Horaires de Noël à Saint-Eugène – Sainte-Cécile (Paris IX)

Fêtez la naissance du Sauveur à Saint-Eugène – Sainte-Cécile (Paris IX).

24 décembre à 23h30 :

  • Veillée avec chant de vieux noëls français, du XVème au XVIIIème siècles.
  • O magnum mysterium – Thomas Luis de Victoria (1540 † 1611)
  • A minuit : chant du Minuit Chrétien
  • Procession à la crèche.
  • Chant de la généalogie du Christ.
  • Messe de Minuit (Messe pour la nuit & le jour de Noël de Sébastien de Brossard).

25 décembre :

  • 11h : Messe du jour de Noël.
  • 17h45 : Secondes vêpres du jour de Noël

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Louis de Boullogne (attr.) - La Nativité

Tomás Luis de Victoria – O magnum mysterium

Tomás Luis de Victoria (c. 1548 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie au couvent royal des Clarisses déchaussées de Madrid
O magnum mysterium (1572)
4 voix mixtes (SATB).
4 pages.

Septième d’une famille de onze enfants, Tomás Luis de Victoria devint chantre de la cathédrale d’Avila en 1558. En 1567, il se rendit à Rome où il étudia la théologie au Collegio romano et reçut probablement les leçons de Palestrina, maître de chapelle et de chant au Séminaire romain.

En 1569 il exerçe les fonctions de maître de chapelle et d’organiste à Santa Maria di Montserrato à Rome. À partir de 1571, il enseigne la musique au Séminaire romain. Il publie d’ailleurs en 1572 son premier recueil de motets à Venise chez Gardano Fils et succède à Palestrina en 1573 dans la charge de maître de chapelle de ce séminaire. En 1575, il fut ordonné prêtre, et trois ans plus tard, en 1578, Victoria entra dans la Congrégation de l’Oratoire, fondé par saint Philippe Néri.

En 1586, il fut nommé chapelain et maître de chœur du couvent royal des clarisses déchaussées à Madrid, où vivait, retirée, la fille de Charles Quint, l’impératrice Marie d’Autriche (veuve de l’empereur Maximilien II et sœur de Philippe II). Durant cette partie de sa vie, il reçut plusieurs offres des plus importantes cathédrales espagnoles qu’il refusa toutes.

Il revint à Rome en 1592 pour publier ses Missæ, liber secundus. Deux ans plus tard, il assistait aux funérailles de Palestrina, et en 1595, il rentra définitivement en Espagne où il meurt à Madrid le 27 août 1611.

O magnum mysterium est le 5ème des motets publiés en 1572 chez Gardano Fils. Cette première publication de jeunesse est d’emblée un chef d’œuvre.

Le motet O magnum mysterium est établi sur le texte du IVème répons des matines de Noël. Du reste la modalité choisie par Victoria permettrait de chanter le verset en plain chant de ce répons, avec la réclame en polyphonie reprise après le verset (* Beata Virgo).

Voici le plain-chant de ce répons, du IIIème ton :

omagnummysterium

Curieusement, dans le recueil imprimé chez Gardano, ce motet est assigné à la fête de la Circoncision de Notre Seigneur (1er janvier), où ce répons n’est pas chanté (certes, le texte convient à toute l’octave de Noël). Voici le texte de ce répons et sa traduction :

O magnum mystérium, et admirábile sacraméntum, ut animália vidérent Dóminum natum, jacéntem in præsépio : * Beáta Virgo, cujus viscéra meruérunt portáre Dóminum Christum. O grand mystère & admirable sacrement, que des animaux aient vu le Seigneur né, gisant dans une crêche ! * Heureuse la Vierge dont les entrailles ont mérité de porter le Seigneur Christ !

Les premières mesures de cette partition :

O magnum mysterium - motet de Thomas Louis de Victoria

L’édition originale chez Gardano Fils en 1572 :

O magnum mysterium - Victoria - Frontispice de l'édition de 1572

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Sébastien de Brossard – Missa Quinti Toni pro nocte ac die festi Natalis Domini, quatuor vocum cum organo (1700)

Sébastien de Brossard (1655 † 1730), maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux.
Missa Quinti Toni pro nocte ac die festi Natalis Domini, quatuor vocum cum organo (1700)
3 voix mixtes (STB).
2 pages.

Appartenant à une vieille famille de la noblesse normande, Sébastien de Brossard fit ses études de philosophie et de théologie à Caen avant d’être ordonné prêtre. Il étudie la musique en autodidacte et s’établit à Paris en 1678. Il est nommé vicaire à la cathédrale de Strasbourg, à la suite de l’annexion de la ville par Louis XIV en 1681. Maître de chapelle de cette cathédrale, il fonde également une Académie de Musique dans la même ville en 1687. C’est aussi à Strasbourg qu’il se procure la majeure partie de sa bibliothèque musicale, devenue légendaire et qui constitue encore aujourd’hui le principal fond ancien du département de la musique de la Bibliothèque nationale de France.

En décembre 1698, il est nommé maître de chapelle de la cathédrale de Meaux, où Jacques-Bénigne Bossuet († 1704) est évêque depuis 1681. Chanoine du chapitre depuis 1709, il laisse la maîtrise à un de ses élèves, en 1715. Il meurt le 10 août 1730 à Meaux et est inhumé en la cathédrale Saint-Étienne de cette ville.

C’est donc pour la cathédrale de Meaux que Brossard compose – du 13 au 16 décembre 1700 – sa « messe du Vème pour la nuit et le jour de la fête de la Naissance du Seigneur », à 4 voix & orgue.

Comme les messes de noël de Guillaume Minoret ou de Marc-Antoine Charpentier, celle de Sébastien de Brossard est établie sur les thèmes des vieux noëls populaires français (thèmes aujourd’hui bien oubliés hélas). Cette messe comporte, outre les pièces usuelles (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei), une élévation – O miraculum ! – et une prière pour le Roi – Domine, salvum fac Regem.

Nous vous proposons dans un premier temps la partition de l’élévation O miraculum !, ainsi que le Kyrie, le Sanctus & l’Agnus Dei de cette messe, avant que de mettre en ligne les fichiers de l’intégralité de cette messe de Sébastien de Brossard.

L’élévation est traitée en petit motet à trois voix solistes (l’Altus en est absent). Le manuscrit de Brossard indique la présence du basson (fagotto) avec la basse continue de l’orgue (dispositif vraisemblablement identique pour tout le restant de la messe).

Le texte de cette élévation n’est curieusement pas l’O salutaris usuel en France depuis qu’un édit de Charles V renouvelée pour Louis XII avait imposé ce chant à toutes les messes hautes du royaume de France. O miraculum ! est tiré des poésies laissées dans les années 1680 par Pierre Portes, chanoine & théologal de la collégiale de Saint-Chamond, l’un de ces poètes néo-latins qui proposaient alors de nouveaux textes à l’attention des compositeurs de motets.

Voici le texte de Pierre Portes utilisé par Sébastien de Brossard et sa traduction. Il convient davantage à la messe de minuit qu’à celles de l’aurore ou du jour de Noël.

O miráculum !
O novitátis prodígium !
In hac tenebrósa nocte
Novum lumen cérnitur
In hac obscúra quiéte
Nobis splendor óritur.
O miráculum !
O novitátis prodígium !
O miracle !
O prodige ultime !
Dans cette ténébreuse nuit
Une nouvelle lumière est discernée.
Dans cette obscure quiétée,
Pour nous une splendeur s’est levée.
O miracle !
O prodige ultime !

Les premières mesures de cette partition :

O miraculum - Sébastien de Brossard

Le manuscrit original de Sébastien de Brossard :

elevatio-o-miraculum-manuscrit-de-sebastien-de-brossard

Comme vous pouvez le constatez, nous vous proposons cette œuvre un ton plus bas que dans le manuscrit de Brossard, afin de tenir compte des diapasons des orgues actuels.

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https://www.youtube.com/watch?v=9qHPd60JSmU

O miraculum - Sébastien de Brossard

O miraculum – Sébastien de Brossard

Catéchisme sur la Naissance de Jésus-Christ

Adoration des bergers - Sylvain Riandet

Demande. Quelle fête l’Eglise célèbre-t-elle le 25 décembre prochain ?
Réponse. L’Eglise célèbre la Fête de la Naissance de Jésus-Christ, vulgairement appelée Noël.
Explication. Le mot de Noël était anciennement en France un cri d’allégresse & de joie ; il était d’usage aux fêtes & aux réjouissances publiques, comme aux baptêmes des princes, aux entrées des rois, à leur sacre & dans de pareille circonstances. C’est ici une acclamation de joie de la Naissance du Sauveur.

D. Quel jour Jésus-Christ est-il né ?
R. Jésus-Christ est né le vingt-cinq décembre.

D. Dans quel endroit Jésus-Christ est il né ?
R. Jésus-Christ est né à Bethléem, petite ville de Judée.
Explication. Un prophète l’avait ainsi annoncé & avait même nommé cette ville ; ce n’est pas que la Sainte Vierge & saint Joseph y demeurassent, leur séjour ordinaire était à Nazareth ; mais l’Empereur Auguste ayant ordonné un dénombrement général de la Judée, chaque chef de famille fut obligé de se rendre dans la ville d’où dépendait le lieu de sa demeure, pour y donner son nom. La Sainte Vierge, malgré sa grossesse, ne se dispensa point de ce voyage.

D. Quelles sont les autres circonstances de la Naissance de Jésus-Christ ?
R. Jésus-Christ est né dans une pauvre étable au milieu de la nuit.
Explication. L’affluence extraordinaire des peuples qu’occasionna ce dénombrement général, & peut-être plus encore la pauvreté de Marie, furent cause qu’elle ne trouva point de place dans les hôtelleries de Bethléem. Elle fut obligée de se retirer dans une cabane voisine de cette bourgade (c’était une retraite de bergers qui veillaient sur leur bétail pendant la nuit) ; ce fut là que l’auguste Mère de Dieu mit au monde le Sauveur du monde même sans aucune douleur, & sans la moindre altération de sa virginité.

D. Qu’entendit-on d’extraordinaire à la Naissance du Sauveur ?
R. On entendit les cantiques des Anges qui annonçaient la Naissance du Sauveur & la paix à l’univers.
Explication. Les Esprits célestes chantaient dans les airs le commencement de ce cantique célèbre que l’Eglise dit à la sainte messe : Gloire à Dieu au plus haut des cieux, & paix aux hommes de bonne volonté sur la terre. La Naissance du Sauveur étant le plus grand de tous les bienfaits, il n’est pas étonnant que les chœurs des Anges l’aient annoncée par leurs divins cantiques.

D. Qui sont ceux qui les premiers adorèrent Jésus-Christ dans la crèche ?
R. Ce furent les bergers, auxquels les Anges annoncèrent la venue du Sauveur.
Explication. Un Ange tout brillant de lumière apparut aux bergers qui veillaient sur leurs troupeaux. Cette vue les remplit de frayeur ; l’Ange les rassura aussitôt : Je viens vous apprendre, leur dit-il, la plus heureuse des nouvelles, une nouvelle qui doit vous combler de joie. Il vient de naître un Sauveur dans la ville de David ; empressez-vous d’aller lui présenter vos hommages ; vous le reconnaitrez à la crèche qui lui sert de berceau, & aux langes qui l’enveloppent. Allons, se dirent mutuellement les bergers, allons à Bethléem, voyons cette merveille que le ciel même vient de nous annoncer. Ils arrivent à la cabane, se prosternent devant le divin Enfant, l’adorent comme leur Dieu, & s’en retournent pleins d’admiration & de joie.

D. Pourquoi Jésus-Christ est-il venu au monde ?
R. Jésus-Christ est venu au monde pour nous racheter du péché & de l’enfer.
Explication. Sans la médiation de Jésus-Christ, les hommes étaient perdus sans ressource. L’outrage que le péché avait fait à Dieu était un outrage d’une malice infinie ; toutes les créatures ensemble ne pouvaient le réparer ; il n’y avait qu’un Dieu pénitent & humilié qui put satisfaire à la justice d’un Dieu méprisé & outragé. Cette satisfaction infinie était donc l’unique ressource de l’homme : voilà pourquoi le Fils de Dieu, qu’un amour sans bornes engagea à se faire notre victime & notre caution, a voulu se revêtir de notre mortalité, & commencer, comme le reste des hommes, dans les larmes & la douleur, la vie qu’il devrait un jour donner pour nous sur la croix.

D. Quelles sont les vertus principales que le Sauveur nous apprend dans sa Naissance ?
R. Le Sauveur nous apprend principalement l’humilité, l’amour de la pauvreté & des souffrances.

D. Comment le Sauveur nous apprend-il l’humilité dans sa Naissance ?
R. En méprisant les grandeurs & en naissant dans l’état le plus obscur.
Explication. Il s’est anéanti lui-même, dit l’Apôtre, en prenant la forme d’un esclave ; il a quitté sa gloire, sa majesté, sa grandeur, en les voilant sous les dehors de notre mortalité : quels anéantissements ! Il va plus loin : non content de s’assujettir à toutes les infirmités de l’enfance, ce Dieu si grand, à qui tout appartient, qui peut naître au milieu de l’éclat & de la magnificence, veut naître dans une chaumière ouverte de toutes parts : quelle leçon !

D. Comment le Sauveur nous enseigne-t-il l’amour de la pauvreté dans sa Naissance ?
R. En naissant de parents pauvres, & dans le sein même de la pauvreté.
Explication. Jésus-Christ eût choisi, s’il eût voulu, des parents distingués par leurs richesses & par leur opulence ; mais il n’eût pas commencé sa vie sainte par nous donner une des plus grandes leçons de son Evangile. Heureux sont les pauvres : ce Dieu qui devait un jour ne pas avoir où reposer sa tête, permet que la Famille royale, dont il est l’héritier, soit, au temps de sa Naissance, réduite à la pauvreté & à l’indigence. Joseph vivait du travail de ses mains ; Marie, suivant la tradition, n’avait pas d’autre ressource. Le Sauveur voulut naître, vivre & mourir pauvre, pour nous apprendre que la pauvreté soufferte en vue de Dieu, est une des plus sûres voies pour arriver au ciel.

D. Comment le Sauveur nous apprend-il l’amour des souffrances en naissant ?
R. En se soumettant lui-même aux souffrances & à la douleur.
Explication. Le Sauveur souffre déjà dans sa Naissance, & commence ainsi le grand ouvrage de notre Rédemption pour lequel il est venu sur la terre ; ses souffrances ne se terminent qu’à la mort par les douleurs les plus inconcevables. En voyant ce Dieu Enfant déjà sujet à souffrir pour nous, ne devrions-nous pas nous réjouir nous-mêmes lorsque l’occasion se présente de souffrir, pour accomplir en nous, suivant l’expression de l’Apôtre, ce qui manque à ses douleurs ?

D. Pourquoi l’Eglise a-t-elle institué la fête de Noël ?
R. Pour remercier Jésus-Christ du grand bienfait de sa Naissance.
Explication. C’est en cette fête qu’on peut bien s’écrier avec l’Ecriture : Grâces à Dieu d’un don qui est au dessus de toute expression & que l’esprit de l’homme ne comprendra jamais. Le bienfait est si grand, que, pour en remettre sans cesse la mémoire sous les yeux des Chrétiens, tous ceux qui portent ce nom ont fait de la Naissance de Jésus-Christ l’époque qui fixe les années ; en sorte qu’en pensant à chaque année, il semble qu’on doive se rappeler la Naissance du Sauveur.

D. Pourquoi célèbre-t-on trois messes le jour de Noël ?
R. Pour honorer les trois naissances de Jésus-Christ.

D. Quelle est la première naissance de Jésus-Christ, en l’honneur de laquelle on dit la première messe, qui est celle de minuit ?
R. C’est la naissance temporelle dont l’Eglise célèbre la fête.
Explication. La messe se dit à minuit, au temps même, comme on le croit, de la Naissance du Sauveur. Il faut alors adorer Jésus naissant, pour imiter, dit un concile de Bourges, la piété des bergers qui allèrent pendant cette nuit adorer Jésus-Christ dans l’étable de Bethléem.

D. Quelle est la seconde naissance de Jésus-Christ à l’honneur de laquelle on dit la seconde messe à la pointe du jour ?
R. C’est la naissance de Jésus-Christ dans le cœur des justes qui se fait par la grâce.

D. Quelle est la troisième naissance de Jésus-Christ à l’honneur de laquelle on dit la troisième messe en plein jour ?
R. C’est la naissance éternelle de Jésus-Christ dans le sein de son Père.

D. Est-on obligé d’entendre trois messes le jour de Noël ?
R. Non : il n’y a point de loi de l’Eglise qui l’ordonne, mais c’est une coutume sainte & louable d’y assister.

D. N’y avait-il pas autrefois une communion générale le jour de Noël ?
R. Oui, cette communion était prescrite comme à Pâques.
Explication. C’était autrefois un précepte de communier à Noël & à la Pentecôte comme à Pâques. Le concile de Latran n’exigea plus que la communion pascale à cause du relâchement des Chrétiens ; on voit néanmoins des conciles postérieurs à celui de Latran ordonner encore la communion aux principales fêtes ; en particulier celui de Toulouse de 1229, qui se tint quatorze ans après. Il ajoute même qu’on regardera comme suspects d’hérésie ceux qui ne satisferont pas à ce devoir.

D. Quels fruits retirons-nous de ce catéchisme ?
R. Trois principaux. 1. Se confesser & communier si le confesseur le juge à propos. 2. Adorer Jésus enfant, & le remercier de ce qu’il est né pour nous sauver. 3. S’appliquer à la pratique des vertus dont il nous donne l’exemple.

Abbé Meusy, Cathéchisme des Fêtes, Besançon, 1774

Programme du jour de Noël

Saint-Eugène, le dimanche 25 décembre 2016, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

IIndes vêpres de Noël. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le vieux noël français « A la venue de Noël »
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus – VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – IIIème ton
  • Chant final, de Noël : Puer natus in Bethleem – Ier ton – rythme du XIIIème & XIVème siècles

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Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des saints Ancêtres du Christ – ton 2

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 décembre 2016 du calendrier grégorien – 12 décembre 2016 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Carême de Noël. Avec le dimanche qui suit, ce jour constitue un dimanche de préparation à la fête de la Nativité du Christ puisque l’on y fête tous les saints ancêtres de notre Seigneur, selon la chair.

En fait, ce premier dimanche a reçu son appellation (en grec « Πропатόрων ») parce qu’il précède le second (« Παтέрων »), mais tous deux célèbrent, sans réelles différences, tous les justes de l’Ancien Testament qui ont précédé la venue du Messie.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Ancêtres. Kondakion  : des Ancêtres.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Ancêtres (œuvre de Joseph l’Hymnographe) :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Dans l’univers est célébrée * l’ardeur de Seth pour son Créateur : * par la ferveur de son âme, en effet, * et la pure vie qu’il a menée, * il l’a servi en vérité * et maintenant il s’écrie * sur la terre des vivants : ** Saint es-tu, Seigneur notre Dieu.
8. De bouche et de cœur, * de ses lèvres et en esprit * l’admirable Enos commença * d’invoquer divinement * le nom du Seigneur Dieu de l’univers ; * ayant vécu sur terre * d’une façon qui plut à Dieu, ** il en acquit grand renom.
9. Par des hymnes sacrées * célébrons le bienheureux Enoch * qui, ayant plu au Seigneur, * fut ravi dans la gloire, * ainsi qu’il est écrit, * triomphant visiblement de la mort * pour avoir été ** un serviteur tout proche de Dieu.
10. L’attente des nations * vient de la Vierge maintenant * et voici que Bethléem * entr’ouvre justement * l’Eden jadis fermé, * en recevant le Verbe incarné * et dans la crèche reposant ** corporellement.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire des Ancêtres, ton 2 : Par la foi tu as justifié les Ancêtres, * en épousant d’avance par eux l’Eglise de la gentilité. * Ces saints sont fiers, dans la gloire, * car de leur lignée devait naître un fruit glorieux, * celle qui t’a engendré virginalement. ** Par leurs supplications, ô Christ Dieu, aie pitié de nous.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion des Ancêtres, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez point vénéré * l’image faite de main d’homme, * mais fortifiés par l’Essence indescriptible, * dans la fournaise de feu vous fûtes glorifiés, vous trois fois bienheureux. * Dans la flamme de feu irrésistible vous tenant, vous avez invoqué Dieu. * Hâte-Toi, ô Miséricordieux, ** viens vite, plein de pitié, à notre aide, car Tu le peux selon ta volonté.

Prokimen
Des Ancêtres, ton 4 :
R/. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
V/. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous. (Daniel, 3, 27).
(On ne dit pas le prokimen du dimanche).

Epître
Du dimanche des saints Ancêtres : Colossiens (§ 257) III, 4-11 (du 29ème dimanche après la Pentecôte).
Dépouillez le vieil homme avec ses œuvres, et revêtez-vous du nouveau.

Alleluia
Des saints Ancêtres, ton 4 :
V/. Moïse et Aaron étaient ses prêtres, et Samuel était au nombre de ceux qui invoquaient son nom (Psaume 98, 6).
V/. Ils invoquaient le Seigneur, et le Seigneur les exauçait (Psaume 98, 6).
(On ne dit pas l’alleluia du dimanche).

Evangiles
Du dimanche des saints Ancêtres : Luc (§ 76) XIV, 16-24 (du 28ème dimanche après la Pentecôte).
Car je vous assure que nul de ces hommes que j’avais conviés, ne goûtera de mon souper.

Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints Ancêtres : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la messe de minuit

Saint-Eugène, le samedi 24 décembre 2016, veillée de 23h30, puis grand’messe de minuit.

C’est pourquoi, mes bien-aimés, rendons grâces à Dieu le Père, par son Fils, dans le Saint-Esprit : de ce que, « nous ayant aimés dans son infinie charité, il a eu pitié de nous, et comme nous étions morts par les péchés, il nous a vivifiés tous en Jésus-Christ », afin que nous fussions en lui une nouvelle créature et un ouvrage nouveau. « Dépouillons donc le vieil homme avec ses œuvres » ; et, admis à participer à la naissance du Christ, renonçons aux œuvres de la chair. Reconnais, ô Chrétien, ta dignité, et, « devenu participant de la nature divine », garde-toi de retomber, par une conduite indigne de cette grandeur, dans ta bassesse première. Souviens-toi de quel chef et de quel corps tu es membre. N’oublie jamais, « qu’arraché à la puissance des ténèbres », tu as été transporté à la lumière et au royaume de Dieu.
Sermon de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.

VEILLEE DE NOEL

Noëls traditionnels de France

A MINUIT – PROCESSION A LA CRECHE

MESSE DE MINUIT

  • Introït – Dominus dixit ad me (ton ii.)
  • Kyrie de la Messe du Vème ton pour la nuit et le jour de Noël de Sébastien de Brossard (1655 † 1730), maître de chapelle des cathédra- les de Strasbourg, puis de Meaux (sous Bossuet)
  • Gloria VIII – De Angelis
  • Epître : Tite II, 11-15 : Car la grâce de Dieu, notre Sauveur, a paru à tous les hommes.
  • Graduel – Tecum principium (ton ii.)
  • Alléluia – Dominus dixit ad me (ton viii.)
  • Evangile : Luc II, 1-14 : Et elle enfanta son Fils premier-né ; et l’ayant emmaillotté, elle le coucha dans une crèche ; parce qu’il n’y avait point de place pour eux dans l’hôtellerie.
  • Credo III
  • Offertoire – Lætentur cœli (ton iv.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tollite hostias, chœur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
  • Sanctus de la Messe du Vème ton pour la nuit et le jour de Noël de Sébastien de Brossard
  • Après la Consécration : O miraculum – Elévation de la Messe du Vème ton pour la nuit et le jour de Noël de Sébastien de Brossard, sur un texte versifié de Pierre Portes
  • Agnus Dei de la Messe du Vème ton pour la nuit et le jour de Noël de Sébastien de Brossard
  • Pendant la communion : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Nicolas Vardon
  • Communion – In splendoribus sanctorum (ton vi.)
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Il est né le divin enfant – Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris

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