Archives de la catégorie ‘‘Le Saint Siège’’

Pas de mélanges des rits

Lundi, février 22nd, 2010

A la question qui lui a été posée récemment de savoir si l’on pouvait utiliser le calendrier, le lectionnaire & les préfaces du missel de 1970 dans une messe selon le missel de 1962, la Commission Pontificale Ecclesia Dei a répondu par la négative. La même réponse en date du 20 janvier 2010 contient d’autres dispositions intéressantes, en particulier la possibilité de faire de façon double les offices du Triduum Pascal dans les deux rits dans la même paroisse.

Les détails ici.

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Constitution apostolique Anglicanorum cœtibus

Lundi, novembre 9th, 2009

Annoncée il y a quelques jours, la Constitution apostolique Anglicanorum cœtibus, datée du 4 novembre dernier, a été publiée sur le site du Vatican aujourd’hui à midi (ainsi que Normes complémentaires d’applications). Ce texte va désormais régir la réception au sein de l’Eglise des communautés anglicanes et épiscopaliennes ayant demandé leur retour dans la barque de Pierre. Les points principaux juridiques en avaient été abordés par S.E. le cardinal Levada fin octobre, avec en particulier la mise en place d’ordinariats personnels spéciaux (d’évêques volants non territoriels, un peu comme les actuels évêques aux armées dont relèvent les militaires). On pourra être très surpris que les Normes complémentaires (Article 11, § 1.) laissent entendre qu’un ancien évêque anglican marié semble pouvoir être nommé ordinaire (en effet, le célibat épiscopal est une donnée antique en vigueur dans l’Eglise universelle tant en Orient qu’en Occident, les orthodoxes y sont fort attachés).

Outre la création d’ordinariats personnels, on notera le point III de cette constitution :

« III. Sans exclure des célébrations liturgiques selon le rit romain, l’Ordinariat a la faculté de célébrer la Sainte Eucharistie et les autres Sacrements, la Liturgie des Heures et les autres célébrations liturgiques selon les livres propres à la tradition Anglicane, qui ont été approuvés par le Saint Siège, ceci afin de maintenir les traditions liturgiques, spirituelles et pastorales de la Communion Anglicane au sein de l’Eglise Catholique, comme un don précieux pour nourrir la foi des membres de l’Ordinariat et comme un trésor à partager. »

Ainsi donc s’officialise au sein de l’Eglise d’Occident l’existence d’un nouveau rit à côté de ceux déjà existants (romain, ambrosien, mozarabe, lyonnais, dominicain, etc…).

Les communautés anglicanes actuelles suivent de fait – de façon quelque peu anarchique – un certain nombre de livres (et de traditions) liturgiques. Certaines suivent toujours le Book of Common Prayer, selon plusieurs recensions (la version historique de 1662, la version révisée de 1927, celle très modernistes de l’Alternative Service Book de 1980 et ses successeurs Common Worship de l’an 2000) ; certaines utilisent le missel romain de Paul VI en anglais ou en latin, d’autres le missel traditionnel de saint Pie V en latin mais aussi en anglais classique, d’autres enfin les livres liturgiques du vénérable rit de Sarum (l’antique liturgie médiévale romano-normande en usage à Salisbury et dans la majeure partie de l’Angleterre avant la réforme protestante). Il sera intéressant de suivre les prochaines approbations des livres liturgiques anglicans par le Siège Apostolique. On peut espérer que l’intérêt pour le rit de Sarum ne baissera pas dans le mouvement actuel. Pourquoi pas demain des livres de Sarum approuvés Rome ?

Pour qui s’intéresserait au rit et au chant de Sarum, je recommande cet extraordinaire travail d’une très grande qualité mis en ligne sous l’égide de l’Institut grégorien du Canada :
Music of the Sarum Office.

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La Congrégation pour la Doctrine de la foi annonce une nouvelle Constitution apostolique au sujet de l’entrée des anglicans dans l’Église catholique

Mardi, octobre 20th, 2009
Traditional Anglican Communion

Presque deux ans après la demande de la Traditional Anglican Communion à entrer dans l’Eglise catholique, le Vatican annonce la prochaine publication d’une Constitution apostolique fixant les cadres de cet accueil, non seulement pour les membres de la TAC, mais plus largement pour de nombreux autres groupe anglicans désorientés par l’évolution de la communion anglicane.

On peut spéculer en attendant le texte définitif de la constitution, mais, réunis avec Rome, ils conserveraient le droit à leur liturgie anglicane, « traditionaliste », ils maintiendraient leurs clercs mariés, mais pas les évêques, dont la tradition catholique comme orthodoxe exige le célibat. En outre leur ordination n’étant pas valide (comme cela a définitivement été établi sous Léon XIII), une nouvelle ordination sera nécessaire, comme il est depuis longtemps d’usage pour les autres pasteurs anglicans convertis. Cette réunification aurait des effets dépassant la TAC, servant d’exemple à d’autres groupes anglicans qui veulent se désengager des décisions récentes de Canterbury.

Le Saint-Siège se prépare en effet à ouvrir ses portes aux évêques, prêtres et fidèles anglicans qui ne souhaitent plus appartenir à la communion anglicane dont ils contestent les récentes évolutions et qui veulent entrer dans l’Église catholique. C’est le cardinal Levada, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui l’a annoncé au cours d’une conférence de presse. Une Constitution apostolique sera publiée prochainement. Elle vise à éclaircir divers aspects canoniques et doctrinaux.

Le Vatican a annoncé la préparation de nouvelles normes pour permettre l’accueil des anglicans. L’Église catholique a en effet décidé d’accueillir d’entières communautés anglicanes qui ont manifesté leur désir d’entrer en communion pleine et visible avec Rome. Une nouvelle constitution apostolique a été approuvée par Benoît XVI. Elle prévoit l’institution d’ordinariats personnels pour encadrer les communautés concernées, en accord avec les conférences épiscopales locales, selon le modèle des ordinariats militaires. Cette nouvelle constitution autorise par ailleurs l’ordination au sein de l’Église catholique de clercs anglicans déjà mariés. Pour des motifs historiques et œcuméniques, la Constitution ne prévoit pas en revanche l’ordination épiscopale d’hommes mariés, comme cela est d’ailleurs déjà le cas dans les Églises orthodoxes et dans les Églises catholiques de rite oriental. Les séminaristes dépendant des nouveaux ordinariats seront formés avec les autres séminaristes catholiques, mais ces nouveaux ordinariats auront la possibilité d’ouvrir des centres d’études afin de répondre aux besoins de formation au patrimoine anglican. La nouvelle Constitution apostolique – indique la Congrégation pour la Doctrine de la Foi – s’efforce ainsi de créer un équilibre entre la nécessité d’une part de conserver le précieux patrimoine liturgique et spirituel anglican, et de l’autre de veiller à l’intégration au sein de l’Église catholique de ces groupes et de leur clergé. Au cours d’une conférence de presse, ce mardi matin au Vatican, le cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a expliqué que le Pape avait voulu répondre, de manière unitaire et équitable, aux nombreuses demandes présentées ces dernières années au Saint-Siège par des groupes de clercs et de fidèles anglicans provenant de différents pays. Déçus par leur Église, ces fidèles veulent entrer en pleine et visible communion avec l’évêque de Rome, successeur de saint Pierre. Pour l’Église catholique, ces aspirations sont légitimes. Bien entendu, ces groupes d’anglicans souhaitant devenir catholiques devront accepter aussi bien le catéchisme de l’Église de Rome que le magistère de Pierre.

Note d’information de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi au sujet des Ordinariats personnels pour les anglicans qui entrent dans l’Église catholique.

Par la préparation d’une Constitution apostolique, l’Église catholique répond aux nombreuses questions qui ont été posées au Saint-Siège par des groupes de prêtres et de fidèles anglicans originaires de plusieurs pays qui désirent entrer dans la communion pleine et entière.

Dans cette Constitution apostolique le Saint-Père a introduit une structure canonique qui pourvoit à cette réunion corporative à travers l’institution d’ordinariats personnels qui permettront aux fidèles anglicans d’entrer en pleine communion avec l’Église catholique en conservant dans le même temps des éléments de leur patrimoine spirituel et liturgique anglican particulier. Selon la teneur de la Constitution apostolique, le suivi et la conduite pastorale de tels groupes de fidèles anglicans seront assurés par un Ordinariat personnel, dont l’Ordinaire sera d’usage nommé par le clergé anglican.

La Constitution apostolique qui sera bientôt publiée, représente une réponse raisonnable voire nécessaire à un phénomène mondial, et offre un modèle canonique unique pour l’Église universelle que l’on peut adapter aux différentes situations locales et qui est, dans son application universelle, juste pour les anglicans. Un tel modèle prévoit la possibilité de l’ordination de prêtres mariés anglicans en tant que prêtres catholiques. Des raisons historiques et œcuméniques ne permettent pas l’ordination épiscopale d’hommes mariés dans l’Église catholique comme dans l’Église orthodoxe. Aussi la Constitution détermine que l’Ordinaire ne peut être qu’un prêtre ou un évêque non marié. Les séminaristes de l’Ordinariat seront préparés avec les autres séminaristes catholiques, même si l’Ordinariat pourra ouvrir des centres de formation afin de répondre aux besoins particuliers de formation au patrimoine anglican. De cette manière, la Constitution apostolique cherche à créer un équilibre entre volonté de conserver le précieux patrimoine liturgique et spirituel anglican d’une part, et les inquiétudes provoquées par l’incorporation de ces groupes et de leur clergé dans l’Église catholique.

Le cardinal William Levada, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, qui a préparé cette disposition, a affirmé : « Nous avons essayé de répondre, de manière unitaire et juste, aux demandes de pleine communion qui nous ont été soumises par des fidèles anglicans du monde entier, ces dernières années. Par cette disposition, l’Église entend ainsi répondre aux aspirations légitimes de ces groupes anglicans pour une communion pleine et visible avec l’Évêque de Rome, le successeur de saint Pierre.

Ces ordinariats personnels sont institués, selon les nécessités, après consultation des Conférences épiscopales locales ; leurs structures seront en quelque sorte semblables à celles des ordinariats militaires, créés dans de nombreux pays et qui pourvoient au soin pastoral des membres des forces armées et de leurs employés dans le monde entier. « Les anglicans qui se sont déjà mis en contact avec le Saint-Siège ont clairement exprimé leur d’une communion pleine et visible dans l’Église une, sainte, catholique et apostolique. Ils ont tenu également à souligner l’importance de leurs traditions anglicanes relatives à la spiritualité et au culte pour leur propre chemin de foi, a affirmé le cardinal Levada.

La disposition de cette nouvelle structure est en ligne avec l’engagement pour le dialogue œcuménique, qui reste une priorité pour l’Église catholique, en particulier grâce aux efforts du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.

« L’initiative provient de plusieurs groupes anglicans », a ajouté le cardinal Levada, « Ils ont déclaré partager la foi catholique commune, telle qu’elle est exprimée dans le catéchisme de l’Église catholique, et accepter le ministère de Pierre comme un élément voulu par le Christ pour l’Église. Selon eux, le temps est venu d’exprimer cette union implicite sous une forme visible de pleine communion. »

Selon le cardinal Levada, « Le Pape Benoît XVI souhaite que les clercs et les fidèles anglicans désireux de l’union avec l’Église catholique, trouveront dans cette structure canonique l’opportunité de préserver ces traditions anglicanes qui leurs sont précieuses et qui sont conformes avec la foi catholique. Exprimant de manière distincte la foi professée communément, ces traditions sont un don à partager dans l’Église universelle. L’union avec l’Église ne nécessite pas l’uniformité qui ignore les diversités culturelles, comme le démontre l’histoire du christianisme.

Par ailleurs, les nombreuses et diverses traditions aujourd’hui présentes dans l’Église catholique sont toutes enracinées dans le principe formulé par saint Paul dans sa lettre aux Éphésiens : « Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (4,5) Notre communion est par conséquent renforcée par de telles différences légitimes et nous sommes donc heureux que ces hommes et femmes offrent leur contributions particulières à notre vie de foi commune. »

Références :
* Radio Vatican
* Site Web du Vatican (version anglaise)
* Un article de ce blog sur le « rit » anglican dans l’Eglise catholique et les cadres ecclésiaux déjà en place aux Etats-Unis pour accueillir les paroisses anglicanes dans l’Eglise

Réactions :
* de Mgr Hepworth, primat de la Traditional Anglican Communion
* de Mgr Nichols, archevêque de Westminster, & de Mgr Williams, « archevêque » de Canterbury

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SOUTENONS NOTRE SAINT PERE LE PAPE BENOIT XVI !

Mardi, février 3rd, 2009

Allez sur le site http://www.soutienabenoitxvi.org/
signer la pétition qui sera remise au Pape.

Armes

Au moment où beaucoup de journaux et autres organes de presse prétendument catholiques lancent des pétitions dont l’objectif clair est le dénigrement de la personne et de l’œuvre de notre Saint Père le Pape Benoît XVI, il est indispensable que les fidèles de toutes sensibilités liturgiques ou autres se rassemblent autour du Souverain Pontife pour lui manifester leur attachement et leur sollicitude. Le moment en effet est grave, car il s’agit pour le successeur de Pierre de pouvoir compter sur tous les Catholiques de bonne volonté pour mieux réussir l’unité dans la Sainte Eglise et pour réaliser la pleine communion de tous ses fils dont pour certains les circonstances et les conflits nés dans la tourmente post-Vatican II avaient laissé croire qu’ils avaient été rejetés du milieu de l’Eglise romaine. Le retrait des excommunications des quatre évêques de la Fraternité Saint-Pie X participe de cet effort du Saint Père et nous invite à prier davantage pour le succès de sa mission au service de la restauration de la tradition catholique dans le cadre de l’herméneutique de la continuité. Signons donc tous cette lettre lancée par un groupe de Catholiques toutes sensibilités confondues et qui sera remise au Pape avec les signatures pour lui témoigner de notre fidélité, de notre filial attachement et de notre soutien sans faille dans tout ce qu’il entreprend pour réconcilier l’Eglise avec elle-même.

Le site Liturgia.com vous invite à faire connaître partout autour de vous cette initiative.

OREMUS PRO PONTIFICE NOSTRO !

« Priez pour moi, pour que je me dérobe pas devant les loups » (Benoit XVI, 2005)

Pape

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« Nul n’est de trop dans l’Eglise » ! – Retrait de l’excommunication de 1988 des 4 évêques sacrés par Mgr Lefebvre

Samedi, janvier 24th, 2009

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Le Vatican a rendu public ce jour le décret en date du 21 janvier signé par le président de la Congrégation pour les évêques, Mgr Giovanni Battista Re : les 4 évêques sacrés par Mgr Marcel Lefebvre, Mgr Alfonso de Galarreta, Mgr Bernard Fellay, Mgr Bernard Tissier de Mallerais et Mgr Richard Williamson ne sont plus excommuniés.

En cette Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, le pape Benoît XVI souhaite clairement une pacification dans l’Eglise. Dans son discours aux évêques de France rassemblés à Lourdes le 15 septembre dernier, Benoît XVI avait invité à rechercher « des solutions satisfaisantes pour tous afin que la tunique sans couture du Christ ne se déchire pas davantage. Nul n’est de trop dans l’Eglise ».

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Prot. N. 126/2009

Congrégation pour les Evêques

Décret

Par la lettre du 15 décembre 2008 adressée à Son Eminence, le Cardinal Dario Castrillón Hoyos, Président de la Commission Pontificale Ecclesia Dei, Mgr Bernard Fellay, en son nom ainsi qu’au nom des trois autres Evêques consacrés le 30 juin 1988, sollicitait de nouveau la levée de l’excommunication latæ sententiæ formellement déclarée par Décret du Préfet de cette même Congrégation pour les Evêques en date du 1er juillet 1988. Dans la lettre ci-mentionnée, Mgr Fellay affirme, entre autre : « Nous sommes aussi toujours bien ancrés dans la volonté de rester catholiques et de mettre toutes nos forces au service de l’Eglise de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui est l’Eglise catholique romaine. Nous acceptons son enseignement filialement. Nous croyons fermement à la Primauté de Pierre et à ses prérogatives et c’est pourquoi la situation actuelle nous fait d’autant plus souffrir ».

Sa Sainteté Benoît XVI – paternellement sensible au malaise spirituel manifesté par les intéressés à cause de la sanction d’excommunication et confiant dans l’engagement exprimé par eux dans la lettre citée de n’épargner aucun effort pour approfondir dans les nécessaires colloques avec les Autorités du Saint-Siège les questions encore ouvertes, et de pouvoir ainsi parvenir rapidement à une pleine et satisfaisante solution du problème posé à l’origine – a décidé de reconsidérer la situation canonique des Evêques Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galarreta relative à leur consécration épiscopale. Cet acte exprime le désir de consolider les relations réciproques de confiance, d’intensifier et de rendre stables les rapports de la Fraternité Saint-Pie X avec le Siège Apostolique. Ce don de paix, au terme des célébrations de Noël, se veut aussi un signe pour promouvoir l’unité dans la charité de l’Eglise universelle et, par là, enlever le scandale de la division.

En souhaitant que ce pas soit suivi sans tarder de la pleine communion avec l’Eglise de toute la Fraternité Saint-Pie X, en témoignage d’une vraie fidélité et d’une vraie reconnaissance du Magistère et de l’autorité du Pape par la preuve de l’unité visible.

Selon les facultés qui m’ont été expressément concédées par le Saint Père Benoît XVI, en vertu du présent Décret, je remets aux Evêques Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galarreta la censure d’excommunication latæ sententiæ déclarée par cette Congrégation le 1er juillet 1988, ainsi que je déclare privé d’effets juridiques, à partir de la date d’aujourd’hui, le Décret publié à cette époque.

Rome, de la Congrégation pour les Evêques, le 21 janvier 2009.

Card. Giovanni Battista Re
Préfet de la Congrégation pour les Evêques

Original en italien

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BENEDICTVS QUI VENIT IN NOMINE DOMINI

Vendredi, septembre 12th, 2008
Le Saint-Père à Paris
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Indulgences à l’occasion des JMJ : Veni Sancte Spiritus

Lundi, juillet 14th, 2008
Saint Esprit, Basilique Saint-Pierre du Vatican

Décret du 5 juillet 2008 signé par le Cardinal James Francis Stafford et Mgr.Gianfranco Girotti, ofm. conv., respectivement Grand Pénitencier et Régent de la Pénitencerie apostolique :

« La rencontre des jeunes qui a eu lieu en 2005 à Cologne a offert à la Pénitencerie apostolique une occasion opportune d’ouvrir grand aux jeunes, avec l’autorité du Souverain Pontife, les trésors spirituels de l’Eglise pour en recueillir les fruits de la sanctification. Cette année, du 15 au 20 juillet prochain à Sydney, grande terre australe de l’Esprit Saint comme le disait Jean-Paul II, sera célébrée la XXIII Journée mondiale de la jeunesse sur le thème : Vous recevrez la force de l’Esprit Saint qui descendra sur vous et vous serez mes témoins. Effectivement les jeunes réunis autour du Vicaire du Christ participeront aux fonctions sacrées et, avant tout, collaboreront par les sacrements de Pénitence et de l’Eucharistie. Par ces sacrements reçus avec un cœur sincère et humble, ils brûleront du désir de se réconforter dans l’Esprit Paraclet et, confirmés par le Chrême du salut, ils témoigneront ouvertement devant les autres de leur foi jusqu’aux extrémités de la terre. Demandez à Dieu que la présence du Saint-Père parmi les jeunes réunis à Sydney, exprime et favorise tout cela !.

On concède l’indulgence plénière aux fidèles qui participeront avec dévotion à quelque fonction sacrée ou pieux exercice au cours de la XXIII Journée mondiale de la jeunesse, ainsi que lors de sa conclusion solennelle, toujours après s’être confessé et vraiment repentis, après avoir reçu la communion et prié aux intentions du Saint-Père.

On concède l’indulgence partielle aux fidèles, où qu’ils se trouvent au cours de la XXIII Journée mondiale de la jeunesse, si au moins dans un esprit de contrition, ils élèvent leurs prières à Dieu Esprit-Saint pour qu’il pousse les jeunes à la charité et leur donne la force d’annoncer l’Evangile à travers leur vie.

Pour que les fidèles puissent participer avec plus de facilité à ces dons célestes, les prêtres, légitimement approuvés pour l’écoute des confessions sacramentelles, avec une âme prête et généreuse s’apprêtent à recevoir et proposent aux fidèles des prières publiques pour la réussite de la Journée mondiale de la jeunesse. »

Voir aussi le site web de Juventutem Australia, délégation des jeunes attachés à la liturgie traditionnelle.

Logo de Juventutem Australia
Surf et JMJ
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07/07/07 => 07/07/08 Merci très saint Père

Lundi, juillet 7th, 2008

Il y a un an paraissait le Motu Proprio Summorum Pontificum devant permettre une plus large diffusion de la liturgie traditionnelle dans l’Eglise latine.

Summorum Pontificum Cura

DEO GRATIAS

Merci Très-Saint Père. Nous voudrions vous exprimer notre reconnaissance, en particulier lors de votre prochaine venue en notre pays.

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Mgr Burke nommé préfet de la Signature apostolique

Dimanche, juin 29th, 2008
Mgr Burke

Le Pape a nommé Mgr Raymond L. Burke, archevêque de Saint-Louis (Missouri, Etats-Unis), Préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, la plus haute instance judiciaire dans l’Eglise catholique. Mgr Burke est connu pour son soutien au rit traditionnel dans son diocèse et pour la grande sûreté doctrinale dont il fait preuve (encore récemment envers une religieuse de son diocèse qui avait trempé dans des pseudos ordinations de femmes « prêtres »).

Il avait également procédé à des ordinations traditionnelles dans sa cathédrale.

Mgr Burke avait été l’un des premiers évêques a accueillir le Motu proprio Summorum Pontificum de façon très positive, indiquant que la forme traditionnelle sera enseignée au séminaire.

Mgr Burke est par ailleurs attendu jeudi 3 juillet au séminaire de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre de Gricigliano, pour ordonner au sacerdoce, selon les livres de 1962, deux séminaristes.

Né le 30 juin 1948, il aura donc 60 ans demain.

Il devrait logiquement être créé cardinal au prochain consistoire. Mgr Burke remplace à la Signature apostolique le cardinal Agostino Vallini, lequel est devenu vicaire du Pape pour le diocèse de Rome à la place du cardinal Camillo Ruini parti à la retraite.

Source : je vous recommande la visite de l’excellent blog Saint Louis Catholic.

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A Rome ce matin (fête de saint Pierre & saint Paul)

Dimanche, juin 29th, 2008
Communion par le pape, le 29 juin 2008

Il semble bien que s’affirme le retour au mode traditionnel d’administration de la communion, à genoux et sur la langue, inauguré lors de la Fête-Dieu dernière.

Monseigneur Guido Marini, cérémoniaire du Saint Père, a rappelé dans un récent entretien à L’Osservatore romano la règle universelle de l’Eglise :

Q/. Lors de la récente visite à Santa Maria di Leuca et à Brindisi le Pape a distribué la communion aux fidèles agenouillés et sur les lèvres. Cette pratique est-elle destinée à devenir habituelle dans les célébrations pontificales ?

R/. Je pense que oui. A cet égard, nous ne devons pas oublier que la distribution de la communion dans la main est toujours, d’un point de vue juridique, un indult par rapport à la loi universelle. [La communion dans la main] a été permise par le Saint-Siège aux conférences épiscopales qui en ont fait la demande. Le mode de distribution de la communion adopté par Benoît XVI vise à souligner la validité de la règle valable pour toute l’Eglise. En outre, nous pourrions peut-être y voir aussi une préférence pour cette manière de distribuer la communion qui, sans s’opposer à l’autre, souligne mieux la vérité de la présence réelle dans l’Eucharistie, contribue à la dévotion des fidèles et introduit plus facilement le sens du mystère. Aspects que d’un point de vue pastoral, à notre époque, il est urgent de souligner et de récupérer. »

neuespallium.jpg

A l’occasion de cette fête des saints Apôtres Pierre et Paul, le Saint Père a aussi revêtu un pallium d’un nouveau genre, qui reprends la forme la plus traditionnelle de cet insigne, laquelle remonte au moins au IXème siècle. Précédemment, Benoît XVI avait porté un large pallium conçu selon des spéculations archéologisantes qui pouvaient être contestables ; en tout cas l’ornement s’était révélé au quotidien peu pratique dans la célébration liturgique.

Voici quelques autres vues de la messe papale de ce matin, laquelle fut célébrée en présence de Sa Béatitude le Patriarche œcuménique Bartholomée Ier de Constantinople :

Messe de la saint Pierre saint Paul, Rome, le 29 juin 2008

Entrée de la procession avec les sept chandeliers papaux.

Messe de la saint Pierre saint Paul, Rome, le 29 juin 2008

Entrée conjointe du Pape et du Patriarche œcuménique dans Saint-Pierre-de-Rome.

Messe de la saint Pierre saint Paul, Rome, le 29 juin 2008

Benoît XVI & Bartholomée Ier arrivent devant la confession de saint Pierre. Durant la messe, le Pape et le Patriarche œcuménique ont proclamé le Symbole de Nicée-Constantinople dans sa rédaction primitive en grec (sans, donc, l’adjonction ultérieure du Filioque).

Messe de la saint Pierre saint Paul, Rome, le 29 juin 2008

Admirons l’autel papal de la basilique Saint-Pierre, on notera la présence du septième chandelier traditionnel et les splendides statues de saint Pierre et de saint Paul.

Messe de la saint Pierre saint Paul, Rome, le 29 juin 2008

La statue de saint Pierre est vêtue pontificalement. (Notons qu’on ne l’a pas privé de sa tiare, lui ;-) ).

Messe de la saint Pierre saint Paul, Rome, le 29 juin 2008

Conformément à la tradition antique des messes papales, l’évangile est chanté en grec et en latin.
Procession de l’évangile, avec le diacre grec et le diacre latin.

Messe de la saint Pierre saint Paul, Rome, le 29 juin 2008

Le pape a conféré le pallium à 40 archevêques métropolitains.

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Ouverture de l’année saint Paul – Indulgences spéciales

Dimanche, juin 29th, 2008
Saint Paul

Aux premières vêpres de la fête des saints Apôtres Pierre & Paul, célébrées hier en la Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs par le Pape en présence du Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, l’année saint Paul a été ouverte.

Vêpres à Saint-Paul-hors-les-Murs

Entrée du Pape et du Patriarche de Constantinople dans Saint-Paul-hors-les-Murs.

Vêpres à Saint-Paul-hors-les-Murs

Prière du Saint-Père et de Sa Béatitude devant la confession de saint Paul.

Vêpres à Saint-Paul-hors-les-Murs

Encensement du Pape. Notons les très beaux ornements, en particulier les dalmatiques armoriées des diacres latins, réalisées selon les formes les plus traditionnelles.

*

Voici le décret signé par le Grand pénitencier de la Pénitencerie apostolique concernant les indulgences spéciales qui sont accordées à l’occasion des deux mille ans de la naissance de l’apôtre Paul, dont l’ouverture est faite aux premières vêpres de la fête des saints Apôtres Pierre & Paul.

PENITENCERIE APOSTOLIQUE
URBIS ET ORBIS

A l’occasion des deux mille ans de la naissance du saint apôtre Paul, des indulgences spéciales sont accordées.

A l’approche de la solennité liturgique des Princes des apôtres, le Souverain Pontife, mû par une sollicitude pastorale, tient à pourvoir en temps utile aux trésors spirituels à accorder aux fidèles pour leur sanctification, de manière à ce qu’ils puissent renouveler et renforcer, avec une ferveur encore plus grande en cette pieuse et heureuse occasion, des intentions de salut surnaturel déjà à partir des premières vêpres de la solennité commémorée, principalement en l’honneur de l’Apôtre des Nations, dont s’approchent à présent les deux mille ans de la naissance terrestre.
En effet, le don des Indulgences, que le Pontife Romain offre à l’Eglise universelle, ouvre la voie pour parvenir au plus haut degré à la purification intérieure qui, alors qu’elle rend hommage au bienheureux apôtre Paul, exalte la vie surnaturelle dans le cœur des fidèles et les incite avec douceur à porter des fruits de bonnes œuvres.

C’est pourquoi cette Pénitencerie apostolique, à laquelle le Saint-Père a confié la tâche de préparer et rédiger le Décret sur la distribution et l’obtention des Indulgences qui seront valables pendant toute la durée de l’Année paulinienne, avec le présent Décret, émis conformément à la volonté de l’Auguste Pontife, accorde avec bienveillance les grâces qui sont citées ci-dessous :

I. A tous les fidèles chrétiens et à chacun d’eux véritablement repentis, purifiés comme il se doit par le Sacrement de la Confession et nourris par la Sainte Communion, qui visiteront pieusement sous forme de pèlerinage la Basilique papale Saint-Paul sur la via Ostiense et prieront selon les intentions du Souverain Pontife, est accordée et donnée l’Indulgence plénière de la peine temporelle pour leurs péchés, une fois obtenu la rémission sacramentelle de ceux-ci et le pardon de leurs manquements.
L’Indulgence plénière pourra être utilisée par les fidèles chrétiens soit pour eux-mêmes, soit pour les défunts, autant de fois que seront accomplies les œuvres prescrites; étant toutefois établie la norme selon laquelle on ne peut obtenir l’Indulgence plénière qu’une fois par jour.
Ensuite, afin que les prières qui sont élevées au cours de ces saintes visites conduisent et invitent plus intensément les âmes des fidèles à la vénération de saint Paul, il est établi et disposé ce qui suit: les fidèles, outre à élever leurs supplications devant l’autel du Très Saint Sacrement, chacun selon sa piété, devront se rendre à l’autel de la Confession et réciter avec dévotion le «Notre Père» et le «Credo», en ajoutant de pieuses invocations en l’honneur de la Bienheureuses Vierge Marie et de saint Paul. Et cette dévotion doit toujours être étroitement unie à la mémoire du Prince des Apôtres, saint Pierre.

II. Les fidèles chrétiens des diverses Eglises locales, ayant accompli les conditions habituelles (Confession sacramentelle, Communion eucharistique et prière selon les intentions du Souverain Pontife), avec le désir de rejeter tout péché, pourront obtenir l’Indulgence plénière s’ils participent pieusement à une sainte fonction ou à un pieux exercice publiquement accomplis en l’honneur de l’apôtre des Nations: les jours de l’ouverture et de la clôture solennelle de l’Année paulinienne, dans tous les lieux sacrés; en d’autres jours déterminés par l’Evêque du lieu ; dans les lieux saints consacrés à saint Paul et, pour l’utilité des fidèles, en d’autres lieux désignés par l’Evêque lui-même.

III. Enfin, les fidèles empêchés par des maladies ou d’autres graves causes légitimes, toujours avec l’âme détachée de tout péché et avec l’intention de remplir les conditions habituelles à peine cela sera possible, pourront eux aussi obtenir l’Indulgence plénière, s’ils s’unissent spirituellement à une célébration jubilaire en l’honneur de saint Paul, en offrant à Dieu leurs prières et leurs souffrances pour l’unité des chrétiens.
Ensuite, afin que les fidèles puissent plus facilement recevoir ces faveurs célestes, que les prêtres, approuvés pour l’écoute des confessions par les autorités ecclésiastiques compétentes, soient prêts à les accueillir avec disponibilité et générosité.

Le Décret présent est valable uniquement pendant l’Année paulinienne. Nonobstant toutes choses contraires.

Donné à Rome, du siège de la Pénitencerie apostolique, le 10 mai, année de l’incarnation du Seigneur 2008, veille de la Pentecôte.

James Francis Card. STAFFORD
Grand Pénitencier
S.Exc. Mgr Gianfranco GIROTTI,
o.f.m. conv.
Evêque titulaire de Meta, régent
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Le site web du Vatican enfin en latin

Mercredi, juin 25th, 2008
Site web du Vatican

On n’y croyait plus après tant d’années : le latin est enfin une des langues disponibles pour surfer sur le site web du Vatican. Les différentes pétitions auraient-elles porté ?

Accès direct à la partie latine de vatican.va

DEO GRATIAS

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Rumeurs romaines : accord avec la Fraternité Saint Pie X ?

Mercredi, juin 25th, 2008

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Des rumeurs circulent sur Internet selon lesquelles le Vatican ne demanderait pas aux intégristes catholiques disciples de feu Mgr Lefebvre de reconnaître Vatican II. Il leur serait simplement demandé de respecter la personne du pape et d’ »éviter la prétention d’un magistère supérieur » à celui du Souverain pontife. C’est en tout cas la proposition qu’aurait faite le cardinal Dario Castrillón Hoyos, président de la Commission « Ecclesia Dei », en charge du dossier des Lefebvristes, à Mgr Bernard Fellay, supérieur de la Fraternité schismatique Saint-Pie X, pour une levée de l’excommunication.

« Il Giornale », sur son blog, le 24 juin 2008, indique être entré en possession de la lettre, en français, du cardinal Hoyos portant les 5 propositions faites au supérieur de la Fraternité pour réintégrer les rangs de l’Eglise (cf supra). Le Saint-Siège attendrait la réponse de Mgr Fellay pour le 28 juin.

Ainsi, Mgr Fellay aurait rencontré, le 4 juin dernier au Vatican, le cardinal Dario Castrillon Hoyos. A l’issue de cette rencontre, le cardinal aurait fait parvenir les 5 conditions de la pleine réintégration des membres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X dans le giron de l’Eglise :

« 1 – L’engagement d’une réponse proportionnée à la générosité du pape.

2 – L’engagement d’éviter toute intervention publique qui ne respecte pas la personne du Saint-Père et qui serait négative pour la charité ecclésiale.

3 – L’engagement d’éviter la prétention d’un magistère supérieur au Saint Père et de ne pas proposer la Fraternité en contraposition à l’Eglise.

4 – L’engagement à démontrer la volonté d’agir honnêtement en toute charité ecclésiale et dans le respect de l’autorité du Vicaire du Christ.

5 – L’engagement de respecter la date – fixée à la fin du mois de juin – pour répondre positivement. Celle-ci sera une condition requise et nécessaire comme préparation immédiate à l’adhésion pour accomplir la pleine communion.

Contrairement aux conditions posées précédemment par le Vatican et toujours refusées par la Fraternité Saint-Pie X, aucune mention explicite n’est faite de la reconnaissance des canons du Concile Vatican II (1962-1965) et de la pleine validité de la messe selon la liturgie post-conciliaire.

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Le dégel des relations entre Rome & Moscou continue : entrevue du Cardinal Kasper

Lundi, juin 9th, 2008
Cardinal Kasper

Président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, S.E. le cardinal Kasper a accordé à L’Osservatore Romano (21-30 mai) un entretien sur son récent voyage en Russie, au cours duquel il a « reçu un accueil inattendu, impensable il y a encore un an. Le patriarche de l’Eglise orthodoxe russe [lui] a remis un message de remerciements pour le pape en réponse au message envoyé par Benoît XVI, ainsi qu’un cadeau pour lui ».

Q – Ces gestes peuvent-ils être considérés comme des signes de détente, et même d’ouverture à l’égard de l’Eglise catholique ?
Card. Kasper
– Ce qui devait être une rencontre privée à l’invitation de Son Eminence Cyril, métropolite de Smolensk et Kaliningrad, président du Département pour les affaires étrangères ecclésiales du Patriarcat de Moscou, s’est transformée en une visite semi-officielle à l’Eglise orthodoxe russe, dont la tradition et la richesse spirituelle est très proche de celle de l’Eglise catholique. Ce voyage a ainsi permis d’approfondir le dialogue entamé il y a plusieurs années.

Q – Qu’est-ce qui a changé – si quelque chose a changé – dans l’attitude à l’égard de l’Eglise catholique ?
Card. Kasper
– Beaucoup de choses ont changé en mieux, il n’y a pas de doute. Les orthodoxes sont à la recherche d’une coopération sur les valeurs chrétiennes, sur les racines communes de l’Europe, sur le témoignage moral, sur des sujets comme la famille, la bioéthique et les droits de l’homme, qui constituent une priorité absolue. Sur ce front, nous avons des positions très similaires. C’est le patriarche Alexis II lui-même qui a insisté sur ce point, en se disant convaincu de la nécessité du dialogue orthodoxes-catholiques et en répétant que les positions des deux Eglises coïncident sur de nombreuses questions du monde contemporain. Enfin, il a exprimé l’espoir que ce dialogue favorise le développement futur des contacts entre les deux Eglises. De plus, le nouvel archevêque catholique de la Mère de Dieu à Moscou, Mgr Paolo Pezzi, est très apprécié et il existe une grande estime pour Benoît XVI : tous lui font confiance, aussi peut-on espérer que les portes s’ouvrent, même si la route est encore longue.

Q – La rencontre avec les jeunes de l’université orthodoxe Saint Tikhon de Moscou a-t-elle permis d’imaginer ce que pourraient être les bases d’un dialogue renouvelé entre catholiques et orthodoxes ?
Card. Kasper
– Il faut se rappeler les milliers de martyrs – évêques, prêtres, religieux et religieuses – qui ont subi de dures persécutions, au point que les orthodoxes eux-mêmes parlent du Golgotha du vingtième siècle. Et il faut aussi miser sur les nouvelles générations. Dans cette Eglise, on porte une attention nouvelle à la pastorale pour les jeunes. Des catéchèses dominicales sont organisées, des œuvres sociales sont mises en place, ainsi que des consultations contre l’avortement.
Pour moi, qui ai été professeur, cela a été l’occasion de rencontrer les universitaires qui de manière aimable et courtoise, se sont montrés bien informés sur la réalité de notre Eglise et intéressés à en savoir plus. Ils ont ouvert un site Internet très riche pour l’approfondissement des contenus des livres théologiques de l’Eglise catholique. Les traductions de ces livres connaissent un certains succès. Ils organisent des congrès et des symposium entre Eglises.

Q – N’y a-t-il pas pourtant des déclarations qui circulent à propos d’une certaine hostilité à la prière commune avec les non-orthodoxes ?
Card. Kasper
– J’ai demandé des éclaircissements à ce sujet. On m’a répondu qu’il s’agissait d’un malentendu, parce que cet aspect ne concerne pas les catholiques. Les Russes veulent au contraire continuer à prier avec nous. Ils m’ont demandé à plusieurs occasions de bénir les repas ; j’ai participé à leurs liturgies et vice-versa.

Q – L’impression est pourtant qu’il reste encore des obstacles à franchir. Quels sont les obstacles les plus immédiats ?
Card. Kasper
– Il y a avant tout la question du primat de Pierre : l’Eglise orthodoxe a mis sur pied une sous-commission pour l’étudier. J’ai fait remarquer que cela pourrait nuire au document de Ravenne, où pour la première fois on a parlé d’un primat au niveau universel, en reconnaissant qu’il appartient par tradition à l’évêque de Rome. Les orthodoxes m’ont cependant assuré qu’il s’agit d’études sérieuses de fond et qu’elles ne sont qu’à leur début.
Ce qui semble plus important est en revanche la conduite du dialogue avec les autres Eglises orthodoxes. J’espère que l’on arrivera au plus vite à une clarification avec l’Eglise d’Estonie qui a une lecture différente de l’histoire. La solution doit être trouvée le plus rapidement possible, sinon tout effort est vain, car si les Russes ne participent pas, il sera difficile, sinon impossible, de poursuivre le dialogue.

Q – Les fidèles russes orthodoxes, les gens ordinaires, sont-ils prêts ?
Card. Kasper
– La rencontre entre des théologiens, des évêques et des experts n’est pas suffisante ; il est de toute première importance de réunir les peuples. On peut préparer l’unité, mais pas l’organiser ; elle est un don de l’Esprit et nous ne pouvons que prier pour cette unité. L’Eglise peut être une unité dans la diversité, ou mieux, une diversité dans l’unité.

Q – Quels souvenirs personnels emportez-vous en revenant à Rome ?
Card. Kasper
– Ils sont nombreux : chaque endroit visité m’a laissé une impression positive. Kazan a été une expérience émouvante : cette icône est restée une nuit entière dans ma chambre à Moscou quand je vins en 2004 pour l’apporter, après avoir été conservée dans l’appartement du pape. Elle est maintenant retournée chez elle et je suis convaincu qu’elle aura une importance fondamentale dans la réconciliation entre les chrétiens. De plus, dans cet endroit habité par des Tartares de religion musulmane, c’est un élément d’union également avec l’islam. Les gens l’appellent ici « l’icône du Vatican ».
Il y a ensuite le monastère de Diveevo dans la région de Nizhniy Novgorod, où on vénère saint Séraphin de Sarov, particulièrement apprécié du peuple russe. L’évêque m’a accueilli d’une manière inattendue, avec beaucoup de gentillesse, et les quatre cents religieuses présentes m’ont parlé de leurs vicissitudes. Mais j’ai surtout pu constater, par rapport aux années passées, que les églises et les monastères ont été restaurés avec beaucoup de soin. Les orthodoxes russes sont néanmoins conscients qu’il ne suffit pas de restaurer les murs : un renouveau spirituel est avant tout nécessaire.

Source : Zénith

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Trouvé sur le web

Jeudi, mai 29th, 2008
Marini versus Marini

:-D

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