Programme du VIIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 9 juillet 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h30.

L’économe infidèle.

On comprend la suite : Celui qui est fidèle pour très peu de chose, ce qui veut dire pour le plan charnel, sera fidèle aussi pour beaucoup, ce qui veut dire pour le plan spirituel. Mais celui qui est malhonnête pour très peu qui ne met pas au service de ses frères ce que Dieu a créé pour tous, celui-là sera malhonnête aussi dans le partage des richesses spirituelles, car il ne dispensera pas la doctrine selon les besoins, mais selon les personnes. « Or, dit le Seigneur, si vous ne dispensez pas bien les richesses matérielles et caduques, qui donc vous confiera les vraies et éternelles richesses de la doctrine divine ? »
Homélie de saint Jérôme, prêtre, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

L’introït de la messe de ce dimanche, – Suscepimus, Deus, misericordiam tuam, in medio templi tui – Nous avons reçu, Dieu, ta miséricorde au milieu de ton temple -, tiré du psaume 47, a été ultérieurement réutilisé au VIIIème siècle pour servir également d’introït à la messe de la Purification le 2 février, lorsque cette fête fut instituée à Rome.

Par ailleurs, l’antienne de communion de ce dimanche – Gustate & videte quoniam suavis est Dominus – Goutez & voyez commbien doux est le Seigneur – est tirée du psaume 33. Au IVème siècle, ce psaume eucharistique par excellence était universellement chanté à la communion, tant en Orient comme en Occident, et il en subsiste des traces nombreuses dans les différents rits. Il est possible que l’antienne de ce jour soit un témoin pour le rit romain de cet usage primitif.

A la messe :

IIndes vêpres du VIIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : ave verum, VIème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Hymne Te decet hymnus – hymne de la liturgie byzantine à matines, vêpres & complies, employée par saint Benoît à la fin du troisième nocturne des dimanches
    dans l’office monastique (cf. Règle de saint Benoît XI, 10)

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Laudate Dominum – Psaume 150 en plain-chant patriarchin

Psaume150-chant patriarchin

Psaume 150

Laudáte Dóminum in sanctis ejus : *
laudáte eum in firmaménto virtútis ejus.
Louez le Seigneur dans son Sanctuaire ; louez-le dans le firmament où éclate sa vertu toute-puissante.
Laudáte eum in virtútibus ejus : *
laudáte eum secúndum mutitúdinem magnitúdinis ejus.
Louez-le dans toutes ses vertus divines : louez-le selon l’immensité de sa grandeur.
Laudáte eum in sono tubæ : *
laudáte eum in psaltério, et cíthara.
Louez-le au son des trompettes ; louez-le sur le psaltérion & la guitare.
Laudáte eum in týmpano, et choro : *
laudáte eum in chordis, et órgano.
Louez-le avec des tambours & dans les concerts : louez-le sur l’orgue & avec des instruments à cordes.
Laudáte eum in cýmbalis benesonántibus : laudáte eum in cýmbalis jubilatiónis : *
omnis spíritus laudet Dóminum.
Louez-le sur des cymbales les plus harmonieuses : louez-le avec des cymbales de joie : que tout esprit loue le Seigneur.
Glória Patri, & Fílio, & Spirítui Sancto : *
sicut erat in princípio, & nunc, & semper, & in sæcula sæculórum. Amen.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Source : Don Mario Dal Tin, Melodie tradizionali patriarchine di Venezia. Panda Edizioni, Padoue, 1993.

On désigne sous le nom de chant patriarchin les traditions cantorales propres au ressort du patriarcat d’Aquilée, devenu au fil des vicissitudes historiques patriarcat de Grado puis de Venise. Ce chant, très original, puise ses racines propres dans l’ancienne liturgie qui était en usage dans l’antiquité dans la région de Vénétie & d’Istrie : le rit d’Aquilée. Ce rit, à mi-chemin entre le rit romain et le rit ambrosien, fut longtemps celui de la métropole d’Aquilée, ville majeure de l’Empire romain, au point d’être comparée sous Auguste à une seconde Rome & où, selon la tradition, saint Marc fonda l’Eglise. Si le rit d’Aquilée disparut en 1596 (essentiellement pour des raisons économiques : les frais d’édition des différents livres liturgiques propres au patriarcat étaient énormes, le chapitre préféra prendre les livres romains, largement diffusés & moins chers), certaines de ses traditions cantorales subsistèrent voire se développèrent dans le ressort de la République de Venise. Ces traditions, souvent orales, sont encore vivaces sur la côte de Dalmatie, et présentent parfois des synthèses originales d’influences latines, byzantines & glagolitiques.

Ce Psaume 150 – que nous avons noté ici en notation carrée à partir des transcriptions recueillies d’après les traditions orales par Don Mario Dal Tin – est un bel exemple des traditions patriarchines. Il était chanté à la fin de l’office des Ténèbres du Samedi Saint. Sa corde de récitation en sol est curieusement résolue en finale mi, avec une cadence suspensive d’un demi-ton final (fa-mi), qui constitue une belle surprise pour une oreille moderne percevant d’emblée un sol majeur. Don Dal Tin note que ce demi-ton sur la cadence finale est signe d’antiquité dans les traditions populaires du patriarcat.

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Programme du IIIème dimanche après la Pentecôte – saint Samson l’Hospitalier – ton 2

Saint Samson L'HospitalierParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 10 juillet 2016 du calendrier grégorien – 27 juin 2016 du calendrier julien, divine liturgie de 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la fête de notre vénérable Père Samson l’Hospitalier. Né à Rome d’une famille noble de haut rang, il y étudie la médecine, mais au lieu de faire carrière, il soigne gratuitement les pauvres. A la mort de ses parents, il affranchit ses esclaves, vend tous ses biens, distribue l’argent aux pauvres et part, sans un sou, pour Constantinople. Là, il s’installe dans une modeste maison d’où il distribuait des aumônes, réconfortait, conseillait, donnait espoir et médicaments, et toute l’aide possible à ceux qui souffraient spirituellement et corporellement. Sa vertu parvient aux oreilles du patriarche de Constantinople qui le persuade de devenir prêtre. Il a alors 30 ans. Prêtre-médecin, il poursuit son sacerdoce auprès des malades sans ressources, il devient par ailleurs skévophylax (i.e. garde du trésor) de la Grande Église. A cette époque, l’empereur Justinien le Grand tomba malade, et ces médecins pensèrent qu’il avait un mal incurable. L’empereur pria avec grande ferveur, et Dieu lui révéla en songe que Samson le guérirait. Quand l’empereur fit amener Samson à sa cour, le saint homme eut à peine posé sa main sur l’endroit malade que l’empereur en était guérit. A l’offre de Justinien d’une énorme fortune, Samson déclina, disant qu’il n’accepterait rien, et ajoutant à l’adresse de l’empereur : « O Empereur, j’avais de l’argent et de l’or et d’autres richesses, mais j’ai tout abandonné pour l’amour du Christ, afin de pouvoir gagner l’éternelle richesse céleste ». L’empereur insistant pour faire quelque chose pour lui, Samson lui demanda de bâtir une maison pour les pauvres. Dans cet hôpital qui fonctionnera longtemps à Constantinople sous le vocable de Saint-Samson, notre saint continua d’exercer sa charité au service des pauvres & des malades. Il entra au ciel le 27 juin 530 et fut enterré dans l’église du saint martyr Mocius, son parent. Saint Samson le Thaumaturge est le saint patron des médecins byzantins.

Une des cathédrales de Saint-Petersbourg lui est dédiée, elle fut construite entre 1728 et 1740 pour commémorer la victoire de Poltava remportée le 27 juin 1709, jour de la fête de ce saint. Son iconostase principale est tenue pour une pièce majeure de l’art pétersbourgeois du XVIIIème siècle. Les livres liturgiques liturgiques russes contiennent par ailleurs un office d’action de grâces pour ladite victoire de Poltava.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 2. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 2 :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Glorifions le Père éternel, * prosternons-nous devant le Fils * et tous, avec foi célébrons ** la louange du Saint-Esprit.
8. Réjouis-toi, ô Trône flamboyant, * réjouis-toi, Epouse inépousée, * réjouis-toi, Vierge qui enfantas ** pour les hommes notre Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité . * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Vénérable Père, tu as obtenu * le salaire que ta patience t’a mérité, * car tu fus infatigable dans l’oraison * et tu aimas les pauvres sans jamais te lasser. * Bienheureux Samson, prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du vénérable Père, ton 8 : Toi l’excellent médecin, * l’officiant d’un sacrifice agréable au Seigneur, * par des hymnes et des psaumes nous célébrons * ta sainte mémoire, Samson, * en glorifiant le Christ qui t’a donné le pouvoir des guérisons.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
R/. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
V/. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
[Du vénérable Père, ton 7 :
R/. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 88) V, 1-10.
Or cette espérance n’est point trompeuse, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.
[Du vénérable Père : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.]

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
V/. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
V/. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 18) VI, 22-33.
Pourquoi aussi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent point, ils ne filent point : et cependant je vous déclare que Salomon même dans toute sa gloire n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux.
[Du vénérable Père : Luc (§ 67) XII, 32-40.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Du vénérable Père :Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.]

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Prose parisienne de la sainte Tunique d’Argenteuil : Plebs pistica prome laudes

Séquence de la sainte Tunique d'Argenteuil

Séquence de la sainte Tunique d'Argenteuil

Séquence de la sainte Tunique d'Argenteuil

1. Plebs pística, prome laudes,
Redemptóri cujus gaudes
Hábitu digníssimi.
A ton Sauveur, peuple fidèle,
Chante une louange éternelle
Pour son vêtement précieux.
2. Fide firma per quem audes
Hostíles víncere fraudes
Agréssu tutíssimo
Tous les démons tu pourrais vaincre
Si la foi te pouvait convaincre
Que c’est l’habit du Roi des Cieux.
3. Vestis hæc est manuále
Matris opus virginále,
Actum sine súttura.
C’est la Tunique sans couture
Que la Vierge, Mère très pure,
A faite de ses propres mains.
4. Corpus tegit filiále,
Donec débitum mortále
Ferre pro creátura.
Son Fils en couvrit sa chair tendre
Jusqu’au jour qu’on lui fit répandre
Le sang qui sauva les humains.
5. O mirándum vestiméntum,
Cujus actas dat augméntum
Ab ejus infántia.
O vêtement inestimable
Qui d’une manière ineffable
Croissait autant que le Sauveur.
6. Simul sumunt increméntum,
Nullum vestis nocuméntum
Gerens, labis néscia.
Il s’en est servi sans le rompre,
Et les temps ne l’ont pu corrompre
Depuis cette insigne faveur.
7. Hanc Judæi rapuérunt
Et sortem super misérunt
Noléntes pártiri.
Les soldats prirent ce saint gage,
Et n’en firent aucun partage,
Mais ils le jetèrent au sort.
8. Nam, quod vates prædixérunt,
Hæc ignári perduxérunt
Efféctum sórtiri.
Sans le savoir ils accomplirent
Ce que les Prophètes prédirent
De ce Dieu qu’ils mettraient à mort.
9. Quam ab oris gentílium
Imperátor fidélium
Karólus extráxit,
Charlemagne enfin le retire
Des lieux où sous un dur empire
Gémit à présent le chrétien.
10. Regno gestánte lílium
Per virtútis auxílium
Hæc famam protráxit.
Pour lors, cet habit dans la France
Fit connaître par sa puissance
Qu’il en est le plus fort soutien.
11. Ab argénto sumpsit nomen
Oppidum, quo dedit numen
Sacram collocári,
Argenteuil est l’heureuse ville
Où Dieu, comme dans un asile,
Veut que l’on garde ce trésor.
12. Ubi gratis dat juvámen
Christicólis hoc velámen,
Dignum decorári.
Là les chrétiens dans leur misères
Reçoivent des biens salutaires,
Beaucoup plus précieux que l’or.
13. Guérrarum per interválla
Vestis muro latens illa
Stat nullo sciénte.
Mais pendant une longue guerre
Dans le sein d’un mur on le serre
Et le temps le met en oubli.
14. Unde fulgent mirácula,
Monachórum orácula
Angelo ducénte.
Ensuite on y voit des miracles,
Un saint moine entend des oracles,
Et l’y retrouve enseveli.
15. O quam certa probátio,
Indiscréta devótio
Milíti frangénti,
La preuve de cette merveille
Est l’imprudence sans pareille
D’un soldat tout prêt d’en couper.
16. Cui vitæ sedátio
Fuit & restaurátio
Reátum lugénti.
Pour sa faute un grand mal l’afflige ;
Il s’en repent à ce prodige,
Et Dieu cesse de le frapper.
17. Vt fore Christi túnicam,
Quam mater egit únicam,
Fidélis confídat,
Ainsi sans douter de l’histoire,
Croyons que la Reine de gloire
A fait cette Robe à son Fils.
18. Gratiárum mirifícam
Et nostræ precis amícam
Hanc nullus diffídat.
Que nul chrétien ne s’en défende,
Mais que plutôt il en attende
Des faveurs qui n’ont point de prix.
19. Quam coléntes post mortálem
Stolam Christus immortálem
Det ferre núptiis.
Afin que sa robe mortelle
Lui soit changée en immortelle
Aux noces du céleste Epoux,
20. Perdúcens ad triumphálem
Collætántes Hierusalém
Summis delíciis. Amen.
Où le conduisant qu’il lui donne
Une triomphante couronne
Et part aux plaisirs les plus doux. Amen.

Cette prose fait partie de la messe votive de la Sainte Tunique, qui fit son entrée dans le Missale Parisiensis Ecclesiæ de l’an 1505 sous l’épiscopat d’Etienne Poncher, et y resta environ un siècle avant de disparaître dans l’édition de 1602 d’Henry de Gondy. Cette messe de la Sainte Tunique – avec sa séquence – continua toutefois de rester en usage dans le monastère d’Argenteuil qui conservait la précieuse relique de Notre Seigneur. La traduction française versifiée ci-dessus est l’œuvre d’un mauriste de cette abbaye au XVIIIème siècle.

Si le texte de cette séquence est connue par différents missels, sa musique en est probablement hélas perdue (nous n’avons pas repéré de graduel parisien suffisamment complet du XVIème siècle qui contienne la musique de cette messe votive ; la destruction du monastère d’Argenteuil sous la révolution a dispersé ses archives ; les archives musicales de la paroisse d’Argenteuil ne la conservent pas). Pour pouvoir la rechanter à l’occasion de l’ostension extraordinaire qui eut lieu cette année 2016 à Argenteuil, nous avons simplement adapté et centonisé les mélodies de proses parisiennes similaires composées par Adam de Saint-Victor (à noter que la construction prosodique de la séquence de la Sainte Tunique est originale, aussi sa musique originelle devait-elle être propre et non modulée sur un modèle préexistant, comme le Lauda Sion est modulé sur le Laudes Crucis attollamus d’Adam de Saint-Victor). Comme plusieurs personnes l’ayant entendue à Argenteuil nous ont demandé cette musique, nous mettons cette prose Plebs pistica prome laudes en ligne ce jour.

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Enregistrement : solennité de saint Pierre & saint Paul

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Téléchargez les partitions chantées au cours de cette messe & du salut & présentes dans cet enregistrement :
A la messe :

  • Introït – Nunc scio vere (ton iii.)
  • Graduel – Constitues eos (ton v.)
  • Alleluia – Tu es Petrus (ton ii.)
  • Séquence Te laudamus, o Regnator – Au propre de Paris, texte de Simon Gourdan (1646 † 1729), chanoine de Saint-Victor – selon la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Offertoire – Constitues eos (ton iii.)
  • Pendant la communion : Aurea luce – Hymne de la fête, à vêpres – alternances d’orgue, de plain-chant et de musique selon Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou (Cantica sacra – 1652)
  • Communion – Tu es Petrus (ton vi.)
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Au dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Au salut du Très-Saint Sacrement :

    Les fichiers MP3 sont téléchargeables ici.

    La statue de saint Pierre au Vatican

    Rit parisien – Antienne In omnem terram – Commun des Apôtres

    Commune Apostolorum
    In primo nocturno, Ant. prima

    Antienne In omnem terram - ton-2

    In omnem terram * exívit sonus eórum, & in fines orbis terræ verba eórum. Par toute la terre, leur son s’est répandu, et jusqu’aux confins du globe de la terre, leurs paroles.
    (Psaume XVIII, 4)

    Source : Antiphonaire de Notre-Dame de Paris (c. 1300) – F-Pn lat. 15181 – Cantus ID : 0003873.

    Programme de la solennité des saints Pierre & Paul

    Saint-Eugène, le dimanche 3 juillet 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h30.

    Mémoire du VIIème dimanche après la Pentecôte.

    Sans doute, frères bien-aimés, le reste du monde prend part à toutes nos solennités saintes ; et la piété d’une même foi demande qu’on célèbre en tous lieux, avec une joie commune, ce qui s’est accompli pour le salut de tous. Néanmoins la fête d’aujourd’hui, en plus de ce respect qui lui est acquis par toute la terre, doit être en notre Ville le sujet d’une vénération spéciale, accompagnée d’une particulière allégresse : de sorte que là où les deux principaux Apôtres sont morts si glorieusement, il y ait, au jour de leur martyre, une plus grande explosion de joie. Car ce sont là, ô Rome, les deux héros qui ont fait resplendir à tes yeux l’Évangile du Christ ; et c’est par eux que toi, qui étais maîtresse d’erreur, tu es devenue disciple de la vérité.
    Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

    A la messe :

    IIndes vêpres de la solennité des saints Apôtres Pierre & Paul & mémoire du VIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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