Programme de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu

Nativité de Notre Dame la Mère de Dieu & Très-Sainte Vierge Marie - 8 septembreParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 21 septembre 2014 du calendrier grégorien, 8 septembre 2014 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour la fête de la Nativité de notre Très-Sainte Dame la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie.

Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, a dû être introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749) en fait mention dans ses homélies, de même Saint André de Crète (660 † 740) :

Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; du reste le tropaire byzantin de la fête sert aussi d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut du reste le 8 septembre 701.

Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique. Elle est précédée d’un jour d’avant-fête (le 7 septembre) et de quatre jours d’après fête (clôture de la fête le 12 septembre).

Ce dimanche est aussi le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la sainte Croix, d’où un prokimen, un alleluia & des lectures propres.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurent (ton 6) et quatre tropaires de la 3ème ode du canon de la fête :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Ayant vécu sans reproche devant Dieu, * ils ont mis au monde le salut de tous, * les parents de celle qui enfanta ** notre divin Créateur.
8. Le Seigneur qui fait jaillir la vie pour tous * d’une stérile a fait naître * la Vierge dont il fit le lieu de son séjour, ** la gardant sans faille après l’enfantement.
9. En ce jour sainte Anne donne un fruit, et c’est Marie, * celle qui produit le vivifiant Raisin: * chantons-la comme la Mère de Dieu, ** le secours, la protection de l’univers.
10. Seule Mère toujours-vierge, inépousée, * devenue l’encensoir d’or * de cette braise qu’est le Christ, ** sur mon cœur impur répands ton parfum.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, * Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Par ta nativité, ô Mère de Dieu, * la joie fut révélée à tout l’univers, * car de toi s’est levé le Soleil de justice, le Christ notre Dieu * qui, nous délivrant de la malédiction, nous a valu la bénédiction ** et, terrassant la mort, nous a fait don de l’éternelle vie.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, * notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Joachim & Anne de l’humiliante stérilité, * Adam & Eve de la mort & du tombeau * ensemble furent délivrés par ta naissance, ô Vierge immaculée, * & ton peuple en ce jour célèbre ta nativité, * libéré, lui aussi, de l’esclavage du péché, * et chante la Stérile qui enfante ** la Mère de Dieu, la nourricière de notre Vie.

Prokimen
Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi (Psaume 27, 1).
De la fête, ton 3 :
R/. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
V/. Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse (Luc 1, 47).

Epîtres
Du dimanche avant la Croix: Galates (§ 215) VI, 11-18.
Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
De la fête : Philippiens (§ 240) II, 5-11.
Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors.

Alleluia
Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
V/. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
V/. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
De la fête, ton 8 :
V/. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille. (Psaume 44, 11).

Evangiles
Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
Et comme Moïse éleva dans le désert le serpent, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé en haut.
De la fête : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.
Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, mégalinaire de la Nativité
Magnifie, ô mon âme, la glorieuse nativité de la Mère de Dieu. Étrangères aux mères, la virginité, étranger aux vierges, l’enfantement ; mais en toi, Mère de Dieu, les deux merveilles sont unies et toutes les familles des nations, d’âge en âge nous te magnifions.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la fête : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Fichier PDF du livret des choristes.

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Concert à la collégiale de Bollène – Vêpres de saint Martin en plain-chant d’Avignon

Collégiale Saint-Martin de BollèneCollégiale Saint-Martin de Bollène, le samedi 20 septembre 2014, concert spirituel à 18h30.

VEPRES DE SAINT MARTIN
PLAIN-CHANT D’AVIGNON
PSAUMES & MOTETS

Ce samedi 20 septembre, nous avons la joie de chanter dans la collégiale Saint-Martin, à l’invitation de la Mairie de Bollène. La collégiale Saint-Martin de Bollène est la principale église de cette ville, et vient d’être sauvée de la disparition par une courageuse et magnifique restauration.

Né en Hongrie, le jeune Martin, entré dans l’armée romaine à 15 ans, est affecté en Gaule. Un soir d’hiver 338 à Amiens, il partage son manteau avec un déshérité transi de froid car il n’a déjà plus de solde après avoir généreusement distribué son argent. Il ne tranche que la moitié de son manteau, car les soldats romains ne possédaient en propre que la moitié de leur équipement, l’autre restant propriété de l’Etat. La nuit suivante, le Christ lui apparaît en songe vêtu de ce même pan de manteau. Martin a alors 18 ans, il recevra le baptême 2 ans après. Le reste de son manteau, appelé « cape » sera offert plus tard à la vénération des fidèles dans une pièce dont le nom est à l’origine du mot : chapelle (capella en latin).

La Schola Sainte Cécile à Bollène - affiche de la MairieSaint Martin introduisit le monachisme en Gaule en 360 (à Ligugé) ; élu évêque de Tours en 371, il se consacra à l’évangélisation des campagnes. Il meurt en pénitent sur un lit de cendre le 8 novembre 397 et ses funérailles ont lieu à Tours le 11 novembre suivant, date qui devient le jour de sa fête. Saint Martin est considéré comme étant le premier saint « non martyr », et l’un des plus vénérés dans notre pays. Aujourd’hui plus de 236 communes de France portent son nom et plus de 4 000 de nos églises sont placées sous son vocable, comme cette magnifique collégiale de Bollène ; son nom de baptême est devenu le nom de famille le plus fréquent de France.

En l’honneur de saint Martin à qui est dédiée la collégiale de Bollène, nous avons choisi de construire cette audition spirituelle autour de l’office des secondes vêpres de l’Apôtre des Gaules.

Vêpres de saint Martin en plain-chant d'AvignonLe chant liturgique (antiennes, tons des psaumes & des faux-bourdons) est tiré des livres de plain-chant imprimés à Avignon en 1780 par l’imprimeur Niel :

  • Epitome Antiphonarii Romani, seu Vesperale pro dominicis & festis in quo continentur antiphonæ, psalmi, capitula, hymni, orationes, commemorationes & completorium, ex Breviario Romano ad usum chori. Editio septima, auctior et accuratior. Avignon, Niel, 1780.
  • Abrégé de l’antiphonaire romain ou vespéral pour tous les jours de l’année, contenant les antiennes, pseaumes, chapitres, hymnes, oraisons, mémoires & les complies, avec les offices des saints nouvellement canonisés, mis à leur place, & les rubriques en français, auquel on a joint les huit tons des pseaumes en faux-bourdon, les prières pour demander de la pluie & celle pour la sérénité, les prières pour le Roi, les oraisons pour la bénédiction du Très-Saint Sacrement, &c., &c. Avignon, Niel, 1780.

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PROGRAMME

  • Verset d’introduction des vêpres : Deus in adjutorium à 8 voixCostanzo Antegnati (1549 † 1624), organiste de la cathédrale de Brescia (Psalmi a 8 voci, Venise, A. Gardano, 1592)
  • Premier psaume : Dixit Dominus (H. 197) – Psaume 109 – Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de chapelle de Mademoiselle de Guise, du Dauphin, des Jésuites et de la Sainte Chapelle
  • Second psaume : Confitebor – Psaume 110 – plain-chant & faux-bourdon d’Avignon (édition de 1780)
  • Troisième psaume : Beatus vir – Psaume 111 – plain-chant & alternances polyphoniques de Tomás Luis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie à Madrid
  • Quatrième psaume : Laudate pueri à 6 voix – Psaume 112 – Claudio Monteverdi (1567 † 1643), maître de chapelle à Mantoue puis de Saint-Marc de Venise
  • Cinquième psaume : Memento, Domine, David – Psaume 131 – plain-chant & faux-bourdon d’Avignon (édition de 1780)
  • Hymne : Iste Confessor – Plain-chant d’Avignon (1780)
  • Magnificat du Ier ton à 8 voixGiovanni Pierluigi da Palestrina (c. 1525 † 1594), maître de chapelle papale de Saint-Pierre du Vatican, de Saint-Jean de Latran & de Sainte-Marie-Majeure
  • Autour d’un salut du Saint Sacrement :

  • O vere digna Hostia de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulème, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
  • Ave MariaTomás Luis de Victoria
  • Tantum ergo sacramentum « mozarabe » – Sur le plain-chant des livres de Tolède – Tomás Luis de Victoria (1548 † 1611), maître de chapelle de l’Impératrice Marie à Madrid
  • Exultáte justi in Domino, motet sur le psaume 32 de Ludovico Grossi da Viadana (1564 † 1627), maître de chapelle de la cathédrale de Mantoue
  • Télécharger le livret de ce concert spirituel au format PDF.

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    Enregistrement : sainte messe de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix

    Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Téléchargez les partitions chantées au cours de cette messe & présentes dans cet enregistrement :

    Les fichiers MP3 sont téléchargeables ici.

    L'Exaltation de la Sainte Croix par Luigi Garzi, Rome, 1638

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    La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix avec nos frères chrétiens d’Orient persécutés

    Exaltation de la sainte Croix dans les camps de réfugiés chrétiens en Irak

    Traditionnellement, les chrétiens en Irak (en particulier dans les villes chrétiennes) ont coutume d’installer une croix lumineuse, qui s’allume dans la nuit et brille au-dessus de leurs maisons, à compter de la première semaine de septembre, afin de marquer la préparation à la grande fête de l’Exaltation de la Sainte Croix. Alors que de si nombreux chrétiens de ce pays ont été chassés iniquement de leurs maisons & qu’ils portent véritablement leur croix chaque jour, certains ont malgré tout tenu à maintenir cette tradition en plaçant une croix lumineuse au-dessus de leurs tentes, dans les camps de réfugiés, comme un vibrant témoignage de leur foi et un inébranlable attachement à la tradition. Que Dieu veille sur eux et fortifie leur foi dans ces épreuves ! Puisse l’Exaltation de la Croix de Jésus leur donner la lumière, la force et la vie au milieu des ténèbres, de la violence et de la mort qu’ils subissent tous les jours.

    Vous pouvez aider nos frères persécutés par vos prières.

    Vous pouvez soutenir les différentes associations de secours, comme l’association SOS Chrétiens d’Orient.

    Crédit photographique : Sœur Sara, o.p., sur Ave Crux Spes Unica, le blog de Sœur Anne Bentes.

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    Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont – Kyrie – Propre de Paris 1925

    01 - Messe royale du Ier ton d'Henry du Mont - Kyrie

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    Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont – Gloria – Propre de Paris 1925

    02 - Messe royale du Ier ton d'Henry du Mont - Gloria

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    Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont – Credo – Propre de Paris 1925

    03 - Messe royale du Ier ton d'Henry du Mont - Credo

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