Nominations à la Commission Ecclesia Dei
Jeudi, mars 13th, 2008CITE DU VATICAN, 13 MARS 2008.
Le Saint-Père a nommé:
In Vatican Information Service ce jeudi soir 13 mars.
CITE DU VATICAN, 13 MARS 2008.
Le Saint-Père a nommé:
In Vatican Information Service ce jeudi soir 13 mars.

Bonnes nouvelles !
Désormais, chaque semaine, le vendredi à 10h30 et le samedi à 8h00, sont célébrées des messes selon la forme extraordinaire du rite romain en l’église Notre-Dame de Clignancourt (en face de la mairie du XVIIIème), métro Jules-Joffrin.
Notre-Dame de Clignancourt
2, place Jules Joffrin - 75018 Paris
01 44 92 70 21
De même, une nouvelle messe tridentine est dite désormais le dimanche à 12h30 (en plus de celle du jeudi soir) en l’église Saint-Georges de La Villette, métro Bolivar ou Jaurès.
Saint-Georges de La Villette
112 - 114 av. Simon Bolivar - 75019 Paris)
(adresse postale : 4 rue Edouard Pailleron - 75019 Paris)
01 42 39 61 80
Nous avons appris que le T.R.P. Dom Gérard Calvet, premier Abbé de Sainte-Madeleine du Barroux est retourné à Dieu aujourd’hui.
Né en 1926, il avait quitté son abbaye de Tournay (dans les Pyrénées) en 1970 alors balayée par la “révolution culturelle” de l’après Concile, obtenant de se retirer dans un très modeste ermitage près de Bédoin (Vaucluse) où un premier disciple (l’actuel Père Jean) vint bientôt le rejoindre. Il laisse aujourd’hui dans le Vaucluse une abbaye prospère, ainsi qu’une abbaye de moniales, et, près d’Agen, un nouveau monastère, et de nombreux oblats.
Nous associerons aussi dans notre prière :
Subvenite, Sancti Dei, occurite, Angeli Domini : * suscipientes animam ejus : † offerentes eam in conspectu Altissimi.
V/. Suscipiat te Christus, qui vocavit te : & in sinum Abrahæ Angeli deducant te :
* suscipientes animam ejus : † offerentes eam in conspectu Altissimi.
V/. Requiem æternam dona ei, Domine, & lux perpetua luceat ei.
† offerentes eam in conspectu Altissimi.
Venez à son secours, saints de Dieu, accourez, anges du Seigneur : * recevez son âme : † apportez-là devant la face du Très-Haut.
V/. Que te reçoive le Christ, qui t’as appelé : & que dans le sein d’Abraham les anges te conduisent :
* recevez son âme : † apportez-là devant la face du Très-Haut.
V/ Donnez-lui, Seigneur, le repos éternel, & que votre lumière luise sur lui.
† apportez-là devant la face du Très-Haut.
Outre la nouvelle messe dominicale de 12h45 à Saint-Jeanne de Chantal (Paris XVI) la lettre de Paix liturgique de ce jour signale :
Hauts de Seine - Le vendredi 22 février à 13h - célébration à La Défense d’une messe selon la forme extraordinaire du rite latin
Un grand merci au chapelain de Notre-Dame de Pentecôte qui se trouve sur l’esplanade de la Défense au cœur du diocèse de Nanterre, d’autoriser le 22 février à 13h la célébration d’une messe dans la forme extraordinaire du rite latin. Qu’il soit vivement remercié pour sa générosité (http://catholiques.aladefense.cef.fr/)
Contact : cyrille.daubigny@libertysurf.fr
Marne - Messe à Reims le 24 février
La prochaine messe selon la forme extraordinaire sera célébrée à Reims le dimanche 24 février 2008 à 10 heures 30 dans l”église Sainte Jeanne d”Arc .
Soyez nombreux à vous unir par la prière où votre présence à cette célébration.
Contact : http://www.paixliturgiquereims.org/
Rhone - Une nouvelle célébration le 24 février à Amplepuis (en Beaujolais)
Le 24 février sera célébrée à 11 h dans la chapelle du cimetière d’Amplepuis une messe selon la forme extraordinaire du rite latin.
Unissons-nous nombreux par la prière où notre présence à cette nouvelle célébration qui aura besoin de tous nos soutiens pour être pérenniser.
Contact : summorum-pontificum.amplepuis69@orange.fr - 04 74 89 28 53
Haute-Marne - Un groupe de catholique s’organise dans le diocese de Langres.
Des fidèles du diocése de Langres souhaitent constituer un groupe afin d”obtenir la célébration hebdomadaire d”au moins une messe selon la forme extraordinaire du rite latin.
Merci de les rejoindre ou de les aider !
Contact : info@motuproprio52.com
Yvelines - Un nouveau groupe à Viroflay
Des fidèles de Viroflay souhaitent constituer un groupe afin d”obtenir la célébration hebdomadaire d”une messe selon la forme extraordinaire du rite latin.
Merci de les rejoindre ou de les aider !
Contact : info@motuproprio78.com
La Basilique du Très-Saint Sauveur (Saint-Jean-de-Latran), cathédrale du Pape & mère de toutes les églises, verra le 23 février prochain des ordinations dans le rit traditionnel. Quatre séminaristes de l’Institut du Bon Pasteur recevront le diaconat des mains de S.Exc. Mgr Louis de Magistris.
Par ailleurs, le 16 février prochain, S. Exc. Mgr Madec, Archevêque émérite de Toulon, conférera la tonsure, les ordres mineurs et 6 sous-diaconats à 23 de séminaristes de l’IBP en l’église de Courtalain.
Un évêque de l’Eglise apostolique assyrienne, Mar Bawai Soro (aux Etats-Unis) a choisi de demander d’entrer en pleine communion avec le Saint-Siège, ainsi que tout son clergé & ses fidèles.
C’est la première “union” à Rome d’un diocèse d’une église orientale séparée depuis 1930 ! Souhaitant que cette union en appelle d’autres au cours du pontificat de Benoît XVI, glorieusement régnant.
L’Eglise assyrienne est l’héritière - avec l’Eglise chaldéenne catholique - de l’antique Eglise répandue dans l’ancienne Mésopotamie, fondée par la prédication des saints apôtres Thomas & Thaddée. Cette Eglise se désigne elle-même comme l’Eglise d’Orient (les byzantins étant des “Occidentaux” pour eux
). Elle était à l’origine gouvernée par le Catholicos de Séleucie-Ctésiphon (ancienne capitale de l’Empire perse).
A la suite de la condamnation du Patriarche de Constantinople Nestorius au Concile d’Ephèse en 431, l’Eglise d’Orient adopte l’hérésie nestorienne, plus par opportunisme politique (il importait de se démarquer des byzantins vis-à-vis du pouvoir impérial perse) que par réelle conviction théologique.
Au cours du Moyen-Age, cette Eglise a essaimé dans toute l’Asie, allant jusqu’au Japon, en Chine, en Thaïlande, en Inde, et fondant plus de 200 évêchés. Cette brillante histoire missionnaire a été hélas arrêtée par la tyrannie sanguinaire de Tamerlan et de ses successeurs turcs musulmans.
A partir du XVIème, une partie importante de cette Eglise a demandé de rentrer dans l’Eglise catholique, et forme désormais l’Eglise catholique chaldéenne (patriarche à Bagdad, actuellement Mar Emmanuel III, cardinal Delly).
L’Eglise assyrienne est depuis plusieurs décennies divisée en plusieurs factions. Le ralliement du diocèse de Mar Bawai Soro est peut-être annonciateur d’autres unions.
L’Eglise assyrienne possède la même liturgie que sa cousine l’Eglise chaldéenne catholique. Les offices sont célébrés en araméen, la langue du Christ. La situation de ces chrétiens, présents surtout en Irak, où ils représentaient 10% de la population avant la guerre, est actuellement tragique : beaucoup doivent fuir les persécutions des musulmans, les meurtres, les attentats, les destructions d’églises. Prions pour nos frères persécutés.
Sources :
Voilà une bonne nouvelle.
Le lundi de Pentecôte, comme celui de Pâques, sont les derniers vestiges des solennités liturgiques dont on entourait autrefois les grandes fêtes en les prolongeant d’une octave chômée.
Bravo aux Amis du lundi pour leur action courageuse & de longue haleine.
Il y aura-t-il bientôt les Amis du dimanche (lui aussi menacé) ?

Monsieur le Président,
Dernièrement sont arrivés à la Commission Pontificale “Ecclesia Dei” de nombreuses lettres au sujet de la Déclaration que vous avez fait au nom des Guides et Scouts d’Europe, qui porte le titre « Place au Scoutisme » et la date du 17 novembre 2007.
Dans cette Déclaration vous vous exprimez sur la possibilité de faire usage de la forme extraordinaire du Rite Romain pendant des activités de votre mouvement, comme par exemple des camps.
Comme vous le savez, cette matière a été réglée par le Motu proprio « Summorum Pontificum » du Souverain Pontife Benoit XVI entré en vigueur le 14.9.2007, lequel a donné à la Commission la charge de veiller sur l’application de ce Motu proprio.
Les lettres, qui nous sont arrivées, proviennent de la part de nombreux prêtres, - dont 61 ont signé une pétition explicite adressée à cette Commission Pontificale, - et aussi de la part des laïcs membres de votre mouvement : toutes expriment la même préoccupation que cette interdiction de l’usage de l’usage extraordinaire ne soit pas conforme au Motu proprio et devrait causer de grands problèmes dans plusieurs sections des Scouts d’Europe.
Après avoir fait une profonde réflexion sur la matière, je me vois dans l’obligation de vous inviter à reconsidérer cette normative ; une nouvelle réglementation de votre part devrait prendre acte de ce qui suit :
Les prêtres membres d’un Mouvement de l’Eglise ont le droit de célébrer selon la forme extraordinaire, comme tous les autres prêtres ; ils ne peuvent, certes, imposer cette forme à tout leur mouvement ; d’autre part, les Dirigeants de telles Associations et Mouvements ne peuvent, ni imposer ni empêcher cette forme de la célébration dans leur Mouvement.
Je vous saurais donc gré, Monsieur le président, si vous pouviez en informer le comité des Scouts d’Europe lors de la réunion annuelle des Conseillers religieux prévue pour le 14 janvier.
Signé : Dario Card. Castrillon Hoyos
—–
La direction du mouvement des Scouts d’Europe avait interdit la célébration de la messe selon les anciens livres liturgiques dans le cadre de ses activités. Ce rappel à l’ordre ferme de Rome était connu par ouï-dire, mais le texte vient d’en être publié sur le web. L’assemblée générale du mouvement le 15 mars prochain risque fort d’être agitée…
Sources : Le Forum catholique & Le Salon Beige - Voir aussi le Réseau Nemrod.
Sa Béatitude Christodoulos Ier, Archevêque d’Athènes & de toute la Grèce est mort ce jour à l’âge de 69 ans. Sa mort, certes attendue (on le savait atteint d’un cancer grave), laisse néanmoins un trou dans le monde orthodoxe.
Il était depuis 1998 le chef de l’Eglise autocéphale canonique de Grèce. Le territoire de cette Église est celui de l’ancienne Grèce indépendante dans ses limites de 1830. La Crète, le Dodécanèse et le mont Athos ne lui appartiennent pas mais relèvent du patriarcat de Constantinople. Les Nouvelles Terres libérées en 1912 (l’Épire, la Macédoine, la Thrace et les îles de Lemnos, Lesbos, Chio, Samos et Icarie) appartiennent également au patriarcat de Constantinople, mais leurs évêques participent temporairement aux synodes de l’Église de Grèce.
Sous son administration, on a noté un dégel certain des relations avec le Vatican, alors que l’Eglise autocéphale de Grèce a longtemps été une tendance dure de l’Orthodoxie, qui s’opposait farouchement à tout rapprochement avec Rome. Il y a un peu plus d’an, il avait rencontré Benoît XVI lors de sa visite historique au Vatican, le 14 décembre 2006. En 2001, il avait reçu Jean-Paul II à Athènes lors de cette non moins historique visite du pape, lors de son pèlerinage jubilaire sur les pas de saint Paul : première visite d’un pape en Grèce depuis le schisme de 1054.
Sous son gouvernement, il a également dû faire face à plusieurs graves scandales ecclésiastiques internes.
Sa Béatitude Christodoulos Ier était généralement perçu comme un conservateur sur les questions morales et sociales. Notons qu’il a fermement résisté aux divers efforts de changements liturgiques, en particulier il a refusé le passage au grec moderne vernaculaire dans la liturgie.
Dans les sondages d’opinion publique durant de ces dernières années, il a été presque invariablement classée comme l’homme le plus populaire en Grèce.
Les funérailles de l’archevêque orthodoxe grec auront lieu jeudi prochain, 31 janvier, en la cathédrale d’Athènes, sous la présidence du patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomaios Ier. Trois jours de deuil national ont été décrétés ; les écoles & les administrations seront fermées le jour des funérailles.
Le Saint-Siège sera représenté par le cardinal Paul Poupard, président émérite des Conseils pontificaux de la culture et pour le dialogue interreligieux et par Mgr Brian Farrell, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétien.
A la suite de la messe du Pape tourné vers le Seigneur, versus ad Orientem et non plus vers le peuple dans la Chapelle Sixtine le jour de la Fête du Baptême du Seigneur, la presse française a souvent atteint des sommets de désinformation laissant entendre que le Pape est affreusement rétrograde (Le Parisien a certainement remporté la médaille dans cet affligeant concours de méconnaissance journalistique).
La Croix, dans son article du 14 janvier dernier, rend compte aussi de cette messe, s’étonnant de l’apparente nouveauté de la célébration dos au peuple, y décelant une volonté de revenir aux traditions d’avant Vatican II. Pourtant, ce n’était pas une si grande nouveauté, puisque Jean-Paul II célébrait aussi dos au peuple & face à Dieu sur cet autel, au moins au début de son pontificat, comme en témoigne la photo ci-dessous :
Il est piquant de lire de ce fait le texte de Madame de Gaulmyn dans La Croix :
“- Benoît XVI a-t-il célébré hier en rite tridentin ?
- Non, mais pour la première fois, hier, dans la chapelle Sixtine, le pape a publiquement célébré la messe dos au peuple, face à l”autel, suivant donc la tradition préconciliaire. Pour cette célébration, où, comme chaque année, le pape baptise des enfants, on a donc utilisé l”ancien autel de la chapelle, qui se trouve contre le mur, sous la fresque du jugement dernier de Michel-Ange. Durant tout le pontificat de Jean-Paul II, et les premières années de celui de Benoît XVI, les responsables de la célébration avaient recours à un autel mobile en bois, placé au milieu du choeur.”
Dimanche dernier, pour la fête du Baptême du Seigneur, le Saint Père a célébré la messe (nouveau rit concélébré, & en italien), à l’ancien autel de la Chapelle Sixtine, face à Dieu, tourné vers l’Orient (& donc dos au peuple), selon la manière antique attestée universellement dans tout l’univers chrétien (jusqu’aux prétendues réformes de Martin Luther qui a voulu célébrer sa cène face au peuple). Pour l’occasion, l’autel “nouveau rit” a été désinstallé du chœur de la Chapelle Sixtine.
L’événement est important puisque c’est sans doute la première fois (en dehors de sa messe privée) que le Pape actuel célèbre publiquement vers l’Orient depuis la réforme liturgique. Rien dans le missel de Paul VI (jusqu’à sa dernière édition par Jean-Paul II) ne supposait du reste la célébration de la messe face au peuple. Les médias en ont fait tout un plat, alors que Jean-Paul II avait fait de même au début de son pontificat.
Messe devant Sixte IV (XIVème siècle).
Pie VII à la Chapelle Sixtine (XVIIIème siècle)
Messe devant Pie XI à la Chapelle Sixtine (XXème siècle)
Au début de son pontificat, manifestement, Jean-Paul II célébrait aussi à l’autel de la chapelle Sixtine versus ad Orientem (XXème siècle). Cela devait dater d’avant la prise de fonction de Mgr Piero Marini comme cérémoniaire.
Messe de Benoît XVI à la Chapelle Sixtine (XXIème siècle)
CONFERENCE
Le jeudi 10 janvier 2008 à 20h45
à l’Université Inter-Ages
6, Impasse des Gendarmes
VERSAILLES
A LA LUMIERE DE L’ENCYCLIQUE « SPE SALVI »,
LA RECEPTION DU MOTU PROPRIO
ET L’ACTUALITE DE L’APOSTOLAT
DE LA FRATERNITE SACERDOTALE SAINT PIERRE
par
M.l’Abbé John BERG , Supérieur Général,
&
M. l’Abbé Vincent RIBETON , Supérieur du District de France
On annonce la la création d’une paroisse personnelle à Rome pour le rit traditionnel. L’actuel apostolat de Monsieur l’Abbé Joseph Kramer, fssp en la minuscule église Saint-Grégoire dei Muratori serait élevé au rang de paroisse personnelle et devrait emménager au début de 2008 dans une bien plus grande église (et ô combien sublime !), que nous connaissons bien pour y avoir chanté en 2004 une messe en rit ambrosien traditionnel : La Très-Sainte Trinité des Pèlerins.
On aperçoit bien sur cette photo le fameux retable de l’autel majeur de la Très-Sainte Trinité des Pèlerins, peint par Guido Reni.
On raconte que le Saint-Père, qui est évêque de Rome, voudrait que cette nouvelle paroisse personnelle soit un exemple pour toute l’Eglise.
Si vous souhaitez que Mgr l’Archevêque de Paris accorde de même une paroisse personnelle pour le rit traditionnel, je vous invite à aller faire un tour sur le site Quem timebo ?
Source : Rorate cæli

L’association Notre Dame de Chrétienté invite ses pèlerins et ses amis à fêter son 25ème anniversaire demain 8 décembre à Versailles.
La journée commencera à 9h30, par la Messe pontificale de l’Immaculée Conception célébrée par Son Eminence le Cardinal Castrillon Hoyos, en l’église Sainte-Jeanne-d’Arc de Versailles.
Elle se poursuivra avec les témoignages des acteurs des 25 dernières années qui prendront la parole pour évoquer l’histoire de ces années de pèlerinage.
Alors que la diffusion du motu proprio « Summorum pontificum » par notre très Saint Père le pape Benoit XVI réaffirme la légitimité et la légalité du rite extraordinaire de la messe romaine, l’association évoquera les premières années de cette aventure annuelle pour se tourner vers l’avenir.

Nous vous recommandons à nouveau ce concert de nos amis de l’Ensemble Aquilon. La plupart de ses membres ont déjà chanté à Saint-Eugène dans le passé. Les membres de la Schola Sainte Cécile & leurs amis bénéficieront du tarif réduit.
Au début d’octobre dernier, le collège des évêques de la Traditional Anglican Communion, en réunion pléniaire à Portsmouth, Angleterre, a approuvé à l’unanimité la rédaction du texte d’une lettre adressée au Pape visant à demander le retour à la pleine communion de l’Eglise catholique.
La Traditional Anglican Communion (TAC) est une communion internationale d’anglicans conservateurs (voire traditionnalistes & anglo-catholiques), qui se sont séparées de l’Anglican Communion (qui est, elle, regroupée derrière l’Archevêque de Canterbury). Ces communautés refusent l’ordinations des femmes, les réformes liturgiques, le laxisme moral & la sécularisation qui minent l’Anglican Communion en crise.
La Traditional Anglican Communion, créée il y a moins de vingt ans, regroupe dans ses 14 dénominations nationales 400 000 fidèles de par le monde. Son primat actuel est l’archevêque John Hepworth d’Australie.
Ces anglicans traditionnels recherchent une union avec Rome qui leur permette de conserver leurs traditions liturgiques propres (soit par la formation de juridictions propres, sur le modèles des Eglises de rits orientaux, soit simplement par absorption dans la Pastoral Provison dont nous avions parlé ici-même). Si cette union se réalise, ce sera une grande première depuis la rupture initiée en 1534 par le roi Henry VIII d’Angleterre.
Sources : The Messenger journal.
Entretien exclusif accordé par Son Excellence Monseigneur Albert Malcolm Ranjith Patabendige, secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, accordé au site italien “Petrus” qui l’a publié ce lundi 5 novembre.

Question : Excellence, quel accueil a reçu le motu proprio de Benoît XVI qui a libéralisé la Sainte Messe selon le rite tridentin? Quelques uns, dans le sein même de l’Eglise, ont un peu “tordu le nez”… (note du traducteur: expression italienne que nous reportons littéralement en français en raison de l’image éloquente).
Réponse : “Il y a eu des réactions positives et, inutile de le nier, des critiques et des prises de positions contraires, même de la part de théologiens, liturgistes, prêtres, évêques et aussi des cardinaux. Franchement, je ne comprends pas ces formes d’éloignement et – pourquoi pas? - de rébellion contre le Pape. J’invite tout le monde, mais par dessus tout les pasteurs, à obéir au Pape, qui est le successeur de Pierre. Les évêques, en particulier, ont juré fidélité au Pontife: qu’ils soient cohérents et fidèles à leur engagement.”
Question: A votre avis, à quoi sont dues ces manifestations contraires au motu proprio ?
Réponse : “Vous savez qu’il y a eu, de la part de quelques diocèses, aussi des documents d’interprétation qui visent inexplicablement à limiter le motu proprio du Pape. Derrière ces actions se cachent d’une part
Des préjugés de type idéologique et d’autre part l’orgueil, un des péchés les plus graves. Je répète: j’invite tout le monde à obéir au Pape. Si le Saint Père a retenu de devoir publier le motu proprio, il a eu ses raisons que pour ma part je partage pleinement.”
Question : La libéralisation du rite tridentin décidée par Benoît XVI est perçue comme le juste remède à tant d’abus liturgiques tristement enregistrés après le concile Vatican II avec le “novus ordo”…
Réponse : “Faites attention, je ne veux pas critiquer le “novus ordo”. Cependant je me prends à rire quand j’entends dire, même par des amis, que dans une paroisse un prêtre est saint en raison de l’homélie ou de la manière dont il parle. La Sainte Messe est un sacrifice, un don, un mystère, indépendamment du prêtre qui la célèbre. Il est important, voire fondamental, que le prêtre se mette de côté : le protagoniste de la Messe, c’est le Christ. Je ne comprends pas, donc, les célébrations eucharistiques transformées en spectacle avec des ballets, des chants ou des applaudissements, comme malheureusement cela arrive souvent avec le “novus ordo”.
Question : Monseigneur Patabendige, votre Congrégation a plusieurs fois dénoncé ces abus liturgiques…
Réponse : “C’est vrai. Il existe tellement de documents que cependant ils sont de façon déplaisante restés lettre morte, oubliés dans des rayons poussiéreux ou, pis encore, à la corbeille à papiers.”
Question : Un autre point: de nombreuses fois on assiste à des homélies très longues…
Réponse : “Ceci aussi est un abus. Je suis opposé aux ballets et aux applaudissements dans le cours des Messes, qui ne sont pas un cirque ni un stade. En ce qui concerne les homélies, elles doivent regarder exclusivement l’aspect catéchétique, comme l’a souligné le Pape, en évitant la sociologie et les bavardages inutiles. Comme exemple, souvent les prêtres la font porter sur la politique parce qu’ils n’ont pas bien préparé l’homélie, qui au contraire doit être étudiée scrupuleusement. Une homélie excessivement longue est synonyme de peu de préparation: le temps juste pour une prédication doit être de 10 minutes, au maximum 15. Nous devons bien nous rendre compte que le moment culminant de la célébration est le mystère eucharistique, je ne le dis pas diminuer la liturgie de la Parole mais pour clarifier de quelle manière une liturgie correcte est mise en œuvre.”
Question : Revenant au motu proprio, quelques uns critiquent l’emploi du latin durant la Messe…
Réponse : “Le rite tridentin fait partie de la tradition de l’Eglise. Le Pape a convenablement expliqué les raisons de sa mesure, un acte de liberté et de justice envers les traditionalistes. Pour ce qui est du latin, je voudrais souligner qu’il n’a jamais été aboli, et qu’en plus il garantit l’universalité de l’Eglise. Mais je le répète: j’invite les prêtres, les évêques, les cardinaux à l’obéissance, laissant de côté tout type d’orgueil et de préjugés.”
Source & traduction : motuproprio.fr

Il est arrivé il y a peu de temps au Vatican : accent génois très marqué, 42 ans, a grandi à l’école du Cardinal Giuseppe des Siri et des collaborateur de confiance des Archevêques Dionigi Tettamanzi, Tarcisio Bertone et Angelo Bagnasco, le nouveau maître des célébrations liturgique du Pape Benoît XVI, Mgr Guido Marini, successeur de l’homonyme Piero Marini, parle pour la première fois après l’attribution de cette prestigieuse prestigieux.
Source : Eucharistie Miséricorde
Monseigneur, avant tout bienvenue et bon travail…
« Merci de ce vœu, j’en ai vraiment besoin. Je sais, je suis à Rome depuis très peu de temps, et je dois observer, étudier, me faire aux habitudes locales… : il y a beaucoup à faire, je crois ».
Entre temps on passe d’un Marini … à l’autre : que dit Piero, votre prédécesseur ?
« Je le remercie de tout cœur. Il a donné beaucoup à l’Église, il a servi deux Papes, et je me trouve seulement au début de mon chemin ».
Il a été appelé à une tâche ardue…
« C’est évident. La vie de chaque maître de cérémonies liturgiques du Saint Père est parsemée de problèmes. Nous sommes sous les feux de la rampe, nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de commettre des erreurs ».
Beaucoup ont soutenu que vous aviez été appelé parce que sur le plan liturgique vous étiez plus sobre et plus traditionnel que Mgr Piero Marini. Quelle est votre conception de la liturgie ?
« Comme le veut et l’enseigne l’Église, ni plus ni moins. Je ne suis pas quelqu’un qui cherche des inventions et des fantaisies. Je peux même sembler banal, mais la liturgie est le respect des règles dictées par l’Église, et je ne vois pas la raison pour laquelle je dois ne pas l’accepter ».
On dit justement qu’à Gênes, où vous avez œuvré jusqu’à maintenant, la liturgie était bien soignée, sobre et élégante, sans fioritures fantaisistes…
« Mais la liturgie est par nature-même ainsi. Je le répète : personne ne peut déroger aux règles liturgique de l’Église. La Messe est un don, une grâce, non un spectacle. Donc aucune invention, mais le respect absolu des règles liturgique ».
Le pape Benoît XVI, au-delà du très grand théologien, est également un fin liturgiste. Il accorde une grande importance à la liturgie correctement exécutée …
« Collaborer avec le Saint Père sera pour moi une grâce. La popularité du Pontife, son souci de prêcher la vérité et son courage sautent aux yeux de tous. Et pour ce qui est de la liturgie, je suis en total accord avec la thèse du pape : la Messe est un sacrifice ».
À votre avis, y a-t-il eu des abus liturgiques dernièrement ?
« Vous savez, l’Église est grande. Mais, comme l’a reconnu le Pape lui-même dans la Lettre explicative au Motu Proprio Summorum Pontificum, il y a eu des abus et les interprétations extravagants. Ce que je peux dire est que sûrement je ne serai auteur d’aucune invention, je me limiterai à appliquer scrupuleusement les règles aujourd’hui existantes ».
À propos : que pensez du Motu Proprio de Benoît XVI qui a libéralisé la Messe sous sa forme tridentine ?
« Je suis à 100% avec le Motu proprio, c’est un acte de bon sens, de justice, de liberté et de clairvoyance ».
Nous transmettons volontier sur ce blog le courriel suivant reçu ce matin:
———————
Madame, Monsieur,
Avec le motu proprio Summorum Pontificum, le Saint-Père a reconnu que la
légitime aspiration des fidèles à participer à la Sainte messe selon le rite
ancien pouvait dorénavant être satisfaite dans toutes les paroisses et lieux
de culte.
Sur l’esplanade de La Défense (où travaillent 180.000 personnes), la
célébration selon la forme dite extraordinaire du rite latin permettra à un
nombre élargi de fidèles de bénéficier d’une messe en semaine et de
“favoriser l’unité de toute l’Église” (art. 5, § 1. du motu proprio).
Nous cherchons d’abord à identifier un groupe stable d’une taille suffisante
pour justifier la demande auprès de N.D. de Pentecôte et assurer une
assistance régulière à une messe de semaine.
Dans ce but, nous vous prions de faire circuler largement ce message, de
l’adresser à vos connaissances et amis (qu’ils travaillent ou non à La
Défense) afin qu’ils fassent à leur tour jouer leur réseau.
Si vous travaillez à La Défense et si vous souhaitez vous associer à cette
démarche, nous vous demandons aussi de :
1. vous faire connaître auprès de Cyrille d’Aubigny (cyrille.daubigny arobase libertysurf.fr) ;
2. préciser quels jours et quelles heures de la semaine vous conviennent le
mieux pour venir à la messe ?
N.B. Si vous avez des compétences pour assurer des services (notamment
chant, musique ou service de l’autel), merci aussi de le faire savoir.
En union de prière.
Cyrille d’Aubigny
“Dans un entretien accordé au site italien d’informations religieuses Petrus, Mgr Camille Perl affirme que la Commission Ecclesia Dei dont il est le secrétaire « rédige actuellement un document-instruction sur l’interprétation correcte du Motu Proprio Summorum Pontificum » sur la libéralisation de l’usage du missel de Saint Pie V. Ce texte est rendu nécessaire par la perte « du sens de l’obéissance et du respect de l’autorité », selon le prélat romain qui vise ainsi l’opposition manifestée par des évêques et des prêtres aux dispositions romaines. Le document devrait préciser, entre autres, la notion exacte de « groupe stable » susceptible de demander la célébration de la messe selon l’ancien rite.
Dans le magazine 30 Jours de juin-juillet, le cardinal Castrillón Hoyos avait pourtant tenté de prévenir les oppositions. A la question : Le motu proprio n’établit pas de nombre minimum de fidèles nécessaire pour demander de pouvoir célébrer la messe de saint Pie V. Et pourtant, le bruit avait couru qu’il était question d’un seuil minimum de trente fidèles…, il répondait : « On a là la démonstration éclatante des innombrables pseudo-nouvelles qui ont été racontées sur ce motu proprio par des gens qui n’avaient pas lu les projets ou qui, de manière intéressée, voulaient peser sur son élaboration. J’ai suivi tout le parcours qui a mené à la rédaction finale et, autant que je me souvienne, aucun seuil minimum de fidèles, ni de trente, ni de vingt, ni de cent, n’est jamais apparu dans aucun projet ».
A la demande du journaliste de 30 Jours, Gianni Cardinale : Et la messe de saint Pie V a-t-elle jamais été abolie par le Novus ordo ?, le cardinal Castrillón Hoyos déclarait : « Le Concile Vatican II ne l’a jamais fait, et il n’y a jamais eu par la suite aucun acte positif qui l’ait établi. La messe de saint Pie V n’a donc jamais été formellement abolie. Il est de toute façon étonnant que ceux qui s’érigent en interprètes authentiques de Vatican II en donnent, dans le domaine liturgique, une interprétation aussi restrictive et aussi peu respectueuse de la liberté des fidèles, en finissant par faire sembler ce Concile encore plus coercitif que le Concile de Trente ».
Un peu plus haut dans le même entretien, le président de la Commission Ecclesia Dei reconnaissait : « Curieusement, il semble même que fleurissent, dans les nouvelles générations, parmi les laïcs comme parmi les clercs, un intérêt et une estime envers l’ancien rite. Et il s’agit de prêtres et de simples fidèles qui n’ont parfois rien à voir avec les disciples de Mgr Lefebvre. Il y a là des faits, des faits de l’Église, auxquels les pasteurs ne peuvent faire la sourde oreille » et de préciser : « Ceux qui affirment ces choses (le pape fait un affront à ses prédécesseurs, ndlr) devraient lire les milliers de lettres qui sont arrivées à Rome pour demander la liberté de pouvoir assister à la messe à laquelle ils se sentent tellement liés ».
Le cardinal repousse ici les arguments opposés au Motu Proprio au nom des faits : des clercs et des laïcs appartenant à la nouvelle génération manifestent leur intérêt pour la messe tridentine et des milliers de lettres sont adressées en ce sens à Rome… Autrement dit, contra factum non fit argumentum, contre les faits il n’y a pas d’argument qui tienne… C’est le même constat que faisait Benoît XVI dans la lettre d’accompagnement au Motu Proprio : « Aussitôt après le Concile Vatican II, on pouvait supposer que la demande de l’usage du Missel de 1962 aurait été limitée à la génération la plus âgée, celle qui avait grandi avec lui, mais entre temps il est apparu clairement que des personnes jeunes découvraient également cette forme liturgique, se sentaient attirées par elle et y trouvaient une forme de rencontre avec le mystère de la Très Sainte Eucharistie qui leur convenait particulièrement ». (Sources : Apic/30 Jours)”
Source : DICI du 20/10/2007
Demain 16 octobre à midi, la messe anniversaire pour S.M. la reine Marie-Antoinette sera chantée comme tous les ans en la Basilique Saint-Denis.
Pour la première fois, nous chanterons cette messe. Le manque de temps empêche d’organiser un programme fastueux, nous chanterons donc le plain-chant simple de la messe de Requiem. Appel est fait ici à Messieurs les chantres que leurs obligations professionnelles rendraient disponibles. Merci de me prévenir de votre présence.
Je signale une brève analyse très intéressante de l’abbé Finigan - que j’ai rencontré en septembre dernier à Oxford - sur son blog, dont je suis depuis longtemps un lecteur assidu : The hermeneutic of continuity).
Le parlement espagnol doit examiner une proposition de “loi sur la mémoire historique”, qui doit débarrasser l’Espagne de tout relent de franquisme.
Du fait de cette loi, l’Eglise catholique d’Espagne cesserait de recevoir toute aide gouvernementale si n’étaient pas supprimées les nombreuses plaques commémoratives donnant sous le titre “Tombés pour Dieu & pour l’Espagne” la liste des combattants catholiques durant la guerre civile espagnole, martyrs de la foi catholique face à la persécution communiste.
Dans la dernière livraison de la revue le Baptistère :
“Avant le Concile de Trente, l’Eglise admettait en son sein une diversité de rites & de liturgies. Les Pères tridentins prescrivirent à toute l’Eglise la liturgie de la ville de Rome en sauvegardant, parmi les litrugies occidentales, uniquement celles qui avaient plus de deux siècles d’existence. C’était le cas, par exemple, du rit ambrosien du diocèse de Milan. Si cela pouvait servir à nourrir la religiosité de certains croyants, à respecter la pietas de certains secteurs catholiques, je serais personnellement favorable à un retour à la situation ancienne, c’est-à-dire à un certain pluralisme liturgique.”

Nous vous recommandons ce concert de nos amis de l’Ensemble Aquilon. La plupart de ses membres ont déjà chanté à Saint-Eugène dans le passé (& plusieurs seront avec nous pour la Messe H.1 de Marc-Antoine Charpentier lors de la solennité de sainte Cécile le 25 novembre prochain). Ce concert, qui sera de grande qualité, est un prélude à leur futur enregistrement, lequel aura lieu l’an prochain chez K. 617.
Une messe sera célébrée à Saint-Eugène (4, rue du Conservatoire - Paris IX) à 19h demain soir jeudi 11 octobre 2007 à la mémoire de Monsieur Jean Ferré, fondateur de Radio Courtoisie, décédé il y a un an.
Vous pouvez lire l’article de Wikipédia sur Jean Ferré.
La Schola a été demandée pour chanter à cette occasion. La messe chantée sera celle de la fête du jour, la Maternité de la Bienheureuse Vierge Marie. Merci aux choristes de me préciser leur présence. Petit raccord salle sainte cécile à compter de 18h30 pour ceux qui seront déjà libérés de leur travail.
Nous associerons dans notre prière celle pour Serge de Beketch, mort dans la nuit de samedi à dimanche dernier.
Ses obsèques auront lieu vendredi 12 octobre à 10h, en l’église Sainte-Odile, 2 avenue Stéphane Mallarmé, 75017 Paris (M° Porte de Champerret)
On nous prie d’annoncer que la Messe de Préparation au prochain Pèlerinage de Pentecôte aura lieu ce mercredi 10 octobre 2007.
Cette messe sera célébrée par Monsieur l’abbé Guilhem Le Coq, fssp & aumônier adjoint de Notre-Dame de Chrétienté.
Elle sera célébrée à 20h00 en l’église Saint-Pierre (chapelle du haut) de Neuilly-sur-Seine (90, avenue du Roule). Les confessions seront possibles pendant la messe.
Source : Messe du Mercredi.
Cet après-midi, après avoir été reçu à l’Elysée par le président de la République, & après avoir rencontré Mme Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur en charge des cultes, Sa Sainteté le Patriarche Alexis II de Moscou & de toutes les Russies s’est rendu à Notre-Dame de Paris afin d’y vénérer la Sainte Couronne d’Epines.
Clin d’œil de la Providence, alors que je sortais de cours, j’ai eu la joie d’escorter en Vélib sur plusieurs centaines de mètres la voiture officielle du patriarche - m’inclinant pour sa bénédiction -, l’intense circulation sur les quais empêchant le cortège officiel d’avancer !!!
La visite du Patriarche (qui rappelons-le est à la tête de la plus grande église orthodoxe au monde) a été particulièrement émouvante, & a donné lieu à un grand concours de peuples (catholiques comme orthodoxes) & de clergés (3 cardinaux, de nombreux évêques catholiques & orthodoxes).
En voici quelques photos parmi la centaine que je pris.
Discours de Sa Sainteté le Patriarche Alexis II.
Avec S.E. Mgr Vingt-Trois, archevêque de Paris.
Sa Sainteté Alexis II offre à Mgr Vingt-Trois une copie de l’icône miraculeuse de Notre-Dame de Vladimir, qui délivra la Russie au XIVème siècle de l’invasion de Tamerlan.
Dans les stalles de Notre-Dame.
Idem ac supra.
Encensement de la Sainte Couronne d’Epine du Christ.
Chant d’un petit office d’action de grâces byzantin. Les officiants russes ont des voix extraordinaires, celle du diacre en particulier est magnifique. Ils savent proclamer la liturgie, voilà tout.
Vénération de la Sainte Couronne par le Patriarche de Moscou.
Fin de l’office.
Retour de la Sainte Couronne au trésor de Notre-Dame.
Prélats & évêques latins dans la procession de sortie.
Idem ac supra.
Evêques orientaux dans la procession de sortie.
Le chœur russe qui a chanté était proprement extraordinaire, leur chant particulièrement soignée : articulations parfaites du texte, nuances, puissance vocale, plénitude des harmoniques. Je n’ai pas jusqu’alors ouï de chant ecclésiastique slavon aussi techniquement parfait & à la spiritualité véritablement immédiate. J’ignore si c’était le chœur patriarcal, le site du diocèse de Chersonèse parle simplement d’une “chorale d’hommes venue de Moscou”.
En face d’une perfection liturgique russe, les Occidentaux ont fait bien pâle figure. Pour moi, c’est symptomatique du naufrage de nos traditions liturgiques occidentales & de la décadence liturgique & musicale qui afflige notre Eglise. A l’entrée, une schtroumphette tentait de faire chanter à la foule cet épouvantable Laudate Dominum composé par quelqu’un qui n’a jamais su ce qu’était le latin & qui ne peut même pas imaginer que cette langue possède une accentuation. L’orgue, privé de tout rôle véritablement liturgique, s’est cantonné à quelques conduits sans grandeurs durant les processions. La maîtrise s’est bornée à chanter à l’arrivée de la Sainte Couronne un motet qui pouvait bien être un Adoramus te, tant l’intelligence du texte en est demeurée mystérieuse. Le chant du Pater noster était musicalement totalement raté, surtout au regard du sublime Otche Nach pris immédiatement après par les Orthodoxes. (Ne parlons pas du grotesque nouvel encensoir de Notre-Dame). Comment pouvons-nous donner envie aux Orthodoxes de nous fréquenter ?
Le Patriarche de Moscou et de toutes les Russies Alexis II sera cet après-midi à 17h30 à Notre Dame de Paris pour une cérémonie. II a invité à tenir compte des intérêts des Serbes en définissant le statut du Kosovo. Il a notamment déclaré :
“La Russie ne peut pas se taire, lorsque des églises datant du 13e, du 14e et du 15e siècles sous la protection de l’UNESCO sont dévastées au Kosovo.”
Peuplé majoritairement d’Albanais, le Kosovo exige son indépendance vis-à-vis de la Serbie. Depuis 1999, cette province se trouve sous protectorat de l’ONU conformément à la résolution 1244 du Conseil de sécurité. La Serbie envisage le statut du Kosovo comme une large autonomie, alors que les dirigeants du de la province insistent sur un Etat indépendant.