Orfeo Vecchi – Tantum ergo / Pange lingua

Orfeo Vecchi (c. 1550 † 1604), maître de chapelle de Santa Maria alla Scala à Milan.
Tantum ergo / Pange lingua
4 voix mixtes (SATB).
2 pages.

Orfeo Vecchi fut nommé en 1580 par saint Charles Borromée comme maître de chapelle de Santa Maria alla Scala, alors l’une des plus importantes églises de Milan, édifice qui fut détruit au cours du XVIIIème siècle afin d’y édifier le fameux Théâtre de la Scala qui y tire son nom. A ce poste, qu’il occupa jusqu’à sa mort, il laissa une production abondante de musique sacrée qui fit de lui le musicien milanais le plus célèbre de son temps. Son œuvre témoigne de la volonté de traduire les principes musicaux de clarté et de dignité demandés par le Concile de Trente, il collabora de ce fait à l’œuvre immense de profonde Contre-Réforme catholique engagée par saint Charles Borromée à la tête de l’Archidiocèse de Milan, le plus vaste diocèse catholique d’Europe.

Ce Tantum ergo a capella, s’il continue d’être écrit dans le stile antico traditionnel, témoigne ainsi parfaitement des nouvelles exigences d’intelligibilité du texte demandés à Trente.

Nous le présentons sur la forme de deux partitions :

  • le Tantum ergo originel de l’auteur, où la même polyphonie s’adapte aux deux dernières strophes de l’hymne Pange lingua
  • une réadaptation de cette même polyphonie aux strophes de l’hymne Pange lingua, aux fins de créer une alternance régulière avec le plain-chant usuel (à prendre sur une tonique de Fa# au lieu du Mi habituel)

Voici le texte de cette hymne et sa traduction française du XVIIIème siècle :

Pange lingua gloriósi
Córporis mystérium,
Sanguinísque pretiosi,
Quem in mundi prétium
Fructum ventris generosi
Rex effúdit géntium.
Chante, chante ma langue, un mystère terrible,
Mystère aux sens inaccessible,
Du corps rempli de gloire, & du sang précieux,
Que, pour prix infini de l’univers coupable,
Versa le monarque adorable.
Fruit d’un très chaste sein d’une fille des cieux,
Nobis datus, nobis natus
Ex intácta Vírgine,
Et in mundo conversátus,
Sparso verbi sémine,
Sui moras incolátus
Miro clausit órdine.
Ce roi se donne à nous ; le Verbe né du Père,
Nait pour nous d’une Vierge mère :
Et parmi les mortels, mortel passe ses jours :
Il sème dans les cœurs sa parole féconde ;
Et près de partir de ce monde,
Par un ordre admirable il achève son cours.
In suprémæ nocte cœnæ,
Recúmbens cum frátribus,
Observáta lege plene
Cibis in legálibus,
Cibum turbæ duodénæ
Se dat suis mánibus.
Assis avec les siens, la nuit qui fut suivie
De la triste fin de sa vie,
Il accomplit la loi dans ce dernier festin,
En mangeant de l’agneau la Pâque désirée,
A ceux de la troupe sacrée,
Se donne, en pain vivant, Lui-même de sa main.
Verbum caro, panem verum
Verbo carnem éfficit :
Fitque sanguis Christi merum,
Et si sensus déficit,
Ad firmándum cor sincérum
Sola fides súfficit.
Du Verbe, rendu chair, la parole ineffable
Rend le pain sa chair véritable,
Et le vin se transforme au sang de notre roi ;
Et quoique tous les sens combattent ce mystère,
Pour affermir un cœur sincère
Il suffit de l’armer d’une invincible foi.
Tantum ergo Sacraméntum
Venerémur cérnui :
Et antíquum documéntum
Novo cedat rítui :
Præstet fides suppleméntum
Sénsuum deféctui.
Adorons avec crainte au pied de cette table,
Un sacrement si vénérable ;
Et que l’ancienne loi cède aux nouveaux présents,
Que la vérité même en efface les ombres ;
Et que nos yeux étant sombres,
Notre foi nous éclaire au défaut de nos sens.
Genitóri, Genitóque
Laus et jubilátio,
Salus, honor, virtus quoque
Sit et benedíctio :
Procedénti ab utróque
Compar sit laudátio.

Amen.
Au Dieu Père éternel, au Fils, égal au Père,
Louange en ce jour salutaire,
Gloire, chant d’allégresse, honneur, force, grandeur :
Qu’ils soient bénis sans cesse, & qu’on bénisse encore
L’Esprit Saint que le ciel adore,
Dieu procédant des deux, souffle brûlant de leur cœur. Ainsi soit-il.

Les premières mesures de cette partition :

Tantum ergo - Orfeo Vecchi

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Dirigatur du VIème ton

Réalisation : Henri Adam de Villiers .
Pendant les encensements de l’offertoire : Dirigatur du IVème ton.
4 voix mixtes (SATB).
1 page.

Plusieurs provinces de France (Normandie, Champagne) connaissaient sous l’Ancien Régime l’usage de psalmodier avec antienne par le chœur les versets du psaume 140 que le Missel romain fait réciter secrètement au célébrant pendant que celui-ci encense l’autel & les oblats à l’offertoire. Nous avons repris cet usage (encore bien vivant en Normandie au XXème siècle) à Saint-Eugène – Sainte-Cécile pour les dimanches après la Pentecôte, en faisant en sorte que le ton sur lequel nous chantons le Dirigatur s’accorde avec celui de l’offertoire de la messe du jour. Les antiennes – facilement reprises par le peuple – sont celles transmises par la tradition normande (de simples psalmodies un peu plus ornées), ou bien – à leur instar – ont été recomposées à partir d’anciens tons de psalmodies ornées autrefois en usage en France (comme ici pour ce Dirigatur du VIème ton, où l’antienne a été reprise d’une ancienne psalmodie oratorienne). Les versets du psaume sont chantés en faux-bourdons parisiens à quatre parties, dans lesquels la teneur grégorienne est chanté par l’une des voix (ici celle du dessus, mais on peut échanger également les parties de dessus & de taille). Ce faisant, les fidèles sont progressivement familiarisés avec les huit tons de l’octoèque grégorien, surtout dans les paroisses où ils ont peu l’habitude de psalmodier les offices.

Plain chant, texte & traduction :
Dirigatur du VIème ton

R/. Que ma prière, Seigneur, s’élève comme l’encens devant toi.
(les fidèles sont invités à reprendre ce répons avec la schola).
V/. Elevátio mánuum meárum * sacrifícium vespertínum. V/. L’élévation de mes mains soit un sacrifice vespéral.
V/. Pone, Dómine, custódiam ori meo * et óstium circumstántiæ lábiis meis. V/. Mets Seigneur une garde à ma bouche, et une barrière sur la porte de mes lèvres.
V/. Non declínes cor meum in verba malítiæ * ad excusándas excusatiónes in peccátis. V/. Ne laisse pas dévier mon cœur à des paroles de malice, cherchant des excuses aux œuvres d’iniquité.
V/. Glória Patri, et Fílio, * & Spirítui Sancto. V/. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.
V/. Sicut erat in princípio, & nunc, & semper : * & in sæcula sæculórum. Amen. V/. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Les premières mesures de cette partition :

Dirigatur du 6ème ton

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Chanoine Huet / Chanoine Roussel – Chez nous, soyez Reine

Mélodie du chanoine Huet († 1948)
Harmonisation du chanoine Gaston Roussel (1913 † 1985), maître de chapelle de la cathédrale de Versailles, curé de Port-Marly
Chez nous, soyez Reine.
4 voix mixte (SATB).
2 pages – Fa Majeur.

Le chanoine Roussel, l’un des plus fameux musicien d’Eglise de la seconde moitié du XXème siècle, a beaucoup œuvré pour la formation musicale et liturgique du clergé & des fidèles, ainsi que pour la redécouverte du patrimoine artistique français du Grand Siècle, en particulier en redécouvrant les grands motets de Michel-Richard de Lalande. Il a laissé un grand nombre de compositions, en particulier de cantiques harmonisés à 4 voix, dont l’un des plus célèbre est ce « Chez nous, soyez Reine ».

Dans son harmonisation, le chanoine Roussel a placé au ténor la mélodie du refrain (écrite par le chanoine Huet).

Voici le texte de ce cantique à la Sainte Vierge :

R/. Chez nous, soyez Reine,
Nous sommes à vous,
Régnez en souveraine
Chez nous, chez nous.
Soyez la Madone
Qu’on prie à genoux,
Qui sourit et pardonne
Chez nous, chez nous.
1. L’Archange qui s’incline
Vous loue au nom du ciel,
Donnez la paix divine
A notre cœur mortel.
2. Vous êtes notre Mère,
Portez à votre Fils
La fervente prière
De vos enfants chéris.
3. Gardez, ô Vierge pure,
O Cœur, doux entre tous,
Nos âmes sans souillure,
Nos cœurs vaillants et doux.
4. Dites à ceux qui peinent
Et souffrent sans savoir,
Combien lourde est la haine,
Combien doux est l’espoir.
5. Lorsque la nuit paisible
Nous invite au sommeil,
Près de nous invisible,
Restez jusqu’au réveil.
6. Par vous que votre vie
Soit digne des élus,
Et notre âme ravie,
Au ciel verra Jésus.
7. Soyez pour nous la reine
De douce charité
Et bannissez la haine
De toute la cité.
8. A notre heure dernière
Accueillez dans les cieux,
A la maison du Père,
Notre retour joyeux.

Les premières mesures de cette partition :

Chanoine Huet & Chanoine Roussel - Chez nous, soyez Reine

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Domine, salvam fac Galliam – Prière pour la France du Ier ton en faux-bourdon parisien

Arrangements Henri Adam de Villiers.
Prière pour la France : Domine, salvam fac Galliam du Ier ton en faux-bourdon parisien.
3 voix égales (TBB) ou 4 voix mixtes (SATB).
1 page – Ré mineur.

Sous l’Ancien Régime, la prière pour les autorités publiques utilisait le dernier verset du Psaume 19 : Domine, salvum fac Regem, & exaudi nos in die qua invocaverimus te. L’Empire transforma ce verset en Domine, salvum fac imperatorem nostrum Napoleonem, la République en Domine, salvam fac Rem Publicam. Le XXème siècle a chanté également Domine, salvum fac gentem Francorum. Le texte que nous utilisons, Domine, salvam fac Galliam – Seigneur, sauvez la France était déjà en usage au XIXème siècle.

De tradition, ce verset est chanté le dimanche à la grand’messe à la fin de la communion (uniquement le dimanche à partir du XXème siècle), ainsi qu’aux saluts du Très-Saint Sacrement. Il a été psalmodié sur divers tons, les Vème & VIème tons ayant eu aux XVIIIème & XIXème siècles les plus grandes faveurs. A Saint-Eugène, nous chantons ordinairement (sauf aux grandes fêtes) le Domine salvam fac dans le ton de l’antienne de communion qui le précède immédiatement. Le faux-bourdon parisien employé se retrouve dans de nombreuses éditions liturgiques de ce diocèse depuis le XVIIIème siècle. Il est néanmoins beaucoup plus ancien.

Le rythme de cette prière pour la France s’inspire directement de celui utilisé par Charles Gounod dans sa Messe solennelle de sainte Cécile (où le te final est considéré comme enclitique et déplace l’accent tonique d’invocavérimus). D’autres solutions rythmiques ont été utilisées du XVIIème au XIXème siècle pour la cadence finale.

Dans le faux-bourdon à 4 voix, les parties de dessus et de taille sont interchangeables.

Les premières mesures de cette partition :

Domine, salvam fac Galliam - Prière pour la France du Ier ton en faux-bourdon parisien

 

Dómine, salvam fac Gálliam : *
Et exáudi nos in die
qua invocavérimus te. (ter).
Seigneur, sauve la France,
Et exauce-nous au jour
où nous t’invoquerons.

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Dirigatur du Vème ton

Réalisation : Henri Adam de Villiers .
Pendant les encensements de l’offertoire : Dirigatur du Vème ton.
4 voix mixtes (SATB).
1 page – Ré Majeur.

Plusieurs provinces de France (Normandie, Champagne) connaissaient sous l’Ancien Régime l’usage de psalmodier avec antienne par le chœur les versets du psaume 140 que le Missel romain fait réciter secrètement au célébrant pendant que celui-ci encense l’autel & les oblats à l’offertoire. Nous avons repris cet usage (encore bien vivant en Normandie au XXème siècle) à Saint-Eugène – Sainte-Cécile pour les dimanches après la Pentecôte, en faisant en sorte que le ton sur lequel nous chantons le Dirigatur s’accorde avec celui de l’offertoire de la messe du jour. Les antiennes – facilement reprises par le peuple – sont celles transmises par la tradition normande (de simples psalmodies un peu plus ornées), ou bien – à leur instar – ont été recomposées à partir d’anciens tons de psalmodies ornées autrefois en usage en France (comme ici pour ce Dirigatur du IVème ton). Les versets du psaume sont chantés en faux-bourdons français à quatre parties, dans lesquels la teneur grégorienne est chanté par l’une des voix (ici celle du dessus, mais on peut échanger également les parties de dessus & de taille). Pour ce Dirigatur du Vème ton, nous avons utilisé une psalmodie oratorienne très populaire autrefois, et un faux-bourdon à l’usage de l’Eglise de Nîmes (1834). Ce faisant, les fidèles sont progressivement familiarisés avec les huit tons de l’octoèque grégorien, surtout dans les paroisses où ils ont peu l’habitude de psalmodier les offices.

Plain chant, texte & traduction :
5ème ton

R/. Que ma prière, Seigneur, s’élève comme l’encens devant toi.
(les fidèles sont invités à reprendre ce répons avec la schola).
V/. Elevátio mánuum meárum * sacrifícium vespertínum. V/. L’élévation de mes mains soit un sacrifice vespéral.
V/. Pone, Dómine, custódiam ori meo * et óstium circumstántiæ lábiis meis. V/. Mets Seigneur une garde à ma bouche, et une barrière sur la porte de mes lèvres.
V/. Non declínes cor meum in verba malítiæ * ad excusándas excusatiónes in peccátis. V/. Ne laisse pas dévier mon cœur à des paroles de malice, cherchant des excuses aux œuvres d’iniquité.
V/. Glória Patri, et Fílio, * & Spirítui Sancto. V/. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.
V/. Sicut erat in princípio, & nunc, & semper : * & in sæcula sæculórum. Amen. V/. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Les premières mesures de cette partition :

Dirigatur du Vème ton

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Henry du Mont – Ab initio & ante sæcula

Henry du Mont (1610 † 1684), sous-maître de la chapelle royale, maître de la musique de la Reine, organiste de Saint-Paul & du duc d’Anjou.
Ab initio & ante sæcula – petit motet à deux voix pour la Sainte Vierge
2 voix mixtes ou égales (AT ou SA) & basse continue.
4 pages.

Parmi ses fameux Cantica Sacra, véritables petits bijoux publiés chez Ballard en 1652 et réédités en 1662, Henry du Mont met en musique ici un texte tiré de l’Ecclésiastique, chapitre XXIV, verset 14, qui chante la Sagesse de Dieu, & que la liturgie romaine applique aux fêtes de la Sainte Vierge. Ce verset constitue en particulier le capitule des vêpres de la Bienheureuse Vierge Marie.

Voici le texte de ce petit motet et sa traduction française :

Ab inítio & ante sæcula creáta sum, & usque ad futúrum sæculum non désinam, & in habitatióne sancta coram ipso ministrávi. Alleluya. Dès le commencement & avant les siècles j’ai été créée, & jusque dans la suite des siècles je ne cesserai point d’être, & dans la maison sainte, devant lui, j’ai exercé mon ministère. Alleluia.

Nous vous proposons la partition d’Henry du Mont dans sa tonalité originelle de Ut Majeur pour Altus & Tenor, ainsi que dans une transposition un ton plus haut en Ré Majeur.

Les premières mesures de cette partition :

Ab initio et ante sæcula - Henry du Mont

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[pwal id= »108630798″ description= »Henry du Mont – Ab initio et ante sæcula »]Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF – ton originel en La mineur – Ut Majeur
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Ab initio et ante sæcula d'Henry du Mont - Cantica Sacra - édition de 1652

Ab initio et ante sæcula d’Henry du Mont – Cantica Sacra – édition de 1652 – La partie de l’Altus vel Superius.

Domine, salvam fac Galliam – Prière pour la France du IIIème ton en faux-bourdon parisien

Arrangements Henri Adam de Villiers.
Prière pour la France : Domine, salvam fac Galliam du IIIème ton en faux-bourdon parisien.
3 voix égales (TBB) ou 4 voix mixtes (SATB).
1 page – Mi bémol Majeur.

Sous l’Ancien Régime, la prière pour les autorités publiques utilisait le dernier verset du Psaume 19 : Domine, salvum fac Regem, & exaudi nos in die qua invocaverimus te. L’Empire transforma ce verset en Domine, salvum fac imperatorem nostrum Napoleonem, la République en Domine, salvam fac Rem Publicam. Le XXème siècle a chanté également Domine, salvum fac gentem Francorum. Le texte que nous utilisons, Domine, salvam fac Galliam – Seigneur, sauvez la France était déjà en usage au XIXème siècle.

De tradition, ce verset est chanté le dimanche à la grand’messe à la fin de la communion (uniquement le dimanche à partir du XXème siècle), ainsi qu’aux saluts du Très-Saint Sacrement. Il a été psalmodié sur divers tons, les Vème & VIème tons ayant eu aux XVIIIème & XIXème siècles les plus grandes faveurs. A Saint-Eugène, nous chantons ordinairement (sauf aux grandes fêtes) le Domine salvam fac dans le ton de l’antienne de communion qui le précède immédiatement. Le faux-bourdon parisien employé se retrouve dans de nombreuses éditions liturgiques de ce diocèse depuis le XVIIIème siècle. Il est néanmoins beaucoup plus ancien.

Le rythme de cette prière pour la France s’inspire directement de celui utilisé par Charles Gounod dans sa Messe solennelle de sainte Cécile (où le te final est considéré comme enclitique et déplace l’accent tonique d’invocavérimus). D’autres solutions rythmiques ont été utilisées du XVIIème au XIXème siècle pour la cadence finale.

Dans le faux-bourdon à 4 voix, les parties de dessus et de taille sont interchangeables.

Les premières mesures de cette partition :

Domine salvam fac Galliam du 3ème ton en faux-bourdon parisien

 

Dómine, salvam fac Gálliam : *
Et exáudi nos in die
qua invocavérimus te. (ter).
Seigneur, sauve la France,
Et exauce-nous au jour
où nous t’invoquerons.

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