Archives de la catégorie ‘‘Liturgie’’

Ephéméride liturgique

Jeudi, février 7th, 2008

Temporal

Jeudi après les Cendres
Station à Saint-Georges
(3ème classe) - Violet
Mémoire de saint Romuald, Abbé

Martyrologe

Saint Romuald, abbé, père des moines Camaldules. Son anniversaire est mentionné le 13 des calendes de juillet (19 juin) ; mais sa fête principale a lieu en ce jour, en raison de la translation de son corps.

A Augusta, aujourd’hui Londres, en Grande-Bretagne, l’anniversaire du bienheureux Augule, évêque, qui termina le cours de sa vie par le martyre et mérita de recevoir les récompenses éternelles.

En Phrygie, saint Adauque, martyr. D’une illustre famille d’Italie, et promu par les empereurs à presque toutes les hautes dignités, il remplissait encore la fonction de questeur quand, pour la défense de la foi, il mérita la couronne du martyre.

Au même lieu, de nombreux saints martyrs, citoyens d’une ville dont le même Adauque était gouverneur. Chrétiens, ils persévérèrent tous avec fermeté dans la confession de leur foi et furent consumés dans les flammes, par ordre de l’empereur Galère Maximien.

A Héraclée, dans le Pont, saint Théodore, chef d’armée. Sous l’empereur Licinius, après de nombreux tourments, il eut la tête tranchée et entra victorieux dans le ciel.

En Égypte, saint Moïse, évêque vénérable. Il passa les premières années de sa vie dans la solitude; puis devenu évêque sur la demande de Mauvie, reine des Sarrasins, il convertit à la foi une grande partie de cette nation très féroce et, glorieux par ses mérites, s’endormit paisiblement.

A Lucques, en Toscane, la mise au tombeau de saint Richard, roi des Angles, père de saint Wilibal, évêque d’Eischtadt et de la vierge sainte Walburge.

A Bologne, sainte Julienne, vierge.

Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

R/. Deo gratias.

Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

Livre de la Genèse, chapitres XVI & XVII

Dans les Ménées des Grecs

  • De nos vénérables Pères Parthénios, évêque de Lampsaque († IVème s.)
  • et Luc, ermite en Hellade († 953)
  • Ephéméride liturgique

    Mercredi, février 6th, 2008

    Temporal

    Mercredi des Cendres
    Station à Sainte-Sabine
    Férie privilégiée (1ère classe) - Violet

    Martyrologe

    Saint Tite, évêque de Crète et confesseur, dont l’anniversaire est mentionné la veille des nones de janvier (4 janvier).

    A Césarée de Cappadoce, l’anniversaire de sainte Dorothée, vierge et martyre. Sous Saprice, gouverneur de cette province, elle fut d’abord étendue sur le chevalet, puis très longtemps souffletée, et enfin condamnée à la peine capitale. Témoin de son supplice, un rhéteur nommé Théophile se convertit à la foi du Christ; il fut aussitôt très violemment tourmenté sur le chevalet et périt enfin sous le glaive.

    A Emèse, en Phénicie, saint Silvain, évêque. Après avoir gouverné cette Église pendant quarante ans, il fut, sous l’empereur Maximien, exposé aux bêtes avec deux autres chrétiens, eut les membres arrachés, et reçut ainsi la palme du martyre.

    Le même jour, les saints martyrs Saturnin, Théophile et Révocate.

    Dans la cité des Arvernes (auj. Clermont-Ferrand), en Gaule, saint Antholien martyr.

    A Arras, en France, saint Vaast, évêque de cette même ville, dont la vie et la mort furent illustrées par de nombreux miracles.

    A Elnone, en France, saint Amand, évêque de Maëstricht; il resplendit de gloire par les miracles opérés pendant sa vie et après sa mort. Dans la suite, son nom fut donné à la localité où il avait fondé un monastère et terminé sa vie mortelle.

    A Bologne, saint Guérin, cardinal et évêque de Palestrina, remarquable par la sainteté de sa vie.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre XV

    Dans les Ménées des Grecs

  • De notre vénérable Père Boukolos, évêque de Smyrne († vers 100)
  • De notre Père parmi les saints, Photius, patriarche de Constantinople, le confesseur († 891)
  • Ephéméride liturgique

    Mardi, février 5th, 2008

    Sanctoral

    Sainte Agathe, Vierge & Martyre
    Double (3ème classe) - Rouge

    Martyrologe

    A Catane, en Sicile, l’anniversaire de sainte Agathe, vierge et martyre. Au temps de l’empereur Dèce, sous le juge Quinctien, elle fut souffletée, mise en prison, subit le chevalet et d’autres tortures, eut les seins coupés, fut roulée sur des tessons et de charbons ardents. Elle expira enfin dans un cachot en priant Dieu.

    A Nagasaki, au Japon, la passion de vingt six martyrs, parmi lesquels trois prêtres, un clerc et deux laïques appartenaient à l’Ordre des Frères Mineurs, trois autres, et parmi eux un clerc, étaient membres de la Compagnie de Jésus, dix-sept étaient tertiaires de l’Ordre de saint François. Tous ces athlètes, morts en croix et percés de lances pour la foi catholique, succombèrent glorieusement, en chantant les louanges divines et en continuant de prêcher leur foi. Ils ont été inscrits au catalogue des saints par le souverain pontife Pie IX.

    Dans la province du Pont, la commémoraison de nombreux saints martyrs, durant la persécution de Maximien. On tortura les uns, en leur versant sur le corps du plomb en ébullition, les autres en leur enfonçant sous les ongles des roseaux aigus et en les soumettant à de nombreux et horribles tourments plusieurs fois réitérés: tous meritèrent par un glorieux combat, de recevoir du Seigneur des palmes et des couronnes.

    A Alexandrie, saint Isidore, soldat et martyr. Pendant la persécution de Dèce, il fut décapité pour la foi du Christ, par ordre de Numérien, général d’armée.

    A Vienne, le bienheureux Avit, évêque et confesseur. Par sa foi, sa prudence et son admirable doctrine, il préserva les Gaules de la contagion de l’arianisme.

    A Seben, dans la Rhétie seconde, saint Génuin, évêque, dont la vie fut illustrée par des miracles. Son saint corps fut plus tard transféré à Brixen (aujourd’hui Bressanoné) où il est conservé avec honneur.

    A Brixen ou Bressanoné, saint Alboin, évêque. Il transféra dans cette ville le siège épiscopal de Seben, et après avoir donné des marques éclatantes de ses vertus, il s’en alla vers le Seigneur.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre XIV

    Dans les Ménées des Grecs

  • De la sainte martyre Agathe († 251)
  • De notre Père parmi les saints, Théodose, archevêque de Tchernigov († 1696)
  • Ephéméride liturgique

    Lundi, février 4th, 2008

    Sanctoral

    Saint André Corsini, Evêque & Confesseur
    Double (3ème classe) - Blanc

    Martyrologe

    Saint André Corsini, de l’Ordre des Carmes, évêque de Fiésole et confesseur. Son anniversaire est mentionné le 8 des ides de janvier (6 janvier).

    A Rome, saint Eutyche, martyr. Il termina sa vie par un glorieux martyre et fut inhumé dans le cimetière de Callixte. Dans la suite, le pape saint Damase orna son tombeau d’une épitaphe en vers.

    A Thinuis, en Égypte, la passion du bienheureux Philéas, évêque de cette ville, et de Philorome, tribun militaire. Durant la persécution de Dioclétien, des parents et des amis ne purent les déterminer à s’épargner eux-mêmes: tous deux livrèrent leur tête au bourreau et méritèrent les palmes du Seigneur. Avec eux, une multitude innombrable de fidéles de la même ville, marchant sur les traces de leur pasteur, obtinrent la couronne du martyre.

    A Fossombrone, les saints martyrs Aquilin, Gémine, Gélase, Magne et Donat.

    Au royaume de Maravar, dans les Indes Orientales, saint Jean de Britto, prêtre de la Compagnie de Jésus. Après avoir converti à la foi un grand nombre d’infidèles, il obtint la couronne d’un glorieux martyre.

    A Troyes, en France, saint Aventin, prêtre et confesseur.

    A Péluse, en Égypte, saint Isidore, prêtre et moine, renommé pour ses mérites et son savoir.

    A Sempringham, en Angleterre, saint Gilbert, prêtre et confesseur, qui fut fondateur de l’Ordre de Sempringham.

    A Amatrice, du diocèse de Riéti, la mise au tombeau de saint Joseph de Léonessa, prêtre de l’Ordre des Mineurs Capucins et confesseur. Pour avoir prêché la foi, il endura de cruelles tortures de la part des Mahométans. Rendu célèbre par ses travaux apostoliques et ses miracles, il a été inscrit au catalogue des saints par le souverain pontife Benott XIV.

    A Brême, commémoraison de saint Rembert, disciple de saint Anschaire. Au lendemain de la mort de son maître, c’est-à-dire en ce jour, il fut choisi comme évêque de Hambourg et de Brême.

    A Bourges, en Aquitaine, sainte Jeanne de Valois, reine de France et fondatrice de l’Ordre de la très sainte Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie, illustre par sa piété et sa particulière participation aux souffrances de la Croix. Le pape Pie XII l’a inscrite aux fastes des Saintes.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitres XIII

    Dans les Ménées des Grecs

  • De notre vénérable Père Isidore de Péluse († vers 440)
  • De saint Georges, fils de Vsévolod III & grand-prince de Vladimir, mort au combat pour la foi chrétienne († 1238)
  • De notre vénérable Père Cyrille, thaumaturge de Novo-Iéziéro (1532).
  • Ephéméride liturgique

    Dimanche, février 3rd, 2008

    Temporal

    Dimanche de la Quinquagésime
    Station à Saint-Pierre
    2nde classe - Violet

    † Solennité de la Purification de la Très Sainte Vierge
    2nde classe - Blanc
    Sans mémoire

    Bénédiction des cierges de saint Blaise après la messe.

    Martyrologe

    A Sébaste, en Arménie, la passion de saint Blaise, évêque et martyr. Ce grand thaumaturge subit, sous le préfet Agricolaüs, une longue flagellation; attaché à un poteau où on lui déchira le corps avec des peignes de fer, il fut ensuite enfermé dans un horrible cachot, puis on le jeta dans un lac d’où il sortit sain et sauf; enfin, sur l’ordre du même juge, il eut la tête tranchée, et avec lui deux enfants subirent le même sort. Auparavant, sept femmes qui avaient recueilli les gouttes de sang qui coulaient de son corps furent à ce signe reconnues comme chrétiennes et, après avoir enduré de cruels tourments, furent elles-mêmes mises à mort par le glaive.

    En Afrique, saint Célerin, diacre. Après avoir été détenu dix neuf jours en prison, il devint, dans les entraves et les fers, et par divers tourments, un glorieux confesseur du Christ. Par son invincible fermeté dans la lutte, il triompha de l’ennemi et fraya aux autres le chemin de la victoire.

    Au même lieu, les trois saints martyrs, parents du diacre Célerin, savoir: Laurentin, son oncle paternel, Ignace, son oncle maternel, Célerine, son aïeule: ils avaient reçu avant lui la couronne du martyre. Nous avons du bienheureux Cyprien une lettre qui chante la louange de tous ces glorieux vainqueurs.

    En Afrique encore, les saints martyrs Félix, Symphrone, Hippolyte et leurs compagnons.

    Dans la ville de Gap, en France, les saints Tigide et Remédius, évêques.

    A Lyon, en Gaule, les saints Lupicin et Félix, également évêques.

    A Brême, saint Anschaire, d’abord évêque de Hambourg, puis en même temps de Brême. Il convertit à la foi du Christ les Suédois et les Danois et il fut établi légat apostolique de tout le pays septentrional par le pape Grégoire IV.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre XII

    Dans les Ménées des Grecs

  • Synaxe du saint et juste Siméon le Théodoque & de sainte Anne la prophétesse
  • Du saint égal-aux-Apôtres Nicolas, archevêque du Japon († 1912)
  • Ephéméride liturgique

    Samedi, février 2nd, 2008

    Sanctoral

    Purification de la Très-Sainte Vierge
    2nde classe - Blanc

    Martyrologe

    La Purification de la Bienheureuse Vierge Marie, fête appelée par les Grecs Hypapante (ou Rencontre) du Seigneur.

    A Césarée de Palestine, saint Corneille le Centurion. Il fut baptisé par le bienheureux apôtre Pierre et élevé par lui à la dignité d’évêque de cette ville.

    A Rome, sur la voie Salaria, la passion de saint Apronien, greffier. Etant encore païen, au moment où il tirait Sisinnius de prison pour le conduire au préfet Laodicius, il entendit une voix du ciel disant: « Venez, les bénis de mon Père, possédez le royaume qui vous a été préparé dès le commencement du monde » : il crut, reçut le baptême, et, plus tard, frappé de la sentence capitale, il finit ses jours en confessant le Seigneur.

    A Rome encore, les saints martyrs Fortunat, Félicien, Firme et Candide.

    A Orléans, en France, saint Floscule, évêque.

    A Cantorbéry, en Angleterre, l’anniversaire de saint Laurent, évêque. Il gouverna cette Église après saint Augustin, et convertit à la foi le roi lui-même.

    A Prato, en Toscane, sainte Catherine de Ricci, vierge de Florence, de l’Ordre de saint Dominique, remarquable par l’abondance des dons célestes. Elle a été inscrite au catalogue des saintes vierges par le souverain pontife Benoît XIV.

    A Bordeaux, sainte Jeanne de Lestonnac, veuve, fondatrice de l’Institut des Filles de la Bienheureuse Vierge Marie. Remarquable par l’ardeur de sa charité et son zèle dans l’éducation des jeunes filles, le pape Pie XII l’a mise au nombre des Saintes.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre XI, 10-32

    Dans les Ménées des Grecs

  • Hypapante ou Rencontre de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ
  • Ephéméride liturgique

    Vendredi, février 1st, 2008

    Sanctoral

    Saint Ignace, Evêque & Martyr
    Double (3ème classe) - Rouge

    Martyrologe

    Saint Ignace, évêque d’Antioche et martyr, qui consomma glorieusement son martyre le 13 des calendes de janvier (20 décembre).

    A Smyrne, saint Pione, prêtre et martyr. Après avoir composé des apologies de la foi chrétienne, après avoir subi la détention dans une infecte prison, où il encouragea par ses exhortations un grand nombre de frères destinés au martyre, il fut soumis lui aussi à de nombreux tourments, percé de clous, placé sur un bûcher ardent où il termina heureusement sa vie pour le Christ. Avec lui souffrirent quinze autres chrétiens.

    A Ravenne, saint Sévère, évêque. Il fut élu pour ses éclatants mérites, sur l’indication d’une colombe.

    Dans la cité des Trois-Châteaux, en Gaule, saint Paul, évêque. Sa vie fut célèbre par ses vertus, et sa mort précieuse illustree par des miracles.

    A Kildare, en Irlande, sainte Brigide, vierge. Pour prouver sa virginité, elle toucha le bois de l’autel qui aussitôt reverdit par son contact.

    A Castel-Florentin, en Toscane, la Bienheureuse Véridienne, vierge recluse, de l’Ordre de Vallombreuse.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitres X & XI, 1-9

    Dans les Ménées des Grecs

  • Avant-fête de la Rencontre
  • et mémoire du saint martyr Tryphon († 250)
  • Ephéméride liturgique

    Jeudi, janvier 31st, 2008

    Sanctoral

    Saint Jean Bosco, Confesseur
    Double (3ème classe) - Blanc

    Martyrologe

    A Turin, saint Jean Bosco, confesseur, fondateur de la Société Salésienne et de l’Institut des Filles de Marie-Auxiliatrice. Remarquable par son zèle pour les âmes et pour la propagation de la foi, il a été inscrit au catalogue des Saints par le pape Pie XI.

    A Rome, sur la voie de Porto, les saints martyrs Cyr et Jean, qui pour la foi du Christ furent décapités après de nombreux tourments.

    A Alexandrie, l’anniversaire de saint Métran, martyr. Sous l’empereur Dèce, il refusa de proférer des paroles impies comme les païens le lui commandaient; ceux-ci lui meurtrirent le corps à coups de bâton, lui percèrent le visage et les yeux avec des roseaux très aigus, le poussèrent hors de la ville en continuant de le torturer et enfin le firent mourir sous une grêle de pierres.

    Au même lieu, les saints martyrs Saturnin, Thyrse et Victor.

    A Alexandrie encore, les saints martyrs Tharsice, Zotique, Cyriaque et leurs compagnons.

    A Cyzique, dans l’Hellespont, sainte Tryphène, martyre, qui, après avoir surmonté de nombreux tourments, fut tuée par un taureau et mérita la palme du martyre.

    A Modène, saint Géminien, évêque, remarquable par l’éclat de ses miracles.

    Dans la province de Milan, saint Jules, prêtre et confesseur, au temps de l’empereur Théodose.

    A Naples, saint François Xavier Marie Bianchi, confesseur, Clerc Régulier de Saint-Paul, illustre par ses miracles, ses dons célestes et son admirable patience. Le pape Pie XII l’a porté aux suprêmes honneurs des Saints.

    A Rome, sainte Marcelle, veuve, dont saint Jérôme a écrit les belles actions.

    A Rome encore, la Bienheureuse Louise d’Albertoni, veuve romaine, du Tiers-Ordre de saint François, illustre par ses vertus.

    Le même jour, la translation de l’Evangéliste saint Marc, lorsque d’Alexandrie occupée par les barbares, son saint corps fut apporté à Venise, et y fut déposé avec beaucoup d’honneur dans la grande église consacrée sous son nom.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre IX, 8-29

    Dans les Ménées des Grecs

  • Des saints guérisseurs anargyres Cyr & Jean (IIIème-IVème s.)
  • De notre Père parmi les saints, Nikita, évêque de Novgorod, le thaumaturge († 1108)
  • Un diocèse de l’Eglise assyrienne demande à rejoindre l’Eglise catholique

    Mercredi, janvier 30th, 2008
    Mar Bawai Soro, évêque assyrien

    Un évêque de l’Eglise apostolique assyrienne, Mar Bawai Soro (aux Etats-Unis) a choisi de demander d’entrer en pleine communion avec le Saint-Siège, ainsi que tout son clergé & ses fidèles.

    C’est la première “union” à Rome d’un diocèse d’une église orientale séparée depuis 1930 ! Souhaitant que cette union en appelle d’autres au cours du pontificat de Benoît XVI, glorieusement régnant.

    *

    L’Eglise assyrienne est l’héritière - avec l’Eglise chaldéenne catholique - de l’antique Eglise répandue dans l’ancienne Mésopotamie, fondée par la prédication des saints apôtres Thomas & Thaddée. Cette Eglise se désigne elle-même comme l’Eglise d’Orient (les byzantins étant des “Occidentaux” pour eux :-) ). Elle était à l’origine gouvernée par le Catholicos de Séleucie-Ctésiphon (ancienne capitale de l’Empire perse).

    A la suite de la condamnation du Patriarche de Constantinople Nestorius au Concile d’Ephèse en 431, l’Eglise d’Orient adopte l’hérésie nestorienne, plus par opportunisme politique (il importait de se démarquer des byzantins vis-à-vis du pouvoir impérial perse) que par réelle conviction théologique.

    Au cours du Moyen-Age, cette Eglise a essaimé dans toute l’Asie, allant jusqu’au Japon, en Chine, en Thaïlande, en Inde, et fondant plus de 200 évêchés. Cette brillante histoire missionnaire a été hélas arrêtée par la tyrannie sanguinaire de Tamerlan et de ses successeurs turcs musulmans.

    A partir du XVIème, une partie importante de cette Eglise a demandé de rentrer dans l’Eglise catholique, et forme désormais l’Eglise catholique chaldéenne (patriarche à Bagdad, actuellement Mar Emmanuel III, cardinal Delly).

    L’Eglise assyrienne est depuis plusieurs décennies divisée en plusieurs factions. Le ralliement du diocèse de Mar Bawai Soro est peut-être annonciateur d’autres unions.

    L’Eglise assyrienne possède la même liturgie que sa cousine l’Eglise chaldéenne catholique. Les offices sont célébrés en araméen, la langue du Christ. La situation de ces chrétiens, présents surtout en Irak, où ils représentaient 10% de la population avant la guerre, est actuellement tragique : beaucoup doivent fuir les persécutions des musulmans, les meurtres, les attentats, les destructions d’églises. Prions pour nos frères persécutés.

    Sources :

  • Communiqué officiel du diocèse assyrien catholique & apostolique
  • Le blog de l’évêque Mar Bawai Soro

  • Ephéméride liturgique

    Mercredi, janvier 30th, 2008

    Sanctoral

    Sainte Martine, Vierge & Martyre
    Semi-double (3ème classe) - Rouge

    Martyrologe

    Sainte Martine, vierge et martyre, dont l’anniversaire est mentionné aux calendes de janvier (1er janvier).

    A Edesse, en Syrie, saint Barsimée évêque. Après avoir converti un grand nombre de païens, qui le précédèrent dans la conquête de la couronne, il les suivit, recevant à son tour la palme du martyre, sous l’empereur Trajan.

    A Antioche, la passion du bienheureux prêtre Hippolyte. Il fut d’abord trompé quelque temps par le schisme de Novat ; mais, touché par la grâce du Christ, il s’amenda, rentra dans l’unité de l’Église, pour laquelle et dans laquelle il endura plus tard un glorieux martyre. Les siens lui ayant demandé quelle était la vraie doctrine, il exécra l’erreur de Novat, puis, déclarant qu’il fallait garder la foi enseignée par la Chaire de Pierre, il présenta sa gorge au bourreau.

    En Afrique, la passion des saints Félicien, Philappien et de cent vingt quatre autres martyrs.

    De plus, le bienheureux Alexandre, qui fut arrêté durant la persécution de Dèce. Vénérable par son grand âge, et célèbre pour avoir deux fois professé sa foi, il rendit l’âme sous les tourments des bourreaux.

    A Edesse, en Syrie, saint Barsès évêque, célèbre par le don de guérir les maladies. L’empereur arien Valens le fit reléguer dans des contrées lointaines à cause de sa foi catholique; Barsès finit ses jours, épuisé par les fatigues d’un triple exil.

    A Jérusalem, l’anniversaire de saint Matthias évêque, dont on raconte les actions merveilleuses et pleines de foi. Sous Adrien il souffrit beaucoup pour le Christ, et finalement reposa en paix.

    A Pavie, saint Armentaire, évêque et confesseur.

    Au monastère de Maubeuge, en Hainaut, sainte Aldegonde vierge, au temps du roi Dagobert.

    A Viterbe, sainte Hyacinthe de Mariscottis vierge, moniale du Tiers-Ordre de saint François, remarquable par sa pénitence et sa charité. Elle a été inscrite au nombre des saints par le pape Pie VII.

    A Milan, sainte Savine, femme très pieuse, qui s’endormit dans le Seigneur, pendant qu’elle priait au tombeau des saints martyrs Nabor et Félix.

    A Paris, sainte Bathilde reine, célèbre par sa sainteté et ses miracles éclatants.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre VIII, 14-22 & IX, 1-7

    Dans les Ménées des Grecs

  • Synaxe de nos Pères parmi les saints, les grands évêques & docteurs universels, Basile le Grand, Grégoire le Théologien & Jean Chrysostome (vers 1100)
  • Dominus est - étude sur la communion par Mgr Schneider

    Mardi, janvier 29th, 2008

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    La Libreria Editrice Vaticana vient de publier cet ouvrage (en italien pour l’heure), Dominus est, de Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de Karaganda au Kazakhstan.

    Mgr Schneider y étudie principalement la question de la Sainte Communion, montrant la nécessité de revenir à la pratique traditionnelle de celle-ci : à genoux, & sur la langue.

    Non seulement ce livre a été publié par la maison d’édition du Vatican, mais de plus il a reçu une admirable préface de Mgr Malcolm Ranjith, archevêque & secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin. Voici une tentative de traduction de quelques extraits :

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    Dans le Livre de l’Apocalypse, saint Jean raconte comment il avait vu et entendu ce qui a été révélé et comment il s’est lui-même prosterné en adoration, au pied de l’ange de Dieu (Cf. Apocalypse 22, 8). Se prosterner, ou se mettre à genoux devant la majesté de la présence de Dieu en une adoration humble, était déjà une habitude de révérence qu’Israël avait en la présence du Seigneur. Il est dit au Premier Livre des Rois : “Salomon, ayant achevé d’offrir au Seigneur cette oraison & cette prière, se leva de devant l’autel du Seigneur, car il avait mis les deux genoux en terre, et tenait les mains étendues vers le ciel. Etant donc debout devant le peuple, il bénit toute l’assemblée d’Israël” (3 Rois 8, 54-55). La position de supplication du roi est clair: Il était agenouillé devant l’autel.

    La même tradition est également visible dans le Nouveau Testament où nous voyons Pierre à genoux devant Jésus (cf. Luc 5, 8), Jaïre quand il lui demande de guérir sa fille (Luc 8, 41), le Samaritain lorsqu’il revient le remercier, et Marie, la sÅ“ur de Lazare demandant la vie de son frère (Jean 11, 32). C’est là la même attitude de prostration devant la révélation de la présence divine qui est généralement présente dans le Livre de l’Apocalypse (Apoc. 5, 8, 14 et 19, 4).

    Etroitement liée à cette tradition a été la conviction que le saint Temple de Jérusalem a été la demeure de Dieu, et donc, dans le temple, qu’il était nécessaires de se préparer & se disposer par une expression corporelle, un sentiment profond de d’humilité et de révérence en présence du Seigneur.

    Même dans l’Eglise, la profonde conviction que, dans les espèces eucharistiques, le Seigneur est vraiment et réellement présent, - de même que la pratique croissante de la préservation du Saint-Sacrement dans les tabernacles -, ont contribué à la pratique de s’agenouiller dans une attitude d’humble adoration du Seigneur dans l’Eucharistie.

    […]

    La foi dans la présence réelle du Christ sous les espèces eucharistiques appartient à l’essence de la foi de l’Église catholique et a été une partie intrinsèque du catholicisme. Il est clair que nous ne pourrions plus édifier l’Église si cette foi était pour le moins affectée.

    Donc, l’Eucharistie, pain transubstantié en Corps du Christ et vin en Sang du Christ, Dieu parmi nous, doit être accueillie avec émerveillement, révérence et profonde attitude d’humble adoration. Le Pape Benoît XVI souligne que « Recevoir l’Eucharistie signifie se mettre en attitude d’adoration envers Celui que nous recevons […] ce n’est que dans l’adoration que peut mûrir un accueil profond et vrai. » (Sacramentum caritatis, 66).

    Selon cette tradition, il est clair qu’il est devenu indispensable et cohérent de prendre des mesures et des attitudes du corps et de l’esprit qui rendent plus facile le silence, le recueillement, et l’humble acceptation de notre pauvreté face à la grandeur infinie et à la sainteté de Celui qui vient à notre rencontre sous les espèces eucharistiques. La meilleure façon d’exprimer notre sentiment de révérence au Seigneur dans la Messe est de suivre l’exemple de Pierre, qui, comme nous dit l’Evangile, se jeta à genoux devant le Seigneur et lui dit: “Seigneur, écarte-toi de moi, car je suis un pécheur » (Luc 5, 8).

    Comme nous le voyons dans certaines églises aujourd’hui, cette pratique est en diminution et certains responsables non seulement exigent que les fidèles reçoivent la Sainte Eucharistie debout, mais encore les empêchent de s’agenouiller en les forçant à s’asseoir ou à se tenir debout, même pendant l’élévation et l’adoration des Saintes Espèces. Il est ironique de constater que ces mesures ont été prises dans des diocèses
    par les responsables de la liturgie, ou dans des églises, par les pasteurs, sans même la moindre consultation des fidèles, même si aujourd’hui, plus que jamais, il existe un environnement qui désire la démocratie dans l’Eglise.

    A ce propos, au sujet de la communion dans la main, on doit reconnaître que cette pratique est abusive, qu’elle s’est rapidement introduite dans certaines parties de l’Église peu après le Concile, changeant la pratique ancienne et qu’elle est devenue une pratique régulière dans toute l’Eglise. On a justifié ce changement en affirmant qu’il reflète mieux l’Evangile ou de l’antique pratique de l’Eglise… Certains, pour justifier cette pratique, ont fait référence à la parole de Jésus: « Prenez et mangez » (Marc 14, 22; Matthieu 26, 26).

    Quelles que soient les raisons de cette pratique, nous ne pouvons ignorer ce qui se passe partout où elle a été mise en oeuvre. Ce geste a contribué à un affaiblissement graduel de l’attitude de révérence envers les Saintes Espèces eucharistiques, alors que la pratique antérieure avait mieux protégées ce sentiment de vénération. On constate un manque de recueillement alarmant & un grand esprit d’insouciance. Nous voyons des communiants qui reviennent souvent leur place, comme si rien d’extraordinaire s’était passé… Dans de nombreux cas, on ne peut pas discerner ce sentiment de gravité et de silence intérieur qui doit marquer la présence de Dieu dans l’âme.

    Et puis il y a ceux qui enlèvent les saintes espèces pour les garder comme souvenirs, ceux qui les vendent, ou pire encore, qui les prennent afin de les profaner dans des rituels sataniques. Même dans les grandes concélébrations, même à Rome, à plusieurs reprises les Saintes Espèces ont été jetées par terre.

    Cette situation, non seulement nous amène à réfléchir sur cette grave perte de la foi, mais aussi sur ces scandaleuses offenses…

    Le Pape parle de la nécessité non seulement de comprendre le sens véritable et profond de l’Eucharistie, mais aussi de célébrer avec dignité et révérence. Il dit que nous devons être conscients « des gestes et des postures, comme le fait de s’agenouiller pendant les moments centraux de la prière eucharistique. » (Sacramentum caritatis, 65). Aussi, parlant de la réception de la Sainte Communion, il invite tout le monde à « faire leur possible pour que le geste, dans sa simplicité, corresponde à sa valeur de rencontre personnelle avec le Seigneur Jésus dans le Sacrement. » (Sacramentum
    Caritatis, 50
    ).

    Dans cette veine, le livre écrit par Mgr Athanase Schneider, évêque auxiliaire de Karaganda au Kazakhstan, intitulé Dominus Est, est important et apprécié. Il veut apporter une contribution au débat actuel sur la présence réelle & substantielle du Christ sous les espèces consacrées du pain et du vin… De son expérience, qui a suscité en lui une foi profonde, l’émerveillement et l’attachement au Seigneur présent dans l’Eucharistie, il nous présente une perspective historique et théologique montrant comment la pratique de la réception de la Sainte Communion sur la langue & à genoux a été acceptée et pratiquée dans l’Eglise depuis fort longtemps.

    Maintenant, je pense qu’il est grand temps de revoir et de réévaluer de si bonnes pratiques et, si nécessaire, d’abandonner la pratique actuelle qui n’a pas été demandé ni par la Constitution Sacrosanctum Concilium, ni par les Pères du Concile, mais qui est seulement passée dans l’usage après avoir été illégitimement introduite dans certains pays. Maintenant, plus que jamais, nous devons aider les fidèles à renouveler une foi profonde en la Présence réelle du Christ sous les Espèces eucharistiques, afin de renforcer la vie de l’Eglise et de la défendre au milieu des dangereuses distorsions de la foi que cette situation continue de provoquer.

    Les raisons de ce changement ne doivent pas être légitimées sur des preuves académiques mais pastorales - spirituelles autant que liturgiques - en bref, sur ce qui édifie le mieux la foi. Mgr Schneider en ce sens montre un courage louable, car il a été capable de saisir le vrai sens des paroles de saint Paul: “Que tout se fasse pour l’édification.” (1 Corinthiens 14, 26).

    Malcolm Ranjith
    Secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin

    Ephéméride liturgique

    Mardi, janvier 29th, 2008

    Sanctoral

    Saint François de Sales, Evêque, Confesseur et Docteur de l’Eglise
    Double (3ème classe) - Blanc

    Martyrologe

    Saint François de Sales, évêque de Genève, confesseur et docteur de l’Église, patron spécial auprès de Dieu de tous les écrivains catholiques, qui, par les journaux et autres périodiques, expliquent, propagent et défendent la doctrine chrétienne. Il s’en alla au ciel le 5 des calendes de janvier (28 décembre), mais c’est en ce jour qu’on l’honore plus particulièrement, à l’occasion de la translation de son corps.

    A Trèves, la mise au tombeau du bienheureux Valère, évêque, qui fut disciple de l’apôtre saint Pierre.

    A Rome, sur la voie Nomentane, l’anniversaire des saints martyrs Papias et Maur, soldats, au temps de l’empereur Dioclétien. A peine eurent-ils professé la foi du Christ que Laodicius, préfet de la ville, ordonna de les frapper au visage avec des pierres. En cet état, il les fit traîner en prison, frapper ensuite à coups de bâton, et finalement déchirer avec des fouets garnis de plomb jusqu’à ce qu’ils expirent.

    A Pérouse, saint Constance, évêque et martyr, qui avec ses compagnons, sous Marc-Aurèle, reçut la couronne du martyre pour la défense de la foi.

    A Milan, saint Aquilin, prêtre. Ayant eu la gorge percée d’un coup d’épée par des ariens, il reçut la couronne du martyre.

    A Edesse, en Syrie, les saints martyrs Sarbel et Barbée, sa sœur. Ils furent baptisés par le bienheureux évêque Barsimée, et durant la persécution de Trajan, sous le préfet Lysias, obtinrent tous deux la couronne du martyre.

    Dans la région de Troyes, saint Sabinien martyr, qui, par ordre de l’empereur Aurélien, fut décapité pour la foi du Christ.

    A Bourges, en Aquitaine, saint Sulpice Sévère, évêque, remarquable par ses vertus et son savoir.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre VIII, 1-13

    Dans les Ménées des Grecs

  • Translation des reliques du saint hiéromartyr Ignace le Théophore (540 ou 637)
  • Retour à Dieu de l’Archevêque d’Athènes

    Lundi, janvier 28th, 2008
    Mgr Christodoulos, archevêque d

    Sa Béatitude Christodoulos Ier, Archevêque d’Athènes & de toute la Grèce est mort ce jour à l’âge de 69 ans. Sa mort, certes attendue (on le savait atteint d’un cancer grave), laisse néanmoins un trou dans le monde orthodoxe.

    Il était depuis 1998 le chef de l’Eglise autocéphale canonique de Grèce. Le territoire de cette Église est celui de l’ancienne Grèce indépendante dans ses limites de 1830. La Crète, le Dodécanèse et le mont Athos ne lui appartiennent pas mais relèvent du patriarcat de Constantinople. Les Nouvelles Terres libérées en 1912 (l’Épire, la Macédoine, la Thrace et les îles de Lemnos, Lesbos, Chio, Samos et Icarie) appartiennent également au patriarcat de Constantinople, mais leurs évêques participent temporairement aux synodes de l’Église de Grèce.

    Sous son administration, on a noté un dégel certain des relations avec le Vatican, alors que l’Eglise autocéphale de Grèce a longtemps été une tendance dure de l’Orthodoxie, qui s’opposait farouchement à tout rapprochement avec Rome. Il y a un peu plus d’an, il avait rencontré Benoît XVI lors de sa visite historique au Vatican, le 14 décembre 2006. En 2001, il avait reçu Jean-Paul II à Athènes lors de cette non moins historique visite du pape, lors de son pèlerinage jubilaire sur les pas de saint Paul : première visite d’un pape en Grèce depuis le schisme de 1054.

    Sous son gouvernement, il a également dû faire face à plusieurs graves scandales ecclésiastiques internes.

    Sa Béatitude Christodoulos Ier était généralement perçu comme un conservateur sur les questions morales et sociales. Notons qu’il a fermement résisté aux divers efforts de changements liturgiques, en particulier il a refusé le passage au grec moderne vernaculaire dans la liturgie.

    Dans les sondages d’opinion publique durant de ces dernières années, il a été presque invariablement classée comme l’homme le plus populaire en Grèce.

    Les funérailles de l’archevêque orthodoxe grec auront lieu jeudi prochain, 31 janvier, en la cathédrale d’Athènes, sous la présidence du patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomaios Ier. Trois jours de deuil national ont été décrétés ; les écoles & les administrations seront fermées le jour des funérailles.

    Le Saint-Siège sera représenté par le cardinal Paul Poupard, président émérite des Conseils pontificaux de la culture et pour le dialogue interreligieux et par Mgr Brian Farrell, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétien.

    IN MEMORIA ÆTERNA !

    Ephéméride liturgique

    Lundi, janvier 28th, 2008

    Sanctoral

    Saint Pierre Nolasque, Confesseur
    Double (3ème classe) - Blanc

    Mémoire de sainte Agnès

    Martyrologe

    Saint Pierre Nolasque, confesseur, fondateur de l’Ordre de la Bienheureuse Marie de la Merci pour le rachat des captifs. Il s’endormit dans le Seigneur le 8 des calendes de janvier (25 décembre).

    A Rome, sainte Agnès, vierge et martyre, commémorée pour la seconde fois.

    A Alexandrie, l’anniversaire de saint Cyrille, évêque de cette ville, confesseur et docteur de l’Église. Très célèbre défenseur de la foi catholique, remarquable par sa doctrine et sa sainteté, il reposa en paix. Sa fête se célèbre le 5 des ides de février (9 février).

    A Rome, saint Flavien, martyr, qui souffrit sous Dioclétien.

    A Alexandrie, la passion de nombreux saints martyrs, qui furent mis à, mort en ce jour, de diverses manières, par la faction de Syrien, chef militaire arien, au moment où ils célébraient dans l’église les saints mystères.

    A Apollonie, les saints Martyrs Leuce, Thyrse et Callinique. Au temps de l’empereur Dèce, ils subirent divers genres de tourments. Le premier et le dernier eurent la tête tranchée, le second rendit l’âme à l’appel d’une voix céleste, et ainsi ils consommèrent leur martyre.

    En Thébaïde, les saints martyrs Léonidas et ses compagnons, qui, sous Dioclétien, remportèrent la palme du martyre.

    A Saragosse, en Espagne, saint Valère, évêque.

    A Cuenca, en Espagne, l’anniversaire de saint Julien, évêque. Après avoir distribué aux pauvres les biens de son Église et vécu du travail de ses mains, à l’exemple des apôtres, il mourut en paix, célèbre par ses miracles.

    Au monastère de Réomé (auj. Moutiers-St-Jean), en France, la mise au tombeau de saint Jean, prêtre, homme dévoué au service de Dieu.

    En Palestine, saint Jacques, ermite: après être tombé dans une faute, il se cacha longtemps dans un tombeau pour y faire pénitence; devenu célèbre par ses miracles, il partit de ce monde vers le Seigneur.

    Et ailleurs, beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges.

    R/. Deo gratias.

    Lecture continue de l’Ecriture au rythme de l’Office romain traditionnel

    Livre de la Genèse, chapitre VII

    Dans les Ménées des Grecs

  • De notre vénérable Père Ephrem le Syrien († 373)
  • De notre vénérable Père Théodose le thaumaturge, higoumène fondateur du monastère du Saint-Sauveur à Totma († 1568)
  • Dom Guéranger, Caractéristiques de l’hérésie antiliturgique - 1841 -

    Dimanche, janvier 27th, 2008
    dom Guéranger

    « 1° Le premier caractère de l’hérésie antiliturgique est la haine de la Tradition dans les formules du culte divin. On ne saurait contester ce caractère spécial dans tous les hérétiques que nous avons nommé, depuis Vigilance jusqu’à Calvin, et la raison en est facile à expliquer. Tout sectaire voulant introduire une doctrine nouvelle, se trouve infailliblement en présence de la Liturgie, qui est la Tradition à sa plus haute puissance, et il ne saurait avoir de repos qu’il n’ait fait taire cette voix, qu’il n’ait déchiré ces pages qui recèlent la foi des siècles passés. En effet, comment le luthéranisme, le calvinisme, l’anglicanisme se sont-ils établis et maintenus dans la messe ? Il n’a fallu pour cela que la substitution de livres nouveaux et de formules nouvelles, aux formules et aux livres anciens, et tout a été consommé. Rien ne gênait plus les nouveaux docteurs; ils pouvaient prêcher tout à leur aise: la foi des peuples était désormais sans défense. Luther comprit cette doctrine avec une sagacité digne de nos jansénistes, lorsque, dans la première période de ses innovations, à l’époque où il se voyait encore obligé de garder une partie des formes extérieures du culte latin, il établit le règlement suivant pour la messe réformée : « Nous approuvons et conservons les introït des dimanches et des fêtes de Jésus-Christ, savoir de Pâques, de la Pentecôte et de Noël. Nous préférerions volontiers les psaumes entiers d’où ces introït sont tirés, comme on faisait autrefois ; mais nous voulons bien nous conformer à l’usage présent. Nous ne blâmons pas même ceux qui voudront retenir les introït des Apôtres, de la Vierge et des autres Saints, lorsque ces trois introït sont tirés des psaumes et d’autres endroit de l’Ecriture » Il avait trop en horreur les cantiques sacrés composés par l’Eglise elle-même pour l’expression publique de sa foi. Il sentait trop en eux la vigueur de la Tradition qu’il voulait bannir. En reconnaissant à l’Eglise le droit de mêler sa vois dans les assemblées saintes aux oracles des Ecritures, il s’exposait par là même à entendre des millions de bouches anathématiser ses nouveaux dogmes. Donc, haine à tout ce qui, dans la Liturgie, n’est pas exclusivement extrait des Ecritures.

    2° C’est le second principe de la secte antiliturgique, de remplacer les formules de style ecclésiastique par des lectures de l’Ecriture Sainte. Elle y trouve deux avantages: d’abord celui de faire taire la voix de la Tradition qu’elle craint toujours; ensuite un moyen de propager et d’appuyer ses dogmes, par voie de négation ou d’affirmation. Par voie de négation en passant sous silence, au moyen d’un choix adroit, les textes qui expriment la doctrine opposée aux erreurs qu’on veut faire prévaloir; par voie d’affirmation, en mettant en lumière des passages tronqués qui, ne montrant qu’un des côtés de la vérité, cachent l’autre aux yeux du vulgaire. On sait, depuis bien des siècles, que la préférence donnée, par tous les hérétiques, aux Ecritures Saintes sur les définitions ecclésiastiques, n’a pas d’autre raison que la facilité qu’ils ont de faire dire à la parole de Dieu tout ce qu’ils veulent, en la laissant paraître ou en l’arrêtant à propos. Nous verrons ailleurs ce qu’ont fait en ce genre les jansénistes, obligés, d’après leur système, à garder le lien extérieur avec l’Église; quant aux protestants, ils ont presque réduit la Liturgie tout entière à la lecture de l’Écriture, accompagnée de discours dans lesquels on l’interprète par la raison. Quant au choix et à la détermination des livres canoniques, ils ont fini par tomber au caprice du réformateur, qui, en dernier ressort, décide non plus seulement du sens de la parole de Dieu, mais du fait de cette parole. Ainsi Martin Luther trouve que, dans son système de panthéisme, l’inutilité des oeuvres et la suffisance de la foi sont dogmes à établir, et dès lors il déclarera que l’Épître de saint Jacques est une épître de paille, et non une épître canonique, par cela seul qu’on y enseigne la nécessité des oeuvres pour le salut. Dans tous les temps, et sous toutes les formes, il en sera de même; point de formules ecclésiastiques ; l’Écriture seule, mais interprétée, mais choisie, mais présentée par celui ou ceux qui trouvent leur profit à l’innovation. Le piège est dangereux pour les simples, et ce n’est que longtemps après que l’on s’aperçoit qu’on a été trompé, et que la parole de Dieu, ce glaive à deux tranchants, comme parle l’Apôtre, a fait de grandes blessures, parce qu’elle était maniée par les fils de perdition.

    3° Le troisième principe des hérétiques sur la réforme de la Liturgie est, après avoir expulsé les formules ecclésiastiques et proclamé la nécessité absolue de n’employer que les paroles de l’Ecriture dans le service divin, voyant ensuite que l’Ecriture ne se plie pas toujours, comme ils le voudraient, à toutes leurs volontés, leur troisième principe, disons-nous, est de fabriquer et d’introduire des formules diverses, pleines de perfidie, par lesquelles les peuples sont plus solidement encore enchaînés à l’erreur, et tout l’édifice de la réforme impie sera consolidé pour des siècles.

    4° On ne doit pas s’étonner de la contradiction que l’hérésie présente ainsi dans ses oeuvres, quand on saura que le quatrième principe, ou si l’on veut la quatrième nécessité imposée aux sectaires par la nature même de leur état de révolte, est une habituelle contradiction avec leurs propres principes. Il en doit être ainsi pour leur confusion dans ce grand jour, qui vient tôt ou tard, où Dieu révèle leur nudité à la vue des peuples qu’ils ont séduits, et aussi parce qu’il ne tient pas à l’homme d’être conséquent; la vérité seule peut l’être. Ainsi, tous les sectaires, sans exception, commencent par revendiquer les droits de l’antiquité. Ils veulent dégager le christianisme de tout ce que l’erreur et les passions des hommes y ont mêlé de faux et d’indigne de Dieu; ils ne veulent rien que de primitif, et prétendent reprendre au berceau l’institution chrétienne. A cet effet, ils élaguent, ils effacent, ils retranchent; tout tombe sous leurs coups. Et lorsqu’on s’attend à voir reparaître dans sa première pureté le culte divin, il se trouve qu’on est encombré de formules nouvelles qui ne datent que de la veille et qui sont incontestablement humaines, puisque celui qui les a rédigées vit encore.
    Toute secte subit cette nécessité; nous l’avons vu chez les monophysites, chez les nestoriens; nous retrouvons la même chose dans toutes les branches de protestants. Leur affectation à prêcher l’antiquité n’a abouti qu’à les mettre en mesure de battre en brèche tout le passé, et puis ils se sont posés en face des peuples séduits, et leur ont juré que tout était bien, que les superfétations papistes avaient disparu, que le culte divin était remonté à sa sainteté primitive. Remarquons encore une chose caractéristique dans le changement de la Liturgie par les hérétiques. C’est que, dans leur rage d’innovation, ils ne se contentent pas d’élaguer les formules de style ecclésiastique qu’ils flétrissent du nom de parole humaine, mais ils étendent leur réprobation aux lectures et aux prières mêmes que l’Église a empruntées à l’Écriture; ils changent, ils substituent, ne voulant pas prier avec l’Église, s’excommuniant ainsi eux-mêmes, et aussi craignant jusqu’à la moindre parcelle de l’orthodoxie qui a présidé au choix de ces passage.

    5° La réforme de la Liturgie étant entreprise par les sectaires dans le même but que la réforme du dogme dont elle est la conséquence, il s’ensuit que, de même que les protestants se sont séparés de l’unité afin de croire moins, ils se sont trouvés amenés à retrancher, dans le culte, toutes les cérémonies, toutes les formules qui expriment des mystères. Ils ont taxé de superstition, d’idolâtrie, tout ce qui ne leur semblait pas purement rationnel, restreignant ainsi les expressions de la foi, obstruant par le doute et même la négation toutes les voies qui ouvrent sur le monde surnaturel. Ainsi plus de sacrements,, hors le baptême, en attendant le socinianisme qui en affranchira ses adeptes; plus de sacramentaux, de bénédictions, d’images, de reliques de saints, de processions, de pèlerinage, etc. Il n’y a plus d’autel, mais simplement une table; plus de sacrifice, comme dans toute religion, mais seulement une cène; plus d’église, mais seulement un temple, comme chez les Grecs et les Romains; plus d’architectures religieuse, puisqu’il n’y a plus de mystères; plus de peinture et de sculpture chrétiennes, puisqu’il n’y a plus de religion sensible ; enfin, plus de poésie dans le culte, qui n’est fécondé ni par l’amour, ni par la foi.

    6° La suppression des choses mystérieuses dans la Liturgie protestante devait produire infailliblement l’extinction totale de cet esprit de prière qu’on appelle onction dans le catholicisme. Un coeur révolté n’a point d’amour, et un cÅ“ur sans amour pourra tout au plus produire des expressions passables de respect ou de crainte, avec la froideur superbe du pharisien; telle est la Liturgie protestante. On sent que celui qui la récite s’applaudit de n’être pas du nombre de ces chrétiens papistes qui rabaissent Dieu jusqu’à eux par la familiarité de leur langage vulgaire.

    7° Traitant noblement avec Dieu, la Liturgie protestante n’a point besoin d’intermédiaires créés. Elle croirait manquer au respect dû à l’Être souverain, en invoquant l’intercession de la sainte Vierge, la protection des saints. Elle exclut toute cette idolâtrie papiste qui demande à la créature ce qu’on ne doit demander qu’à Dieu seul ; elle débarasse le calendrier de tous ces noms d’hommes que l’Eglise romaine inscrit si témérairement à côté du nom de Dieu ; elle a surtout en horreur ceux des moines et autres personnages des derniers temps qu’on y voit figurer à côté des noms révérés des apôtres que Jésus-Christ a choisis, et par lesquels fut fondée cette Eglise primitive, qui seule fut pure dans la foi et franche de tout superstition dans le culte et de tout relâchement dans la morale.

    8° La réforme liturgique ayant pour une de ses fins principales l’abolition des actes et des formules mystiques, il s’ensuit nécessairement que ses auteurs devaient revendiquer l’usage de la langue vulgaire dans le service divin. Aussi est-ce là un des points les plus importants aux yeux des sectaires. Le culte n’est pas une chose secrète, disent-ils. Il faut que le peuple entende ce qu’il chante. La haine de la langue latine est innée au coeur de tous les ennemis de Rome. Ils voient en elle le bien des catholiques dans tout l’univers, l’arsenal de l’orthodoxie contre toutes les subtilités de l’esprit de secte, l’arme la plus puissante de la papauté. L’esprit de révolte qui les pousse à confier à l’idiome de chaque peuple, de chaque province, de chaque siècle, la prière universelle, a, du reste, produit ses fruits, et les réformés sont à même tous les jours de s’apercevoir que les peuples catholiques, en dépit de leurs prières latines, goûtent mieux et accomplissent avec plus de zèle les devoirs du culte que les peuples protestants. A chaque heure du jour, le service divin a lieu dans les églises catholiques; le fidèle qui y assiste laisse sa langue maternelle sur le seuil; hors les heures de la prédication, il n’entend que des accents mystérieux qui même cessent de retentir dans le moment le plus solennel, au canon de la messe ; et cependant ce mystère le charme tellement, qu’il n’envie pas le sort du protestant, quoique l’oreille de celui-ci n’entende jamais que des sons dont elle perçoit la signification. Tandis que le temple réformé réunit, à grand’peine, une fois la semaine, les chrétiens puristes, l’Église papiste voit sans cesse ses nombreux autels assiégés par ses religieux enfants; chaque jour, ils s’arrachent à leurs travaux pour venir entendre ces paroles mystérieuses qui doivent être de Dieu, car elles nourrissent la foi et charment les douleurs. Avouons-le, c’est un coup de maître du protestantisme d’avoir déclaré la guerre à la langue sainte; s’il pouvait réussir à la détruire, son triomphe serait bien avancé. Offerte aux regards profanes, comme une vierge déshonorée, la Liturgie, dès ce moment, a perdu son caractère sacré, et le peuple trouvera bientôt que ce n’est pas trop la peine qu’il se dérange de ses travaux ou de ses plaisirs pour aller entendre parler comme on parle sur la place publique. Otez à l’Église française ses déclamations radicales et ses diatribes contre la prétendue vénalité du clergé, et allez voir si le peuple ira longtemps écouter le soi-disant primat des Gaules crier: Le Seigneur soit avec vous; et d’autres lui répondre : Et avec votre esprit. Nous traiterons ailleurs, d’une manière spéciale, de la langue liturgique.
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