Désormais, chaque semaine, le vendredi à 10h30 et le samedi à 8h00, sont célébrées des messes selon la forme extraordinaire du rite romain en l’église Notre-Dame de Clignancourt (en face de la mairie du XVIIIème), métro Jules-Joffrin.
De même, une nouvelle messe tridentine est dite désormais le dimanche à 12h30 (en plus de celle du jeudi soir) en l’église Saint-Georges de La Villette, métro Bolivar ou Jaurès.
Saint-Georges de La Villette
112 - 114 av. Simon Bolivar - 75019 Paris)
(adresse postale : 4 rue Edouard Pailleron - 75019 Paris)
01 42 39 61 80
Nous avons appris que le T.R.P. Dom Gérard Calvet, premier Abbé de Sainte-Madeleine du Barroux est retourné à Dieu aujourd’hui.
Né en 1926, il avait quitté son abbaye de Tournay (dans les Pyrénées) en 1970 alors balayée par la “révolution culturelle” de l’après Concile, obtenant de se retirer dans un très modeste ermitage près de Bédoin (Vaucluse) où un premier disciple (l’actuel Père Jean) vint bientôt le rejoindre. Il laisse aujourd’hui dans le Vaucluse une abbaye prospère, ainsi qu’une abbaye de moniales, et, près d’Agen, un nouveau monastère, et de nombreux oblats.
*
Nous associerons aussi dans notre prière :
Madame de Langalerie, mère de notre ancien vicaire, le R.P. Jean-Bernard de Langalerie, rappelée également ce jour dans sa 97ème année,
Monsieur Didier Guillard, ténor au chœur de Port-Marly & à celui du Pèlerinage de Chartres, père de Monsieur l’Abbé Guillard, icrsp, décédé dimanche dernier, dont le convoi sera célébré ce samedi 1er mars à 9h30 en l’Eglise de Port)Marly,
Frà Andrew Willoughby Ninian Bertie (15 mai 1929 à Londres † 7 février 2008 à Rome), 78ème Grand Maître de l’Ordre de Malte. Notre Schola avait eu à plusieurs reprises l’honneur d’être félicitée pour son chant par le Grand Maître de Malte, lors des dernières sessions tenues en la chapelle de Merton College sous l’égide du CIEL UK & de la Latin Mass Society.
R.I.P
Subvenite, Sancti Dei, occurite, Angeli Domini : * suscipientes animam ejus : † offerentes eam in conspectu Altissimi.
V/. Suscipiat te Christus, qui vocavit te : & in sinum Abrahæ Angeli deducant te :
* suscipientes animam ejus : † offerentes eam in conspectu Altissimi.
V/. Requiem æternam dona ei, Domine, & lux perpetua luceat ei.
† offerentes eam in conspectu Altissimi.
Venez à son secours, saints de Dieu, accourez, anges du Seigneur : * recevez son âme : † apportez-là devant la face du Très-Haut.
V/. Que te reçoive le Christ, qui t’as appelé : & que dans le sein d’Abraham les anges te conduisent :
* recevez son âme : † apportez-là devant la face du Très-Haut.
V/ Donnez-lui, Seigneur, le repos éternel, & que votre lumière luise sur lui.
† apportez-là devant la face du Très-Haut.
La Basilique du Très-Saint Sauveur (Saint-Jean-de-Latran), cathédrale du Pape & mère de toutes les églises, verra le 23 février prochain des ordinations dans le rit traditionnel. Quatre séminaristes de l’Institut du Bon Pasteur recevront le diaconat des mains de S.Exc. Mgr Louis de Magistris.
Par ailleurs, le 16 février prochain, S. Exc. Mgr Madec, Archevêque émérite de Toulon, conférera la tonsure, les ordres mineurs et 6 sous-diaconats à 23 de séminaristes de l’IBP en l’église de Courtalain.
Dernièrement sont arrivés à la Commission Pontificale “Ecclesia Dei” de nombreuses lettres au sujet de la Déclaration que vous avez fait au nom des Guides et Scouts d’Europe, qui porte le titre « Place au Scoutisme » et la date du 17 novembre 2007.
Dans cette Déclaration vous vous exprimez sur la possibilité de faire usage de la forme extraordinaire du Rite Romain pendant des activités de votre mouvement, comme par exemple des camps.
Comme vous le savez, cette matière a été réglée par le Motu proprio « Summorum Pontificum » du Souverain Pontife Benoit XVI entré en vigueur le 14.9.2007, lequel a donné à la Commission la charge de veiller sur l’application de ce Motu proprio.
Les lettres, qui nous sont arrivées, proviennent de la part de nombreux prêtres, - dont 61 ont signé une pétition explicite adressée à cette Commission Pontificale, - et aussi de la part des laïcs membres de votre mouvement : toutes expriment la même préoccupation que cette interdiction de l’usage de l’usage extraordinaire ne soit pas conforme au Motu proprio et devrait causer de grands problèmes dans plusieurs sections des Scouts d’Europe.
Après avoir fait une profonde réflexion sur la matière, je me vois dans l’obligation de vous inviter à reconsidérer cette normative ; une nouvelle réglementation de votre part devrait prendre acte de ce qui suit :
Les prêtres membres d’un Mouvement de l’Eglise ont le droit de célébrer selon la forme extraordinaire, comme tous les autres prêtres ; ils ne peuvent, certes, imposer cette forme à tout leur mouvement ; d’autre part, les Dirigeants de telles Associations et Mouvements ne peuvent, ni imposer ni empêcher cette forme de la célébration dans leur Mouvement.
Je vous saurais donc gré, Monsieur le président, si vous pouviez en informer le comité des Scouts d’Europe lors de la réunion annuelle des Conseillers religieux prévue pour le 14 janvier.
Signé : Dario Card. Castrillon Hoyos
—–
La direction du mouvement des Scouts d’Europe avait interdit la célébration de la messe selon les anciens livres liturgiques dans le cadre de ses activités. Ce rappel à l’ordre ferme de Rome était connu par ouï-dire, mais le texte vient d’en être publié sur le web. L’assemblée générale du mouvement le 15 mars prochain risque fort d’être agitée…
On annonce la la création d’une paroisse personnelle à Rome pour le rit traditionnel. L’actuel apostolat de Monsieur l’Abbé Joseph Kramer, fssp en la minuscule église Saint-Grégoire dei Muratori serait élevé au rang de paroisse personnelle et devrait emménager au début de 2008 dans une bien plus grande église (et ô combien sublime !), que nous connaissons bien pour y avoir chanté en 2004 une messe en rit ambrosien traditionnel : La Très-Sainte Trinité des Pèlerins.
Elévation du calice
Messe en rit milanais traditionnel (rit ambrosien)
célébrée par Mgr Amodeo, chanoine cardinal de l’Eglise de Milan
chantée par la Schola Sainte Cécile
Rome, Trinité des Pèlerins, mai 2004
On aperçoit bien sur cette photo le fameux retable de l’autel majeur de la Très-Sainte Trinité des Pèlerins, peint par Guido Reni.
Chant des souhaits de longue vie
à Mgr Amodeo,
à l’issue de la messe en rit ambrosien
Rome, Trinité des Pèlerins, mai 2004
On raconte que le Saint-Père, qui est évêque de Rome, voudrait que cette nouvelle paroisse personnelle soit un exemple pour toute l’Eglise.
Si vous souhaitez que Mgr l’Archevêque de Paris accorde de même une paroisse personnelle pour le rit traditionnel, je vous invite à aller faire un tour sur le site Quem timebo ?
L’association Notre Dame de Chrétienté invite ses pèlerins et ses amis à fêter son 25ème anniversaire demain 8 décembre à Versailles.
La journée commencera à 9h30, par la Messe pontificale de l’Immaculée Conception célébrée par Son Eminence le Cardinal Castrillon Hoyos, en l’église Sainte-Jeanne-d’Arc de Versailles.
Elle se poursuivra avec les témoignages des acteurs des 25 dernières années qui prendront la parole pour évoquer l’histoire de ces années de pèlerinage.
Alors que la diffusion du motu proprio « Summorum pontificum » par notre très Saint Père le pape Benoit XVI réaffirme la légitimité et la légalité du rite extraordinaire de la messe romaine, l’association évoquera les premières années de cette aventure annuelle pour se tourner vers l’avenir.
Nous transmettons volontier sur ce blog le courriel suivant reçu ce matin:
———————
Madame, Monsieur,
Avec le motu proprio Summorum Pontificum, le Saint-Père a reconnu que la
légitime aspiration des fidèles à participer à la Sainte messe selon le rite
ancien pouvait dorénavant être satisfaite dans toutes les paroisses et lieux
de culte.
Sur l’esplanade de La Défense (où travaillent 180.000 personnes), la
célébration selon la forme dite extraordinaire du rite latin permettra à un
nombre élargi de fidèles de bénéficier d’une messe en semaine et de
“favoriser l’unité de toute l’Église” (art. 5, § 1. du motu proprio).
Nous cherchons d’abord à identifier un groupe stable d’une taille suffisante
pour justifier la demande auprès de N.D. de Pentecôte et assurer une
assistance régulière à une messe de semaine.
Dans ce but, nous vous prions de faire circuler largement ce message, de
l’adresser à vos connaissances et amis (qu’ils travaillent ou non à La
Défense) afin qu’ils fassent à leur tour jouer leur réseau.
Si vous travaillez à La Défense et si vous souhaitez vous associer à cette
démarche, nous vous demandons aussi de :
1. vous faire connaître auprès de Cyrille d’Aubigny (cyrille.daubigny arobase libertysurf.fr) ;
2. préciser quels jours et quelles heures de la semaine vous conviennent le
mieux pour venir à la messe ?
N.B. Si vous avez des compétences pour assurer des services (notamment
chant, musique ou service de l’autel), merci aussi de le faire savoir.
Une messe sera célébrée à Saint-Eugène (4, rue du Conservatoire - Paris IX) à 19h demain soir jeudi 11 octobre 2007 à la mémoire de Monsieur Jean Ferré, fondateur de Radio Courtoisie, décédé il y a un an.
La Schola a été demandée pour chanter à cette occasion. La messe chantée sera celle de la fête du jour, la Maternité de la Bienheureuse Vierge Marie. Merci aux choristes de me préciser leur présence. Petit raccord salle sainte cécile à compter de 18h30 pour ceux qui seront déjà libérés de leur travail.
Nous associerons dans notre prière celle pour Serge de Beketch, mort dans la nuit de samedi à dimanche dernier.
Ses obsèques auront lieu vendredi 12 octobre à 10h, en l’église Sainte-Odile, 2 avenue Stéphane Mallarmé, 75017 Paris (M° Porte de Champerret)
On nous prie d’annoncer que la Messe de Préparation au prochain Pèlerinage de Pentecôte aura lieu ce mercredi 10 octobre 2007.
Cette messe sera célébrée par Monsieur l’abbé Guilhem Le Coq, fssp & aumônier adjoint de Notre-Dame de Chrétienté.
Elle sera célébrée à 20h00 en l’église Saint-Pierre (chapelle du haut) de Neuilly-sur-Seine (90, avenue du Roule). Les confessions seront possibles pendant la messe.
Samedi dernier, S.E. le cardinal Castrillon Hoyos était envoyé par le Pape pour ordonner cinq nouveaux prêtres de l’Institut du Bon Pasteur.
L’ordination a eu lieu en l’Eglise Saint-Eloi de Bordeaux (restaurée par les soins de l’Abbé Laguérie, supérieur de l’IBP), en présence de S.E. le cardinal Ricard, président de la conférence des évêques de France & Archevêque de Bordeaux.
Voici les noms des cinq nouveaux prêtres de l’IPB :
Régis de Saint-Remy,
Régis Spinoza,
Jean-Pierre Gaillard,
Louis-Numa Julien,
René-Sébastien Fournié.
Notons avec bonheur & satisfaction la tenue de ces ordinations au jour normal prévu par la liturgie traditionnelle : un samedi des Quatre-Temps. Les ornements violets qui ont servi paraissent de toute beauté.
Saint-Eloi était bien sûr comble, le clergé, nombreux, manifestait une belle unité : étaient ainsi présents le supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pierre, Mgr Wach, supérieur de l’Institut du Christ-Roi, avait envoyé un représentant, il y avait aussi des Oratoriens de Londres. On notait la présence de Michel de Jaeghere et du prince Sixte-Henri de Bourbon Parme. L’homélie du cardinal Hoyos devrait bientôt se trouver sur les sites de l’IPB.
La rentrée au jeune séminaire de Courtalain de l’Institut du Bon Pasteur devrait se faire avec environ 35 séminaristes.
Pas mal d’articles de la blogosphère tradie anglo-saxonne ont couvert les trois journées d’Oxford organisées par la Latin Mass Society afin d’apprendre à une cinquantaine de prêtres à célébrer la messe traditionnelle.
Joseph Shaw, qui était présent, à publié trois articles sur le blog du New Liturgical Movement :
Il s’agit d’un extrait du Magnificat du 2nd ton. Entre deux versets du chœur, on nous entends chanter le verset Et misericordia ejus a progenie in progenies * timentibus eum en faux-bourdon parisien. Ces faux bourdons parisiens ont marqué les esprits des participants à ces journées de formation, il semblerait que la pratique soit tombée passablement en désuétude dans le monde anglo-saxon. Il s’agit pourtant d’une partique fort ancienne, que nous pratiquons abondemment à Saint-Eugène. Contrairement aux anciens faux-bourdons italiens, allemands ou espagnols, les faux-bourdons de l’école française ont toujours conservé une saveur archaïque en gardant au ténor le chant liturgique. Cela induit un style harmonique particulier archaïsant, là où les écoles voisines de notre pays font fleurir des harmonies plus modernes, s’étant affranchi de la règle de la conservation du plain-chant au ténor. On trouve les formules françaises dans les livres liturgiques du XVIIème au XIXème siècle, mais elles sont sans doute bien antérieures & transmises par traditions orales. Ainsi la plupart de ces formules s’observent déjà dans les Magnificat de Claudin de Sermisy qui sont publiés au XVIème siècle (Sermisy compose les versets pairs en musique & les fait alterner avec des faux-bourdons sur les versets impairs de ses 8 Magnificat).
A Merton, j’étais aussi très heureux de rencontrer l’abbé Tim Finigan, dont je suis un lecteur assidu de son blog, The Hermeneutic of Continuity. Voici ses différents compte-rendus des journées d’Oxford :
un post sur la librairie Saint-Philippe, qui est LA librairie catholique d’Oxford. Philippe, Marc & moi nous y sommes ruinés. J’en suis revenu avec un commentaire de Nicole - édition XVIIIème - sur le Pater & les offices de l’Eglise, un antiphonaire dominicain, un monumental pavé analysant la législation papale sur la musique sacrée depuis les origines jusqu’au XXème siècle, & une édition moderne du sacramentaire de Fulda.
Ce même dimanche à 16h30, nous chantions la messe dite en l’honneur des bienheureux Martyrs de septembre à la Chapelle de l’Hôpital de La Salpétrière (Paris XIII).
Du 2 au 7 septembre 1792, 3 000 personnes étaient massacrées dans les prisons & hôpitaux parisiens, marquant, après le massacre des Suisses aux Tuileries, l’un des tous premiers crimes de la révolution dite française. Parmi ces nombreuses victimes, l’Eglise a béatifié, le 1er octobre 1926, 191 d’entre elles : 3 évêques - Mgr Jean Marie du Lau, Mgr François de La Rochefoucauld, Mgr Pierre de La Rochefoucauld -, 183 prêtres et religieux et 5 laïcs, morts pour leur fidélité à leur foi et au Siège Apostolique.
Vous trouverez beaucoup de détails sur les Martyrs de septembre sur le site internet qui leur est consacré :
A l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, après des scènes de viols commises le 3 septembre, ce sont 35 femmes qui y sont tuées sauvagement le soir du 4 septembre, à coup de massues, dans une arrière-cour, après avoir subi divers sévices. N’oublions pas de prier pour les bourreaux & les persécuteurs.
La messe de ce jour était célébrée par Monsieur l’abbé Mouchel, de l’Institut du Bon Pasteur. Voici quelques photos de l’offertoire :
La chapelle de la Salpétrière a été édifiée par Le Vau et Bruant entre 1670 et 1677, sur ordre de Louis XIV. Elle est dédiée à saint Louis & est ornée d’une fabuleuse série de tableaux des XVIIème & XVIIIème siècles où s’épanouit la peinture religieuse française (Le Sueur & autres). Son plan est pour le moins curieux : autour d’un chœur central rayonnent 8 chapelles (deux croix imbriquées), ce qui permettait d’éviter les contagions entre catégories de malades ou de pensionnaires.
Quel bonheur de chanter dans une si belle église ! C’était l’un de mes rêves, le voici réalisé.
Merci à Monsieur le chapelain pour l’excellent accueil que nous y avons reçu.
Après la messe pontificale, la session de la Latin Mass Society étant terminée, le R. P. Gabriel, grand tolkinien, nous propose d’aller chanter une double absoute sur la tombe de Tolkien, enterré au cimetière Wolvercote au Nord d’Oxford :
Surtout connu pour son roman Le Seigneur des Anneaux (1954-1955), Tolkien, enseignant à Merton College, était - fait pas toujours connu - un catholique fervent. Tout comme son ami C. S. Lewis, il faisait partie du cercle littéraire oxonien des Inklings. Le R. P. Gabriel m’a appris à cette occasion que Tolkien avait un fils prêtre (il lui avait servi sa première messe à l’Oratoire d’Oxford) ; lors des chamboulements liturgiques au début des années 70, Tolkien avait exprimé à son fils ses plus vives réserves sur ce qui allait se révéler être le naufrage de la tradition catholique.
Nous avons devant sa tombe & celle de son épouse, chanté deux absoutes :
une première en rit romain traditionnel (avec le répons Libera me),
une seconde en rit byzantin slave traditionnel (avec ses chants tout autant émouvants, comme le kondak ou les litanies des défunt, ou encore le “Mémoire éternelle !” conclusif).
(euh, ce genre de bi-ritualisme traditionnel me convient tout à fait ).
Après les deux absoutes, avec notre ami Andrew Knowles, organiste de l’Oratoire d’Oxford :
Le père Gabriel ayant remarqué une tombe russe non loin (celle d’une comtesse Tolstoï mariée à un prince Obolensky), je découvre un peu plus loin un groupe de tombes russes orthodoxes, parmi lesquelles celle de Militza Zernov, qui avait joué un rôle tellement lumineux dans mon adolescence, lorsque j’étais à Saint-Peter College il y a 24 ans de cela. Quel choc ! Quelle émotion !
Nous avons dit à nouveau les prières byzantines de l’absoute, non sans peine pour ma part, étant submergé par un flot d’émotions & de souvenirs.
Le Père Gabriel remarquait sur la croix le très beau verset de l’Evangile de saint Jean : les Zernov avaient toute leur vie travaillé à une meilleure compréhension entre chrétiens & au rapprochement des Eglises d’Orient & d’Occident :
That they all may be one - Ut unum sint - Qu’ils soient un
Après ces trois absoutes, Andrew nous fait rencontrer un professeur de l’Université d’Oxford, Mrs M. C. MacRobert, qui enseigne le slavon & travaille sur les anciens manuscrits russes du psautier en slavon.
La douceur du soir tombe délicieusement sur Oxford :
Nous finissons comme il se doit une telle journée au célèbre pub “The Eagle and Child”, où Tolkien & Lewis se réunissaient chaque mardi avec le groupe des Inklings :
Le retour à Paris sera sans doute plein de spleen. Profitons de ces ultimes moments au pub :
Aujourd’hui se terminait la session de la Latin Mass Society visant à former des prêtres à la célébration de la messe romaine traditionnelle.
En guise de clôture, la messe pontificale de sainte Rose de Lima était célébrée par S. E. Mgr Edward J. Slattery, évêque de Tulsa (Oklahoma). Ayant pu rencontrer cet évêque durant la session, nous avons découvert en lui un pasteur manifestement rempli d’une évangélique bonté & d’une évidente charité.
La procession a traversé plusieurs des cloîtres de Merton avant de parvenir à la chapelle. Voici une partie de celle-ci lorsqu’elle traverse le chœur de la chapelle. On aperçoit une partie des cinquante prêtres présents à la session. Vous remarquerez ici deux bénédictins en noir. Leur congrégation anglaise porte un très curieux capuchon amovible dont la forme remonte au XIème siècle. Nous avons pu sympathiser au cours de la session avec ces RR. PP. bénédictins, dont nous avons eu l’honneur de recevoir leurs louanges pour notre plain-chant, nos faux-bourdons & organums.
Entrée de l’évêque & de ses ministres dans le chœur de Merton. La mitre est ma foi superbe & d’une hauteur vertigineuse. Notez que le diacre (également le sous-diacre), porte un col paré. C’était dans des temps très anciens un véritable vêtement liturgique (on possède même des antiques prières lorsque les célébrants s’en revêtaient). L’usage en est toujours obligatoire dans le rit ambrosien. Autrefois très commun en France, leur emploi s’est souvent conservé dans les pays anglo-saxons :
Mgr Slattery donne l’homélie au lutrin de Merton :
Deux chantres dans les stalles pendant l’homélie :
A l’offertoire de la messe :
Pendant les encensements de l’offertoire :
A l’élévation du Corps du Seigneur :
Après la messe, dans l’un des cloîtres de Merton. De gauche à droite : S. E. Mgr Rifan, évêque de Campos, S. E. Mgr Slattery, évêque de Tulsa, Monsieur Julian Chadwick, chairman de la Latin Mass Society & chevalier de l’Ordre de Malte, le Très R. P. Hugh Allan, supérieur des Chanoines réguliers de Prémontré Anglais & le Très Révérend Dom Daniel Augustin Oppenheimer, supérieur des Chanoines réguliers de la Nouvelle Jérusalem :
Après la messe, notre bien cher R. P. Gabriel, dont nous chantons souvent la divine liturgie :
Après la messe, Philippe dans les jardins de Merton :
“That travelling French Schola” devant les grilles de Merton :
Tous les repas de la session de la Latin Mass Society se déroulent dans le Hall (= réfectoire) de Merton. Voici quelques photos qui, je l’espère, rendront compte de l’ambiance toute particulière qui règne dans ce temple de la culture, du savoir & du bon goût :
Nous soupons sous le portrait de Walter de Merton, chancelier d’Angleterre par Henry III en 1261, sacré évêque de Rochester le 21 octobre 1274, fondateur de ce collège, le premier d’Oxford dont l’organisation tant statutaire qu’architecturale allait influencer les collèges ultérieurs :
La table d’honneur. De gauche à droite, le Très R. P. Hugh Allan, S. E. Mgr Slattery, Monsieur Julian Chadwick, S. E. Mgr Rifan :
Durant l’apéritif précédant ce souper, Mgr Slattery, toujours plein d’humour, demandait à la Latin Mass Society d’organiser à l’avenir une pareille session de formation mais pour les évêques !
Devant Monsieur Chadwick, on aperçoit de dos Monsieur le Doyen de Merton College :
La cheville ouvrière de cette session est le Docteur Alcuin Reid. Son ouvrage “The Organic Development of the Liturgy” est une étude fondamentale dans laquelle il montre que dans l’histoire de l’Eglise, toute réforme liturgique élaborée par des bureaux d’experts a toujours été un échec, & que le processus de développement de la liturgie est une croissance née de la piété & de la foi des peuples, non une fabrication intellectuelle. Vous pouvez lire la très intéressante préface que le cardinal Ratzinger avait fait l’honneur d’écrire lors de la publication de cet ouvrage sur le site Adoremus, de la Society for the Renewal of the Sacred Liturgy. Dr Alcuin Reid :
Le souper est servi par une horde de serveurs en gants blancs, les vins sont délicieux…
Voici une autre vue depuis la tribune du Hall :
Gilles & Philippe :
Marc en grand discussion avec un prêtre très sympathique :
En cette belle fête de la décollation de saint Jean Baptiste, nous nous préparons à chanter les secondes vêpres célébrées pontificalement par Mgr Rifan, évêque & supérieur de la Fraternité Saint-Jean-Marie-Vianney (Campos, Brésil). Avant les vêpres, le recteur de Merton allume tous les cierges du chœur :
L’ennui lorsque l’on chante au lutrin, c’est qu’on ne peut décemment pas mitrailler de photos durant les cérémonies. Donc, hélas, vous n’aurez pas cette fois un aussi bel échantillon qu’à Wigratzbad au début de cet été, mais bon, j’ai essayé de me rattraper à l’issue de ces sublimes vêpres pontificales de ce soir. Voici LL.EE. Mgr Rifan & Mgr Slattery :
Aujourd’hui, nous avions la très belle fête liturgique de la Décollation de saint Jean Baptiste. Les textes sont très beaux (même si les 2ndes & 3èmes antiennes des laudes & des vêpres nous ont fait hurler de rire à chaque répétition par les mauvais jeux de mots que l’on pouvait y faire en français ! Dieu merci, un tel scandale a été évité lors des offices ! ).
Après les laudes le matin, voici la messe solennelle. Nous chantons au merveilleux lutrin de Merton, sur notre graduel & notre kyriale de chœur, l’acoustique est réellement fabuleuse & autorise mille nuances subtiles impossibles à rendre à Saint-Eugène :
Le diacre chante l’évangile (notez la camerawoman de la BBC ! Nous allons passer à la Télé anglaise !) :
Durant les encensements de l’offertoire :
Admirons les ornements gothiques anciens. Magnifiques, non ? Normal, ce sont ceux de Philippe !
Après la messe, petite photo souvenir autour du lutrin de “that travelling French Schola” ! . Philippe, Gilles, votre serviteur & Marc.
Ce matin, nous avons chanté la messe du supérieur des Chanoines réguliers de la Nouvelle Jérusalem, dont c’était la fête patronale, puisque saint Augustin a donné leur règle aux chanoines. Ce soir, très bel office de vêpres, même si nos faux-bourdons à 3 voix d’hommes sont encore un peu crispés (ils seront mieux demain). Difficile de prendre des photos en pleine cérémonie. En voici quelques unes, pour vous donner une idée de la beauté des offices que nous vivons ici :
Sortie de vêpres :
Le recteur de la chapelle de Merton éteint les cierges des lustres :
Quelle joie ce lundi de retrouver cette année encore les charmes d’Oxford & le climat si extraordinaire de Merton College !
Voici la vue de ma chambre :
Il s’agit de la chapelle du collège. Merton a été fondé en 1264, c’est l’un des trois plus anciens collèges de l’Université d’Oxford.
Voici l’intérieur de la chapelle la nuit. Comme la plupart des chapelles de collèges, elle ne possède pas de nef (puisque pas de peuple, historiquement), mais juste un transept devant un chœur liturgique, fermé par un magnifique jubé en bois :
Les armes du collège, figurant sur le jubé, sont celles de son fondateur, Walter de Merton, chancelier d’Angleterre & évêque de Rochester, les voici ci-après. Il voulu créer une communauté autonome d’étudiants, résidants dans des bâtiments de structure monastique. Les cloîtres aussi bien que les statuts de Merton ont constitué un modèle pour la fondation des autres collèges d’Oxford & de Cambridge des siècles postérieurs.
Voici le chœur de Merton, où nous chanterons les offices & la messe traditionnels (pour l’heure, c’est la répétition nocturne) - notez le retable de l’autel, qui est de l’école de Tintoret :
Marc se fait présenter l’orgue par Andrew, notre ami organiste qui assure les différents offices de cette session de la Latin Mass Society.
Enfin, voici le merveilleux lutrin de Merton, offert à la chapelle en 1504 par Jean Martock. Il est plus ancien & porte les armes de la famille de Fiztgerald :
Objectifs : Bénéficier de l’enseignement d’un spécialiste de renommée internationale dans un cadre liturgique traditionnel.
Participants : Clergé et laïcs pas forcément spécialistes de grégorien : le stage fait appel à la mémoire plus qu’au déchiffrage.
Liturgie : les offices quotidiens suivront le rite romain traditionnel, dit extraordinaire. Présence de nombreux prêtres.
Dates et lieu : Maison Padre Pio de la FSSP, à Francheville, à proximité immédiate de Lyon. Arrivée des participants le lundi 3 septembre au matin. Fin de la session samedi 8 septembre, Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie.
Coûts : Frais pédagogiques 100 €, repas sur place 30 € par jour, hébergement en chambres individuelles (pour hommes seulement) à la maison Padre Pio, laisser une offrande.
Inscriptions : Veuillez envoyer un courrier aux Amis de Sainte-Cécile, 4 rue Jules Bourdais, 75017 Paris avec vos coordonnées et un acompte de 30€ au nom de l’Association des Amis de Sainte-Cécile, ou vous faire connaître par e-mail sur le site de l’association ou encore en appelant le 06 84 75 34 50.
Description détaillée de la session :
L’objectif de cette session sera d’éclairer les fondements du chant ecclésiastique latin pour une meilleure compréhension de son histoire, au-delà de l’historiographie en usage depuis un siècle et demi dans l’église catholique romaine. A partir du vieux chant romain seront étudiés concrètement les principes de bases du chant latin : la psalmodie ainsi que l’art de la lecture et de la proclamation des textes liturgiques.
Jusqu’au XIIIe siècle le répertoire, aujourd’hui appelé « vieux romain », accompagnait à Rome les liturgies pontificales. Puis il fut oublié. Redécouvert au début du XXe siècle, il n’a toujours pas trouvé la place qui devrait être la sienne dans l’imaginaire de l’homme occidental et au-delà dans celui de toutes les civilisations qui découlent des mêmes origines sémitiques et grecques. En amont, il nous livre la clé de la filiation entre le chant du Temple de Jérusalem et l’héritage de la musique grecque. En aval, il nous permet de suivre et de comprendre les trésors de la cantillation coranique. En dehors de certains cercles musicologiques très restreints, ce répertoire est aujourd’hui inconnu des musiciens, des ecclésiastiques et du public. Pourtant il nous livre la plus ancienne version de la musique gréco-latine de l’antiquité tardive et représente le chaînon manquant entre le chant byzantin, le chant copte, le chant syriaque, la musique arabe et la musique occidentale.
2 septembre 2007 dans la chapelle St-Louis de la Pitié-Salpétrière, messe à 16h30
Ce 2 septembre prochain, notre Schola a été sollicitée afin de chanter la sainte messe à la Chapelle de La Salpétrière, messe en l’honneur des bienheureux Martyrs de Septembre.
J’espère que vous serez nombreux à nous rejoindre pour cette magnifique occasion.
*
Dans les premiers jours de Septembre 1792 (du 2 au 7), alors que la famille royale était emprisonnée au Temple, les révolutionnaires se livrèrent à une vaste opération d’épuration dans les prisons et les hôpitaux de Paris : ce sont les fameux massacres de Septembre qui firent des milliers de victimes. Ces massacres se prolongèrent aussi dans quelques villes de province.
Nombre de ces victimes étaient des ecclésiastiques & il est clair qu’ils furent massacrés en haine de la foi catholique, ce pourquoi l’Eglise les a béatifiés en tant que martyrs : la fête liturgique des Bienheureux Martyrs de Septembre 1792 se célèbre le 2 septembre, non seulement à Paris, mais en nombre de diocèses de province qui eurent des membres de leur clergé emprisonnés et massacrés à Paris.
Mais à côté des martyrs de la foi, il y a une foule innombrable (plusieurs milliers) de pauvres gens qui furent également massacrés de manière épouvantable simplement parce qu’ils se trouvaient à ce moment-là détenus dans les prisons, ou dans les hôpitaux : on massacra à Bicètre, à la Conciergerie, au Grand-Châtelet, à l’Abbaye, à la Force… et à la Pitié-Salpétrière.
On massacra les prisonniers de droit commun, on massacra les “filles de joie”, on massacra des malades et des handicapés, on massacra des orphelins mineurs… C’est une folie sanguinaire à peine imaginable qui inaugure la grande terreur !
Pour célébrer la mémoire des martyrs glorieux mais aussi pour rappeler ces innombrables victimes anonymes, le dimanche 2 septembre 2007 dans la chapelle St-Louis de la Pitié-Salpétrière, à 16h30, une sainte messe sera célébrée selon le rite latin antiquior.
Faites-le savoir autour de vous dès à présent, retenez cette date, et surtout venez!
En plein accord avec Mgr Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes et avec Mgr Zambelli, recteur des sanctuaires, des messes, selon la “forme extraordinaire” du Missel Romain, missel du Bx Jean XXIII, seront célébrées chaque jour dans les Sanctuaires de Lourdes par des Chapelains et des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre :
du 12 au 15 août : messe chantée à 9H30 à la Basilique Supérieure (Immaculée Conception) les 12 et 15 par un chapelain, les 13 et 14 par Monsieur l’abbé Pozzetto,
du 12 au 16 août : messe basse à 6h15 dans la même Basilique par des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre,
du 12 au 15 août : messes chantées par un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre à la crypte (juste en-dessous de la Basilique Supérieure) les 12, 14 et 15 août; le 13 à la Basilique Supérieure.
Par ailleurs :
du 11 au 15 août un chapelet sera récité en face de la Grotte (de l’autre côté du Gave) à 22h ; possibilité de se confesser,
le 14 un Chemin de la Croix aura lieu à 14H30 au grand Chemin de Lourdes ; départ en face de la Basilique Supérieure.
Confessions possibles pendant les messes et à la demande.
Pour d’autres renseignements, sans abuser, un téléphone : 06 08 26 23 64.
M. l’abbé Hubert Bizard, Vice-Recteur du Séminaire de Wigratzbad,
M. l’abbé Augustin Cayla, prêtre dans le diocése de Versailles,
sous la responsabilité de Mr l’abbé François Pozzetto, Aumônier de ND de Chrétienté et Directeur de l’Oeuvre des retraites de la Fraternité Saint-Pierre.
Servants et de chanteurs sont priés de se faire connaître ; merci d’apporter vos 800, ainsi que vos soutanes & surplis.
Je vous signale le lancement d’un site pour aider les fidèles de tous les diocèses de France à s’organiser en groupes stables afin de demander la messe traditionnelle dans leur paroisse, conformément au motu proprio Summorum Pontificum.
Ce nouveau site, motuproprio.fr, offre une plateforme d’échanges d’informations, destinée à suivre l’application du texte en paroisses, dans les diocèses.
Chaque diocèse de France est présent sur le site, et il ne vous reste plus qu’à venir saisir vos informations. Vous pourrez ainsi prendre contact avec d’autres fidèles proche de chez vous.
Ce site se veut être le support du suivi, mois après mois, jour après jour, de
la bonne mise en place des libertés accordées par le texte pontifical.
Une photographie des “dangereux” résistants catholiques !!!
L’affaire de Niafles semble emblématique de la haine cathophobe qui se développe de jour en jour en France & qui ne fera que s’amplifier dans les prochaines décennies.
Niafles est un petit village de moins de 300 habitants situé en Mayenne.
Est-ce parce qu’Alfred Jarry est natif de Niafles que cette commune est actuellement secouée par une crise totalement ubuesque ?
Cette affaire qui la place sous les feux de l’actualité commence le 6 mars 2007 avec la mort de l’abbé Chéhère à l’âge de 94 ans. Ce vieux curé célébrait la messe en latin à Niafles depuis 40 ans.
L’assistance, motivée et plutôt rurale, se montait à quelques deux cents personnes, ce qui est assez nombreux aujourd’hui pour une région rurale.
Au décès de l’abbé Chéhère, l’abbé Loddé, de la Fraternité Saint-Pierre, a pris le relais avec l’accord de l’évêque. L’abbé Loddé est jeune & dynamique, la communauté paroissiale se développe très rapidement. Ceci déplait au maire socialiste de Niafles, Michel Montécot, qui ne souhaite pas que la messe en latin se poursuive dans sa commune. Celui-ci demande alors à l’évêque de Laval l’arrêt de la messe à Niafles.
L’évêque, Mgr Armand Maillard, se plie à la demande du maire & fait cesser la messe à l’église de Niafles.
Un groupe de paroissien décide d’occuper l’église le jeudi 24 mai 2007. Mgr Maillard fait alors un geste en leur offrant la possibilité de célébrer la messe selon les rits romain & dominicain traditionnels (en alternance) dans une église de Laval. Les fidèles de Niafles jugent ce lieu trop éloigné, et campent sur leurs positions. Un prêtre indépendant, l’abbé Néri, est alors appelé par les paroissiens pour continuer à dire la messe le dimanche.
A la suite d’une manifestation conduite par le maire socialiste (baptisé Pepone par les fidèles ), les catholiques ont été délogés de l’église de Niafles dimanche dernier 24 juin, en la fête de la Nativité de saint Jean Baptiste. Vers 10h, une cohorte de 150 à 200 manifestants est venue crier “l’église aux Niaflais” et “Intégristes Ouste”. Alors que les fidèles n’étaient pas encore arrivés pour la messe, les protestataires fort excités ont envahi le parvis. Il a fallu attendre qu’ils aient fracturé une porte de l’église (celle de la sacristie) pour que les gendarmes se décident à stopper leur marche belliqueuse. Monsieur l’abbé Néri, arrivant sur ces entrefaites a été bousculé et physiquement pris à partie par les plus excités.
Les fidèles (dont un a même été mordu au sang) ont fait preuve d’une grande maîtrise de soi, ne rendant aucun coup, aucune insulte. Tous ses faits sont advenus à l’instigation manifeste du maire de Niafles. Les gendarmes, qui n’avaient pas reçu ordre d’expulser les catholiques, ont heureusement évité le pire en faisant tampon.
Voici une vidéo réalisée dimanche dernier. On admirera le calme & la classe de l’abbé Néri. Il est plus que probable que les sectateurs violents qui manifestent pour “reprendre” (?) leur (?) église n’iront jamais y faire la moindre petite prière & sans doute seront même très heureux de la détruire d’ici quelques années. On admirera en tout cas leur sens du dialogue, de l’écoute & de la tolérance…
La messe a finalement pu être célébrée un peu plus tard dans la cour d’un paroissien. Voici la dernière homélie (admirable !) de Monsieur l’abbé Néri & quelques vues de la messe au chant du coq.
Cette guerre de la messe, au XXIème siècle & à la veille d’un motu proprio qui doit officialiser l’usage du rit traditionnel un peu partout, a quelque chose de totalement irréel. A noter que si la mairie est bien propriétaire de l’église (depuis la loi de séparation), la jouissance du lieu appartient bien à l’Eglise catholique, qui en est seule affectataire.
Le vendredi 15 juin, la cathédrale de Saint Louis dans le Missouri - qui est également basilique mineure - a été le cadre d’un événement dont nous nous faisions ici-même l’écho : les premières ordinations sacerdotales aux Etats-Unis de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre. Deux diacres de l’ICRSP, les abbés Avis and Talarico ont donc été ordonnés prêtres par S.E. Mgr Raymond Burke, archevêque de Saint-Louis, en présence de deux autres évêques & d’un grand concours de clercs & de fidèles (1100 à 1200 personnes).
Voici quelques photographies de cette cérémonie trouvées sur la blogosphère tradie, & que je reproduis volontiers ici car elles montrent certaines particularités liturgiques rarement vues en France :
Procession d’entrée avec le pavillon basilical.
Le pavillon est l’une des marques d’honneur
permettant de distinguer une église basilique.
Il est toujours de soies aux couleurs du sénat romain.
On remarquera sur ce pavillon les armes du pape Jean-Paul II.
Entrée de Mgr Burke dans sa cathédrale, revêtu de sa cappa magna.
Une fois vêtu de ses ornements pontificaux, Mgr Burke s’avance vers l’autel.
Pendant le chant des litanies des saints, les ordinants sont prosternés.
Monitions du pontife aux impétrants.
Encensement de la croix & de l’autel par Mgr Burke à l’offertoire,
assisté du diacre à droite & du prêtre assistant en chape à gauche.
Au premier plan, le sous-diacre entre les deux diacres d’honneur.
On admirera le magnifique pontifical blanc néo-gothique
employé pour cette cérémonie,
qui comporte des cols parés pour le célébrant, le diacre & le sous-diacre
(antique usage assez commun jusqu’à la fin du Moyen-Age).
La Latin Mass Society organise cet été une importante session de formation à l’université de Merton, Oxford (Royaume Uni), à l’attention des prêtres désireux d’apprendre le rite latin traditionnel.
La Latin Mass Society organise cette session de formation à l’université de Merton College, l’un des plus beaux & des plus anciens collèges de l’université d’Oxford, du mardi 28 au jeudi 30 août 2007.
Cette session a été conçue pour des prêtres qui ont peu ou pas d’expérience du rite traditionnel mais qui sont désireux de le mieux connaître pour le pratiquer. La session se conclura par une messe pontificale.
Ces trois jours de session alterneront formation pratique & formation théorique : guidés par des prêtres qui célèbrent régulièrement la messe traditionnelle, les prêtres participants pourront également assister à diverses conférences sur le latin, l’histoire, la liturgie et la théologie de la messe. Outre des messes basses ou chantées, chaque jour verra le chant des laudes, des vêpres et du saluts du Très-Saint Sacrement.
Julian Chadwick, Président de la Latin Mass Society déclare que l’ « intérêt pour le rite latin traditionnel est en pleine efflorescence sous le pontificat de Benoît XVI, particulièrement parmi les prêtres et les fidèles les plus jeunes. Comme service à d’Eglise, la Latin Mass Society fournira aux prêtres des occasions renouvelées au cours des années à venir pour découvrir la vénération et la dévotion du rite traditionnel. Nous le voyons comme partie intégrale de la ré-évangelisation de l’Angleterre et du Pays de Gales, et nous savons qu’un certain nombre d’évêques sont élogieux de nos efforts. »
A noter que je serai présent à cette session, où, avec 3 autres chantres, nous sommes invités - non pour apprendre à dire la messe ! - mais aux fins d’assurer le chant liturgique des différentes messes hautes ou pontificales, ainsi que des offices quotidiens (laudes, vêpres & saluts).
C’est un grand honneur pour moi & aussi un immense bonheur, car c’est dans la même chapelle de Merton College que nous avons également assuré le chant liturgique en septembre passé lors du colloque liturgique du CIEL UK. La blogosphère tradie anglo-saxonne avait très bien couvert l’évènement, parlant de “that travelling French schola” !!! (Brian Mershon). Vous pouvez même voir les valeureux membres de cette traveling French schola à l’œuvre sur cet article de New Liturgical Movement, où des belles photos permettent de se rendre compte de l’évènement exceptionnel que fut ce colloque d’Oxford.
L’acoustique de Merton College est fabuleuse (les Tallis Scholars aiment à y enregistrer leurs disques). Et puis chanter sur un magnifique lutrin daté de l’an 1500 ne laisse jamais indifférent un chantre !