Catéchisme sur le Dimanche

Eglise en Californie avant le Concile Vatican II

Demande. Que signifie le mot Dimanche ?
Réponse. Le mot de Dimanche signifie le jour du Seigneur.

D. Pourquoi dites-vous que le dimanche est le jour du Seigneur ?
R. Parce que le dimanche est un jour que Dieu s’est réservé, pour être consacré à son culte et aux exercices de Religion.

D. L’observance du dimanche est-elle bien ancienne ?
R. L’observance du dimanche est aussi ancienne que la Religion chrétienne.

D. Y a-t-il une obligation particulière de sanctifier le dimanche ?
R. Oui : Dieu en fait un commandement exprès.

D. Que faut-il faire pour sanctifier le dimanche ?
R. En général, il faut pratiquer les œuvres de la Religion, s’abstenir des œuvres serviles et des œuvres mauvaises.

D. Quels sont, en particuliers, les devoirs qu’il faut remplir pour sanctifier le dimanche ?
R. Il y en a plusieurs.

D. Quel est le premier devoir qu’il faut remplir pour sanctifier le dimanche ?
R. Le premier et le principal est d’assister à la sainte messe.

D. Quelle est la messe à laquelle on doit principalement assister le dimanche ?
R. On doit, autant qu’on le peut, assister à la messe de sa paroisse.

D. Est-on obligé d’assister à la messe de sa paroisse ?
R. Oui, on y est obligé.

D. Quel est le second devoir qu’il faut remplir pour sanctifier le dimanche ?
R. Il faut assister aux instructions qui se font à la messe de paroisse, c’est-à-dire au prône.

D. Que remarquez-vous encore de particulier à la messe de paroisse ?
R. L’aspersion de l’eau bénite et le pain bénit.

D. Qu’est-ce que l’eau bénite ?
R. L’eau bénite est de l’eau commune, sanctifiée par les prières de l’Eglise.

D. Que faut-il faire pendant l’aspersion de l’eau bénite ?
R. Il faut former un acte de contrition, demander à Dieu la pureté du cœur et la grâce d’entendre saintement la messe.

D. Que signifie le pain que l’on bénit chaque dimanche à la messe de paroisse ?
R. Le pain bénit signifie l’union et la charité qui doivent régner parmi les Chrétiens.

D. Quel est le troisième devoir qu’il faut remplir pour sanctifier le dimanche ?
R. Il faut assister aux vêpres, et aux autres exercices de piété qui se font dans les paroisses.

D. Quelles sont les autres pratiques de piété par lesquelles on sanctifie le dimanche ?
R. Ce sont les congrégations, les conférences et les catéchismes.

D. Quelles sont les choses qu’il faut éviter le dimanche ?
R. Il faut éviter les œuvres serviles et les œuvres mauvaises.

D. Qu’entendez-vous par œuvres serviles ?
R. J’entends par œuvres serviles, celles par lesquelles on a coutume de gagner sa vie, comme font les artisans et manouvriers.

D. N’est-il jamais permis de travailler les dimanches et fêtes ?
R. Il est permis de travailler les dimanches et les fêtes, en cas de nécessité pressante.

D. Qu’entendez-vous par les œuvres mauvaises qu’il faut éviter, surtout les dimanches et les fêtes ?
R. J’entends principalement les spectacles, les jeux, les danses et la fréquentation des cabarets.

D. Comment faut-il finir la journée du dimanche ?
R. Il faut, le dimanche sur le soir, autant qu’il est possible, faire une visite au Saint-Sacrement.

D. Quels fruits devons-nous tirer de ce catéchisme sur le dimanche ?
R. Trois principaux.

D. Quel est le premier fruit ?
R. C’est d’assister dévotement à la messe de paroisse, au prône, à vêpres, au catéchisme, et à tous les exercices de piété qui se font en commun.

D. Quel est le second fruit ?
R. C’est de réparer, par une sincère douleur et une conduite plus chrétienne, la profanation que nous avons faite d’un si saint jour, en le donnant aux affaires temporelles, à la dissipation, aux amusements, et souvent au péché.

D. Quel est le troisième fruit ?
R. C’est de pratiquer les œuvres de piété que notre état et le temps nous permettront : comme la visite des malades, le soulagement des pauvres, les visites au St. Sacrement, la lecture des livres de piété.

Abbé Meusy, Cathéchisme des Fêtes, Besançon, 1774

Catéchisme sur sainte Madeleine

Sainte Marie-Madeleine par Guido Reni

Demande. Quelle fête célébrons-nous le 22 juillet prochain ?
Réponse. La fête de sainte Madeleine.

D. D’où était cette sainte ?
R. On ne le sait pas certainement.

D. Sainte Madeleine est-elle cette pécheresse convertie qui répandit des parfums sur les pieds du Sauveur, et la même que Marie, sœur de Lazare ?
R. On manque encore ici de preuves certaines : il n’importe pas beaucoup de le décider.

D. Quelle faveur Notre Seigneur accorda-t-il premièrement à sainte Madeleine ?
R. Il la délivra de sept démons dont elle était possédée.

D. Le démon pourrait-il s’emparer du corps d’une personne qui ne serait pas en péché ?
R. Oui : Dieu peut permettre ce genre d’affliction comme il permet les autres.

D. Quelle est la possession du démon, que nous devons tous appréhender davantage ?
R. C’est celle par laquelle il devient maître de nos âmes quand nous péchons mortellement.

D. Que fit sainte Madeleine après avoir été délivrée du démon ?
R. Elle suivit le Sauveur dans le cours de ses prédications, en contribuant de ses biens pour lui fournir ce dont il avait besoin.

D. Que nous apprend cette conduite de sainte Madeleine ?
R. Trois choses : 1. à être reconnaissants pour les bienfaits que nous recevons ; 2. à être empressés à nous instruire des vérités du salut ; 3. à aider selon notre pouvoir les personnes qui sont dans le besoin.

D. Sainte Madeleine a-t-elle encore donné d’autres preuves de son attachement pour le Sauveur ?
R. Oui, elle a montré l’amour le plus généreux au temps de la Passion du Sauveur.

D. En quoi parut l’amour de sainte Madeleine, à l’occasion de la Passion du Sauveur ?
R. Il parut surtout en deux choses.

D. Quelle est la première chose par où sainte Madeleine fit paraître son amour pour le Sauveur au temps de la Passion ?
R. En l’accompagnant au Calvaire, et en restant au pied de sa croix avec la sainte Vierge et saint Jean.

D. Quelle est la seconde chose par où sainte Madeleine témoigna son grand amour pour Jésus ?
R. En accompagnant son corps quand on le porta au sépulcre, et en prenant des précautions pour lui donner une sépulture honorable.

D. Quelles précautions prit la Sainte pour donner à Jésus une sépulture honorable ?
R. Elle alla à Jérusalem acheter des aromates pour embaumer le corps du Sauveur.

D. L’embauma-t-elle en effet ?
R. Non : lorsqu’elle revint au sépulcre, Jésus était déjà ressuscité.

D. Qu’est-ce que nous apprend le zèle que témoigna sainte Madeleine pour donner au Sauveur une sépulture honorable ?
R. Il nous apprend quelle est l’utilité et le mérite des œuvres de miséricorde qu’on exerce envers les morts.

D. Par quelle faveur Jésus-Christ a-t-il récompensé l’amour que lui a témoigné sainte Madeleine ?
R. En lui apparaissant la première, et en la choisissant pour porter aux Apôtres la consolante nouvelle de sa résurrection.

D. Quel fruit tirerons-nous de la fête de sainte Madeleine, et de ce catéchisme ?
R. Deux principaux : 1. d’avoir une grande dévotion envers sainte Madeleine ; 2. de nous animer à la pratique des vertus dont elle nous donne l’exemple.

D. Pourquoi devons-nous avoir une grande dévotion envers sainte Madeleine ?
R. 1. Parce que c’est pour nous inspirer cette dévotion, que l’Eglise a établi la fête de sainte Madeleine ; 2. parce que, si nous avons de la dévotion envers elle, nous ressentirons l’effet de sa protection.

D. Entre les vertus dont sainte Madeleine nous a donné l’exemple, quelle est celle que tout le monde peut et doit spécialement pratiquer ?
R. C’est un grand amour pour Notre Seigneur.

Abbé Meusy, Cathéchisme des Fêtes, Besançon, 1774

Catéchisme sur le Purgatoire & sur la prière pour les morts

Antoni Guerra le Jeune (1666 † 1711) - Les Ames du Purgatoire, 1709

Demande. De quoi l’Eglise s’occupe-t-elle le lendemain de la Toussaint (ou le 3 novembre lorsque le 2 tombe un dimanche) ?
Réponse. L’Eglise s’occupe de prières générales qu’elle fait pour les âmes du Purgatoire.

D. Pourquoi l’Eglise a-t-elle destiné un jour pour prier généralement pour les morts ?
R. Afin de procurer aux morts un soulagement général, surtout aux âmes les plus abandonnées.

D. Pourquoi l’Eglise a-t-elle fixé ces prières le lendemain de la Toussaint ?
R. Pour faire remarquer l’union admirable qui règne entre les membres de l’Eglise.
Explication. Il y a trois Eglises : la triomphante qui est dans le Ciel, la souffrante qui est dans le Purgatoire, la militante qui est sur la terre. Ces trois Eglises n’en font qu’une sous le même Chef qui est Jésus-Christ. Les saints nous protègent, nous les honorons ; nous prions pour les âmes du Purgatoire, & nos suffrages les soulagent : c’est en quoi consiste cette union, qui est appelée la communion des saints.

D. L’usage de prier pour les morts est-il ancien dans l’Eglise ?
R. Oui, l’Eglise a toujours prié pour les morts dès les premiers siècles.

D. Qu’est-ce que l’Ecriture sainte & la Tradition nous apprennent à ce sujet ?
R. Elles nous apprennent qu’il est de foi qu’il y a un Purgatoire.
Explication. Le passage du Livre des Macchabées est au-dessus de toute réplique. Saint-Paul parle dans ses Epîtres d’un baptême pour les morts, & d’un feu qui doit purifier ceux qui sortent de ce monde, encore redevables de la justice de Dieu. Voyez dans l’histoire (chez les Pères de l’Eglise depuis Tertullien) les preuves de la Tradition.

D. Qu’est-ce que le Purgatoire ?
R. C’est un lieu où les âmes des justes achèvent de satisfaire à Dieu en souffrant les peines dues à leurs péchés.
Explication. Les saints ne croient point exagérer en assurant que les peines du Purgatoire sont extrêmes, excessives, inexprimables, plus terribles que tout ce que nous pouvons imaginer ; ils ne mettent de différence entre ces peines & celles de l’Enfer, que la durée & le désespoir, qui ne peuvent convenir à des âmes justes.

D. Quels sont les principaux motifs qui doivent nous engager à prier pour les morts ?
R. La gloire de Dieu, le soulagement des morts, notre intérêt particulier & la charité chrétienne.

D. Pourquoi la gloire de Dieu est-elle un motif de prier pour les morts ?
R. Parce que les âmes du Purgatoire loueront Dieu plus parfaitement dans le Ciel.

D. Comment le soulagement des morts est-il un motif de prier pour eux ?
R. Parce que leurs souffrances seront abrégées par les secours que nous leur accorderons.

D. Quel intérêt particulier avons-nous de prier pour les morts ?
R. Parce que les âmes du Purgatoire s’intéresseront spécialement pour nous auprès de Dieu.

D. Comment la charité chrétienne nous oblige-t-elle à prier pour les morts ?
R. Parce que les morts sont nos frères en Jésus-Christ, & que la charité chrétienne doit s’étendre à tous les hommes.
Explication. Quelquefois, la justice même nous oblige de prier pour les morts : combien de personnes qui sont cause des tourments que souffrent certaines âmes dans le Purgatoire par les péchés qu’elles leur ont fait commettre lorsqu’elles étaient sur la terre ? Ces personnes sont dans une étroite obligation de procurer à ces morts tous les secours qui dépendent d’elles.

D. Quel est l’esprit de l’Eglise le jour des morts ?
R. C’est que chacun prie pour tous les morts en général.
Explication. L’Eglise, dans l’office public de ce jour, ne prie pour aucun mort en particulier, elle offre son sacrifice pour tous en général ; son dessein est aussi de soulager spécialement les âmes les plus abandonnées & qui ont le moins de secours.

D. Par quels moyens peut-on soulager les âmes du Purgatoire ?
R. On peut les soulager par la prière, par l’aumône, par toutes sortes de bonnes œuvres, & principalement par le saint sacrifice de la Messe.

D. Quel fruit devons-nous retirer de ce catéchisme ?
R. C’est de faire chaque jour quelques prières pour les âmes du Purgatoire.

Abbé Meusy, Cathéchisme des Fêtes, Besançon, 1774

Catéchisme sur la Fête de tous les Saints

Jean Fouquet - La Trinité, la Vierge & tous les saints

Demande. Quelle fête l’Eglise célèbre-t-elle le 1er novembre ?
Réponse. L’Eglise célèbre la Fête de tous les Saints qu’on nomme vulgairement Toussaint.

D. Cette fête est-elle ancienne dans l’Eglise ?
R. Elle a été instituée en l’an 835 par le pape Grégoire IV.

D. N’est-elle établie qu’en l’honneur des saints dont on fait la fête pendant l’année ?
R. Elle est établie en l’honneur de tous les saints qui sont dans le ciel.
Explication. Il n’était pas possible d’établir des fêtes particulières en l’honneur de chacun des saints qui sont dans le ciel ; d’ailleurs un grand nombre ne sont pas connus ; cependant tous les saints méritent notre culte, & l’Eglise a institué cette fête générale afin que nous remplissions ce devoir. Cette fête intéresse même chaque chrétien en particulier ; il n’y en a point qui n’ait quelque parent, quelque ami, quelques enfants dans le ciel, on ne fait pas assez attention que c’est aussi leur fête, qu’on doit les honorer & s’adresser à eux avec toute la confiance que mérite le pouvoir qu’ils ont auprès de Dieu.

D. Pour quelles raisons l’Eglise a-t-elle établi la Fête de la Toussaint ?
R. Pour quatre raisons principales.

D. Quelle est la première raison de l’Eglise dans l’institution de la Toussaint ?
R. C’est pour honorer tous les saints qui sont dans le ciel, n’étant pas possible de les honorer tous par des fêtes particulières.

D. Quelle est la seconde raison ?
R. C’est pour réparer les fautes qu’on fait pendant l’année dans la célébration des fêtes.
Explication. C’est ce que dit expressément le pape Urbain IV dans la bulle de l’institution de la Fête-Dieu.

D. Quelle est la troisième raison ?
R. C’est pour exciter les chrétiens à la vertu par l’exemple des saints.
Explication. Pourquoi, se disait saint Augustin à lui-même, pourquoi ne pourrais-tu pas faire ce que tels & tels que tu connais ont fait ? Et pourquoi ne pourrions-nous pas faire nous-même ce que tant de saints ont fait avant nous ? Ces saints étaient dans l’état où nous sommes, ils avaient les mêmes passions, peut-être de plus vives que nous ; ils n’avaient pas d’autres moyens de salut ; pourquoi ne les imiterions-nous pas ? Nous avons de plus qu’eux l’exemple qu’ils nous ont laissé.

D. Quelle est la quatrième raison ?
R. C’est pour obtenir plus facilement ce que nous demandons à Dieu par l’intercession de tant de saints.
Explication. De nous-mêmes que pouvons-nous ? Faibles, fragiles, souvent vicieux, de quels secours, de quelle protection n’avons-nous pas besoin pour trouver grâce devant la Majesté infinie que nos péchés ont outragée ? Le pouvoir des saints n’est pas douteux. Intéressons-les en notre faveur en leur demandant le puissant secours de leur médiation. L’intérêt qu’ils prennent à la gloire de Dieu & à notre salut assure le succès de nos demandes.

D. Que faut-il faire pour entrer dans l’esprit de l’Eglise en cette fête ?
R. Trois choses principales.

D. Quelle est la première ?
R. Il faut remercier Dieu de la gloire qu’il a accordée aux saints.

D. Quelle est la seconde ?
R. Il faut nous souvenir que nous sommes créés pour le même bonheur, & désirer ardemment d’y parvenir.

D. Quelle est la troisième ?
R. Il faut sanctifier toutes les actions de notre vie & prendre les saints pour modèle de notre conduite.
Explication. Nous arriverions tous au ciel si nous imitions les saints ; nous deviendrions ce qu’ils sont aujourd’hui si nous pratiquions comme eux les vertus chrétiennes. Et que faut-il pour cela ? Sanctifier chacune de nos actions, mêmes les plus ordinaires, les faire en esprit de religion & en vue de Dieu : voilà le grand secret des saints. Qui peut refuser de suivre un chemin si facile pour arriver au comble du bonheur ? Et quand il y aurait quelques peines à le faire, la récompense infinie qui en est le prix ne doit-elle pas nous engager à faire les plus grands sacrifices ? On fait chaque jour pour de vils intérêts, ou pour satisfaire ses passions des efforts bien plus grands que ceux que la religion nous prescrit pour être éternellement heureux.

Abbé Meusy, Cathéchisme des Fêtes, Besançon, 1774

Catéchisme sur l’Assomption

L'Assomption par Nicolas Poussin

Demande. Quelle fête célébrons-nous le 15 août prochain ?
Réponse. Nous célébrons la fête de l’Assomption.

D. Qu’est-ce que l’Eglise honore le jour de l’Assomption ?
R. L’Eglise honore la mort précieuse de la sainte Vierge, & son entrée glorieuse dans le ciel.

D. Comment la Vierge est-elle morte ?
R. La sainte Vierge est morte mue par la force de son amour pour Dieu.
Explication. On ne sait ni le temps précis, ni les circonstances de la mort de la très-sainte Vierge. Suivant une tradition ancienne, on croit que la Mère de Dieu mourut à Ephèse où elle s’était retirée avec saint Jean. Les Ephésiens se glorifiaient d’avoir son tombeau dans leur ville ; d’autres assurent qu’il était dans la vallée de Josaphat. Au reste la sainte Vierge mourut sans crainte, ne soupirant qu’après le bonheur d’être réunie à son divin Fils. Sa mort fut le dernier acte & en même temps le précieux effet de l’amour sacré qui embrassait son cœur.

D. La sainte Vierge est-elle montée en corps & en âme dans le ciel après sa mort ?
R. C’est la foi de l’Eglise que la sainte Vierge est en corps & en âme dans le ciel, de même que le patriarche Enoch & le saint prophète Elie, & qu’elle y est placée au-dessus des anges & des saints.
Explication. Voyez les témoignages de l’antiquité dans Tillemont, Histoire ecclésiastique, tome I, Baronius dans ses notes sur le Martyrologe romain, Joly sur ceux d’Usuard, &c.

D. Pourquoi Dieu a-t-il élevé la sainte Vierge à un si haut degré de gloire ?
R. A cause de son éminente dignité de Mère de Dieu & de sa sainteté parfaite.
Explication. C’est en ce jour de triomphe que Marie est reçue dans le ciel comme la fille bien-aimée du Père Eternel, comme la Mère auguste du Verbe incarné, comme l’épouse toute pure du Saint Esprit. Elle est déclarée Reine du ciel & de la terre ; tous ces prodiges sont une suite de sa qualité de Mère de Dieu, & la récompense de ses admirables vertus.

D. Que faut-il faire en ce jour pour entrer dans l’esprit de l’Eglise ?
R. Il faut remercier Dieu des grandes faveurs qu’il a accordées à la très-sainte Vierge.
Explication. Ces faveurs, ces grâces nous regardent nous-mêmes, & Dieu nous a eu en vue en les accordant à Marie. Ce doit être pour nous un grand sujet de confiance & de joie que la gloire immense à laquelle la Mère de Dieu est élevée dans le ciel.

D. Que faut-il faire encore en ce jour ?
R. Il faut implorer la protection de la sainte Vierge, & lui promettre de la servir & de l’imiter.

D. Pourquoi fait-on une procession solennelle à vêpres le jour de l’Assomption ?
R. Pour satisfaire aux vœux de Louis XIII, qui a mis la Famille royale & la France sous la protection de la sainte Vierge.
Explication. Ce fut en 1638 que Louis XIII se voyant sans enfant, & craignant des troubles dans le Royaume s’il n’avait point d’héritier, fit ce vœu & consacra sa personne, sa famille, son état, sa couronne & ses sujets à la Mère de Dieu. Il fit en conséquence construire le grand autel de l’Eglise de Notre-Dame de Paris ; il ordonna que chaque année dans tout le Royaume on ferait à vêpres une procession solennelle en mémoire de cette consécration & pour la renouveler. Il enjoint aux archevêques & évêques de son Royaume d’avertir ses sujets d’avoir une dévotion particulière à la sainte Vierge, & d’implorer sa protection sur la France.

D. Que faut-il faire pendant la procession ?
R. Il faut prier Dieu pour le roi, pour la Famille royale & pour tout le Royaume.
Explication. C’est une étroite obligation de prier pour les princes ; mais nous n’avons pas besoin de ce motif en France pour nous engager à prier pour nos rois ; nous le trouvons dans notre amour pour eux. Les papes ont accordé des indulgences à tous ceux qui font des prières pour les rois de France, protecteurs de l’Eglise : nouveau motif pour nous de remplir ce devoir. J’ai rapporté ces indulgences & la déclaration de Louis XIII dans le Code de la Religion. Voyez le titre de la dévotion à Marie, tome I.
Prions encore spécialement pour la conservation du précieux dépôt de la Foi en France. Il semble qu’il y ait dans le Royaume très-chrétien une conspiration formée d’anéantir la Religion chrétienne. Mais que peut-elle craindre tant que l’auguste & religieux sang des BOURBON tiendra les rênes de son Empire ?

Abbé Meusy, Cathéchisme des Fêtes, Besançon, 1774

Catéchisme sur la Fête-Dieu

Procession Fete-Dieu

D. Quelle fête l’Eglise célèbre-t-elle le jeudi après la fête de la Sainte Trinité ?
R. L’Eglise célèbre la fête du Très Saint Sacrement, autrement dit la Fête du Corps & du Sang de Jésus-Christ dans l’Eucharistie, vulgairement appelée la Fête-Dieu.

D. Quand Jésus-Christ a-t-il institué cet admirable Sacrement ?
R. Jésus-Christ l’a institué le Jeudi Saint, la veille de sa mort.

D. Pourquoi l’Eglise ne fait-elle pas la Fête du Saint Sacrement le Jeudi Saint ?
R. Parce qu’elle est alors occupée de la Passion & de la mort de Jésus-Christ.
Explication. L’Eglise fait néanmoins cette Fête le Jeudi Saint, autant que les circonstances peuvent le lui permettre mais elle est alors trop occupée pour la célébrer comme elle le désirerait ; c’est ce qui l’a engagée à transférer la fête de l’institution du Saint Sacrement, afin qu’elle fût célébrée avec toute la pompe & l’éclat qui lui conviennent. Cette fête est, à proprement parler, le supplément de celle du Jeudi Saint.

D. Dans quel temps a-t-on célébré cette fête au jour où elle est maintenant ?
R. Elle a été célébrée d’abord à Liège en 1246 puis ordonnée pour tout l’Occident par le pape Urbain IV en 1264.

D. Pourquoi l’Eglise a institué cette fête particulière ?
R. Pour quatre raisons principales.

D. Quelle est la première raison de l’institution de la Fête du Saint Sacrement ?
R. C’est pour remercier Jésus-Christ de l’institution de ce sacrement adorable.

D. Quelle est la seconde raison ?
R. C’est pour rendre à Jésus-Christ dans ce sacrement adorable les honneurs qui lui sont dus.

D. Quelle est la troisième raison ?
R. C’est pour s’opposer aux hérétiques qui ont osé attaquer Jésus-Christ dans le Saint Sacrement.
Explication. Cette raison est une des causes principales de l’institution de cette auguste solennité. C’est la coutume de l’Eglise de défendre le dogme par quelque rit ou cérémonie, par des fêtes, des usages, des pratiques ; en un mot par quelque chose d’extérieur qui prémunisse les chrétiens & les avertisse de prendre garde aux séductions des hérétiques, & c’est ce qu’elle fait dans cette occasion.

D. Quelle est la quatrième raison ?
R. C’est pour réparer les outrages que Jésus-Christ reçoit dans le Sacrement de son amour.
Explication. Combien d’outrages ce divin Sauveur ne reçoit-il pas dans ce Sacrement ineffable de la part des hérétiques qui le blasphèment, de la part de tant de chrétiens qui communient indignement & profanent ainsi le plus redoutable de nos Mystères ? Combien d’horribles sacrilèges n’ont pas commis les sectaires contre le Saint Sacrement de l’Autel, surtout durant les guerres que l’hérésie excita pendant le seizième siècle ? On ne peut penser qu’avec horreur à ce que firent les Zwingliens, les Calvinistes et les autres sectateurs. L’histoire de ces temps n’est remplie que des impiétés qu’ils commirent de toutes parts, surtout en Allemagne & en France.

D. Pourquoi l’Eglise a-t-elle établi la procession de la Fête du Très Saint Sacrement ?
R. Pour trois raisons.

D. Quelle est la première raison pour laquelle on fait la procession du Saint Sacrement ?
R. C’est pour marquer la victoire & le triomphe que Jésus-Christ remporte sur les ennemis de ce Sacrement adorable.
Explication. C’est la raison que donne le saint Concile de Trente. Il était en effet bien juste de dédommager en quelque sorte le Sauveur des outrages des hérétiques ; de là vient la pompe & la magnificence avec lesquelles tout l’univers catholique s’empresse de faire ces augustes processions. Elles se font surtout à Angers avec toute la solemnité possible, parce que c’est dans cette ville que Béranger attaqua le premier le dogme de l’Eucharistie, le plus grand des bienfaits de Dieu, ce bien par excellence que les premiers chrétiens appelaient le bien parfait, bonum perfectum.

D. Quelle est la seconde raison ?
R. C’est pour sanctifier nos places publiques, nos rues & nos maisons par la présence adorable de Jésus-Christ.
Explication. Si les anciens patriarches regardaient comme sacrés les lieux où les anges leur avaient apparu, s’ils y dressaient des autels, s’ils y offraient des victimes, si Moïse même ne devait approcher que pieds nus du buisson ardent par respect pour la présence de Dieu, que devraient faire des chrétiens pénétrés de la réalité de la présence de Jésus-Christ ? Avec quelle religieuse frayeur ne devraient-ils pas regarder les lieux que sa présence auguste a sanctifié ?

D. Quelle est la troisième raison ?
R. C’est pour exciter par cet auguste spectacle la foi & la piété des chrétiens.

D. Avec quels sentiments faut-il assister aux processions du Très Saint Sacrement ?
R. Il faut y assister avec les sentiments d’une foi vive & d’une adoration profonde.

D. Quelle pratique de piété peut-on faire le jour de la Fête-Dieu ?
R. Il faut faire une visite à Jésus-Christ par manière d’amende honorable pour lui demander pardon de tous les outrages qu’il reçoit dans le Saint Sacrement.

D. Pourquoi visite-t-on le Saint Sacrement le soir du Jeudi Saint ou même pendant la nuit ?
R. Pour faire amende honorable à Jésus-Christ de tout ce qu’il a souffert pour nous dans sa passion, & qu’il souffre encore tous les jours dans le Sacrement adorable de son amour.
Explication. Une coutume bien louable & bien salutaire que plusieurs chrétiens observent, est de dire souvent ces paroles remarquables : Loué & adoré soit Jésus-Christ dans le Très Saint Sacrement de l’Autel. C’est une pratique sainte qui ne peut trop se répandre, parce que quelques louanges que nous donnions à Jésus-Christ sur les prodiges de puissance & d’amour qu’il opère dans la divine Eucharistie, nous n’en dirons jamais assez, & il sera toujours infiniment au-dessus de toutes nos louanges.

D. Que faut-il faire pendant l’octave du Très Saint Sacrement ?
R. Il faut, autant qu’on le peut, assister tous les jours à la sainte Messe & aux offices où l’on donne la bénédiction du Très Saint Sacrement.
Explication. Les bénédictions du Très Saint Sacrement n’ont été en usage que depuis que les sectaires se sont déchaînés contre ce Sacrement auguste : elles ont été principalement établies pour marquer de plus en plus la foi de la présence réelle, & rien n’est plus propre à attirer sur nous les grâces du ciel que cette sainte cérémonie ; car si les bénédictions des anciens patriarches étaient désirées avec tant d’ardeur, comme nous le voyons par les plaintes d’Esaü, & par l’empressement de Sara à procurer celle d’Isaac à son cher Jacob, combien ne devons-nous pas souhaiter davantage les bénédictions de Jésus-Christ, le principe & la source de toutes les grâces ? avec quel respect ne devons-nous pas les recevoir ?

Abbé Meusy, Cathéchisme des Fêtes, Besançon, 1774

Catéchisme sur la très-sainte Trinité

Trinite

Demande. Quelle fête célébrons-nous le dimanche qui suit la Pentecôte ?
Réponse. Nous célébrons la fête de la très-sainte Trinité.

D. Qu’est-ce que la très-sainte Trinité ?
R. C’est un seul Dieu en trois personnes, le Père, le Fils & le Saint-Esprit.

D. Y a-t-il plusieurs natures dans les trois personnes de la très-sainte Trinité ?
R. Non : les trois personnes de la très-sainte Trinité n’ont qu’une seule & même nature.

D. Les trois personnes de la très-sainte Trinité sont-elles distinguées entr’elles ?
R. Oui : les trois personnes de la très-sainte Trinité sont réellement distinguées l’une de l’autre.
Explication. Voilà le mystère auguste & incompréhensible qu’il a plu à Dieu de nous révéler : un seul Dieu en trois personnes distinctes, même substance, même divinité, même nature ; chacune de ces trois personnes est Dieu, & ces trois personnes ne sont qu’un Dieu. Le Fils n’est pas le Père, quoiqu’il soit une même substance avec lui ; le Saint-Esprit n’est ni le Père ni le Fils, quoique ces trois adorables Personnes ne soient qu’une même nature. Le Fils est aussi puissant que le Père ; le Saint-Esprit est aussi sage, aussi parfait, aussi puissant que le Père & le Fils : les trois Personnes ensemble n’ont ni plus de puissance, ni plus de sagesse qu’une seule ; toutes trois ont la même immensité, la même puissance, la même éternité, les mêmes perfections.

D. Qu’est-ce que la foi nous apprend de la première Personne ou du Père ?
R. La foi nous apprend que le Père n’est point engendré, qu’il ne procède d’aucune autre Personne, & qu’il engendre son Fils de toute éternité.

D. Qu’est-ce que la foi nous apprend de la seconde Personne ou du Fils ?
R. La foi nous apprend que le Fils est engendré de son Père.

D. Qu’est-ce que la foi nous apprend de la troisième Personne ou du Saint-Esprit ?
R. La foi nous apprend que le Saint-Esprit procède du Père & du Fils.

D. Peut-on expliquer & comprendre le Mystère de la sainte Trinité ?
R. Non, c’est un mystère incompréhensible qu’il faut croire simplement.
Explication. Ce mystère est indubitable puisque Dieu l’a révélé de la manière la plus claire. Il ne révolte point notre raison, mais il surpasse notre intelligence. Dieu veut que nous soumettions notre esprit sous le joug de la foi : il nous commande, dit saint Augustin, de croire le mystère, mais il ne nous permet pas de l’approfondir.

D. Peut-on représenter la très-sainte Trinité ?
R. Non, c’est un mystère dont nous ne pouvons former aucune image.
Explication. On représente souvent le Père sous la figure d’un vieillard respectable, pour désigner son éternité ; le Fils sous une figure humaine, parce qu’il s’est fait homme ; le Saint-Esprit sous la figure d’une colombe, parce qu’il choisit cette image comme un symbole de sa présence lorsqu’il descendit sur Jésus-Christ ; mais ces faibles & impuissants symboles ne nous donnent aucune idée réelle de l’auguste Trinité ; aucune image ne peut la représenter ni la faire comprendre.

D. Qu’attribue-t-on ordinairement au Père ?
R. On attribue au Père l’œuvre de la création.

D. Qu’attribue-t-on ordinairement au Fils ?
R. On attribue au Fils l’œuvre de la rédemption.

D. Qu’attribue-t-on ordinairement au Saint-Esprit ?
R. On attribue au Saint-Esprit l’œuvre de la sanctification.
Explication. La rédemption, en tant qu’elle est l’ouvrage d’un Dieu fait homme, qui a satisfait pour nos péchés, n’appartient qu’au Fils ; les autres œuvres, comme de création, de sanctification, &c. quoique attribuées spécialement à une Personne divine, sont néanmoins communes à toutes.

D. Avons-nous quelques rapports avec la très-sainte Trinité ?
R. Oui, nous en avons trois principaux.

D. Quel est le premier rapport que nous avons avec la très-sainte Trinité ?
R. Notre premier rapport avec la très-sainte Trinité est d’être créés à son image.
Explication. Faisons l’homme, dit Dieu lui-même, à notre image & à notre ressemblance. Si l’homme comprenait bien toute la grandeur de ce glorieux rapport avec Dieu, pourrait-il se résoudre à souiller par le péché l’image même de la divinité gravée dans son âme & dans tout son être ?

D. Quel est le second rapport ?
R. Notre second rapport avec la sainte Trinité est de lui être consacrés par le baptême.
Explication. C’est au nom de l’adorable Trinité que nous avons été baptisés, que nous avons reçu le sceau de la régénération spirituelle ; nous lui appartenons donc spécialement par l’onction sainte qui nous a été donnée, par la consécration de tout ce que nous sommes à son culte & à son adoration.

D. Quel est le troisième rapport que nous avons avec la Très-Sainte Trinité ?
R. Notre troisième rapport avec la Sainte Trinité est d’être son temple par la grâce qui est en nous.
Explication. Vous êtes les temples du Dieu vivant, disait l’Apôtre aux fidèles de son temps, parce que Dieu habite en vous par sa grâce ; mais saint Paul ajoute que Dieu perdra ceux qui profanent ce Temple auguste, & on le profane quand on offense Dieu.

D. Pourquoi l’Eglise a-t-elle établi la fête de la Très-Sainte Trinité ?
R. Pour nous rappeler l’obligation de rendre à la Très-Sainte Trinité les hommages continuels que nous lui devons.

D. Que faut-il faire pour rendre ces hommages à la Très-Sainte Trinité ?
R. Il faut croire fermement cet auguste mystère, parce que Dieu l’a révélé.

D. Quels autres hommages devons-nous à l’adorable Trinité ?
R. Nous devons l’adorer profondément & la glorifier sans cesse.
Explication. L’Eglise termine toutes ses prières par la glorification des trois adorables Personnes : cet usage est du premier siècle. Les païens, les hérétiques ayant attaqué le dogme de la Trinité, l’Eglise, pour le mettre continuellement sous les yeux des fidèles, leur faisait répéter sans cesse ces paroles admirables : Gloire au Père, au Fils & au Saint-Esprit. Par cette pratique générale l’Eglise confondait toutes les hérésies, préservait les chrétiens de la séduction, & glorifiait la très-sainte Trinité en lui rapportant toutes choses.

D. Par quelle autre pratique pouvons-nous glorifier la très-sainte Trinité ?
R. En faisant souvent & avec respect le signe de la croix.
Explication. Autre usage des premiers chrétiens établi par la même raison : on ne faisait rien qu’en invoquant, suivant l’avis de l’Apôtre, le Nom admirable du Seigneur. Cette sainte pratique est venue jusqu’à nous ; mais la foi, la confiance, la pureté de cœur qui l’accompagnaient dans ces heureux temps y sont-elles aussi parvenues ?

D. Quel autre hommage devons-nous encore à la très-sainte Trinité ?
R. Nous devons la remercier des grâces qu’elle nous accorde.
Explication. Rien que nous n’ayons reçu de Dieu, bienfaits temporels, grâces spirituelles, tout vient de lui, soit dans l’ordre de la nature, soit dans l’ordre de la grâce  : nous en attendons tout dans l’ordre de la gloire  : nos actions de grâces devraient être continuelles comme ses dons le sont à notre égard.

D. Quelle autre pratique de piété pouvons-nous faire le jour de la sainte Trinité ?
R. Nous devons célébrer notre baptême & notre profession de foi, en récitant le symbole des Apôtres.
Explication. Les premiers chrétiens appelaient Pâques annotine la célébration de leur baptême, parce qu’ils la faisaient au jour anniversaire auquel ils l’avaient reçu. Saint Grégoire de Naziance, au rapport de saint Charles Borromée, assurait que c’était l’ancien usage de célébrer tous les ans le jour de son baptême ; le Micrologue, auteur du onzième siècle, assurait qu’alors cet usage était universel. Saint Charles, si zélé pour faire revivre l’ancienne discipline, ne manqua pas de renouveller cette sainte pratique ; il le fit dans son sixième concile. Il exhorte les pères à écrire avec soin le jour du baptême de leurs enfants, afin que chaque année, à pareil jour, ils puissent en célébrer la mémoire ; il les conjure de donner l’exemple à leurs enfants. Le jour de la très-sainte Trinité est très-propre pour mettre cette sainte pratique en usage, puisqu’il nous rappelle que nous avons été baptisés en son nom. On doit encore prendre la résolution de le faire chaque année le jour anniversaire de son baptême.

Abbé Meusy, Cathéchisme des Fêtes, Besançon, 1774