : O salutaris d’après Alexander Kastorsky (1901) – adaptation Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Anima Christi - prière des livres d’Heures du XIVème siècle, dite prière de saint Ignace car celui-ci l’a placée au début de ses « Exercices spirituels » - polyphonie de l’abbé Auguste Chérion (1854 † 1904), maître de chapelle de La Madeleine
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Au dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Cor arca legem continens – hymne des laudes de la fête du Sacré CÅ“ur – mélodie du XVIIIème siècle
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

    Messe solennelle à Notre-Dame de Paris - premières photos

    Mercredi, juin 18th, 2008
    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

    La procession quitte Saint-Eugène dans le IXème arrondissement. Nous passerons au milieu des prostituées et des sex shop de la rue Saint-Denis en priant le chapelet :-)

    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

    Arrivée de notre colonne devant Notre-Dame de Paris. Nos deux pasteurs, les abbés Batut & Iborra.

    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

    La Schola Sainte Cécile, avant la messe, dans les magnifiques stalles du chœur de Notre-Dame de Paris.

    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

    L’élévation du corps du Seigneur, au maître-autel de la cathédrale.

    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

    Après la messe, station à la statue de Notre-Dame de Paris, au chant du répons processionnel Sancta et immaculata Virginitas, suivant l’antique coutume de la cathédrale.

    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

    A la station, encensement de la statue de Notre-Dame au chant du Magnificat sur le ton royal. Que d’émotions ! On pense à la conversion de Paul Claudel à cet endroit au chant du même Magnificat, aux secondes vêpres de Noël (25 décembre 1886).

    Programme de la messe à Notre-Dame de Paris

    Mardi, juin 17th, 2008
    Pèlerinage à Notre-Dame de Paris


    Notre-Dame de Paris, le mardi 17 juin 2008, messe solennelle de 19h30.

  • Propre grégorien : messe votive de la Sainte Vierge après la Pentecôte (Salve Sancta Parens) - Kyriale : Messe VIII - De Angelis
  • Procession d’entrée : Ave maris stella – hymne des fêtes de la Sainte-Vierge, à vêpres – ton dit “des Pèlerinages”
  • Introït : Salve, sancta parens - reprise en polyphonie : tradition corse
  • Credo III
  • Et incarnatus de la Missa syllabica de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la Sainte Chapelle de Paris
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Jerusalem & Sion Filiæ – prose de la Dédicace d’Adam de Saint-Victor (c. 1112 † c. 1192), préchantre de la cathédrale de Paris – plain-chant recomposé au XVIIIème siècle par l’Abbé d’Haudimont, maître de chapelle de la cathédrale de Châlons-sur-Saône puis de Notre-Dame de Paris et de Saint-Germain L’Auxerrois (avant 1790) – selon la tradition, l’orgue figure les strophes impaires
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – François Giroust (1739 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Pendant la communion : Tantum ergo sacramentum - texte de Saint Thomas d’Aquin – musique de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie et station à la statue de Notre-Dame de Paris
    Conformément à l’antique coutume de la cathédrale, le clergé se rend en procession à la statue de Notre-Dame au chant du répons suivant :
    Sancta et immaculata – répons processionnel et invocation à Notre-Dame de Paris – plain-chant grégorien et faux-bourdon de Mgr Jehan Revert, maître de chapelle de Notre-Dame de Paris, arrangé à 5 voix mixtes par Olivier Schneebeli. Arrivé à la statue de Notre-Dame, celle-ci est encensée au chant du Magnificat royal - psalmodie attribuée au roi Louis XIII, faux-bourdon traditionnel à Paris depuis le XVIIème siècle (c’est au chant de ce Magnificat que Paul Claudel reçut, devant la statue de Notre-Dame, la grâce de la conversion aux secondes vêpres de Noël, 25 décembre 1886)
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

    Programme du VIIème dimanche après la Pentecôte

    Vendredi, juin 13th, 2008
    La messe à Rouen au XVIème siècle


    Saint-Eugène, le dimanche 15 juin 2008, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour - Kyriale : Messe XI - Orbis factor
  • Procession d’entrée: orgue
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du Ier ton – faux-bourdon de l’abbé Cardine
  • Après la Consécration : O salutaris d’après Alexander Kastorsky (1901) – adaptation Henri de Villiers
  • Pendant la communion : O quam amabilis – motet anonyme du XVIIème siècle
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Au dernier Evangile : Sub tuum præsidium confugimus
  • Procession de sortie : Cor arca legem continens – hymne des laudes de la fête du Sacré CÅ“ur – mélodie du XVIIIème siècle
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

    Le dégel des relations entre Rome & Moscou continue : entrevue du Cardinal Kasper

    Lundi, juin 9th, 2008
    Cardinal Kasper

    Président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, S.E. le cardinal Kasper a accordé à L’Osservatore Romano (21-30 mai) un entretien sur son récent voyage en Russie, au cours duquel il a “reçu un accueil inattendu, impensable il y a encore un an. Le patriarche de l’Eglise orthodoxe russe [lui] a remis un message de remerciements pour le pape en réponse au message envoyé par Benoît XVI, ainsi qu’un cadeau pour lui ».

    Q - Ces gestes peuvent-ils être considérés comme des signes de détente, et même d’ouverture à l’égard de l’Eglise catholique ?
    Card. Kasper
    - Ce qui devait être une rencontre privée à l’invitation de Son Eminence Cyril, métropolite de Smolensk et Kaliningrad, président du Département pour les affaires étrangères ecclésiales du Patriarcat de Moscou, s’est transformée en une visite semi-officielle à l’Eglise orthodoxe russe, dont la tradition et la richesse spirituelle est très proche de celle de l’Eglise catholique. Ce voyage a ainsi permis d’approfondir le dialogue entamé il y a plusieurs années.

    Q - Qu’est-ce qui a changé - si quelque chose a changé - dans l’attitude à l’égard de l’Eglise catholique ?
    Card. Kasper
    - Beaucoup de choses ont changé en mieux, il n’y a pas de doute. Les orthodoxes sont à la recherche d’une coopération sur les valeurs chrétiennes, sur les racines communes de l’Europe, sur le témoignage moral, sur des sujets comme la famille, la bioéthique et les droits de l’homme, qui constituent une priorité absolue. Sur ce front, nous avons des positions très similaires. C’est le patriarche Alexis II lui-même qui a insisté sur ce point, en se disant convaincu de la nécessité du dialogue orthodoxes-catholiques et en répétant que les positions des deux Eglises coïncident sur de nombreuses questions du monde contemporain. Enfin, il a exprimé l’espoir que ce dialogue favorise le développement futur des contacts entre les deux Eglises. De plus, le nouvel archevêque catholique de la Mère de Dieu à Moscou, Mgr Paolo Pezzi, est très apprécié et il existe une grande estime pour Benoît XVI : tous lui font confiance, aussi peut-on espérer que les portes s’ouvrent, même si la route est encore longue.

    Q - La rencontre avec les jeunes de l’université orthodoxe Saint Tikhon de Moscou a-t-elle permis d’imaginer ce que pourraient être les bases d’un dialogue renouvelé entre catholiques et orthodoxes ?
    Card. Kasper
    - Il faut se rappeler les milliers de martyrs - évêques, prêtres, religieux et religieuses - qui ont subi de dures persécutions, au point que les orthodoxes eux-mêmes parlent du Golgotha du vingtième siècle. Et il faut aussi miser sur les nouvelles générations. Dans cette Eglise, on porte une attention nouvelle à la pastorale pour les jeunes. Des catéchèses dominicales sont organisées, des Å“uvres sociales sont mises en place, ainsi que des consultations contre l’avortement.
    Pour moi, qui ai été professeur, cela a été l’occasion de rencontrer les universitaires qui de manière aimable et courtoise, se sont montrés bien informés sur la réalité de notre Eglise et intéressés à en savoir plus. Ils ont ouvert un site Internet très riche pour l’approfondissement des contenus des livres théologiques de l’Eglise catholique. Les traductions de ces livres connaissent un certains succès. Ils organisent des congrès et des symposium entre Eglises.

    Q - N’y a-t-il pas pourtant des déclarations qui circulent à propos d’une certaine hostilité à la prière commune avec les non-orthodoxes ?
    Card. Kasper
    - J’ai demandé des éclaircissements à ce sujet. On m’a répondu qu’il s’agissait d’un malentendu, parce que cet aspect ne concerne pas les catholiques. Les Russes veulent au contraire continuer à prier avec nous. Ils m’ont demandé à plusieurs occasions de bénir les repas ; j’ai participé à leurs liturgies et vice-versa.

    Q - L’impression est pourtant qu’il reste encore des obstacles à franchir. Quels sont les obstacles les plus immédiats ?
    Card. Kasper
    - Il y a avant tout la question du primat de Pierre : l’Eglise orthodoxe a mis sur pied une sous-commission pour l’étudier. J’ai fait remarquer que cela pourrait nuire au document de Ravenne, où pour la première fois on a parlé d’un primat au niveau universel, en reconnaissant qu’il appartient par tradition à l’évêque de Rome. Les orthodoxes m’ont cependant assuré qu’il s’agit d’études sérieuses de fond et qu’elles ne sont qu’à leur début.
    Ce qui semble plus important est en revanche la conduite du dialogue avec les autres Eglises orthodoxes. J’espère que l’on arrivera au plus vite à une clarification avec l’Eglise d’Estonie qui a une lecture différente de l’histoire. La solution doit être trouvée le plus rapidement possible, sinon tout effort est vain, car si les Russes ne participent pas, il sera difficile, sinon impossible, de poursuivre le dialogue.

    Q - Les fidèles russes orthodoxes, les gens ordinaires, sont-ils prêts ?
    Card. Kasper
    - La rencontre entre des théologiens, des évêques et des experts n’est pas suffisante ; il est de toute première importance de réunir les peuples. On peut préparer l’unité, mais pas l’organiser ; elle est un don de l’Esprit et nous ne pouvons que prier pour cette unité. L’Eglise peut être une unité dans la diversité, ou mieux, une diversité dans l’unité.

    Q - Quels souvenirs personnels emportez-vous en revenant à Rome ?
    Card. Kasper
    - Ils sont nombreux : chaque endroit visité m’a laissé une impression positive. Kazan a été une expérience émouvante : cette icône est restée une nuit entière dans ma chambre à Moscou quand je vins en 2004 pour l’apporter, après avoir été conservée dans l’appartement du pape. Elle est maintenant retournée chez elle et je suis convaincu qu’elle aura une importance fondamentale dans la réconciliation entre les chrétiens. De plus, dans cet endroit habité par des Tartares de religion musulmane, c’est un élément d’union également avec l’islam. Les gens l’appellent ici « l’icône du Vatican ».
    Il y a ensuite le monastère de Diveevo dans la région de Nizhniy Novgorod, où on vénère saint Séraphin de Sarov, particulièrement apprécié du peuple russe. L’évêque m’a accueilli d’une manière inattendue, avec beaucoup de gentillesse, et les quatre cents religieuses présentes m’ont parlé de leurs vicissitudes. Mais j’ai surtout pu constater, par rapport aux années passées, que les églises et les monastères ont été restaurés avec beaucoup de soin. Les orthodoxes russes sont néanmoins conscients qu’il ne suffit pas de restaurer les murs : un renouveau spirituel est avant tout nécessaire.

    Source : Zénith

    Le site web de la Fraternité Saint-Pierre à Venise

    Mardi, juin 3rd, 2008
    Saint Simeon Piccolo

    La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre dessert à Venise la belle église de San Simeon Piccolo, établie sur les berges du Grand Canal, non loin de la gare. Elle est l’Å“uvre de l’architecte Scalfaretto (1718 † 1738) et frappe le regard par sa coupole. Assez délaissée elle revit désormais, au rythme de la liturgie traditionnelle.

    N’hésitez pas à aller visiter leur site web, qui est magnifique : http://venezia.fssp.it/
    La visite en est agrémentée par l’écoute d’une très belle musique.

    Saint Simeon Piccolo

    Messe solennelle en la fête de Saint-Marc.

    Saint Simeon Piccolo

    La coupole verte, surmontée d’une statue du Sauveur.

    Saint Simeon Piccolo

    Pureté des lignes. D’autres photos sur le site de San Simeon Piccolo.