Archives de la catégorie ‘‘Actualités’’

Discours du patriarche Alexis à la cathédrale catholique de Strasbourg

Mardi, octobre 2nd, 2007

Excellence, Messeigneurs, chers pères, frères et sœurs,

Avant tout, je souhaiterais rendre grâce à Notre Seigneur Jésus-Christ de m’avoir permis de visiter la terre de France. Cette visite en France a lieu sur invitation en particulier de l’Église catholique et avec le concours direct de la Conférence des évêques de France.

Je profite de la présente occasion pour remercier cordialement l’archevêque de Strasbourg, Monseigneur Jean-Pierre Grallet, de son chaleureux accueil et de son hospitalité.

Dans le monde d’aujourd’hui, tout croyant est porteur d’une responsabilité énorme et d’une mission difficile – celle de témoigner de sa foi. Il est heureux que les catholiques et les orthodoxes puissent unir leurs efforts et travailler ensemble. Nous pouvons et devons affirmer ensemble les valeurs chrétiennes, face à un rejet et à une indifférence.

C’est ce qui fait de nous les disciples de Notre Seigneur Jésus-Christ. N’oublions pas qu’avec l’aide de Dieu nous pouvons atteindre beaucoup de choses, car c’est dans la faiblesse que se manifeste la puissance de Dieu (2 Co 12, 9).

J’espère sincèrement que mon séjour dans ce pays, la rencontre avec les évêques et les fidèles de l’Église catholique de France portera des fruits et contribuera à l’avancement du dialogue entre orthodoxes et catholiques en Europe et dans le monde.

Alexis II semble vouloir rencontrer Benoît XVI

Mardi, octobre 2nd, 2007
Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies

Dans un entretien accordé au Figaro hier, Sa Béatitude le patriarche Alexis II de Moscou & de toutes les Russies a déclaré :

« Je suis persuadé que l’Église catholique et l’Église orthodoxe doivent agir ensemble pour défendre les valeurs chrétiennes contre un matérialisme agressif. La vision personnelle du Pape contribue à ce rapprochement. Concernant la possibilité d’une rencontre avec Benoît XVI, je ne l’exclus pas du tout. Peut-être pas dans un mois, mais dans un an ou deux. Cependant, il faut se préparer soigneusement, lever toutes les difficultés. »

Nos articles des mois précédents sur Alexis II :

  • Annonce de la visite d’Alexis II en France - notes biographiques - la lettre de remerciement du patriarche de Moscou au Pape,
  • Alexis II salue le retour de la liturgie latine traditionnelle après le motu proprio Summorum Pontificum,
  • Le Patriarche de Moscou honore le représentant du Pape en Russie.
  • Discours du patriarche de Moscou au Conseil de l’Europe, ce matin à Strasbourg

    Mardi, octobre 2nd, 2007

    Strasbourg, le 2 octobre 2007

    Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies

    Monsieur le Président,
    Mesdames et Messieurs les membres de l’Assemblée parlementaire,

    Je vous remercie de l’invitation à m’adresser à un aussi éminent auditoire, qui m’a été transmise en votre nom par M. Van der Linden, président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. C’est avec un grand plaisir que je profite aujourd’hui de la possibilité d’exposer aux parlementaires du Conseil de l’Europe notre vision sur le passé, le présent et l’avenir du continent européen, notre maison commune.

    Ces derniers temps, le Conseil de l’Europe a entrepris de nouvelles démarches sans précédent pour mettre en oeuvre une collaboration avec les communautés religieuses. Nous voyons en cela la réponse si longtemps attendue à l’appel au dialogue maintes fois lancé par les leaders religieux.

    L’un des thèmes importants d’un tel dialogue pourrait être le thème de l’homme car c’est autour des problèmes de l’anthropologie que surgissent aujourd’hui les discussions les plus violentes et même parfois des conflits liés aux différences des points de vue sur ce sujet entre les traditions religieuses et l’humanisme laïc.

    Le continent européen a été soumis à l’influence de nombreuses cultures qui y sont présentes jusqu’à nos jours. Mais c’est justement dans le cadre du système chrétien des valeurs que s’est formée la représentation de la haute dignité de l’homme et des conditions de sa réalisation. Le christianisme a appris à tous les peuples européens que l’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Mais en même temps le christianisme a toujours souligné que l’homme ne deviendra l’ami de Dieu (Jn. 15, 15) et n’atteindra la liberté (Jn. 8, 32) que s’il suit la voie d’une vie morale.

    Ce message non seulement élève l’homme à une grande hauteur dans l’échelle des valeurs mais il dit également quelles sont les conditions pour se maintenir à cette hauteur. L’homme se laisse facilement aller à des actes répréhensibles et ainsi il s’écarte de sa dignité s’il ne se soucie pas en permanence de perfectionner ses propres pensées et ses sentiments. Et ce sont justement les normes morales qui orientent cette tâche, qui servent de référence pour définir ce qui est admissible et inadmissible dans la vie de l’homme. Les idées chrétiennes de dignité, de liberté et de morale dans leur corrélation créent un code unique de conscience européenne qui possède un potentiel créateur inépuisable pour la vie privée et la vie publique.

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    Procession des reliques de sainte Thérèse

    Samedi, septembre 29th, 2007

    A la veille de sa solennité liturgique, les reliques de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus & de la Sainte Face seront portées en procession ce samedi dans Paris.

    La procession partira à 15h de la Basilique Notre-Dame des Victoires & se dirigera vers le XVIème arrondissement jusqu’à la chapelle Sainte-Thérèse de la Fondation d’Auteuil, au 40 de la rue La Fontaine. Il sera possible de vénérer les reliques toute la nuit.

    Requiem pontifical pour l’abbé de Firmont

    Mardi, septembre 25th, 2007
    Abbé Henri-Essex Edgeworth de Firmont

    Né en 1745 à Edgeworthtown en Irlande, l’abbé Henri-Essex Edgeworth de Firmont était le fils d’un pasteur converti au catholicisme réfugié en France.

    Il fit ses études au collège des jésuites de Toulouse puis entra au séminaire des Missions étrangères à Paris. Il exerça son ministère à Paris, étant devenu prêtre, puis devint confesseur de Madame Elisabeth en 1791.

    Il quitta Paris au moment des massacres de septembre 1792, mais y revint en tant que vicaire général de l’archevêque Monseigneur Antoine-Éléonor-Léon Leclerc de Juigné. Il administra le diocèse de Paris alors que se déchaînaient les persécutions anti-chrétiennes. Il resta en rapport avec la famille royale enfermée au Temple et fut même confesseur de Louis XVI, qu’il assista le 21 janvier 1793. Après l’exécution du roi, il alla rejoindre le comte d’Artois, futur Charles X, réfugié à Edimbourg. Il rejoignit ensuite Louis XVIII en exil, devint son chapelain et bénit le mariage entre Marie-Thérèse-Charlotte de France et le duc d’Angoulême. Il mourut en 1807 à Mittau (Lettonie) auprès de la cour de France en exil et Louis XVIII composa lui-même son épitaphe.

    A l’occasion du bicentenaire de sa mort, une messe pontificale de Requiem a été célébrée en Irlande dans le rit extraordinaire par S.E. Mgr Colm O’Reilly, évêque d’Ardagh & Clonmacnois.

    Durant son homélie, Mgr O’Reilly a déclaré : “Cette messe commémorative est célébrée selon la forme du rit romain que l’Abbé a célébrée pour le monarque condamné. Nous honorons un homme dont l’existence parle du profond respect pour le caractère sacré de la vie à une époque où la France faisait l’expérience du génocide par le règne de la Terreur.”

    Mgr O’Reilly est le quatrième évêque d’Irlande à avoir récemment célébré la messe selon le rit traditionnel (avec NNSS. Daly & Hegarty de Derry, & Mgr Martin, archevêque de Dublin). Ma source d’information termine en citant l’éditeur Baronius Press de Londres, qui affirme avoir doublé ses ventes de missels de fidèles traditionnels depuis la parution du motu proprio Summorum Pontificum.

    Source : http://www.catholicireland.net

    Jack Lang dixit

    Mardi, septembre 25th, 2007

    “Certaines communes entreprennent aujourd’hui la destruction de leurs églises. La disparition de ces lieux spirituels ne devrait pas être possible, sauf procédure d’exception. Ce patrimoine cultuel, même non protégé, même banal, doit être respecté. […] Le patrimoine est une cause nationale. Il faut dégager des moyens durables pour entretenir cet héritage légué par l’histoire. L’actuelle ministre de la culture, Christine Albanel, qui a conduit avec ambition la restauration de Versailles, saura, j’en suis sûr, mener cette croisade [sic].” (…)

    “Il existe en France plus de 40 000 monuments protégés. C’est une charge très lourde. Mais c’est aussi une chance pour notre pays. Une source de beauté, qui permet l’enracinement des citoyens dans leur pays. L’identité nationale, devenue un lieu commun des discours politiques, passe notamment par les paysages, les sites et les monuments.”

    Source : Le Monde

    Petite nouvelle romaine

    Mardi, septembre 25th, 2007

    A Rome, le Pontifical North American College, où vivent la plupart des étudiants américains va apprendre à ses séminaristes à célébrer la messe selon le missel traditionnel.

    Le NAC est placé sour le rectorat de Mgr Tim Dolan connu pour son ouvrage “Priests for the Third Millennium”.

    Source : Le blog de l’abbé John Zuhlsdorf

    Interview du cardinal Darío Castrillón Hoyos à 30 jours

    Lundi, septembre 24th, 2007

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    Éminence, quel est le sens de ce motu proprio qui libéralise l’usage du Missel dit de saint Pie V ?

    DARÍO CASTRILLÓN HOYOS : Quand ont eu lieu, après le Concile Vatican II, les changements dans la liturgie, des groupes importants de fidèles et aussi d’ecclésiastiques se sont sentis mal à l’aise parce qu’ils étaient fortement liés à la liturgie en vigueur depuis des siècles. Je pense aux prêtres qui avaient célébré pendant cinquante ans cette messe suivant le rite de saint Pie V et qui, à l’improviste, se sont trouvés dans l’obligation d’en célébrer une autre, je pense aux fidèles habitués depuis des générations à l’ancien rite, je pense aussi aux petits, comme les enfants de chœur, qui se sont trouvés tout d’un coup dépaysés car ils devaient servir la messe selon le Novus ordo. Il y a donc eu un malaise à différents niveaux. Pour certains, celui-ci était même de nature théologique, car ils estimaient que l’ancien rite exprimait mieux que celui qui avait été introduit le sens du sacrifice. D’autres, pour des raisons culturelles aussi, avaient la nostalgie du chant grégorien et des grandes polyphonies qui étaient une richesse de l’Église latine. Et ce qui aggravait le tout, c’est que ceux qui éprouvaient ce malaise attribuaient ces changements au Concile, alors qu’en réalité le Concile en soi n’avait ni demandé ni prévu les détails de ces changements. La messe que célébraient les pères conciliaires était la messe de saint Pie V. Le Concile n’avait pas demandé la création d’un nouveau rite, mais un usage plus large de la langue vernaculaire et une plus grande participation des fidèles.

    D’accord, c’était le climat qu’on respirait il y a quarante ans. Mais aujourd’hui, la génération qui avait manifesté ce malaise n’existe plus. Et il y a plus : le clergé et le peuple se sont habitués au Novus ordo, et dans leur immense majorité, ils s’en trouvent très bien.

    CASTRILLÓN HOYOS : C’est exactement cela : dans leur immense majorité, même si un grand nombre ignore ce qui a été laissé de côté avec l’abandon de l’ancien rite. Mais tout le monde ne s’est pas habitué au nouveau rite. Curieusement, il semble même que fleurisse, dans les nouvelles générations, parmi les laïcs comme parmi les clercs, un intérêt et une estime envers l’ancien rite. Et il s’agit de prêtres et de simples fidèles qui n’ont parfois rien à voir avec les disciples de Mgr Lefebvre. Il y a là des faits, des faits de l’Église, auxquels les pasteurs ne peuvent faire la sourde oreille. C’est pour cela que Benoît XVI, qui est un grand théologien à la profonde sensibilité liturgique, a décidé de promulguer le motu proprio.

    Mais n’y avait-il pas déjà un indult ?

    CASTRILLÓN HOYOS : Si, il y avait déjà un indult, mais Jean Paul II avait déjà compris que l’indult n’avait pas été suffisant, ne serait-ce que parce que certains prêtres et certains évêques rechignaient à l’appliquer, mais surtout parce que les fidèles qui désirent célébrer avec l’ancien rite ne doivent pas être considérés comme des fidèles de deuxième catégorie. Il s’agit de fidèles auxquels doit être reconnu le droit d’assister à une messe qui a nourri le peuple chrétien pendant des siècles, qui a nourri la sensibilité de saints tels que saint Philippe Neri, don Bosco, sainte Thérèse de Lisieux, le bienheureux Jean XXIII et le serviteur de Dieu, Jean Paul II lui-même. Ce dernier, comme je viens de le dire, avait compris le problème de l’indult et il avait donc déjà l’intention d’étendre l’usage du Missel de 1962. Je dois dire que dans les rencontres avec les cardinaux et avec les chefs de dicastères au cours desquelles on avait parlé de ces mesures, les résistances étaient vraiment très limitées. Benoît XVI, qui a suivi ce processus depuis le début, a franchi ce pas important déjà imaginé par son grand prédécesseur. Il s’agit d’une mesure pétrinienne émise par amour du grand trésor liturgique qu’est la messe de saint Pie V, et aussi par amour de pasteur envers un groupe considérable de fidèles.

    Et pourtant, les résistances n’ont manqué de la part d’une partie des représentants de l’épiscopat eux-mêmes…

    CASTRILLÓN HOYOS : Des résistances qui dépendent, selon moi, de deux erreurs. La première erreur d’interprétation est de dire qu’il s’agit d’un retour au passé. Il n’en est pas ainsi. Ne serait-ce que parce qu’on ne retire rien au Novus ordo, qui reste le mode ordinaire de célébrer l’unique rite romain ; tandis que la liberté de célébrer la messe de saint Pie V est donnée à ceux qui le veulent comme forme extraordinaire.

    Il s’agit de la première erreur de ceux qui se sont opposés au motu proprio. Et la seconde ?

    CASTRILLÓN HOYOS : Qu’il s’agisse de diminuer le pouvoir épiscopal. Mais il n’en est pas ainsi. Le Pape n’a pas changé le Code de droit canonique. L’évêque est toujours le modérateur de la liturgie dans son propre diocèse. Mais le Siège apostolique a la compétence d’ordonner la sainte liturgie de l’Église universelle. Or un évêque doit agir en harmonie avec le Siège apostolique et il doit garantir à chaque fidèle ses propres droits, y compris celui de pouvoir participer à la messe de saint Pie V, comme forme extraordinaire du rite.

    Et pourtant, il a été affirmé qu’avec ce motu proprio, Ratzinger « bafoue le Concile » et « fait un affront » à ses prédécesseurs Paul VI et Jean Paul II…

    CASTRILLÓN HOYOS : Benoît XVI suit le Concile, qui n’a pas aboli la messe de saint Pie V ni n’a demandé de le faire. Et il suit le Concile qui a recommandé d’écouter la voix et les désirs légitimes des fidèles laïcs. Ceux qui affirment ces choses devraient lire les milliers de lettres qui sont arrivées à Rome pour demander la liberté de pouvoir assister à la messe à laquelle ils se sentent tellement liés. Et le Pape ne s’oppose pas à ses prédécesseurs qui sont abondamment cités dans le motu proprio comme dans la Lettre autographe du Pape qui en accompagne la publication. Dans certains cas, Paul VI a immédiatement concédé la possibilité de célébrer la messe de saint Pie V. Comme je l’ai dit, Jean Paul II voulait préparer un motu proprio semblable à celui qui a été publié aujourd’hui.

    On a aussi évoqué le risque qu’une petite minorité de fidèles puisse imposer la messe de saint Pie V à la paroisse…

    CASTRILLÓN HOYOS : Ceux qui ont dit cela n’ont évidemment pas lu le motu proprio. Il est clair qu’aucun curé ne sera obligé à célébrer la messe de saint Pie V. Mais si un groupe de fidèles, ayant un prêtre disposé à le faire, demande à célébrer cette messe, le curé ou le recteur de l’église ne pourront pas s’y opposer. Évidemment, s’il y a des difficultés, il reviendra à l’évêque de faire en sorte que tout se passe sous le signe du respect et, dirais-je, du bon sens, en harmonie avec le Pasteur universel.

    Mais ne court-on pas le risque qu’avec l’introduction de deux formes, l’une ordinaire, l’autre extraordinaire, puisse naître une confusion liturgique dans le rite latin, dans les paroisses et dans les diocèses ?

    CASTRILLÓN HOYOS : Si les choses sont faites conformément au simple bon sens, on ne court pas ce risque. D’autre part, il y a déjà des diocèses dans lesquels on célèbre des messes dans différents rites, car il s’y trouve des communautés de fidèles latins, gréco-catholiques ukrainiens ou ruthènes, maronites, melchites, syro-catholiques, chaldéens, etc. Je pense par exemple à certains diocèses aux États-Unis, comme Pittsburgh, qui vivent cette variété liturgique légitime comme une richesse, et non pas comme une tragédie. Et puis il existe aussi de simples paroisses qui accueillent des rites différents du latin, même de communautés orthodoxes ou préchalcédoniennes, sans que cela crée de scandale. Je ne vois donc pas de danger de confusion. À condition, je le répète, que tout se déroule dans l’ordre et dans le respect réciproque.

    Il y a aussi des gens qui pensent que ce motu proprio porte atteinte à l’unicité du rite qui aurait été voulu par les Pères conciliaires…

    CASTRILLÓN HOYOS : Étant admis que le rite latin reste unique, quoiqu’on puisse le célébrer sous deux formes, je me permets de rappeler qu’il n’y a jamais eu, dans l’Église latine, un seul rite pour tous. Aujourd’hui, par exemple, il y a tous les rites des Églises orientales en communion avec Rome. Et même dans le rite latin, il y a d’autres rites que le rite romain, comme le rite ambrosien ou le rite mozarabique. La messe de saint Pie V elle-même, lorsqu’elle a été approuvée, n’a pas annulé tous les rites précédents, mais seulement ceux qui ne pouvaient pas se prévaloir d’au moins deux siècles d’ancienneté…

    Et la messe de saint Pie V a-t-elle jamais été abolie par le Novus ordo ?

    CASTRILLÓN HOYOS : Le Concile Vatican II ne l’a jamais fait, et il n’y a jamais eu par la suite aucun acte positif qui l’ait établi. La messe de saint Pie V n’a donc jamais été formellement abolie. Il est de toute façon étonnant que ceux qui s’érigent en interprètes authentiques de Vatican II en donnent, dans le domaine liturgique, une interprétation aussi restrictive et aussi peu respectueuse de la liberté des fidèles, en finissant par faire sembler ce Concile encore plus coercitif que le Concile de Trente.

    Le motu proprio n’établit pas de nombre minimum de fidèles nécessaire pour demander de pouvoir célébrer la messe de saint Pie V. Et pourtant, le bruit avait couru qu’il était question d’un seuil minimum de trente fidèles…

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    Ordination de cinq nouveaux prêtres samedi dernier

    Lundi, septembre 24th, 2007
    Ordinations à Saint-Eloi

    Samedi dernier, S.E. le cardinal Castrillon Hoyos était envoyé par le Pape pour ordonner cinq nouveaux prêtres de l’Institut du Bon Pasteur.

    L’ordination a eu lieu en l’Eglise Saint-Eloi de Bordeaux (restaurée par les soins de l’Abbé Laguérie, supérieur de l’IBP), en présence de S.E. le cardinal Ricard, président de la conférence des évêques de France & Archevêque de Bordeaux.

    Voici les noms des cinq nouveaux prêtres de l’IPB :

  • Régis de Saint-Remy,
  • Régis Spinoza,
  • Jean-Pierre Gaillard,
  • Louis-Numa Julien,
  • René-Sébastien Fournié.
  • Notons avec bonheur & satisfaction la tenue de ces ordinations au jour normal prévu par la liturgie traditionnelle : un samedi des Quatre-Temps. Les ornements violets qui ont servi paraissent de toute beauté.

    Saint-Eloi était bien sûr comble, le clergé, nombreux, manifestait une belle unité : étaient ainsi présents le supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pierre, Mgr Wach, supérieur de l’Institut du Christ-Roi, avait envoyé un représentant, il y avait aussi des Oratoriens de Londres. On notait la présence de Michel de Jaeghere et du prince Sixte-Henri de Bourbon Parme. L’homélie du cardinal Hoyos devrait bientôt se trouver sur les sites de l’IPB.

    La rentrée au jeune séminaire de Courtalain de l’Institut du Bon Pasteur devrait se faire avec environ 35 séminaristes.

    Source iconographique : The New Liturgical Movement

    L’Ethiopie célèbre son entrée dans le troisième millénaire !

    Mardi, septembre 18th, 2007

    Messe pontificale dans la cathédrale catholique d’Addis-Abeba

    ADDIS-ABEBA, lundi 17 septembre 2007.

    L’Eglise est présente en Ethiopie depuis les débuts du christianisme, ce pays ayant été l’un des tous premiers royaumes chrétiens avec l’Arménie & la principauté d’Edesse.

    L’Eglise copte Ethiopienne est celle d’environ 40% des Ethiopiens, principalement dans les provinces historiquement éthiopiennes, l’Islam se développant sur les territoires frontaliers acquis par les derniers Négus au XIXème & au XXème siècle.

    Malgré le faible pourcentage de ses fidèles dans le pays (moins de 1%), l’Eglise catholique est très active à travers la chaîne de ses institutions et organisations.

    Mardi 11 septembre dernier, l’Ethiopie a célébré son passage à l’An 2000 selon un calendrier qui lui est propre, basé sur d’anciens calculs astronomiques égyptiens et sur les calendriers copte, hébraïque et julien. Pour l’occasion, l’Eglise catholique de rit éthiopien avait prévu plusieurs liturgies et une série d’initiatives dans les paroisses.

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    Dimanche, une messe pontificale a été célébrée dans la cathédrale catholique d’Addis-Abeba où était exposée la croix bénie par le pape à Lorette. « Cette croix fera ensuite le tour de tous les diocèses, comme un signe du fait que l’Ethiopie est un pays chrétien, très ancien, et que notre Seigneur Jésus Christ a toujours protégé ce pays (…) connu jusqu’ici comme un pays pauvre, mais qui n’est pas pauvre spirituellement » a déclaré à cette occasion Mgr Berhaneyesus Demerew Souraphiel, c.m, archevêque métropolitain catholique d’Addis-Abeba.

    Source : ZENIT.org

    Exaltation de la Sainte Croix - Entrée en vigueur de Summorum Pontificum

    Vendredi, septembre 14th, 2007

    Première messe de l'abbé Giard

    En cette belle fête de l’Exaltation de la Sainte Croix entre en vigueur le motu proprio Summorum Pontificum donné par le Saint Père le jour du quadruple sept (07/07/07, un samedi, le septième jour de la semaine).

    Lors de sa découverte par sainte Hélène en 326, la vraie Croix avait été découpée en trois morceau: l’un pour Jérusalem, le second pour Rome, le troisième pour Constantinople. Lors de son pillage de Jérusalem en 614, le roi des Perses Chosroès II s’empare de la Sainte Croix de Jérusalem. Vainqueur des Perses en 627, l’empereur Héraclius force ceux-ci à restituer la sainte relique. Héraclius rapporte la vraie Croix pieds nus au Saint Sépulcre, où une ostension solennelle est faite le 14 septembre. La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix commémore cet évènement. Elle intervient au second jour des Encénies : en effet le Saint-Sépulcre avait été dédié un 13 septembre, & la fête de sa dédicace, si importante dans l’Eglise de Jérusalem, se poursuivait sur plusieurs jours.

    Cette fête, autrefois très célèbre dans tout l’univers chrétien, a un peu perdu de sa solennité en Occident, tandis que les différents rits orientaux continuent de l’entourer de grandes splendeurs liturgiques. Ainsi, en souvenir de l’exaltation d’Héraclius, les cathédrales (& par usage certaines paroisses) de rit byzantin font aujourd’hui un rite particulier : le pontife élève la croix & bénit solennellement les différents points cardinaux, tandis que le choeur répond à une litanie spéciale par cinq fois 100 Kyrie eleison. Le chant de ces 500 Kyrie eleison a reçu un traitement polyphonique magnifique & très original dans la tradition musicale russe.

    Cette année, l’Exaltation de la Sainte Croix coïncide en quelque sorte, pourrait-on dire, avec l’”exaltation de la Sainte Messe”, par la mise en pratique des nouvelles dispositions devant favoriser la liturgie traditionnelle de rit romain.

    Après avoir souffert depuis 20 ans que je suis attaché à ce rit maints persécutions & ostracismes, il est bien consolant de constater à la lecture du document pontifical que ce rit n’avait jamais été aboli, contrairement à ce qui nous été tant de fois affirmé à l’époque. Partant, cela confirme le caractère injuste (voire inique ?) de ce que nous avons dû endurer durant toutes ces années.

    TE DEVM LAVDAMVS

    PS. Et bien sûr, n’oubliez pas de relire en ce jour Alexandre de Chypre !!! ;-) (private joke).

    PS2. En vertu de l’entrée en vigueur du motu proprio, le curé de Saint-Georges de La Villette (Paris XIX) offrira ce soir à 19h le saint sacrifice de la messe selon le rit traditionnel. N’hésitez pas à vous y rendre pour encourager cette première initiative sur Paris.

    Retombées de la session d’Oxford de la Latin Mass Society

    Jeudi, septembre 6th, 2007

    Pas mal d’articles de la blogosphère tradie anglo-saxonne ont couvert les trois journées d’Oxford organisées par la Latin Mass Society afin d’apprendre à une cinquantaine de prêtres à célébrer la messe traditionnelle.

    Joseph Shaw, qui était présent, à publié trois articles sur le blog du New Liturgical Movement :

  • sur celui du 29 août, vous trouverez d’autres photos de la messe solennelle de la Décollation de saint Jean Baptiste - on voit en particulier la “French travelling Schola” chantant au lutrin sur les pages de graduel de chœur que j’avais fabriquées ad hoc.
  • sur celui du 30 août, on trouvera des photos de la messe pontificale de clôture, mais surtout la vidéo suivante :

  • Il s’agit d’un extrait du Magnificat du 2nd ton. Entre deux versets du chœur, on nous entends chanter le verset Et misericordia ejus a progenie in progenies * timentibus eum en faux-bourdon parisien. Ces faux bourdons parisiens ont marqué les esprits des participants à ces journées de formation, il semblerait que la pratique soit tombée passablement en désuétude dans le monde anglo-saxon. Il s’agit pourtant d’une partique fort ancienne, que nous pratiquons abondemment à Saint-Eugène. Contrairement aux anciens faux-bourdons italiens, allemands ou espagnols, les faux-bourdons de l’école française ont toujours conservé une saveur archaïque en gardant au ténor le chant liturgique. Cela induit un style harmonique particulier archaïsant, là où les écoles voisines de notre pays font fleurir des harmonies plus modernes, s’étant affranchi de la règle de la conservation du plain-chant au ténor. On trouve les formules françaises dans les livres liturgiques du XVIIème au XIXème siècle, mais elles sont sans doute bien antérieures & transmises par traditions orales. Ainsi la plupart de ces formules s’observent déjà dans les Magnificat de Claudin de Sermisy qui sont publiés au XVIème siècle (Sermisy compose les versets pairs en musique & les fait alterner avec des faux-bourdons sur les versets impairs de ses 8 Magnificat).

  • Quelques photos de plus par Joseph Shaw, toujours sur The New Liturgical Movement.
  • Le même 30 août, Joseph Shaw a également publié sur son propre blog, Oxford Events quelques photos supplémentaires.
  • A Merton, j’étais aussi très heureux de rencontrer l’abbé Tim Finigan, dont je suis un lecteur assidu de son blog, The Hermeneutic of Continuity. Voici ses différents compte-rendus des journées d’Oxford :

  • présentation générale de la session,
  • compte-rendu personnel : “hard work and glorious liturgy”,
  • un post sur la librairie Saint-Philippe, qui est LA librairie catholique d’Oxford. Philippe, Marc & moi nous y sommes ruinés. J’en suis revenu avec un commentaire de Nicole - édition XVIIIème - sur le Pater & les offices de l’Eglise, un antiphonaire dominicain, un monumental pavé analysant la législation papale sur la musique sacrée depuis les origines jusqu’au XXème siècle, & une édition moderne du sacramentaire de Fulda.

    DEO GRATIAS !

  • Le patriarche Alexis II honore le représentant du Pape en Russie

    Jeudi, septembre 6th, 2007

    Le Patriarche Alexis II de Moscou & de toutes les Russies a décoré le représentant du Saint Siège en Russie, S.E. Mgr Antonio Mennini, de l’Ordre du Saint Prince Daniel de Moscou (3ème degré).

    Cet honneur a été accordé à l’archevêque Mennini “en reconnaissance de ses efforts pour établir de bonnes relations entre l’Eglise Orthodoxe Russe & l’Eglise Catholique Romaine, & à l’occasion de son 60ème anniversaire”.

    C’est un petit signe supplémentaire du singulier dégel des relations entre Rome & “la IIIème Rome”, depuis l’élection de Benoît XVI au trône de saint Pierre.

    Source : Interfax

    La musique a le pouvoir de conduire au Créateur

    Jeudi, septembre 6th, 2007

    CITE DU VATICAN, 5 SEP 2007 (VIS). Hier après-midi dans la cour du palais pontifical de Castelgandolfo, Benoît XVI a assisté au concert que lui a offert l’Orchestre symphonique de Bamberg, dans le cadre du millénaire de la cathédrale de ce diocèse allemand.

    Après le concert, le Papa a déclaré que, “au delà d’elle-même, la musique a le pouvoir de conduire au créateur de toute harmonie, suscitant en nous un accord avec la beauté et la vérité de Dieu, et ce avec une capacité qu’aucun savoir humain ni aucune philosophie ne saurait exprimer”.

    Et après avoir félicité le chef d’orchestre, les musiciens et les organisateurs, le Saint-Père a dit qu’il concevait ce concert comme un lien d’affection particulière entre le diocèse de Bamberg et le Successeur de Pierre.

    “Puisse votre pèlerinage jubilaire aux tombes des Apôtres -a-t-il conclu- renforcer votre foi et votre joie en Dieu, afin de toujours être ses témoins”.

    Honneur aux glorieux martyrs de septembre

    Dimanche, septembre 2nd, 2007

    Ce même dimanche à 16h30, nous chantions la messe dite en l’honneur des bienheureux Martyrs de septembre à la Chapelle de l’Hôpital de La Salpétrière (Paris XIII).

    Du 2 au 7 septembre 1792, 3 000 personnes étaient massacrées dans les prisons & hôpitaux parisiens, marquant, après le massacre des Suisses aux Tuileries, l’un des tous premiers crimes de la révolution dite française. Parmi ces nombreuses victimes, l’Eglise a béatifié, le 1er octobre 1926, 191 d’entre elles : 3 évêques - Mgr Jean Marie du Lau, Mgr François de La Rochefoucauld, Mgr Pierre de La Rochefoucauld -, 183 prêtres et religieux et 5 laïcs, morts pour leur fidélité à leur foi et au Siège Apostolique.

    Vous trouverez beaucoup de détails sur les Martyrs de septembre sur le site internet qui leur est consacré :

    Bienheureux Martyrs de septembre

    Site des bienheureux Martyrs de septembre

    A l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, après des scènes de viols commises le 3 septembre, ce sont 35 femmes qui y sont tuées sauvagement le soir du 4 septembre, à coup de massues, dans une arrière-cour, après avoir subi divers sévices. N’oublions pas de prier pour les bourreaux & les persécuteurs.

    La messe de ce jour était célébrée par Monsieur l’abbé Mouchel, de l’Institut du Bon Pasteur. Voici quelques photos de l’offertoire :

    Bienheureux Martyrs de septembre

    Bienheureux Martyrs de septembre

    Bienheureux Martyrs de septembre

    La chapelle de la Salpétrière a été édifiée par Le Vau et Bruant entre 1670 et 1677, sur ordre de Louis XIV. Elle est dédiée à saint Louis & est ornée d’une fabuleuse série de tableaux des XVIIème & XVIIIème siècles où s’épanouit la peinture religieuse française (Le Sueur & autres). Son plan est pour le moins curieux : autour d’un chœur central rayonnent 8 chapelles (deux croix imbriquées), ce qui permettait d’éviter les contagions entre catégories de malades ou de pensionnaires.

    Quel bonheur de chanter dans une si belle église ! C’était l’un de mes rêves, le voici réalisé. ;-)
    Merci à Monsieur le chapelain pour l’excellent accueil que nous y avons reçu.

    That they all may be one - St John XVII 21 - dernières lumières d’Oxford

    Jeudi, août 30th, 2007

    Deux absoutes qui finissent par être trois

    Après la messe pontificale, la session de la Latin Mass Society étant terminée, le R. P. Gabriel, grand tolkinien, nous propose d’aller chanter une double absoute sur la tombe de Tolkien, enterré au cimetière Wolvercote au Nord d’Oxford :

    Tolkien

    Surtout connu pour son roman Le Seigneur des Anneaux (1954-1955), Tolkien, enseignant à Merton College, était - fait pas toujours connu - un catholique fervent. Tout comme son ami C. S. Lewis, il faisait partie du cercle littéraire oxonien des Inklings. Le R. P. Gabriel m’a appris à cette occasion que Tolkien avait un fils prêtre (il lui avait servi sa première messe à l’Oratoire d’Oxford) ; lors des chamboulements liturgiques au début des années 70, Tolkien avait exprimé à son fils ses plus vives réserves sur ce qui allait se révéler être le naufrage de la tradition catholique.

    Nous avons devant sa tombe & celle de son épouse, chanté deux absoutes :

  • une première en rit romain traditionnel (avec le répons Libera me),
  • une seconde en rit byzantin slave traditionnel (avec ses chants tout autant émouvants, comme le kondak ou les litanies des défunt, ou encore le “Mémoire éternelle !” conclusif).
  • (euh, ce genre de bi-ritualisme traditionnel me convient tout à fait ;-) ).

    Après les deux absoutes, avec notre ami Andrew Knowles, organiste de l’Oratoire d’Oxford :

    Tolkien

    Le père Gabriel ayant remarqué une tombe russe non loin (celle d’une comtesse Tolstoï mariée à un prince Obolensky), je découvre un peu plus loin un groupe de tombes russes orthodoxes, parmi lesquelles celle de Militza Zernov, qui avait joué un rôle tellement lumineux dans mon adolescence, lorsque j’étais à Saint-Peter College il y a 24 ans de cela. Quel choc ! Quelle émotion !

    Militza Zernov

    Nous avons dit à nouveau les prières byzantines de l’absoute, non sans peine pour ma part, étant submergé par un flot d’émotions & de souvenirs.
    Le Père Gabriel remarquait sur la croix le très beau verset de l’Evangile de saint Jean : les Zernov avaient toute leur vie travaillé à une meilleure compréhension entre chrétiens & au rapprochement des Eglises d’Orient & d’Occident :

    Militza Zernov

    That they all may be one - Ut unum sint - Qu’ils soient un

    Après ces trois absoutes, Andrew nous fait rencontrer un professeur de l’Université d’Oxford, Mrs M. C. MacRobert, qui enseigne le slavon & travaille sur les anciens manuscrits russes du psautier en slavon.

    La douceur du soir tombe délicieusement sur Oxford :

    Oxford

    Oxford, New College

    Nous finissons comme il se doit une telle journée au célèbre pub “The Eagle and Child”, où Tolkien & Lewis se réunissaient chaque mardi avec le groupe des Inklings :

    Tolkien

    Le retour à Paris sera sans doute plein de spleen. Profitons de ces ultimes moments au pub :

    Tolkien

    Messe pontificale à Merton College, Oxford

    Jeudi, août 30th, 2007

    Aujourd’hui se terminait la session de la Latin Mass Society visant à former des prêtres à la célébration de la messe romaine traditionnelle.

    En guise de clôture, la messe pontificale de sainte Rose de Lima était célébrée par S. E. Mgr Edward J. Slattery, évêque de Tulsa (Oklahoma). Ayant pu rencontrer cet évêque durant la session, nous avons découvert en lui un pasteur manifestement rempli d’une évangélique bonté & d’une évidente charité.

    La procession a traversé plusieurs des cloîtres de Merton avant de parvenir à la chapelle. Voici une partie de celle-ci lorsqu’elle traverse le chœur de la chapelle. On aperçoit une partie des cinquante prêtres présents à la session. Vous remarquerez ici deux bénédictins en noir. Leur congrégation anglaise porte un très curieux capuchon amovible dont la forme remonte au XIème siècle. Nous avons pu sympathiser au cours de la session avec ces RR. PP. bénédictins, dont nous avons eu l’honneur de recevoir leurs louanges pour notre plain-chant, nos faux-bourdons & organums.

    Messe pontificale à Merton College, Oxford

    Entrée de l’évêque & de ses ministres dans le chœur de Merton. La mitre est ma foi superbe & d’une hauteur vertigineuse. Notez que le diacre (également le sous-diacre), porte un col paré. C’était dans des temps très anciens un véritable vêtement liturgique (on possède même des antiques prières lorsque les célébrants s’en revêtaient). L’usage en est toujours obligatoire dans le rit ambrosien. Autrefois très commun en France, leur emploi s’est souvent conservé dans les pays anglo-saxons :

    Messe pontificale à Merton College, Oxford

    Mgr Slattery donne l’homélie au lutrin de Merton :

    Messe pontificale à Merton College, Oxford

    Deux chantres dans les stalles pendant l’homélie :-) :

    Messe pontificale à Merton College, Oxford

    A l’offertoire de la messe :

    Messe pontificale à Merton College, Oxford

    Pendant les encensements de l’offertoire :

    Messe pontificale à Merton College, Oxford

    A l’élévation du Corps du Seigneur :

    Messe pontificale à Merton College, Oxford

    Après la messe, dans l’un des cloîtres de Merton. De gauche à droite : S. E. Mgr Rifan, évêque de Campos, S. E. Mgr Slattery, évêque de Tulsa, Monsieur Julian Chadwick, chairman de la Latin Mass Society & chevalier de l’Ordre de Malte, le Très R. P. Hugh Allan, supérieur des Chanoines réguliers de Prémontré Anglais & le Très Révérend Dom Daniel Augustin Oppenheimer, supérieur des Chanoines réguliers de la Nouvelle Jérusalem :

    Messe pontificale à Merton College, Oxford

    Après la messe, notre bien cher R. P. Gabriel, dont nous chantons souvent la divine liturgie :

    Messe pontificale à Merton College, Oxford

    Après la messe, Philippe dans les jardins de Merton :-) :

    Messe pontificale à Merton College, Oxford

    “That travelling French Schola” devant les grilles de Merton ;-) :

    Messe pontificale à Merton College, Oxford

    Le patriarche orthodoxe russe Alexis II salue le retour de la messe en latin

    Mercredi, août 29th, 2007

    ROME, 29 août 2007 (AFP) - Le patriarche orthodoxe russe Alexis II salue le retour de la messe en latin

    Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies

    La libéralisation par le pape Benoît XVI de la messe en latin est un événement “positif”, a estimé le patriarche orthodoxe russe Alexis II dans une interview au quotidien italien Il Giornale de mercredi.

    Après avoir salué “le retour et la valorisation de l’ancienne tradition liturgique”, le chef de la plus importante église orthodoxe ajoute : “nous tenons énormément à la tradition. Sans la défense fidèle de la tradition liturgique, l’Eglise orthodoxe russe n’aurait pas été en mesure de résister à l’époque des persécutions des années 1920-1930″, une allusion à l’ère communiste en Russie.

    Interrogé par Il Giornale sur les rapports toujours tendus entre le Vatican et le Patriarcat russe, Alexis II répond que “le pape Benoît XVI a affirmé à plusieurs reprises vouloir s’employer à favoriser le dialogue et la collaboration avec l’Eglise orthodoxe et cela est positif”.

    Sur l’éventualité d’une rencontre - envisagée mais jamais concrétisée - entre le patriarche de Moscou et le pape, Alexis II juge qu’une “telle rencontre (avec Benoît XVI) doit être bien préparée et ne doit absolument pas risquer de se réduire à une occasion de prendre quelques photographies ou de se montrer ensemble devant les caméras”.

    Souper au Hall de Merton

    Mercredi, août 29th, 2007

    Tous les repas de la session de la Latin Mass Society se déroulent dans le Hall (= réfectoire) de Merton. Voici quelques photos qui, je l’espère, rendront compte de l’ambiance toute particulière qui règne dans ce temple de la culture, du savoir & du bon goût :

    Souper à Merton College, Oxford

    Nous soupons sous le portrait de Walter de Merton, chancelier d’Angleterre par Henry III en 1261, sacré évêque de Rochester le 21 octobre 1274, fondateur de ce collège, le premier d’Oxford dont l’organisation tant statutaire qu’architecturale allait influencer les collèges ultérieurs :

    Souper à Merton College, Oxford

    La table d’honneur. De gauche à droite, le Très R. P. Hugh Allan, S. E. Mgr Slattery, Monsieur Julian Chadwick, S. E. Mgr Rifan :

    Souper à Merton College, Oxford

    Durant l’apéritif précédant ce souper, Mgr Slattery, toujours plein d’humour, demandait à la Latin Mass Society d’organiser à l’avenir une pareille session de formation mais pour les évêques !
    :-)

    Devant Monsieur Chadwick, on aperçoit de dos Monsieur le Doyen de Merton College :

    Souper à Merton College, Oxford

    La cheville ouvrière de cette session est le Docteur Alcuin Reid. Son ouvrage “The Organic Development of the Liturgy” est une étude fondamentale dans laquelle il montre que dans l’histoire de l’Eglise, toute réforme liturgique élaborée par des bureaux d’experts a toujours été un échec, & que le processus de développement de la liturgie est une croissance née de la piété & de la foi des peuples, non une fabrication intellectuelle. Vous pouvez lire la très intéressante préface que le cardinal Ratzinger avait fait l’honneur d’écrire lors de la publication de cet ouvrage sur le site Adoremus, de la Society for the Renewal of the Sacred Liturgy. Dr Alcuin Reid :

    Souper à Merton College, Oxford

    Le souper est servi par une horde de serveurs en gants blancs, les vins sont délicieux…
    ;-)
    Voici une autre vue depuis la tribune du Hall :

    Souper à Merton College, Oxford

    Gilles & Philippe :

    Souper à Merton College, Oxford

    Marc en grand discussion avec un prêtre très sympathique :

    Souper à Merton College, Oxford

    Gare au spleen lors du retour à Paris !!! :-(

    Vêpres pontificales à Merton College ce soir

    Mercredi, août 29th, 2007

    En cette belle fête de la décollation de saint Jean Baptiste, nous nous préparons à chanter les secondes vêpres célébrées pontificalement par Mgr Rifan, évêque & supérieur de la Fraternité Saint-Jean-Marie-Vianney (Campos, Brésil). Avant les vêpres, le recteur de Merton allume tous les cierges du chœur :

    Vêpres pontificales à Merton College, Oxford

    L’ennui lorsque l’on chante au lutrin, c’est qu’on ne peut décemment pas mitrailler de photos durant les cérémonies. Donc, hélas, vous n’aurez pas cette fois un aussi bel échantillon qu’à Wigratzbad au début de cet été, mais bon, j’ai essayé de me rattraper à l’issue de ces sublimes vêpres pontificales de ce soir. Voici LL.EE. Mgr Rifan & Mgr Slattery :

    Vêpres pontificales à Merton College, Oxford

    Vêpres pontificales à Merton College, Oxford

    Monsieur Julian Chadwick, chairman de la Latin Mass Society of England & Wales :

    Vêpres pontificales à Merton College, Oxford

    Monsieur Julian Chadwick en compagnie du R.P. Hugh Allan, supérieur des Chanoines réguliers de Prémontré Anglais :

    Vêpres pontificales à Merton College, Oxford

    Messe solennelle de la Décollation de saint Jean Baptiste, Merton College, Oxford

    Mercredi, août 29th, 2007

    Aujourd’hui, nous avions la très belle fête liturgique de la Décollation de saint Jean Baptiste. Les textes sont très beaux (même si les 2ndes & 3èmes antiennes des laudes & des vêpres nous ont fait hurler de rire à chaque répétition par les mauvais jeux de mots que l’on pouvait y faire en français ! Dieu merci, un tel scandale a été évité lors des offices ! ;-) ).

    Après les laudes le matin, voici la messe solennelle. Nous chantons au merveilleux lutrin de Merton, sur notre graduel & notre kyriale de chœur, l’acoustique est réellement fabuleuse & autorise mille nuances subtiles impossibles à rendre à Saint-Eugène :

    Messe de la saint Jean Baptiste à Merton College, Oxford

    Le diacre chante l’évangile (notez la camerawoman de la BBC ! Nous allons passer à la Télé anglaise !) :

    Messe de la saint Jean Baptiste à Merton College, Oxford

    Durant les encensements de l’offertoire :

    Messe de la saint Jean Baptiste à Merton College, Oxford

    Admirons les ornements gothiques anciens. Magnifiques, non ? Normal, ce sont ceux de Philippe ! ;-)

    Messe de la saint Jean Baptiste à Merton College, Oxford

    Après la messe, petite photo souvenir autour du lutrin de “that travelling French Schola” ! :-) . Philippe, Gilles, votre serviteur & Marc.

    Messe de la saint Jean Baptiste à Merton College, Oxford

    Les mêmes, mais avec le R.P. Gabriel :

    Messe de la saint Jean Baptiste à Merton College, Oxford

    IIndes vêpres de saint Augustin à Merton College, Oxford

    Mardi, août 28th, 2007

    Ce matin, nous avons chanté la messe du supérieur des Chanoines réguliers de la Nouvelle Jérusalem, dont c’était la fête patronale, puisque saint Augustin a donné leur règle aux chanoines. Ce soir, très bel office de vêpres, même si nos faux-bourdons à 3 voix d’hommes sont encore un peu crispés (ils seront mieux demain). Difficile de prendre des photos en pleine cérémonie. En voici quelques unes, pour vous donner une idée de la beauté des offices que nous vivons ici :

    Vêpres de saint Augustin à Merton College, Oxford

    Sortie de vêpres :

    Vêpres de saint Augustin à Merton College, Oxford

    Le recteur de la chapelle de Merton éteint les cierges des lustres :

    Vêpres de saint Augustin à Merton College, Oxford

    Retour à Merton, Oxford

    Lundi, août 27th, 2007

    Quelle joie ce lundi de retrouver cette année encore les charmes d’Oxford & le climat si extraordinaire de Merton College !

    Voici la vue de ma chambre :

    Chapelle de Merton College, Oxford

    Il s’agit de la chapelle du collège. Merton a été fondé en 1264, c’est l’un des trois plus anciens collèges de l’Université d’Oxford.

    Voici l’intérieur de la chapelle la nuit. Comme la plupart des chapelles de collèges, elle ne possède pas de nef (puisque pas de peuple, historiquement), mais juste un transept devant un chœur liturgique, fermé par un magnifique jubé en bois :

    Chapelle de Merton College, Oxford

    Les armes du collège, figurant sur le jubé, sont celles de son fondateur, Walter de Merton, chancelier d’Angleterre & évêque de Rochester, les voici ci-après. Il voulu créer une communauté autonome d’étudiants, résidants dans des bâtiments de structure monastique. Les cloîtres aussi bien que les statuts de Merton ont constitué un modèle pour la fondation des autres collèges d’Oxford & de Cambridge des siècles postérieurs.

    Chapelle de Merton College, Oxford

    Voici le chœur de Merton, où nous chanterons les offices & la messe traditionnels (pour l’heure, c’est la répétition nocturne) - notez le retable de l’autel, qui est de l’école de Tintoret :

    Chapelle de Merton College, Oxford

    Marc se fait présenter l’orgue par Andrew, notre ami organiste qui assure les différents offices de cette session de la Latin Mass Society.

    Chapelle de Merton College, Oxford

    Enfin, voici le merveilleux lutrin de Merton, offert à la chapelle en 1504 par Jean Martock. Il est plus ancien & porte les armes de la famille de Fiztgerald :

    Lutrin de Merton College, Oxford

    Quelles délices de chanter dans un pareil cadre !

    Sortie imminente ???

    Mardi, août 21st, 2007

    La messe traditionnelle pour les nuls

    ;-)

    En attendant la sortie de ce best-seller mondial, je vous rappelle les possibilités suivantes :

  • venir à la session de formation à la messe traditionnelle organisée par la Latin Mass Society à Merton College, Oxford (où nous chanterons les offices au lutrin) - 50 prêtres sont inscrits, & on annonce la venue de trois évêques,
  • l’admirable site des chanoines réguliers de saint Jean Cantius : Sancta Missa.

  • Session de plain-chant à Arequipa

    Lundi, août 20th, 2007

    Je ne pourrai hélas pas assister à la session autour du chant vieux-romain organisée par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre et l’Association des Amis de Sainte-Cécile autour de Marcel Pérès, mais je vous incite vivement à vous y inscrire.

    Quant à moi, en effet, je serai à Arequipa, seconde ville du Pérou, à l’invitation de son archevêque, afin de donner une session de cours aux cinquante séminaristes diocésains dans le cadre du lancement de l’Institut de Musique Sacrée de cette ville. Voici la cathédrale d’Arequipa :

    Cathédrale d

    Et voici le programme que je développerai à Arequipa :

    Stage de plain-chant Arequipa – septembre 2007

    Jeudi 6 septembre

    Cours pratique : Les signes du plain-chant

  • Brève histoire de la notation carrée
  • La portée & les clefs
  • La notation des neumes
  • Les barres
  • Les autres signes (les signes d’allongement, les altérations, les guidons)
  • Répétition : Pratique de la psalmodie.

  • La psalmodie ou le meilleur exercice de chant en commun
  • savoir adapter les formules des 8 tons à l’accentuation du texte des psaumes
  • savoir entonner un psaume
  • les astuces de la psalmodie antiphonée : le ton du chœur, le tuilage, garder le ton
  • mise en place du chant des complies
  • Conférence théorique : Histoire du chant liturgique (1)

  • Dans l’Ecriture
  • Aux premiers siècles de l’Eglise
  • Les trois formes essentielles du chant liturgique chrétien : directané, responsorial & antiphoné
  • Caractères permanents des différents chants liturgiques dans les différents rits chrétiens orientaux & occidentaux
  • Ce qu’est un chant vraiment sacré (a contrario : qu’est ce que de la musique religieuse mais non sacrée)
  • Liturgie

  • Chant de l’office de complies grégoriennes après le souper
  • Vendredi 7 septembre

    Cours pratique : L’organisation du chant en huit tons ecclésiastiques

  • Brève histoire comparée du chant liturgique dans les différents rits de l’Orient & de l’Occident
  • Les huit tons de l’Eglise
  • Notes toniques & dominantes pour les huit tons
  • Tons authentes & tons plagaux (les notes médiantes)
  • En quoi les huit tons d’Eglise sont plus riches que la tonalité moderne
  • Répétition : Pratique des huit tons.

  • Chant des antiennes de tous les offices de la session, groupées par tons
  • mise en place du chant des vêpres & laudes de la Fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie
  • Conférence théorique : Histoire du chant liturgique (2)

  • Le chant liturgique romain : Saint Grégoire le Grand & son œuvre
  • Diffusion du chant romain dans l’Empire carolingien : la liturgie romano-franque
  • Le plain-chant après le Moyen-Age : permanence des traditions
  • La codification issue du Concile de Trente
  • Les réformes du XXème siècle
  • Liturgie

  • Chant des premières vêpres de la fête de la Nativité de la Sainte Vierge (en fin d’après-midi)
  • Chant de l’office de complies après le souper
  • (more…)

    Stage de chant avec Marcel Pérès

    Lundi, août 13th, 2007

    Marcel Pérès - Organum

    La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre et l’Association des Amis de Sainte-Cécile organisent conjointement avec Marcel Pérès une session de formation au chant grégorien.

    Objectifs : Bénéficier de l’enseignement d’un spécialiste de renommée internationale dans un cadre liturgique traditionnel.

    Participants : Clergé et laïcs pas forcément spécialistes de grégorien : le stage fait appel à la mémoire plus qu’au déchiffrage.

    Liturgie : les offices quotidiens suivront le rite romain traditionnel, dit extraordinaire. Présence de nombreux prêtres.

    Dates et lieu : Maison Padre Pio de la FSSP, à Francheville, à proximité immédiate de Lyon. Arrivée des participants le lundi 3 septembre au matin. Fin de la session samedi 8 septembre, Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie.

    Coûts : Frais pédagogiques 100 €, repas sur place 30 € par jour, hébergement en chambres individuelles (pour hommes seulement) à la maison Padre Pio, laisser une offrande.

    Inscriptions : Veuillez envoyer un courrier aux Amis de Sainte-Cécile, 4 rue Jules Bourdais, 75017 Paris avec vos coordonnées et un acompte de 30€ au nom de l’Association des Amis de Sainte-Cécile, ou vous faire connaître par e-mail sur le site de l’association ou encore en appelant le 06 84 75 34 50.

    Description détaillée de la session :

    L’objectif de cette session sera d’éclairer les fondements du chant ecclésiastique latin pour une meilleure compréhension de son histoire, au-delà de l’historiographie en usage depuis un siècle et demi dans l’église catholique romaine. A partir du vieux chant romain seront étudiés concrètement les principes de bases du chant latin : la psalmodie ainsi que l’art de la lecture et de la proclamation des textes liturgiques.

    Jusqu’au XIIIe siècle le répertoire, aujourd’hui appelé « vieux romain », accompagnait à Rome les liturgies pontificales. Puis il fut oublié. Redécouvert au début du XXe siècle, il n’a toujours pas trouvé la place qui devrait être la sienne dans l’imaginaire de l’homme occidental et au-delà dans celui de toutes les civilisations qui découlent des mêmes origines sémitiques et grecques. En amont, il nous livre la clé de la filiation entre le chant du Temple de Jérusalem et l’héritage de la musique grecque. En aval, il nous permet de suivre et de comprendre les trésors de la cantillation coranique. En dehors de certains cercles musicologiques très restreints, ce répertoire est aujourd’hui inconnu des musiciens, des ecclésiastiques et du public. Pourtant il nous livre la plus ancienne version de la musique gréco-latine de l’antiquité tardive et représente le chaînon manquant entre le chant byzantin, le chant copte, le chant syriaque, la musique arabe et la musique occidentale.

    Messe en l’honneur des Martyrs de Septembre

    Dimanche, août 12th, 2007

    2 septembre 2007 dans la chapelle St-Louis de la Pitié-Salpétrière, messe à 16h30

    Bienheureux Martyrs de Septembre

    Ce 2 septembre prochain, notre Schola a été sollicitée afin de chanter la sainte messe à la Chapelle de La Salpétrière, messe en l’honneur des bienheureux Martyrs de Septembre.

    J’espère que vous serez nombreux à nous rejoindre pour cette magnifique occasion.

    *

    Dans les premiers jours de Septembre 1792 (du 2 au 7), alors que la famille royale était emprisonnée au Temple, les révolutionnaires se livrèrent à une vaste opération d’épuration dans les prisons et les hôpitaux de Paris : ce sont les fameux massacres de Septembre qui firent des milliers de victimes. Ces massacres se prolongèrent aussi dans quelques villes de province.

    Nombre de ces victimes étaient des ecclésiastiques & il est clair qu’ils furent massacrés en haine de la foi catholique, ce pourquoi l’Eglise les a béatifiés en tant que martyrs : la fête liturgique des Bienheureux Martyrs de Septembre 1792 se célèbre le 2 septembre, non seulement à Paris, mais en nombre de diocèses de province qui eurent des membres de leur clergé emprisonnés et massacrés à Paris.

    Mais à côté des martyrs de la foi, il y a une foule innombrable (plusieurs milliers) de pauvres gens qui furent également massacrés de manière épouvantable simplement parce qu’ils se trouvaient à ce moment-là détenus dans les prisons, ou dans les hôpitaux : on massacra à Bicètre, à la Conciergerie, au Grand-Châtelet, à l’Abbaye, à la Force… et à la Pitié-Salpétrière.

    On massacra les prisonniers de droit commun, on massacra les “filles de joie”, on massacra des malades et des handicapés, on massacra des orphelins mineurs… C’est une folie sanguinaire à peine imaginable qui inaugure la grande terreur !

    Pour célébrer la mémoire des martyrs glorieux mais aussi pour rappeler ces innombrables victimes anonymes, le dimanche 2 septembre 2007 dans la chapelle St-Louis de la Pitié-Salpétrière, à 16h30, une sainte messe sera célébrée selon le rite latin antiquior.

    Faites-le savoir autour de vous dès à présent, retenez cette date, et surtout venez!

    Aumônerie traditionnelle au Pèlerinage national de Lourdes

    Samedi, août 11th, 2007

    Sanctuaire de Lourdes

    En plein accord avec Mgr Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes et avec Mgr Zambelli, recteur des sanctuaires, des messes, selon la “forme extraordinaire” du Missel Romain, missel du Bx Jean XXIII, seront célébrées chaque jour dans les Sanctuaires de Lourdes par des Chapelains et des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre :

  • du 12 au 15 août : messe chantée à 9H30 à la Basilique Supérieure (Immaculée Conception) les 12 et 15 par un chapelain, les 13 et 14 par Monsieur l’abbé Pozzetto,
  • du 12 au 16 août : messe basse à 6h15 dans la même Basilique par des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre,
  • du 12 au 15 août : messes chantées par un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre à la crypte (juste en-dessous de la Basilique Supérieure) les 12, 14 et 15 août; le 13 à la Basilique Supérieure.
  • Par ailleurs :

  • du 11 au 15 août un chapelet sera récité en face de la Grotte (de l’autre côté du Gave) à 22h ; possibilité de se confesser,
  • le 14 un Chemin de la Croix aura lieu à 14H30 au grand Chemin de Lourdes ; départ en face de la Basilique Supérieure.
  • Confessions possibles pendant les messes et à la demande.

    Pour d’autres renseignements, sans abuser, un téléphone : 06 08 26 23 64.

    Prêtres de la Fraternité Saint-Pierre présents :

  • M. l’abbé Hubert Bizard, Vice-Recteur du Séminaire de Wigratzbad,
  • M. l’abbé Augustin Cayla, prêtre dans le diocése de Versailles,
  • sous la responsabilité de Mr l’abbé François Pozzetto, Aumônier de ND de Chrétienté et Directeur de l’Oeuvre des retraites de la Fraternité Saint-Pierre.
  • Servants et de chanteurs sont priés de se faire connaître ; merci d’apporter vos 800, ainsi que vos soutanes & surplis.

    Interview du cardinal Darío Castrillón Hoyos

    Mardi, août 7th, 2007

    LITURGIE. Le motu proprio Summorum pontificum
    Nova et vetera

    Benoît XVI a signé et publié le document qui libéralise l’usage du Missel Romain édité par le pape Jean XXIII en 1962. Interview du cardinal Darío Castrillón Hoyos, président de la commission Pontificale « Ecclesia Dei » : « La première erreur d’interprétation est de dire qu’il s’agit d’un retour au passé. Il n’en est pas ainsi. »

    S. E. le cardinal Hoyos célèbre la sainte messe
    dans le rit romain traditionnel
    à l’autel papal de Sainte-Marie-Majeure le 24 mai 2003.
    La Schola Sainte Cécile chanta cette messe historique.
    Photo prise depuis la tribune du chœur par un choriste.

    Interview du cardinal Darío Castrillón Hoyos par Gianni Cardinale (30 jours)

    Éminence, quel est le sens de ce motu proprio qui libéralise l’usage du Missel dit de saint Pie V ?

    DARÍO CASTRILLÓN HOYOS : Quand ont eu lieu, après le Concile Vatican II, les changements dans la liturgie, des groupes importants de fidèles et aussi d’ecclésiastiques se sont sentis mal à l’aise parce qu’ils étaient fortement liés à la liturgie en vigueur depuis des siècles. Je pense aux prêtres qui avaient célébré pendant cinquante ans cette messe suivant le rite de saint Pie V et qui, à l’improviste, se sont trouvés dans l’obligation d’en célébrer une autre, je pense aux fidèles habitués depuis des générations à l’ancien rite, je pense aussi aux petits, comme les enfants de chœur, qui se sont trouvés tout d’un coup dépaysés car ils devaient servir la messe selon le Novus ordo. Il y a donc eu un malaise à différents niveaux. Pour certains, celui-ci était même de nature théologique, car ils estimaient que l’ancien rite exprimait mieux que celui qui avait été introduit le sens du sacrifice. D’autres, pour des raisons culturelles aussi, avaient la nostalgie du chant grégorien et des grandes polyphonies qui étaient une richesse de l’Église latine. Et ce qui aggravait le tout, c’est que ceux qui éprouvaient ce malaise attribuaient ces changements au Concile, alors qu’en réalité le Concile en soi n’avait ni demandé ni prévu les détails de ces changements. La messe que célébraient les pères conciliaires était la messe de saint Pie V. Le Concile n’avait pas demandé la création d’un nouveau rite, mais un usage plus large de la langue vernaculaire et une plus grande participation des fidèles.

    D’accord, c’était le climat qu’on respirait il y a quarante ans. Mais aujourd’hui, la génération qui avait manifesté ce malaise n’existe plus. Et il y a plus: le clergé et le peuple se sont habitués au Novus ordo, et dans leur immense majorité, ils s’en trouvent très bien.

    CASTRILLÓN HOYOS : C’est exactement cela : dans leur immense majorité, même si un grand nombre ignore ce qui a été laissé de côté avec l’abandon de l’ancien rite. Mais tout le monde ne s’est pas habitué au nouveau rite. Curieusement, il semble même que fleurisse, dans les nouvelles générations, parmi les laïcs comme parmi les clercs, un intérêt et une estime envers l’ancien rite. Et il s’agit de prêtres et de simples fidèles qui n’ont parfois rien à voir avec les disciples de Mgr Lefebvre. Il y a là des faits, des faits de l’Église, auxquels les pasteurs ne peuvent faire la sourde oreille. C’est pour cela que Benoît XVI, qui est un grand théologien à la profonde sensibilité liturgique, a décidé de promulguer le motu proprio.

    Mais n’y avait-il pas déjà un indult ?

    CASTRILLÓN HOYOS : Si, il y avait déjà un indult, mais Jean Paul II avait déjà compris que l’indult n’avait pas été suffisant, ne serait-ce que parce que certains prêtres et certains évêques rechignaient à l’appliquer, mais surtout parce que les fidèles qui désirent célébrer avec l’ancien rite ne doivent pas être considérés comme des fidèles de deuxième catégorie. Il s’agit de fidèles auxquels doit être reconnu le droit d’assister à une messe qui a nourri le peuple chrétien pendant des siècles, qui a nourri la sensibilité de saints tels que saint Philippe Neri, don Bosco, sainte Thérèse de Lisieux, le bienheureux Jean XXIII et le serviteur de Dieu, Jean Paul II lui-même. Ce dernier, comme je viens de le dire, avait compris le problème de l’indult et il avait donc déjà l’intention d’étendre l’usage du Missel de 1962. Je dois dire que dans les rencontres avec les cardinaux et avec les chefs de dicastères au cours desquelles on avait parlé de ces mesures, les résistances étaient vraiment très limitées. Benoît XVI, qui a suivi ce processus depuis le début, a franchi ce pas important déjà imaginé par son grand prédécesseur. Il s’agit d’une mesure pétrinienne émise par amour du grand trésor liturgique qu’est la messe de saint Pie V, et aussi par amour de pasteur envers un groupe considérable de fidèles.

    Et pourtant, les résistances n’ont manqué de la part d’une partie des représentants de l’épiscopat eux-mêmes…

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    Retour à Dieu de S.E. Jean-Marie, cardinal Lustiger

    Dimanche, août 5th, 2007

    Subvenite, Sancti Dei, occurite, Angeli Domini : * suscipientes animam ejus : † offerentes eam in conspectu Altissimi.
    V/. Suscipiat te Christus, qui vocavit te : & in sinum Abrahæ Angeli deducant te :
    * suscipientes animam ejus : † offerentes eam in conspectu Altissimi.
    V/. Requiem æternam dona ei, Domine, & lux perpetua luceat ei.
    † offerentes eam in conspectu Altissimi.

    Venez à son secours, saints de Dieu, accourez, anges du Seigneur : * recevez son âme : † apportez-là devant la face du Très-Haut.
    V/. Que te reçoive le Christ, qui t’as appelé : & que dans le sein d’Abraham les anges te conduisent :
    * recevez son âme : † apportez-là devant la face du Très-Haut.
    V/ Donnez-lui, Seigneur, le repos éternel, & que votre lumière luise sur lui.
    † apportez-là devant la face du Très-Haut.

    C’est par le chant de ce répons que la liturgie prévoit lors de l’annonce d’un décès que nous offrons nos prières à Dieu pour S. E. Jean-Marie, cardinal Lustiger.

    S.E. le cardinal Lustiger
    célèbre la messe traditionnelle
    au maître-autel de Saint-Eugène
    le 22 novembre 1987.