Programme du VIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 27 juillet 2014, grand’messe de 11h.

Vous les reconnaitrez à leurs fruits

Le Seigneur nous recommande d’évaluer aux fruits des œuvres les paroles de flatterie et les apparences de douceur et de n’apprécier personne tel qu’il se dépeint en paroles, mais bien tel qu’il se présente par ses actes ; car la rage du loup se couvre chez plus d’un de la peau du mouton. Les épines ne produisent, pas de raisins, ni les chardons des figues, et les arbres mauvais ne donnent pas de bons fruits : le Seigneur nous enseigne par là que la réalité des bonnes œuvres ne consiste pas en de telles apparences, et qu’il faut donc reconnaître chacun à ses fruits. Car ce n’est pas uniquement le zèle en paroles qui obtiendra le Royaume des Cieux et ce n’est pas celui qui dit : « Seigneur, Seigneur » qui en recueillera l’héritage.
Homélie de saint Hilaire, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

 

  • Procession d’entrée : Omnes gentes – Chœur de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), sous-maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV. Psaume XLVI, premier ton
  • Introït – Omnes gentes plaudite manibus (ton vi.)
  • Kyriale XI – Orbis factor
  • Epître : Romains VI, 19-23 : Car la mort est la solde et le payement du péché ; mais la vie éternelle est une grâce et un don de Dieu, en Jésus-Christ notre Seigneur.
  • Graduel – Convertere Domine aliquantulum (ton v.)
  • Alleluia – Omnes gentes plaudite manibus (ton i.)
  • Evangile : Matthieu VII, 15-21 : Ainsi tout arbre qui est bon, produit de bons fruits ; et tout arbre qui est mauvais, produit de mauvais fruits.
  • Credo I
  • Offertoire – Sicut in holocausto arietum (ton v.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du Vème ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Après la Consécration : O salutaris Hostia sur le ton du récitatif liturgique de la préface – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Jesu dulcedo cordium – motet de Francesco Soto de Langa (1534 † 1619), musicien de l’Oratoire de Rome – texte extrait du rythme du saint Nom de Jésus : « Jesu dulcis memoria », de Saint Bernard de Clairvaux (1099 – 1153)
  • Communion – Inclina aurem tuam (ton iv.)
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du IVème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Omnes gentes – antienne d’après Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand – versets du psaume 46 – 2ème ton
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    Programme du VIIème dimanche après la Pentecôte – dimanche des saints Pères des six premiers Conciles œcuméniques – ton 6

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 27 juillet 2014 du calendrier grégorien, 14 juillet 2014 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

    Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Ce dimanche étant celui qui tombe entre le 13 juillet & le 19 juillet, il y est fait mémoire des saints Pères des six premiers conciles œcuméniques :
    1. Nicée I (325),
    2. Constantinople I (381),
    3. Ephèse (431),
    4. Chalcédoine (451),
    5. Constantinople II (553),
    6. Constantinople III (680-681).

    Outre la fête de ce jour (fixée de fait au dimanche le plus proche du 16 juillet), le rit byzantin connait aussi d’autres fêtes liturgiques célébrant des conciles :

    • le dimanche après l’Ascension, il est fait mémoire des saints pères du premier concile de Nicée, ce qui correspond plus ou moins à l’ouverture de ce concile, qui s’est tenu du 20 mai au 25 août 325,
    • le dimanche le plus proche du 11 octobre, il est fait mémoire des saints pères du second concile de Nicée, septième œcuménique, (dont les conclusions anti-iconoclastes sont également célébrées le Ier dimanche de Carême, fête de l’Orthodoxie).

    Ces deux célébrations sont attestées au IXème siècle dans le typicon de la Grande Eglise.

    Cependant, la célébration de ce dimanche est la plus ancienne des trois fêtes des pères des conciles et remonte au 16 juillet 518. Au départ, elle n’est que la célébration de la fête du concile de Chalcédoine. En effet, après la mort de l’empereur monophysite Anastase et l’avènement de l’empereur orthodoxe Justin Ier, le peuple de Constantinople profita de la première apparition du nouveau souverain dans la Grande Eglise pour réclamer la destitution du patriarche Sévère d’Antioche & le rétablissement des actes du concile de Chalcédoine. Le patriarche Jean II de Constantinople proclama publiquement les décisions du concile de Chalcédoine le 15 juillet 518, et, à la demande du peuple, institua une fête solennelle le lendemain, 16 juillet 518, en l’honneur des pères du concile de Chalcédoine, auxquels on associa les saints pères des trois premiers conciles de Nicée, Constantinople & Ephèse. Plus tard, on y ajouta les 5ème et 6ème conciles œcuméniques, mais Nicée II eut sa célébration à part.

    Pour mémoire, rappelons ici brièvement les sujets abordés par chacun des 6 premiers conciles œcuméniques :

    1. Le premier concile de Nicée (325) condamne les erreurs d’Arius pour lequel le Christ est un demiurge, une créature intermédiaire entre Dieu et les hommes. Le concile rappelle l’incarnation de Dieu qui se fait homme en Jésus-Christ qui est fils de Dieu. Les pères rédigent un premier symbole de foi. Diverses questions de discipline ecclésiastiques sont aussi abordées, dont celle de la fixation de la date de Pâques.
    2. Le premier concile de Constantinople (381) condamne les erreurs de Macédonius & des Pneumatomaques qui niaient la divinité de l’Esprit-Saint. Les pères complètent le symbole de foi du premier concile, symbole qui sera dit dès lors de « Nicée-Constantinople ». Il rappelle aussi la prééminence de l’évêque de Rome, celui de Constantinople étant second dans la hiérarchie d’honneur dans l’Eglise.
    3. Le concile d’Ephèse (431) condamne les erreurs de Nestorius qui ne voyait dans le Christ aucune union de la nature divine avec la nature humaine, (pour lui, les deux natures étant séparées, Marie est simplement mère du Christ et ne peut donc être appelée Mère de Dieu). Le concile confirme l’appellation, ancienne & traditionnelle de « Mère de Dieu ».
    4. Le concile de Chalcédoine (451) condamne les erreurs d’Eutychès & des monophysites pour qui la nature humaine du Christ a été écrasée par la nature divine et a été absorbée par la divinité. Le concile rappelle que le Christ est parfaitement & pleinement Dieu et parfaitement & pleinement homme : il est une seule personne en laquelle sont unies deux natures, unies entre elles « sans confusion ni changement, sans division ni séparation ».
    5. Le second concile de Constantinople (553) condamne une seconde fois le nestorianisme, plus spécialement les écrits de Théodore de Mopsueste, de Théodoret de Cyr et d’Ibas d’Edesse (théologie dite des « trois chapitres »).
    6. Le troisième concile de Constantinople (680-681) condamne la maladroite doctrine née du patriarche Serge Ier de Constantinople qui tentait de réconcilier les monophysites avec l’Eglise en prétendant qu’il y avait bien deux natures dans le Christ mais que seule la volonté divine s’y exprimait. Le concile rappelle que la volonté humaine fait partie de la nature humaine et que le Christ n’en a donc pas été privé.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : des Pères.
    A sexte : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 6, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Pères :
    1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
    2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
    3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
    4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
    5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
    6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
    7. Que toute la terre soit dans la joie * et qu’exulte avec les Anges le ciel ** en mémoire des Pontifes du Christ.
    8. En la prairie de la sainte définition * de la foi orthodoxe cueillons et savourons ** les beaux fruits que nos saints Pères ont fait pousser.
    9. Pontifes, assiégeant la citadelle de l’erreur * avec les moyens de la foi, ** vous avez fait crouler les bastions de l’hérésie.
    10. Avec les sept conciles sacrés des saints pères, * tu as orné d’honneur l’Eglise, ô Christ, * éloignant d’elle les ténèbres de la déception ** par la lumière de ces sept phares.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
    2. Tropaire des saints Pères, ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu * qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux * et grace à eux nous as tous conduits vers la vraie foi : ** Dieu de miséricorde, Seigneur, gloire à toi.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion des saints Pères, ton 8 : Le Fils qui s’est levé du Père comme un soleil * en deux natures est né d’une femme ineffablement ; * l’ayant connu, nous ne pouvons renier l’empreinte de ses traits, * mais la reproduisons pour la vénérer fidèlement; * c’est pourquoi l’Eglise, conservant la vraie foi, ** baise l’icône du Christ incarné.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, ** notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 6 :
    R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
    V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi (Psaume 27, 1).
    Des saints Pères, ton 4 :
    R/. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel, 3, 26).

    Epîtres
    Du dimanche : Romains (§ 116) XV, 1-7.
    Que chacun de vous tâche de satisfaire son prochain dans ce qui est bon, et qui peut l’édifier.
    Des saints Pères : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 6 :
    V/. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
    V/. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
    Des saints Pères, ton 1 :
    V/. Seigneur, le Dieu des dieux, a parlé, et il a appelé la terre depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant (Psaume 49, 1).

    Evangiles
    Du dimanche : Matthieu (§ 33) IX, 27-35.
    Or Jésus allant de tous côtés dans les villes et dans les villages, enseignait dans leurs synagogues, et prêchait l’Évangile du royaume, guérissant toutes sortes de langueurs et de maladies.
    Des saints Pères : Jean (§ 56) XVII, 1-13.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Des saints Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. (Psaume 32, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

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    Psaume 150 – Laudate Dominum in sanctis ejus – mélodie de Valaam

    Henri Adam de Villiers (Adaptation) .
    Psaume 150 – Laudate Dominum in sanctis ejus – plain-chant du monastère de Valaam (Russie)
    4 voix mixtes (SATB).
    4 pages.

    Le fameux monastère de Valaam (Валаамский монастырь), dont la fondation remonte probablement au Xème-XIème siècles est situé sur l’île du même nom, sur le lac Ladoga en Carélie russe. Il possède sa propre tradition de plain-chant, dérivée du plain-chant Znammenny, avec usage d’ison.

    Le plain-chant utilisé ici est employé à Valaam pour le chant du polyéléos (l’équivalent des psaumes du 3ème nocturne des matines des dimanches & fêtes).

    Il a été adapté sur le psaume 150 de la Vulgate et constitue une conclusion possible pour une messe latine (rappelons que le psaume 150 est traditionnellement dit dans les prières d’action de grâces après la messe).

    On pourra varier les intensités sonores d’un verset à l’autre de ce psaume, ou faire chanter tel verset par deux des quatre voix (cf. l’enregistrement YouTube plus bas).

    Texte & traduction :

    Laudáte Dóminum in sanctis ejus, alleluia : *
    Laudáte eum in firmaménto virtútis ejus, alleluia.
    Louez le Seigneur dans son sanctuaire ; louez-le sur le trône inébranlable de sa puissance.
    Laudáte eum in virtútibus ejus, alleluia : *
    laudáte eum secúndum multitúdinem magnitúdinis ejus, alleluia.
    Louez-le dans les effets de sa vertu ; louez-le dans sa grandeur qui est infinie.
    Laudáte eum in sono tubæ, alleluia : *
    laudáte eum in psaltério & cíthara, alleluia.
    Louez-le au son de la trompette ; louez-le avec l’instrument à dix cordes & avec la harpe.
    Laudáte eum in tympano & choro, alleluia : *
    laudáte eum in chordis & órgano, alleluia.
    Louez-le avec le tambour & la flûte ; louez-le avec le luth & avec l’orgue.
    Laudáte eum in cymbalis benesonántibus, alleluia : † laudáte eum in cymbalis jubilatiónis, alleluia : *
    omnis spíritus laudet Dóminum, alleluia.
    Louez-le avec des timbales éclatantes ; louez-le avec des timbales de jubilation. Que tout ce qui a souffle loue le Seigneur.
    Glória Patri, & Fílio, alleluia *
    & Spirítui Sancto, alleluia.
    Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit.
    Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, alleluia *
    & in sæcula sæculórum. Amen, alleluia.
    Comme il était au commencement, & maintenant & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

    Les premières mesures de cette partition :

    Psaume150 - Laudate Dominum in sanctis ejus - plain-chant de Valaam

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    Psaume 150 - Laudate Dominum in sanctis ejus - chant de Valaam

    Messe du 20 juillet 2014 (VIème dimanche après la Pentecôte) à Saint-Eugène – Sainte Cécile (Paris IX) :

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    Le Psautier de Bea : un épisode presque oublié des réformes sous Pie XII

    Bréviaire de Pie XII avec le Psautier du cardinal BeaL’un des rares constats qui fait l’unanimité sur les différentes réformes de la liturgie des années 50-60 est qu’elles ont largement profité à une catégorie professionnelle : les éditeurs.

    Nous en trouvons une illustration caractéristique dans la révision de la traduction sous Pie XII, dont le résultat fut l’édition d’un nouveau bréviaire que tous les clercs ont acheté pour l’abandonner très vite et revenir à l’ancienne version pour cause d’impraticabilité.

    C’est la raison pour laquelle il est possible de trouver dans tous les vide-grenier et les librairies de seconde main de splendide bréviaire en reliure plein cuir et à la dorure intacte, mais avec une version latine des psaumes qui fut éphémère[1].

    Les différentes versions du psautier

    Saint Jérôme écrivant - Le Caravage (c 1605-1606)On date généralement du IIème siècle les premières traductions latines des textes bibliques, sur base de la LXX et des textes grecs qui constitueront plus tard le Nouveau Testament. On appelle généralement ces versions la Vetus latina, ou Veteres, selon que l’on considère qu’il y a eu une ou plusieurs traductions. Nous ne nous attarderons pas sur ce sujet ici. On considère que la version « européenne », sur base de textes venus d’Afrique, date du IVème siècle. Ce latin biblique est une langue spécifique, éloignée du latin classique, par souci de littéralisme et de respect des termes d’origine grecque ou hébraïque.

    Nous n’en possédons aucune version complète. On trouve çà et là des fragments, par exemple dans les citations de Cyprien de Carthage pour la version primitive. Pour les psaumes, dans la version dite européenne, la liturgie a gardé quelques citations dans les antiennes du missel romain, particulièrement certains introïts où l’on n’a pas remplacé le verset par la version de la Vulgate.

    A la fin du IVème siècle, saint Jérôme réalisa une rapide révision du psautier, sans doute à la demande du pape saint Damase. Le résultat fut le psautier que l’on appelle aujourd’hui « romain ». Son usage fut réduit à la ville de Rome, en dehors de laquelle il ne fut jamais adopté. Ce fut la version utilisée à la Basilique Saint-Pierre jusqu’à la réforme liturgique de Vatican II.

    Exilé en Orient, Jérôme fit une seconde révision qui donna le psautier dit gallican et une troisième à partir du texte hébreu. Le psautier gallican fut imposé à la chrétienté sous Charlemagne et devint la version utilisée dans la plupart des Offices monastiques ou locaux, pour devenir l’unique version après le Concile de Trente.

    Ainsi a langue de saint Jérôme devint-elle le texte familier de l’Eglise romaine dans le chant quotidien de l’Office divin et dans la plupart des textes de la messe.

    Une nouvelle traduction

    Augustin, Cardinal Bea, SJ (1881 - 1968) du titre de Saint SabasLe pontificat de Pie XII fut marqué, on le sait, par un regain d’intérêt pour l’étude de l’Ecriture sainte. C’est dans la foulée de ce mouvement que le pape s’inquiéta de la discordance entre le latin du psautier et la langue classique qu’apprenaient les clercs dans leur formation. Il émit alors l’idée d’une nouvelle traduction des psaumes en latin classique, dans le but d’une meilleure compréhension de la prière de l’Office divin par ceux qui y sont astreints.

    Il établit ainsi une Commission d’experts, dont le président était le Jésuite et futur Cardinal Augustin Bea, directeur de l’Institut biblique de Rome. C’est la raison pour laquelle on parle généralement du travail de la commission comme du Psautier de Bea.

    Le Cardinal Bea et Rabbi HeschelLa nouvelle traduction fut promulguée en 1945 par le Motu proprio In cotidianis precibus[2]. Le pape y explique que l’étude critique moderne de la Bible hébraïque et des différentes traductions ont permis, aujourd’hui, de retrouver à de nombreux endroits le sens original d’expression qui, dans la Vulgate, demeurait obscures. Il a donc demandé cette nouvelle traduction « proche du texte primitif et plus fidèle ». Il la voulait aussi « plus proche des écrits des Pères et des Docteurs. »

    Le Psautier de Bea n’était pas une révision des versions antérieures, mais une nouvelle traduction en latin classique à partir du texte hébreu. A titre d’illustration, nous livrons en appendice une excellente analyse comparative du premier verset du psaume I par Gregory di Pippo à partir des version de la Vulgate et de Bea.

    Un accueil mitigé

    Pie-XII sur la sedia gestatoriaLe but de la nouvelle version était louable : aider les clercs dans la prière de l’Office, par une meilleure compréhension des textes et ainsi favoriser leur intériorisation. Ainsi s’exprime le pape dans sa présentation :

    Nous espérons que dorénavant tous puiseront dans la récitation de l’Office divin de plus en plus de lumière, de grâce et de consolation qui les éclaireront et les pousseront, dans ces temps si difficiles que traverse l’Eglise, à imiter ces exemples de sainteté que présentent avec tant d’éclat les psaumes. Nous espérons qu’ils y trouveront de plus en plus de force et qu’ils seront stimulés à entretenir et à réchauffer ces sentiments d’amour de Dieu, de force intrépide, de pieuse pénitence que le Saint-Esprit fait lever dans les âmes à l’occasion de la lecture des psaumes.[3]

    La Cardinal Bea publia, deux ans plus tard, une brochure explicative du travail de la commission intitulé : Le nouveau psautier latin. Éclaircissements sur l’origine et l’esprit de la traduction.

    Son Eminence le cardinal BeaC’était compter sans la nature même du travail. Il s’agit en fait d’un travail d’érudition, de techniciens, élaboré en vase clos par des spécialistes. Ce reproche, souvent adressé aux réformes récentes, s’applique tout à fait à notre sujet.

    Les critiques ne se firent pas attendre. Les reproches majeurs pointaient du doigt un texte sorti de nulle part et le manque de familiarité avec la langue du nouveau psautier. Chacun s’accordait à y reconnaître un latin que n’aurait pas renié Cicéron, mais qui était très éloigné de la langue des Pères.

    Toute personne de formation classique moyenne pouvait désormais comprendre immédiatement le sens des versets, mais il y manquait la poésie et le rythme du beau texte de la Vulgate. On comprenait aussi que l’on troquait un texte séculaire, signe de continuité dans la prière de l’Eglise, pour un texte entièrement neuf.

    La conjonction entre la clarté de la langue et le renouvellement de la piété, désir principal du pape, était un échec. Adauget latinitatem, minuit pietatem, tel était, en résumé, l’opinion des commentateurs.

    Un autre reproche, à ce qui précède, concerne l’aspect pratique de la nouvelle traduction et les manques de correspondance avec d’autres parties du bréviaire. Des capitules mentionnaient un versait de psaume, mais selon la Vulgate. On avait en outre conservé l’ancienne traduction pour les besoins du chant, notamment dans les antiennes. Or, lorsque l’antienne reprenait un verset du psaume chanté, on lisait deux versions différentes. Voici deux exemples :

    Au deuxième nocturne des matines du dimanche, l’antienne du psaume est le premier verset :

    Exsurge, Domine Deus, exaltetur manus tua.

    Tandis que le psaume commence par :

    Exsurge, Domine Deux, extolle manum tuam.

    Le second, par contre, illustre mieux cette distorsion. Aux complies du dimanche, pour le psaume 4, l’antienne est le dernier verset du psaume :

    In pace in idipsum dormiam et requiescam.

    Tandis que le psaume dit :

    In pace, simul ac decubui, obdormisco.

    Frère Roger, prieur de Taizé, Max Thurian, le cardinal Bea et saint Jean XXIIILe pape Pie XII fit preuve de sagesse pastorale en encourageant seulement, mais sans l’imposer, la nouvelle traduction. Peu de communautés religieuses ou monastiques l’adoptèrent pour l’Office choral. Par contre, comme nous le disions plus haut, la plupart des clercs achetèrent la nouvelle édition du bréviaire et investirent dans une œuvre éphémère. Certains la gardèrent, d’autre retournèrent vite au texte de la Vulgate. Jean XXIII avait le psautier de Bea en horreur et, dès le début de son pontificat, refusa son utilisation lors des liturgies pontificales. Lorsqu’en 1962, une édition révisée du bréviaire fut publiée, on reprit le texte antique, donnant ainsi un coup de grâce au travail de la Commission.

    Que reste-t-il ?

    Le concile Vatican II - 11 octobre 1962 : entrée de saint Jean XXIII porté sur la sedia gestatoriaLe travail fourni par les membres de la commission fut énorme. Cela rend d’autant plus triste l’échec de cet épisode, que Grégory di Pippo appelle « l’un des plus insipides du pontificat de Pie XII ».

    Qui parle encore aujourd’hui du Psautier de Bea, sinon quelques historiens de la liturgie qui le mentionnent brièvement ? Cette révision n’a même pas été prise en compte par la réforme du Concile. Sacrosanctum Concilium parle d’une révision en cours, et qui doit être menée à bonne fin. Le document fait allusion au travail commencé qui devait mener à la publication de la Néo Vulgate.

    La traduction des psaumes de cette dernière est une révision de la traduction de la Vulgate à la lumière du texte hébreu. C’est elle qui a été insérée dans les éditions de 1972 et de 1985 du nouvel Office, Liturgia Horarum.

    C’est ainsi qu’un long et minutieux travail est réduit aujourd’hui au rang d’une anecdote. Une question s’impose : malgré les bonnes intentions qui ont présidé à ce projet, ce travail était-il nécessaire ? N’a-ton pas simplement cédé à la mode du moment et, déjà, au mythe du « tout comprendre » ?

    Ecclésiastique au lutrinLes psaumes sont un trésor de l’Eglise qui a rythmé sa vie de prière au long des siècles. Ils sont connus de ceux qui les récitent chaque jour et du peuple chrétien. Le texte antique de saint Jérôme a accompagné pendant des siècles la Vox Ecclesiae ad Christum et la Vox Christi ad Patrem. Son antiquité et sa poésie n’ont-elles pas aidé, plus que tout autre élément, à la prière et à l’édification dans l’Eglise ? La rapide désuétude dans laquelle est tombé le Psautier de Bea semble le montrent bien.

    On peut formuler la même remarque à propos de la Néo-Vulgate dans Liturgia horarum. Pourquoi, ici aussi, avoir préféré le nouveauté à la continuité ? Même si, dans ce cas, l’édition typique latine était avant tout destinée à la traduction (avec les heurs et les malheurs que l’ont sait) et si peu nombreuses sont les personnes astreintes à l’Office qui utilisent cette version.

    Appendice

    Le Psaume 1 - Beatus vir - Psautier de saint LouisPsaume I, v. 1

    Voici la version de la Vulgate :

    Beatus vir qui non abiit in consilio impiorum et in via peccatorum non stetit et in cathedra pestilentiae non sedit.

    Heureux l’homme qui ne suit pas le conseil des impies, qui ne prend pas le chemin des pécheurs et s’assied pas dans le siège de la malice.

    Mis à part le mot pestilentiæ, la Vulgate est une traduction littérale du texte de la LXX et du texte hébreu. Les auteurs de la LXX firent preuve d’une certaine liberté dans la traduction du mot hébreu lētsīm (des railleurs) par loimōn (des malsains). La traduction latine originale était encore plus libre, elle traduit loimōn par pestilentiæ. Saint Jérôme n’a pas modifié la version traditionnelle dans sa révision, mais sans sa traduction Iuxta hebræos il parle de cathedra derisorum (le siège des railleurs).

    Voici la version du Psautier de Bea:

    Beatus vir qui non sequitur consilium impiorum, et in viam peccatorum non ingreditur, et in conventu protervorum non sedet.

    Heureux l’homme qui ne suit pas le conseil des impies, qui n’entre pas dans le chemin des pécheurs, ni ne s’assied en compagnie des railleurs.

    Sequitur consilium impiorum, et in viam peccatorum non ingreditur exprime le même concept que abiit in consilio et in via peccatorum non stetit, mais d’un style plus classique. Le passage du parfait au présent n’est pas heureux, car en latin et en hébreu (comme l’aoriste en grec) peut exprimer à la fois une notion récurrente ou une notion générale (l’usage gnomique du temps), ce qui est l’intention du psalmiste. Le mot cathedra, emprunté au grec, a été substitué au latin convenu, en hébreu mōshab (s’asseoir ensemble). Plus parlant encore comme exemple de classicisme, lētsīm est traduit par superborum (les orgueilleux). L’adjectif protervus, avec ses dérivés, se retrouve huit fois plus dans les œuvres d’Ovide, et cinq fois plus dans celles d’Horace que dans la traduction de saint Jérôme. En fin de compte, la version finale des LXX, la Vetus latina et l’oeuvre de saint Jérôme sont extrêmement littérales et hébraïsantes, tandis que le Psautier de Bea semble une paraphrase latine.

    **********

    Notes :    (↵ reviens au texte)
    1. BREVIARIUM ROMANUM, ex decreto SS. Concilii Tridentini restitutum. S. Pii V Pontificis Maximi iussu editum aliorumque Pontt. Recognitum cura. Pii Papæ X auctoritate reformatum cum nova versione psalterii Pii Papa XII auctoritate editi.
    2. Pie XII, In cotidianis precibus, 1945.
    3. Ibidem, § 8
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    Enregistrement : sainte messe du VIème dimanche après la Pentecôte

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    Les vidéos YouTube de ce dimanche :

    La Multiplication des Pains (1721) - Bartolomeo Letterini (1669 † 1748)

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    Quicumque baptizati sumus in Christo – répons pascal gallican – plain-chant de Verneuil

    Quicumque baptizati sumus in Christo - plain-chant de Verneuil - 01

    Quicumque baptizati sumus in Christo - plain-chant de Verneuil - 02

    Quicumque baptizati sumus in Christo - plain-chant de Verneuil - 03

    Quicumque baptizati sumus in Christo - plain-chant de Verneuil - 04

    Le répons Quicumque baptizati sumus in Christo a été très populaire en France au XVIIème & XVIIIème siècles où il servait pour les processions des vêpres stationales du jour de Pâques. Le texte du répons proprement dit est tiré de l’Epître aux Romains (VI, 3) et – conformément à l’usage français, se combine ici au chant d’un psaume, le psaume 113 sur une psalmodie ornée, entre les versets duquel s’intercale un antique double Alleluia en guise de refrain.

    Source : Salut solemnel pour le renouvellement des vœux du baptême. A l’usage de l’Eglise Paroissiale de Notre-Dame de Verneuil. Verneuil, 1751. In-8°. (7) & 18 pages. 198×122.

    Ce très original opuscule a été rédigé par un certain Vente & dédié à Monsieur Luneau, curé de Verneuil-sur-Avre en Normandie. Cette para-liturgie combine un salut du Saint-Sacrement avec les psaumes processionnels des vêpres stationales pascales, autour de l’idée moderne du renouvellement des vœux du baptême (qui sera reprise par Bugnini & les réformistes des années 1950), maladroite tentative de faire revivre l’antique coutume de la Pâque anotine.

    Traductions :

    Quicúmque baptizáti sumus in Christo Jesu, in morte ipsius baptizáti sumus. Consepúlti enim sumus cum illo per baptísmum in mortem : ut quómodo Christus surréxit a mórtuis per glóriam Patris, ita & nos in novitáte vitæ ambulémus. Alleluia. Nous tous qui avons été baptisé en Jésus-Christ, nous avons été baptisés en sa mort. Nous avons été ensevelis avec lui par le baptême, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, qu’ainsi nous aussi nous marchions dans une nouvelle vie. Alléluia.
    In éxitu Israel de Ægypto, *
    domus Jacob de pópulo bárbaro.
    Lorsqu’Israël sortit d’Egypte, la maison de Jacob du milieu d’un peuple barbare,
    R/. Alleluia, alleluia. R/. Alléluia, alléluia.
    Facta est Judæa sanctificátio ejus, *
    Israel potéstas ejus.
    Juda est devenu son sanctuaire, Israël sa puissance.
    Mare vidit, & fugit : *
    Jordánis convérsus est retrórsum.
    La mère le vit & s’enfuit ; le Jourdain retourna en arrière.
    Montes exultavérunt ut aríetes : *
    & colles sicut agni óvium.
    Les montagnes bondirent comme des béliers, et les collines comme de agneaux.
    Quid est tibi mare quod fugísti ? *
    et tu Jordánis, quia convérsus es retrórsum ?
    Qu’as-tu, mer, à t’enfuir ? et toi, Jourdain, à retourner en arrière ?
    Montes exultástis sicut aríetes : *
    et colles sicut agni óvium ?
    Montagnes, à bondir comme des béliers ? et collines commes des agneaux ?
    A fácie Dómini mota est terra, *
    a fácie Dei Jacob :
    Devant la face du Seigneur, la terre a tremblé, devant la face du Dieu de Jacob,
    Qui convértit petram in stagna aquárum, *
    et rupem in fontes aquárum.
    Qui changea la pierre en torrents d’eau, et le rocher en fontaines.
    Non nobis Dómine non nobis : *
    sed nómini tuo da glóriam.
    Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à votre nom donnez la gloire.
    Super misericórdia tua et veritáte tua : *
    nequándo dicant gentes ubi est Deus eórum ?
    En raison de votre miséricorde et de votre vérité ; de crainte que les nations ne disent : « où est leur Dieu ? »
    Deus autem noster in cœlo : *
    ómnia quæcúmque vóluit, fecit.
    Notre Dieu est dans le ciel, tout ce qu’il a voulu, il l’a fait.
    Simulácra géntium argéntum et aurum, *
    ópera mánuum hóminum.
    Les idoles de nations sont argent & or, œuvres des mains des hommes.
    Os habent, et non loquéntur : *
    óculos habent et non vidébunt.
    Elles ont une bouche & ne parlent point, elles ont des yeux & ne voient point.
    Aures habent, et non áudient : *
    nares habent, et non odorábunt.
    Elles ont des oreilles & n’entendent point, elles ont des narines & ne sentent point.
    Manus habent, et non palpábunt : †
    pedes habent, et non ambulábunt : *
    non clamábunt in gútture suo.
    Elles ont des mains & ne touchent point, elles ont des pieds & ne marchent point, elles ne crient point pas leur gorge.
    Símiles illis fiant qui fáciunt ea : *
    et omnes qui confídunt in eis.
    Que soient rendus semblables à elles, tous ceux qui les font, et tous ceux qui se confient en elles.
    Domus Israel sperávit in Dómino : *
    adjútor eórum et protéctor eórum est.
    La maison d’Israël a espéré dans le Seigneur : il est leur soutien & leur protecteur.
    Domus Aaron sperávit in Dómino : *
    adjútor eórum et protéctor eórum est.
    La maison d’Aaron a espéré dans le Seigneur : il est leur soutien & leur protecteur.
    Qui timent Dóminum speravérunt in Dómino : *
    adjutor eórum et protéctor eórum est.
    Ceux qui craignent le Seigneur ont espéré dans le Seigneur : il est leur soutien & leur protecteur.
    Dominus memor fuit nostri : *
    et benedíxit nobis.
    Le Seigneur s’est souvenu de nous & il nous a bénis.
    Benedíxit dómui Israel : *
    benedíxit dómui Aaron.
    Il a béni la maison d’Israël, il a béni la maison d’Aaron.
    Benedíxit ómnibus qui timent Dóminum, *
    pusíllis cum majóribus.
    Il a béni tous ceux qui craignent le Seigneur, petits & grands.
    Adjíciat Dóminus super vos : *
    super vos, et super fílios vestros.
    Que le Seigneur vous comble, vous & vos fils.
    Benedícti vos a Dómino : *
    qui fecit cælum et terram.
    Soyez bénis du Seigneur, lui qui fit ciel & terre.
    Cœlum cœli Dómino : *
    terram autem dedit fíliis hóminum.
    Le ciel du ciel est au Seigneur, mais il donna la terre aux fils des hommes.
    Non mortui laudábunt te Dómine : *
    neque omnes qui descéndunt in inférnum.
    Les morts ne vous loueront point, Seigneur : ni tous ceux qui descendent en enfer.
    Sed nos qui vívimus, benedícimus Dómino, *
    ex hoc nunc et usque in sæculum.
    Mais nous qui vivons, bénissons le Seigneur, dès à présent et jusque dans les siècles.
    Glória Patri, & Fílio, *
    & Spirítui Sancto.
    Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, *
    & in sæcula sæculórum. Amen.
    Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
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    VIème dimanche après la Pentecôte – Introït – Graduale Romanum 1905

    Introït - Dominus fortitudo plebis suæ - ton 2
     

    DOMINVS, * fortitúdo plebis suæ, et protéctor salutárium Christi sui est : salvum fac pópulum tuum, Dómine, et bénedic hereditáti tuæ, et rege eos, usque in sæculum.
    Ps. Ad te, Dómine, clamábo, Deus meus, ne síleas a me : * nequándo táceas a me, et assimilábor descendéntibus in lacum.
    V/. Glória Patri, & Fílio, & Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, & in sæcula sæculórum. Amen.
    Le Seigneur est la force de son peuple, et la garant du salut de son Christ ; sauve ton peuple, Seigneur, et béni ton héritage, et conduis les à jamais.
    Ps. Vers toi, Seigneur, j’ai crié ; mon Dieu, ne soit pas sourd : de peur que si tu ne me réponds pas, je ne sois semblable à ceux qui descendent dans l’abîme.
    V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
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