Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la fête de tous les saints

Page de garde d'un martyrologe romainSaint-Eugène, le dimanche 1er novembre 2026, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres, salut du Très-Saint Sacrement & vêpres des morts à 17h45.

Catéchisme sur la fête de tous les saints

Aujourd’hui, bien-aimés frères, nous célébrons, dans l’allégresse d’une solennité commune, la fête de tous les Saints. Leur société réjouit les cieux, leur protection console la terre, leur triomphe couronne la sainte Église. Plus la profession de leur foi a été ferme dans les tourments, plus ils ont d’éclat dans la gloire. Car la violence du combat s’augmentant, l’honneur des combattants s’est aussi accru. Les diverses tortures du martyre rehaussent le triomphe, et des souffrances plus affreuses ont procuré de plus délicieuses récompenses. Notre mère l’Église catholique, répandue au loin dans tout l’univers, à qui Jésus-Christ, son chef, apprit par son exemple à ne craindre ni les outrages, ni les croix, ni la mort, s’est de plus en plus fortifiée, non par la résistance, mais par la patience. Pour encourager toutes ces légions d’illustres athlètes, jetés en prison comme des criminels, et pour les animer tous à soutenir le combat avec la même ardeur et un courage égal, elle leur a inspiré la sainte ambition d’un glorieux triomphe.
Sermon de saint Bède le Vénérable, prêtre, IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

A la messe :

  • Vénération des reliques de l’église : antienne Angeli, archangeli
  • Procession d’entrée : orgue
  • Propre grégorien du jour
  • Kyrie IV – Cunctipotens Genitor Deus
  • Gloria IV
  • Epître : Apocalypse VII, 2-12 : Je vis ensuite une grande multitude que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue. Ils se tenaient debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, et ayant des palmes dans leurs mains.
  • Séquence parisienne : Sponsa Christi, quæ per orbem – selon la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Evangile : Matthieu V, 1-12 : Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice ; parce que le royaume des cieux est à eux.
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : orgue
  • Sanctus IV
  • Après la Consécration :
  • Agnus Dei IV
  • Pendant la communion : orgue
  • Ite missa est IV
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Chantons les combats – texte de l’Abbé Jean-Baptiste Marduel (1763 † 1848), vicaire de Saint-Roch, chanoine des cathédrales de Lyon & de Paris (in Nouveau Recueil de cantiques sur les principales vérités de la foi et de la morale à l’usage du diocèse de Lyon, 1805) – musique : Henri Adam de Villiers

IIndes vêpres de la Toussaint suivies du salut du Très-Saint Sacrement et des vêpres des morts. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : ave verum, VIème ton – Prose du Très-Saint Sacrement du XIVème siècle, attribuée au pape Innocent VI († 1362)
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Maria, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – mélodie du Ier ton en usage dans le diocèse de Nancy
  • Chant d’action de grâces : O salutaris hostia sacra – motet au Très-Saint Sacrement, pour les défunts – plain-chant musical de François de La Feillée (Méthode de plain-chant de 1748)

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Programme de la fête de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi

Christ en gloire, miniature du XIIIème siècleSaint-Eugène, le dimanche 25 octobre 2026, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La fête du Christ-Roi a été instituée par le Pape Pie XI le 11 décembre de l’Année Sainte 1925 par l’encyclique Quas Primas, écrite non seulement dans le contexte de l’avènement du communisme athée en Russie mais aussi pour combattre le développement moderne du laïcisme occidental. Ainsi au Mexique, l’élection en 1924 de Plutarco Elías Calles sonnait le début de la persécution contre l’Eglise et les prémices d’une formidable résistance chrétienne, qui se concrétisera par la Guerre des Cristeros. La fête a été placée par le Pape Pie XI au dimanche qui précède la fête de la Toussaint, afin de montrer le lien existant entre la royauté du Christ et son épanouissement par la sainteté de ses fidèles.

Quel intérêt pour le Roi des siècles de devenir le roi des hommes ? Le Christ n’est pas roi d’Israël pour lever un tribut, pour équiper une armée ou pour combattre des ennemis visibles, mais pour gouverner les âmes, pour veiller à leur salut éternel, et pour conduire au royaume des cieux ceux qui croient, espèrent et aiment. Pour le Fils de Dieu égal au Père, Verbe « par qui tout fut fait », c’est donc une condescendance de consentir à être roi d’Israël et non une promotion. C’est la marque de sa miséricorde, bien loin d’être un accroissement de pouvoir. II est au ciel le Seigneur des anges celui qui reçoit sur terre le nom de roi des Juifs… Mais le Christ n’est-il que roi des Juifs ? Ne l’est-il pas de toutes les nations ? — Bien sûr que si ! Il l’avait dit prophétiquement : « J’ai été constitué par Dieu roi sur Sion, sa montagne sainte, je publierai le décret du Seigneur. » Mais, puisqu’il s’agit de la montagne de Sion, on pourrait dire qu’il a été constitué roi des Juifs seulement, aussi les versets suivants déclarent-ils : « Le Seigneur m’a dit : tu es mon fils, c’est moi qui t’engendre aujourd’hui ; demande et je te donnerai les nations pour héritage et pour ta possession les confins de la terre.
Homélie de saint Augustin, prêtre, VIIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.

A la messe :

IIndes vêpres de la fête du Christ-Roi. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Christum Regem adoremus – Invitatoire des matines de la Fête-Dieu – Psaume 33 sur une ancienne psalmodie – IVème ton
  • Litanies du Sacré Cœur – mélodie de la litanie Kyrie rex sæculorum du XIIème, du Ier ton
  • Acte de consécration du genre humain au Sacré Cœur du Christ-Roi – indulgence plénière aux conditions ordinaires
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Tota pulchra es Maria – prose du XIVème siècle, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – mélodie du Ier ton en usage dans le diocèse de Nancy
  • Chant d’action de grâces : Christus vincit – plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse

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Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte – Pères du concile du VIIème concile œcuménique de Nicée II – ton 4

VIIème concile œcuménique de Nicée II, contre les iconoclastesParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 octobre 2026 du calendrier grégorien, 12 octobre 2026 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons en ce dimanche les saints Pères du septième concile œcuménique, second de Nicée, tenu en 787, réuni par l’impératrice Irène sous la présidence du patriarche de Constantinople Taraise, en présence des deux légats du pape Hadrien Ier pour régler la crise iconoclaste. Le concile réunit 365 évêques, dont 37 venaient d’Europe (principalement de Sicile). Les patriarches d’Alexandrie, d’Antioche et de Jérusalem – alors sous la domination musulmane – envoyèrent des locum tenens.

Le refus de l’icône par les iconoclastes n’était pas une hérésie anodine puisqu’elle équivalait de fait à un refus de l’Incarnation, puisque « le Christ est l’icône du Dieu invisible, le Premier Né de la création » (Colossiens I, 15). De plus la naissance de l’iconoclasme par la volonté impériale de Léon III l’Isaurien en 730 s’est faite probablement par contamination de la pensée islamique avec laquelle les byzantins étaient entrés en contact. Les Pères du second concile de Nicée demandent la restauration des images du Christ, de la Vierge et des saints qui aident la prière et permettent de communiquer avec le divin. L’image n’est pas le modèle qui y est figuré, mais la vénération rendue à l’image renvoie au modèle.

Voici la définition faite par les Pères du Concile de Nicée II :

Nous affirmons en toute certitude et justesse que, tout comme la représentation de la vénérable Croix source de vie, les icônes saintes et vénérables, qu’elles soient en peinture, en mosaïque ou en tout autre matériau approprié, devraient être exposées dans les saintes églises de Dieu, sur les objets et vêtements liturgiques, sur les murs ou sur des panneaux, dans les maisons et autres édifices, de même que les images de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, de la Vierge Marie, la sainte Mère de Dieu, des anges dignes d’honneur et de tous les saintes et dévotes personnes. Plus souvent celles-ci seront vues en tant que représentations figurées, plus les croyants s’élèveront et, se souvenant des personnes qui les ont inspirés, soupireront après leurs prototypes; de telle sorte que celles-ci doivent faire l’objet de vénération (προσκύνησις) mais non d’adoration (λατρεία), chose réservée par notre foi à Dieu seul. Nous nous devons de leur offrir encens et cierges comme nous le faisons à l’endroit de la vénérable Croix source de vie, aux livres des Évangiles et aux autres objets consacrés suivant l’ancienne tradition. C’est ainsi que l’honneur rendu aux icônes se transmet à ce que les icônes représentent de telle sorte qu’en vénérant les icônes, nous vénérons aussi les originaux. »

L’hérésie iconoclaste ne fut toutefois définitivement réglée que 56 ans plus tard, au moment du Triomphe de l’Orthodoxie le 11 marc 843, lorsque l’impératrice Théodora et le patriarche Méthode rétablirent la vénération des saintes icônes.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Kondakion : des Pères.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 4 & 4 tropaires de la 3ème du canon des saints Pères, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Les divins Pasteurs du troupeau, * ayant reçu du Christ cette révélation * que son Eglise indivise ne chancellera pas, * ont chassé, comme sectateurs de l’Antéchrist, ** de l’assemblée des croyants ceux qui voulaient l’ébranler.
8. Puisant aux sources du salut, * l’assemblée des Pères nettoya * les torrents troubles et chargés de boue ; * alors le peuple du Christ, assoiffé, ** put boire aux flots de leurs purs enseignements.
9. Dans l’illustre ville de Nicée, * contre les iconoclastes, ces gens détestables, * se tint le septième concile des amis du Christ * dont les empereurs Constantin et Irène ** se firent les défenseurs.
10. Qu’ils aillent au feu éternel, * les impies qui refusent de vénérer * la sainte icône de la Mère de Dieu * et de reconnaître qu’elle a mis au monde ** le Christ, homme et Dieu à la fois.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire des saints Pères de Nicée, ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu * qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux * et grâce à eux nous as tous conduits vers la vraie foi : ** Plein de miséricorde, gloire à toi.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des saints Pères, ton 6 : Le Fils qui s’est levé du Père comme un soleil * en deux natures est né d’une femme ineffablement ; * l’ayant connu, nous ne pouvons renier l’empreinte de ses traits, * mais la reproduisons pour la vénérer fidèlement; * c’est pourquoi l’Eglise, conservant la vraie foi, ** baise l’icône du Christ incarné.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
Des saints Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel 3, 26).

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 203) II, 16-20.
Ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi.
Des Pères : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.
Souvenez-vous de vos conducteurs, qui vous ont prêché la parole de Dieu ; et considérant quelle a été la fin de leur vie, imitez leur foi.

Лк., 30 зач., VII, 11–16. Свв. отцов: Ин., 56 зач., XVII, 1–13.

Alleluia
Des saints Pères, ton 1 :
℣. Le Seigneur, le Dieu des dieux, a parlé, et il a appelé la terre depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant. (Psaume 49, 1).
℣. Assemblez devant lui tous ses saints, qui font alliance avec lui pour lui offrir des sacrifices. (Psaume 49, 5).
De la Mère de Dieu :
℣. Ecoute, ma fille, regarde & tends l’oreille (Psaume 44, 11).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 30) VII, 11-16.
En même temps le mort se leva en son séant, et commença à parler ; et Jésus le rendit à sa mère.
Des Pères : Jean (§ 56) XVII, 1-13.
J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. (Psaume 32, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la fête de saint Luc, évangéliste

Saint Luc - miniature des Grandes Heures d'Anne de BretagneSaint-Eugène, le dimanche 17 octobre 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45. Mémoire du XXIème dimanche après la Pentecôte à la messe & aux vêpres.

Luc était originaire d’Antioche et était médecin (cf. Colossiens IV, 14 – il exerçait donc toujours son art au moment où saint Paul écrivit cette épître). Il est probable qu’il n’était pas juif mais prosélyte (les Pères l’ont déduit de la lecture du chapitre IV de l’Epitre aux Colossiens, où saint Paul, après avoir cité les noms de plusieurs disciples, dit au verset 11 que ceux-là sont du nombre des circoncis ; puis il énumère une nouvelle liste de disciples, dont saint Luc : de là saint Jean Chrysostome, comme beaucoup d’autres Pères au témoignage de saint Jérôme, ont inféré que Luc n’était pas juif de naissance).

Certains Pères de l’Eglise, à la suite d’Origène, ont identifié saint Luc avec Lucius qui est cité à la fin de l’Epître aux Romains (XVI, 21) et qui y est décrit par saint Paul comme l’un de ses parents (la latinisation du nom de Luc qu’on voit dans l’Epître aux Romains y trouverait son parallèle avec la latinisation dans le même texte de Silas en Sylvanus). Cette identification n’a toutefois pas été retenue par les Ménées grecs ni par la liste des 72 disciples de saint Hippolyte de Rome, qui font de ce Lucius parent de saint Paul un personnage distinct de l’Evangéliste, et premier évêque de Laodicée en Syrie (fête le 22 avril).

Les Ménées grecs font de saint Luc un des 72 disciples du Christ et on le trouve ainsi en 15ème position dans la liste qui parait avoir été établie par saint Hippolyte de Rome. Cette opinion est soutenue par Adamance au début du IVème siècle puis par saint Epiphane. Certains, comme saint Grégoire le Grand, estiment que Luc était le disciple compagnon de Cléophas auquel le Christ apparait à Emmaüs le jour de sa résurrection. Toutefois, saint Irénée l’appelle le disciple des Apôtres, et Tertullien précise qu’il a reçu l’Evangile par saint Paul, laissant entendre donc qu’il n’a pas été un disciple direct du Christ. Cette dernière opinion semble corroborée par les premiers versets de l’Evangile de Luc, où celui-ci précise qu’il s’est informé auprès de témoins oculaires directs avant d’écrire son évangile, ce qui laisse entendre qu’il ne fut pas lui-même un témoin direct de la prédication et de la résurrection du Christ. Cette dernière opinion est celle d’Eusèbe, de saint Jérôme, de saint Augustin et de Théodoret.

Après sa conversion, Luc devint le compagnon de saint Paul dans l’évangélisation. Dans les Actes des Apôtres, il se met à employer la première personne du pluriel à partir du verset 10 du chapitre XVI, ce qu’il n’avait pas fait antérieurement :

« Nous nous disposâmes à passer en Macédoine, ne doutant point que Dieu ne nous y appelât pour y prêcher l’Évangile. »

Luc a donc dû rejoindre Paul à Troade en l’an 51, peu de temps après le départ de saint Barnabé, juste avant donc que leur petite troupe apostolique ne passe en Macédoine. Saint Irénée, dénombrant les voyages que Luc fit en compagnon de Paul, met ce voyage en premier. Après avoir séjourné avec Paul à Philippe de Macédoine, ils parcoururent ensemble les villes de la Grèce. Saint Paul nomme plusieurs fois saint Luc comme le compagnon de ses travaux, comme son coopérateur (cf. Philémon 24 et II Timothée IV, 11). Parfois, Paul envoya Luc comme légat, comme vers l’an 56 où il l’envoie avec Tite à Corinthe pour régler les affaires complexes de cette Eglise.

Cultivé & lettré tant en grec qu’en araméen (n’oublions pas que son métier de médécin suppose une excellente éducation), Luc rédigea le IIIème évangile ainsi que sa suite, les Actes des Apôtres : le style y est exact, pur, élégant. Comme les Actes des Apôtres s’arrêtent deux ans après l’arrivée de Paul à Rome, il y a lieu de penser que les deux ouvrages ont été rédigés avant l’an 63. Selon la tradition romaine, l’église Sainte-Marie-in-via-Lata est édifiée sur l’emplacement où Paul et Luc résidaient à Rome lorsque les Actes des Apôtres furent achevés.

L’évangile de saint Luc, même s’il fut rédigé en tenant compte des témoins oculaires des évènements, reflète aussi probablement la prédication de saint Paul, donc Luc était l’assistant, de façon étroite. On notera une certaine conformité des expressions dont tous les deux se sont servis en rapportant le récit de l’institution de l’Eucharistie (Luc XXII, 17 et I Corinthiens XI, 23-25) et l’apparition de Jésus-Christ à saint Pierre (Luc XXIV, 34 & I Corinthiens XV, 5). Son évangile est riche des récits de l’Incarnation, ce qui corrobore la tradition selon laquelle la Sainte Vierge connut saint Luc (une tradition rapporte aussi l’existence de portraits de la Vierge peints par saint Luc – la plus ancienne mention en est faite par l’historien Théodore Lecteur vers l’an 518 qui rapporte qu’on envoya de Jérusalem à l’Impératrice Pulchérie un portrait de la Sainte Vierge peint par saint Luc). La parabole de l’Enfant prodigue lui est propre également.

L’évangile de Luc fut peut-être édité avant son envoi par Paul comme légat avec Tite à Corinthe vers 56, comme pourraient l’indiquer les versets 18 & 19 du chapitre VIII de la seconde Epître aux Corinthiens :

Nous avons envoyé aussi avec lui notre frère qui est devenu célèbre par l’Évangile dans toutes les Églises ; et qui de plus a été choisi par les Églises pour nous accompagner dans nos voyages, et prendre part au soin que nous avons de procurer cette assistance, pour la gloire du Seigneur, et pour seconder notre bonne volonté.

Outre l’évangile et les Actes des Apôtres – qui se présentent comme deux volets du même ouvrage destiné à un certain Théophile (l' »Ami de Dieu » – la plupart des Pères ont considéré très tôt qu’il s’agissait d’une figure de style et non d’un personnage réel), saint Clément d’Alexandrie et saint Jérôme ajoutent que saint Luc a également traduit en grec l’Epître de saint Paul aux Hébreux. Il est vrai que le style littéraire de cet ouvrage se démarque beaucoup des autres épîtres de saint Paul, mais c’est de fait un élément favorable en faveur de son authenticité : alors que les autres épîtres étaient dictées directement en grec par saint Paul (leur style plus simple témoignent d’une dictée orale), celle pour les Hébreux a vraisemblablement été dictée en araméen, puis posément et ultérieurement traduite en grec par un assistant de Paul (fort probablement saint Luc) : le traducteur ayant plus de temps pour l’établissement de son texte, celui-ci est plus ciselé et plus littéraire, au contraire du style plus oral des autres épîtres de saint Paul.

Après avoir accompagné Paul à Rome pour son ultime voyage, Luc mourut martyr en Grèce, selon certains en Achaïe, selon d’autres à Thèbes en Béotie, à un âge fort avancé (84 ans selon saint Jérôme & les Ménées).

Les Grecs comme les Latins font la fête de saint Luc le 18 octobre. Notons que l’antique martyrologe hiéronymien indique lui une fête de saint Luc le 21 septembre et marque le 18 octobre comme la date d’une translation de ses reliques en Orient

Pourtant ce n’est pas le 18 octobre mais le 3 mars 357 que l’empereur Constance, fils de Constantin, fit transporter le corps de saint Luc à Constantinople et le fit déposer sous l’autel de l’église des Saints-Apôtres, auprès des saintes reliques des Apôtres André et Timothée. On distribua alors quelques portions de ces reliques de saint Luc : saint Gaudence de Bresse en procura à son église, saint Paulin en mit dans l’église de Saint-Félix à Nole et dans une autre à Fondi. A Constantinople même, une reconnaissance de ces reliques eut lieu sous l’empereur Justinien lorsque ce dernier entrepris de reconstruire la basilique des Saints-Apôtres construite par l’empereur Constantin et achevée sous son fils Constance. Saint Grégoire le Grand, apocrisiaire à Constantinople, apporta le chef de saint Luc à Rome (avec un bras de saint André) et déposa ces précieuses reliques dans l’église du monastère de Saint-André. D’autres reliques de saint Luc furent partagées au Mont-Athos et en Italie. Toutefois, lorsque le fanatisme des Turcs s’attacha à détruire la basilique impériale des Saints-Apôtres de Constantinople en 1461, le restant des reliques de l’Apôtre et Evangéliste fut jeté dans le Bosphore (du côté européen) avec des centaines d’autres ossements provenant des nombreux tombeaux des empereurs, patriarches et notables qui ornaient cette basilique-nécropole, parmi lesquels les restes mortels des empereurs saint Constantin, Justinien et Basile II.

A la messe :

  • Procession d’entrée : Grand Jeu – Pierre du Mage (1674 † 1751), conseiller du Roi, organiste de la collégiale royale de Saint-Quentin puis de la cathédrale de Laon
  • Ordinaire : Messe brève « Aux Chapelles » de Charles Gounod (1818 † 1893)
  • Epître : II Corinthiens VIII, 16-24 : Nous avons envoyé aussi avec lui notre frère qui est devenu célèbre par l’Évangile dans toutes les Églises ; et qui de plus a été choisi par les Églises pour nous accompagner dans nos voyages, et prendre part au soin que nous avons de procurer cette assistance, pour la gloire du Seigneur, et pour seconder notre bonne volonté.
  • Evangile : Luc X, 1-9 : Ensuite le Seigneur choisit encore soixante et douze autres, qu’il envoya devant lui, deux à deux, dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Laudate Dominum (Psaume CXVI) de Charles Gounod
  • Préface des Apôtres & Evangélistes
  • A l’Elévation : O salutaris hostia de la Messe brève « Aux Chapelles » de Charles Gounod
  • Pendant la communion : Sicut cervus – Charles Gounod (Psaume XLI, 2)
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Après le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : Carillon de Westminster – Louis Vierne (1870 † 1937), organiste de Notre-Dame de Paris

A la sortie de la messe, vente de gâteaux, rafraichissements, petite brocante par la Schola Sainte Cécile pour financer l’orchestre pour la fête de sainte Cécile le 22 novembre prochain.

https://www.youtube.com/channel/UCIz1_vK-gfwd26Q3cIvDxPg

IIndes vêpres de la fête de saint Luc avec mémoire du XXIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme de la messe de Requiem pour M. l’Abbé Paul Aulagnier

M. l'Abbé Paul Aulagnier, ibpSaint-Eugène, le samedi 17 octobre 2026, Requiem solennel de 11h.

Né le 25 Mai 1943 à Ambert (Puy-de-Dôme), l’abbé Aulagnier entre en 1964 au Séminaire Français de Rome, juste à la fin de la dernière session du Concile Vatican II. A la Grégorienne, il passe sa licence de philosophie, rencontre Mgr Lefebvre qu’il suit dans la fondation de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X à Fribourg et à Ecône.

Ordonné prêtre par Mgr Lefebvre le 17 octobre 1971, il est son supérieur du District de France pour la FSSPX de 1976 à 1994, ainsi qu’assistant du Supérieur Général de 1969 à 2002.

Ne partageant pas les idées de Mgr Fellay, il quitte la FSSPX, puis fonde, en 2006, l’Institut du Bon Pasteur, avec l’abbé Laguérie, l’abbé Héry, l’abbé de Tanoüarn et l’abbé Forestier. Il installe le séminaire saint Vincent de Paul à Courtalain et en est recteur quelques années. Ce séminaire accueille aujourd’hui une cinquantaine de séminaristes.

Deux ans avant son rappel à Dieu, il sauve de la ruine le Couvent Saint-Paul à Thiviers (Périgord) et en fait une maison de retraites spirituelles (Exercices spirituels de saint Ignace, retraites mariales, accueil de pèlerins) et un préséminaire, afin de permettre aux jeunes appelés à la vocation de mieux discerner et d’apprendre le latin, voire le français, le séminaire ayant une portée internationale.

Ce requiem solennel est célébré au 55ème anniversaire de son ordination sacerdotale.

L’après-midi, un cycle de conférences sera proposé au Centre Saint-Paul, par les fondateurs de l’Institut du Bon Pasteur, le Séminaire Saint Vincent de Paul – Institut du Bon Pasteur et les prêtres qui lui ont succédé au Couvent Saint-Paul à Thiviers, son dernier projet.

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Programme de la solennité de saint Denys, premier évêque de Paris, & ses compagnons Rustique, prêtre, & Eleuthère, diacre, martyrs

saint Denis portant sa tête - Maître de Sir John Fastoff (c. 1430 - 1440), Getty MuseumSaint-Eugène, le dimanche 11 octobre 2026, messe solennelle de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Saint Denis est le premier évêque de Paris, il mourut martyr avec ses compagnons saint Rustique, prêtre, et saint Eleuthère, diacre.

Selon le texte le plus ancien de sa Passion, mise en forme vers l’an 500, Denys a été envoyé de Rome en Gaule comme évêque missionnaire par le pape saint Clément, troisième successeur de saint Pierre, de 88 à 97. Denys parvient à Paris avec un groupe de disciples évangélisateurs, parmi lesquels on compte saint Rustique, saint Eleuthère, saint Eugène (martyrisé à Deuil-la-Barre) et saint Yon (martyrisé à Chastres-sous-Montlhéry, aujourd’hui Arpajon). A Paris, Denys construit la première cathédrale, prêche la foi véritable aux habitants et les convertit au Christ. Les autorités romaines ne tardent pas à remarquer son action. Soumis à un interrogatoire, Denys et ses compagnons se déclarent chrétiens et sont mis à mort, décapités par le glaive du bourreau. Selon la tradition, les trois saints souffrirent le martyre à Montmartre (= le Mont des Martyrs). Pour empêcher que leurs dépouilles ne soient jetés dans la Seine, une aristocrate romaine encore païenne, Catulla, décide de s’en emparer par la ruse et de les ensevelir dans un champ de sa propriété au Nord de Lutèce. La tombe de saint Denys devint très tôt lieu de pèlerinage et de nombreux chrétiens se firent ensevelir au plus près de celle-ci dès la paix de l’Eglise survenue au IVème siècle sous le règne de Constantin. Sainte Geneviève fit construire vers 520 une première église sur la sépulture de saint Denys, qui devint par la suite l’Abbaye royale de Saint-Denis, lieu de sépulture des rois de France.

Fête double de 1ère classe dans l’archidiocèse de Paris, elle surpasse le XXème dimanche après la Pentecôte, ainsi que la fête de la Maternité de la Sainte Vierge, dont on fait mémoire.

A la messe :

IIndes vêpres de la solennité de saint Denys avec mémoire du XXème dimanche après la Pentecôte et de la fête de la Maternité de la Sainte Vierge. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme de la fête du Très-Saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge Marie

La victoire de Lépante peinte par Paul VéronèseSaint-Eugène, le dimanche 4 octobre 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Cette fête de Notre-Dame du Très-Saint-Rosaire célèbre l’éclatante victoire navale obtenue le 7 octobre 1571 à Lépante (dans le golfe de Patras, en Grèce) par les armées chrétiennes de la Sainte Ligue, conduite par don Juan d’Autriche, contre les Turcs, pourtant très largement supérieurs en nombre, mais qui subissent une écrasante défaite : les Ottomans perdent plus de 30 000 hommes (sans compter ceux qui sont massacrés à terre par les Grecs révoltés), 192 de leurs vaisseaux sont capturés ou coulés (sur les 273 engagés) contre seulement une douzaine pour les chrétiens. 15 000 forçats chrétiens sont aussi libérés de leurs fers. Il s’agit probablement de la plus importante bataille navale de l’histoire.

Avant la bataille, afin d’implorer la protection céleste sur la flotte, le pape saint Pie V avait ordonné un jubilé solennel, un jeûne et la prière publique du Rosaire.

Le soir de la bataille, le pape va brusquement de son bureau à la fenêtre, où il semble contempler un spectacle. Puis il se retourne et dit aux prélats qui l’entourent : « Allons rendre grâce à Dieu : notre armée est victorieuse ». C’était le 7 octobre un peu avant 5 heures du soir, à l’heure où don Juan, victorieux, s’agenouillait sur le pont de son navire pour remercier Dieu de sa protection. La nouvelle de la victoire ne devait parvenir à Rome que 19 jours plus tard, le 26 octobre, confirmant ainsi la révélation faite au souverain pontife.

En commémoration de la glorieuse victoire de Lépante, Pie V ajoute aux Litanies de la très Sainte Vierge, une invocation supplémentaire : Auxilium christianorum, ora pro nobis – Secours des chrétiens, priez pour nous. Le Pape institue aussi la fête liturgique de Notre-Dame de la Victoire et fait insérer au Martyrologe romain à la date du 7 octobre la mention suivante :

« Mémoire de sainte Marie de la Victoire, que le souverain pontife Pie V ordonna de renouveler chaque année, à cause de l’insigne victoire navale remportée ce jour-là par les chrétiens sur les Turcs, grâce au secours de la Mère de Dieu. »

Grégoire XIII renouvelle en 1573 l’ordonnance de saint Pie V, ajoutant que désormais la fête aura lieu tous les premiers dimanches d’octobre, dans toutes les églises où se trouve un autel ou une chapelle sous l’invocation de Notre-Dame du Saint-Rosaire, et qu’elle portera désormais ce même nom. Répondant à l’instante prière de la Reine Marie-Anne, le pape Clément X étend en 1671 la fête du Saint-Rosaire à toute l’Espagne, sans condition. Clément XI étend en 1716 la fête du Saint-Rosaire à toute l’Eglise, en mémoire de la victoire obtenue en 1715 par Charles VI sur les Turcs, en Hongrie. Le 11 septembre 1887, Léon XIII ordonne de célébrer dans toute l’Eglise, sous le rite de seconde classe, ladite solennité et l’office de Notre-Dame du Rosaire fixé au premier dimanche d’octobre, en sorte que cette fête ne puisse être transférée à un autre jour, si ce n’est en cas d’occurrence d’un office de rite supérieur. La réforme de saint Pie X la fixe au 7 octobre en 1914, mais le 1er dimanche d’octobre reste le jour propre de la solennité externe de la fête.

Guglielmo Caccia (Il Moncalvo), Notre-Dame du Rosaire, circa 1608« Il est un rite pieux selon lequel, contre les dangers que court le monde, on récite l’Ave Maria autant de fois qu’il y a de psaumes de David, en faisant précéder chaque dizaine de l’Oraison dominicale. Avec notre Autorité apostolique, Nous approuvons ce Psautier de la Vierge. Chaque jour, le Rosaire procure des avantages aux chrétiens. » Urbain IV († 1264)
« Le Rosaire est le fouet du démon. » Adrien VI († 1523).
« Le Rosaire est un moyen donné par le Ciel pour apaiser la colère de Dieu. » Grégoire XIII (1573)
« Le Rosaire est un moyen merveilleux pour détruire le péché et recouvrer la grâce de Dieu. » Grégoire XIV († 1591)
« Le Rosaire est le trésor des grâces. » Paul V († 1621)
« Le Rosaire est le remède souverain aux erreurs et aux vices. » Benoît XII († 1730)
« Grande est la force d’une armée qui tient en main non l’épée mais le Rosaire. » Pie IX († 1878)

A la sainte messe :

  • Procession d’entrée: Litanies de la Sainte Vierge – Chant de Besançon
  • Introït – Inclina Domine (ton i.)
  • Kyriale : Missa IX Cum Iubilo – mémoire du XVIIème dimanche après la Pentecôte
  • Epître : Proverbes VIII, 22-24 & 32-35 : Le Seigneur m’a possédée au commencement de ses voies ; avant qu’il créât aucune chose, j’étais dès lors.
  • Graduel – Propter veritatem (ton v.)
  • Alleluia – Solemnitas gloriosæ Virginis Mariæ (ton vii.)
  • Evangile : Luc I, 26-38 : L’ange étant entré où elle était, lui dit : Je vous salue, ô pleine de grâce ! le Seigneur est avec vous : vous êtes bénie entre les femmes.
  • Credo III
  • Offertoire – In me gratia (ton viii.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Ave Maria – Thomas Louis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie puis improvisation à l’orgue
  • Après la Consécration : O salutaris géorgien – Sur l’air de « Shen Khar Venakhi » – « Tu es la vigne » – chant géorgien de l’école de Kakhétie – adaptation : Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Magnificat VIII – Claudin de Sermisy (1490 † 1562), sous-maître de la chapelle royale, cha-noine de la Sainte Chapelle
  • Communion – Florete flores (ton i.)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Au dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : O Marie, ô Mère chérie – Monsieur Flavien Martineau, prêtre de Saint-Sulpice (1830 † 1887)

IIndes vêpres de la solennité du Très-Saint Rosaire avec mémoire du XIXème dimanche après la Pentecôte & de saint François d’Assise, confesseur. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O sacrum convivium du VIIème ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1830.
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Tota pulchra es Maria, prose du Ier ton.
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium du Ier ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Laudate Dominum – Psaume CXVI du IInd ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1861.

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Programme du pèlerinage paroissial à la basilique Notre-Dame de Liesse

Notre-Dame de LiesseBasilique Notre-Dame de Liesse (Place Carnot
02350 Liesse-Notre-Dame), le samedi 3 octobre 2026, grand’messe en rit romain traditionnel à 12h de la fête de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus & de la Sainte Face, patronne en seconde de la Franc, secondes vêpres de la fête de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (mémoire du Ier dimanche d’octobre & de saint François d’Assise) & salut du Très-Saint Sacrement à 16h.

La basilique Notre-Dame de Liesse est l’un des plus anciens et des plus illustres sanctuaires marials du nord de la France. Pendant plusieurs siècles, rois et reines de France vinrent nombreux s’agenouiller devant la Vierge noire qui y est vénérée, faisant de Liesse l’un des grands pèlerinages mariaux du royaume.

L’origine du sanctuaire remonte à l’année 1134. Trois frères originaires des environs de Laon, Jehan, seigneur d’Eppes, Hector, seigneur de Marchais, et Henri, chevaliers partis combattre en Terre Sainte, avaient été faits prisonniers et conduits en captivité en Égypte. Le sultan aurait chargé sa fille Ismérie de les détourner de la foi chrétienne. Les chevaliers lui parlèrent au contraire de la Sainte Vierge et, selon la tradition, une image de la Mère de Dieu tenant l’Enfant Jésus leur fut miraculeusement apportée.

Touchée par la grâce, Ismérie se convertit. La Vierge délivra miraculeusement les captifs et les ramena avec la jeune princesse jusque dans leur pays natal. Parvenus non loin de Marchais, ils s’endormirent ; à leur réveil, ils se trouvèrent transportés avec la statue aux environs de leur demeure. Lorsque les chevaliers voulurent reprendre leur chemin, l’image de la Sainte Vierge devint si pesante qu’il fut impossible de la déplacer : on comprit que Notre Dame avait choisi elle-même le lieu où elle voulait être honorée.

Une première chapelle fut donc élevée pour abriter la statue miraculeuse. Les grâces obtenues par l’intercession de la Sainte Vierge y attirèrent bientôt une multitude de pèlerins. Le nom même de Liesse, qui signifie joie et allégresse, resta attaché à Notre Dame et à son sanctuaire.

L’édifice actuel, élevé à partir du XIVème siècle et agrandi au XVème, constitue un remarquable ensemble de gothique flamboyant. Son chœur date du XIVème siècle. Le sanctuaire reçut par la suite de nombreux embellissements offerts par les souverains et les grandes familles du royaume.

Car Notre-Dame de Liesse devint très tôt un pèlerinage privilégié des rois de France. La tradition y fait venir Louis VII dès le XIIème siècle. Charles VI, Charles VII, Louis XI, François Ier, Henri II, Henri III, Louis XIII et Louis XIV, ainsi que de nombreuses reines et princesses, vinrent successivement prier aux pieds de Notre Dame.

Louis XI y vint à plusieurs reprises et fonda une messe perpétuelle célébrée chaque samedi. François Ier, prisonnier après la désastreuse bataille de Pavie en 1525, invoqua Notre-Dame de Liesse et vint lui rendre grâce après sa libération.

La dévotion de la famille royale à Liesse fut particulièrement éclatante au XVIIème siècle. Marie de Médicis offrit en 1610 le magnifique maître-autel de style Renaissance italienne qui orne encore le sanctuaire. Louis XIII et Anne d’Autriche, longtemps privés d’héritier, vinrent eux aussi supplier Notre Dame. Le roi fit notamment un don destiné à la construction de la sacristie, qui porte toujours son nom. Après la naissance du futur Louis XIV, la famille royale continua de manifester sa reconnaissance envers le sanctuaire.

Louis XIV vint lui-même plusieurs fois en pèlerinage à Liesse. Ainsi, pendant plusieurs siècles, l’histoire du sanctuaire se confond-elle avec celle de la France chrétienne : les souverains y venaient demander à la Mère de Dieu sa protection sur leur famille, leurs peuples et leur royaume.

Le sanctuaire conserve encore plusieurs précieux témoignages de cette histoire. Le jubé de marbre noir et blanc, élevé au début du XVIIème siècle, sépare la nef du chœur. Dans celui-ci, au-dessus du maître-autel, se trouve la Vierge noire de Liesse. On peut lire sur l’autel cette belle invitation du psaume :

SERVITE DOMINO IN LÆTITIA
Servez le Seigneur dans la joie.

Et sur l’arc triomphal :
TU LÆTITIA ISRAËL, TU HONORIFICENTIA POPULI NOSTRI
Vous êtes la joie d’Israël, vous êtes l’honneur de notre peuple.

Un autre remarquable ex-voto est suspendu aux voûtes de la basilique : le modèle du vaisseau Le Soleil Royal, offert en 1692 par l’amiral de Tourville en reconnaissance de la protection de Notre Dame au cours de ses combats sur mer.

La Révolution française interrompit brutalement cette longue histoire. En 1794, la statue vénérée depuis des siècles fut arrachée de son autel et brûlée. Des fidèles réussirent toutefois à recueillir ses cendres, qui furent conservées et placées par la suite sous les pieds de la nouvelle image de Notre Dame.

Au XIXème siècle, le pèlerinage connut un magnifique renouveau. Le 18 août 1857, avec l’autorisation du bienheureux pape Pie IX, la nouvelle statue de Notre-Dame de Liesse fut solennellement couronnée au milieu d’un immense concours de fidèles. La statue actuelle, sculptée en bois d’ébène, représente la Vierge en majesté portant l’Enfant Jésus. Sous ses pieds sont toujours conservées les cendres de l’antique image détruite pendant la Révolution.

En 1913, le pape saint Pie X accorda au sanctuaire le titre de basilique mineure, consacrant ainsi le rayonnement séculaire de ce haut lieu de la piété mariale française.

En souvenir de la conversion d’Ismérie, le sanctuaire de Liesse est devenu aujourd’hui un lieu de pélerinage d’anciens musulmans convertis à la foi chrétienne.

Notre pèlerinage paroissial nous conduit donc dans un sanctuaire où, depuis près de neuf siècles, des générations de pèlerins sont venues confier leurs joies, leurs épreuves, leurs familles et la France à la Mère de Dieu.

À notre tour, venons nous placer sous la protection de Notre-Dame de Liesse, Cause de notre joie, et lui confier notre paroisse et notre pays.

Notre-Dame de Liesse, priez pour nous !

A la sainte messe :

IIndes vêpres de la fête de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus avec mémoire des premières vêpres du XIXème dimanche après la Pentecôte, Ier d’Octobre, et de celles de saint François d’Assise, confesseur. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O sacrum convivium du VIIème ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1830.
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Sub tuum præsidium, du Ier ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1830.
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium du Ier ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Laudate Dominum – Psaume CXVI du IInd ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1861.

Cette messe et ces vêpres seront diffusées sur le compte TikTok de la Schola Sainte Cécile.

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Programme de la fête de la Dédicace de saint Michel Archange, patron en second de la France

Saint Michel Archange terrassant le dragonSaint-Eugène, le dimanche 28 septembre 2025, vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45. Le mardi 29 septembre à 19h, messe solennelle en rit romain traditionnel de 19h.

En 1424, l’Archange saint Michel se présente ainsi à sainte Jeanne d’Arc : « Je suis Michel, le protecteur de la France ».

Saint-Michel archange est le chef des armées angéliques ; son nom signifie Qui est comme Dieu ?. Il est cité à quatre reprises dans l’Écriture :

  1. Daniel X, 13 & 21 : Gabriel déclare à Daniel, lorsque celui-ci demande à Dieu de permettre la Juifs de retourner à Jérusalem : « Le prince du royaume des Perses m’a résisté vingt et un jours ; mais Michel, le premier d’entre les premiers princes, est venu à mon secours (…) Mais je t’annoncerai présentement ce qui est marqué dans l’écriture de la vérité ; et nul ne m’assiste dans toutes ces choses, sinon Michel, qui est ton prince.
  2. Daniel XII, 1 : l’ange parlant de la fin du monde et l’Antéchrist déclare : « En ce temps-là Michel, le grand prince, s’élèvera, lui qui est le protecteur des enfants de votre peuple ; et il viendra un temps tel qu’on n’en aura jamais vu un semblable, depuis que les peuples ont été établis jusqu’alors. En ce temps-là tous ceux de votre peuple qui seront trouvés écrits dans le livre, seront sauvés. »
  3. Epître de saint Jude 9 : « Cependant l’archange Michel dans la contestation qu’il eut avec le diable touchant le corps de Moïse, n’osa le condamner avec exécration ; mais il se contenta de dire : Que le Seigneur te réprime ». Saint Jude fait ici allusion à une ancienne tradition orale juive d’un différend entre Michel et Satan sur le corps de Moïse (Origène en parle dans son De Principiis III.2.2).
  4. Apocalypse XII, 7-9 : saint Jean évoque le grand combat eschatologique de Michel contre le diable : « Il y eut un grand combat dans le ciel : Michel et ses anges combattaient contre le dragon, et le dragon avec ses anges combattait contre lui. Mais ceux-ci furent les plus faibles ; et depuis ce temps-là ils ne parurent plus dans le ciel. Et ce grand dragon, cet ancien serpent qui est appelé le Diable et Satan, qui séduit tout le monde, fut précipité ; il fut précipité en terre, et ses anges avec lui. »

Suite à ces passages scripturaires, la tradition chrétienne attribue quatre offices à saint Michel : celui de lutter contre Satan, celui d’arracher les âmes des fidèles à la puissance de l’Ennemi, en particulier à l’heure de la mort, celui d’être le champion de l’Eglise militante, et en particulier des chevaliers chrétiens, enfin celui de conduire les âmes au jugement dernier (cf. l’offertoire de la messe des morts).

Dans le rit romain, la fête du 29 septembre est à l’origine la fête de la dédicace au Vème siècle d’une basilique située sur la via Salaria à 6 miles au Nord de Rome, dédiée à saint Michel & à tous les Anges, basilique qui disparut au cours du Xème siècle. Le Sacramentaire léonin place cette fête au 30 septembre sous le titre de Natale basilicae Angeli via Salaria et possède pas moins de cinq formulaires de messe pour ce jour, dont trois mentionnent explicitement saint Michel (les deux autres fêtant plus généralement tous les Anges). Le Sacramentaire gélasien donne la date du 29 septembre et appelle la fête S. Michaelis Archangeli tandis que le Sacramentaire grégorien l’appelle à la même date Dedicatio Basilionis S. Angeli Michaelis. Bien que conservant dans le missel romain l’antique titre de Dédicace de saint Michel Archange, la fête ne possède plus aucun caractère, ni au niveau des textes ni des rubriques, de fête de dédicace.

Les hymnes de l’office romain de ce jour ont été composée par saint Rhaban Maur de Fulda (c. 780 † 856), archevêque de Mayence. L’hymne des laudes mentionne en particulier les 3 archanges Michel, Gabriel & Raphaël.

Nous disons qu’il y a neuf ordres d’Anges. En effet, nous savons positivement par le témoignage de la sainte Écriture, qu’il y a : des Anges, des Archanges, des Vertus, des Puissances, des Principautés, des Dominations, des Trônes, des Chérubins et des Séraphins. Qu’il y ait des Anges et des Archanges, presque toutes les pages sacrées l’attestent ; quant aux Chérubins et aux Séraphins, il en est souvent question, comme on le sait, au livre des Prophètes. De plus, l’Apôtre saint Paul énumère les noms de quatre ordres dans ce passage de son Épître aux Éphésiens : « Au-dessus de toute Principauté, de toute Puissance, de toute Vertu, de toute Domination. » Il dit encore en écrivant aux Colossiens : « Soit les Trônes, soit les Puissances, soit les Principautés, soit les Dominations. » En joignant donc les Trônes aux quatre ordres dont il a parlé aux Éphésiens, on a cinq ordres ; et si l’on y ajoute les Anges et les Archanges, les Chérubins et les Séraphins, on trouve qu’il existe réellement neuf ordres d’Anges.
Sermon de saint Léon le Grand, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

A la sainte messe :

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Programme de la solennité de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, patronne secondaire de la France

Saint-Eugène, le dimanche 27 septembre 2026, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Mémoire du XVIIIème dimanche après la Pentecôte

Ayant lu dans la Sainte Écriture cette invitation : « Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi », elle voulut, dans son désir de plaire davantage au Très-Haut, devenir petite selon l’esprit, et, avec une confiance toute filiale, elle se livra pour toujours à Dieu, comme au plus aimant des Pères. Cette « voie de l’enfance spirituelle » selon la doctrine de l’Évangile, elle l’enseigna aux autres, spécialement aux novices qu’elle était chargée, par obéissance, de former aux vertus religieuses ; et ainsi, toute remplie d’un zèle apostolique, elle montra le chemin de la simplicité évangélique à un monde enflé d’orgueil et attaché aux vanités. Jésus, son Époux, l’enflamma profondément du désir de souffrir et dans son âme et dans son corps. Bien plus, considérant avec une extrême douleur, combien l’amour de Dieu est universellement rejeté, deux ans avant sa mort, elle s’offrit en victime à l’Amour très miséricordieux de Dieu. Alors, comme elle le rapporte elle-même, elle fut blessée d’une flamme du céleste feu. Enfin, consumée d’amour, ravie en extase, et murmurant avec une ferveur extrême : « Mon Dieu, je vous aime ! » elle s’envola vers son Époux, le trente septembre de l’année mil huit cent quatre-vingt-dix-sept, étant âgée de vingt-quatre ans. La promesse qu’elle avait faite en mourant, de faire tomber sur la terre une perpétuelle pluie de roses, dès son entrée au Ciel elle l’a réalisée, et la réalise encore de nos jours, par d’innombrables miracles. C’est pourquoi le Souverain Pontife Pie XI l’a inscrite parmi les Vierges Bienheureuses et deux ans après, au cours du grand jubilé il l’a solennellement placée au nombre des Saintes, puis constituée et déclarée Patronne spéciale de tous les Missionnaires. Pie XII, accédant aux vœux de tous les évêques de France a établi et déclaré que sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus serait auprès de Dieu patronne secondaire de toute la France.
Vie de sainte Thérèse, VIème leçon des vigiles nocturnes de sa fête, au second nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres de la solennité de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus avec mémoire du XVIIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O sacrum convivium du VIIème ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1830.
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Sub tuum præsidium, du Ier ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1830.
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium du Ier ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Laudate Dominum – Psaume CXVI du IInd ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1861.

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Sainte Thérèse secoure les soldats durant la Grande Guerre - Fusain de Pierre Léon Adolphe Annould de 1915.
Sainte Thérèse secoure les soldats durant la Grande Guerre – Fusain de Pierre Léon Adolphe Annould de 1915.