Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 mai 2010, divine liturgie de 9h15.
La fête des 318 saints Pères du premier Concile œcuménique de Nicée est attestée au dimanche qui suit l’Ascension dans le Typikon de la Grande Eglise de Constantinople du IXème siècle. Le choix de cette date correspond plus ou moins à celle de l’ouverture de ce premier Concile, lequel s’est tenu du 20 mai au 25 août 325. Sa fixation au dimanche qui suit l’Ascension s’est établie assez naturellement, puisque, comme le rappelle le Synaxaire de Nicéphore Calliste Xanthopoulos, « le Fils de Dieu est devenu homme en vérité, et l’homme parfait est monté au cieux comme Dieu et s’est assis à la droite de sa grandeur dans les cieux », les Pères conciliaires « l’ont proclamé ainsi, le confessant consubstantiel et partageant le même honneur que le Père ». Cette commémoraison avait semble-t-il primitivement été fixée au 29 mai (Ménologue de Basile) ; elle se célèbre le 9 novembre chez les Coptes & le 21 février chez les Syriens.
Réunis par l’Empereur Constantin lui-même pour régler les désordres graves provoqués par l’hérésie d’Arius, les 318 Pères du Concile se répartissaient entre 232 évêques & 86 prêtres, diacres & moines. Le pape saint Sylvestre Ier, déjà âgé, est représenté par Ossius de Cordoue et par deux légats.Arius et ses partisans sont excommuniés, le Concile déclare que le Fils est bien consubstantiel & coéternel au Père, dans une célèbre confession de la foi, qui complétée au Concile de Constantinople, deviendra notre Credo ou Symbole de Nicée-Constantinople.
Voici le texte de la confession des Pères à Nicée :
« Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur de toutes choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré du Père, c’est-à-dire, de la substance du Père. Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré et non fait, consubstantiel au Père ; par qui toutes choses ont été faites au ciel et en la terre. Qui, pour nous autres hommes et pour notre salut, est descendu des cieux, s’est incarné et s’est fait homme ; a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et viendra juger les vivants et les morts. Nous croyons aussi au Saint-Esprit. ».
Le Concile décide d’uniformiser la célébration de la date de Pâques au premier dimanche après la première pleine lune qui suit le 21 mars. Il pose les premiers éléments juridiques des patriarcats de Rome, Alexandrie & Constantinople. Le dernier canon du Concile demande de supprimer les agenouillements les jours où l’on célèbre la résurrection à savoir les dimanches et durant la cinquantaine pascale.
Par les prières des trois cent dix-huit Pères saints & théophores, Christ notre Dieu, aie pitié de nous.
A LA PETITE ENTREE
Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats, furent frappées d’effroi ; * et Marie (Madeleine) se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donna la vie. * Ressuscité d’entre les morts, * Seigneur, gloire à toi.
Dans la gloire tu t’élèves, ô Christ notre Dieu, * comblant tes Disciples de joie * par la promesse du Saint-Esprit, * leur donnant la force et de tes mains les bénissant, * car tu es le Fils de Dieu, le Rédempteur de nos âmes.
Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu, * qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux * & grâce à eux nous as tous conduits vers la vraie foi : * Dieu de miséricorde, Seigneur, gloire à toi.
Le message des Apôtres et l’enseignement des Pères saints * pour l’Eglise affermissent l’unité de la foi ; * portant la tunique de vérité * tissée par la céleste révélation, * elle dispense fidèlement * & fortifie le grand mystère de la foi.
Ayant accompli en notre faveur ton œuvre de salut, * après avoir uni les cieux & la terre & les hommes avec Dieu, * dans la gloire, ô Christ notre Dieu, tu montas vers le ciel * sans pour autant nous délaisser, * mais restant toujours parmi nous * et disant à ceux qui conservent ton amour : * Je suis toujours avec vous * & personne à jamais ne peut rien contre vous.
PROKIMENON TON 4
R/. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères, & vénérable, & que ton nom soit glorifié éternellement.
V/. Car tu es juste en tout ce que tu nous as fait. (Daniel, 3, 26-27)
APOTRE : ACTE DES APOTRES, 20, 16-18A, 28-36
ALLELUIA TON 1
V/. Le Dieu des dieux, le Seigneur, parle. Il appelle la terre du lever du soleil à son couchant.
V/. Assemblez devant lui ses fidèles, qui scellèrent son alliance en sacrifiant. (Psaume 49, 1 & 5)
EVANGILE : JEAN, 17, 1-13
A LA COMMEMORAISON DE LA TRES-SAINTE MERE DE DIEU DURANT L’ANAPHORE EUCHARISTIQUE
Mégalynaire (de l’Ascension) : Magnifie, ô mon âme, celui qui monta corporellement dans sa divine gloire, de la terre jusqu’au ciel, le Christ notre Source de vie.
Hirmos (de l’Ascension) : Dépassant notre esprit et notre entendement, tu mis au monde et dans le temps le Seigneur intemporel : Mère de Dieu, d’une même voix et d’un seul cœur, nous les fidèles, nous te magnifions.
KOINONIKA
Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. Alleluia, alleluia, alleluia.
APRES LA COMMUNION
A la place de tropaire d’action de grâces ordinaire, « Nous avons vu la Lumière véritable », on chante le tropaire de l’Ascension.
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