Christus natus est nobis, venite adoremus !

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Chant du Prologue de l’Evangile selon saint Jean à Noël


En complément aux cantilènes des évangiles de Noël publiées par dom Reiser dans son Laudes festivæ, voici un chant magnifique du Prologue de Jean autrefois en usage dans certains diocèses français. Le chant y était prévu pour les prières du soir au salut, mais il pourrait faire les délices d’un diacre doué d’une belle voix à la messe du jour de Noël.

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Fichier PDF : Laudes festivæ lectionarium et cantarium – 1940

Cet ouvrage fut édité en 1940 par le dom Reiser, osb, qui y a réunit des pièces assez difficiles à trouver par ailleurs. Après un traité de rythmique, l’ouvrage comporte deux parties.

Une première partie consiste en un très intéressant lectionnaire, qui – à l’approche de Noël, pourrait se révéler utile à plusieurs de nos lecteurs. En effet, il comporte diverses cantilènes du temps de la Nativité : chant du Martyrologe de Noël, chant des leçons des matines de Noël (avec le chant abrégé des répons), cantilènes ornées pour les épîtres et évangiles des messes de Noël & de l’Epiphanie. Le cycle pascal est lui aussi représenté : leçons des IInds & IIIèmes nocturnes des offices de Ténèbres (avec le chant abrégé des répons), 12ème prophétie du samedi saint (Nabuchodonosor), leçons du nocturne de Pâques & de Pentecôte, épitres & évangiles du Samedi Saint, de Pâques & de la Pentecôte.

La seconde partie contient nombre de pièces à dévotion qui peuvent être utilisées par exemple aux Saluts du Très-Saint Sacrement. A noter que nombre d’entre elles proviennent du rit ambrosien (ces pièces sont signalées par un astérisque).

Vous pouvez télécharger ce fichier PDF en cliquant sur l’image ci-dessus.

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Programme de la messe du jour de Noël

Saint-Eugène, le dimanche 25 décembre 2011, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois (1837 † 1924), maître de chapelle et organiste de La Madeleine
  • Kyriale VIII – De Angelis
  • Séquence de Noël : Votis Pater annuis – prose du propre de Paris – selon la tradition, l’orgue chante les versets impairs – traduction du XVIIIème siècle
  • Credo III
  • Et incarnatus : de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tollite hostias, chœur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri Adam de Villiers
  • Pendant la communion : Salve puerule, chœur final de l’oratorio de Noël « In Nativitatem Domini nostri Iesu Christi Canticum » (H. 414) de Marc Antoine Charpentier
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Il est né le divin enfant – Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

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    Programme de la messe de minuit

    Saint-Eugène, le vendredi 24 décembre 2011, veillée de 23h, grand’messe de minuit.

    Veillée
    EXTRAITS DES MATINES DE NOEL

  • Versets d’ouverture : Domine, labia mea aperies & Deus in adjutorium meum intende.
  • Invitatoire des matines de Noel : Christus natus est nobis, venite adoremus & Psaume 94. Musique d’Henry du Mont, abbé de Silly (1610 † 1684), maître et compositeur de la chapelle du roi Louis XIV, organiste et maître de musique de la reine Marie-Thérèse, organiste de Saint Paul
  • Hymne des matines de Noël : Jesu, Redemptor omnium. Texte du VIème siècle – Musique de Grzegorz Gerwazy Gorczycki (c. 1665 † 1734), maître de chapelle de la cathédrale de Cracovie
  • Psalmodie : Cantate Domino canticum novum : Psaume 95 – Hans Leo Hassler (1564 † 1612), archimusicien de la cité de Nuremberg, organiste & maître de chapelle de l’électeur de Saxe
  • Leçon tirée du prophète Isaïe (9, 1-6), cantilène spéciale des matines de Noël
  • Répons : O magnum mysterium – motet de Thomas Luis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie, sur le texte du IVème répons des matines de Noël
  • A MINUIT – PROCESSION A LA CRECHE

  • Minuit chrétien – Texte de Placide Cappeau (1808 † 1877), musique d’Adolphe Adam (1803 † 1856)
  • Chant de l’évangile de la généalogie du Christ selon Matthieu
  • Procession vers l’autel : Les Anges dans nos campagnes – noël du Lanquedoc du XIXème siècle
  • Messe de minuit

  • Kyrie de la Messe de Noël de Sébastien de Brossard (1655 † 1730), maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux (sous Bossuet)
  • Gloria VIII – De Angelis
  • Credo III
  • Et incarnatus : de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tollite hostias, chœur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
  • Sanctus de la Messe de Noël de Sébastien de Brossard
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri Adam de Villiers
  • Agnus Dei de la Messe de Noël de Sébastien de Brossard
  • Pendant la communion : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois (1837 † 1924), maître de chapelle et organiste de La Madeleine
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Il est né le divin enfant – Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

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    Horaires de Noël à Saint-Eugène

    Samedi 24 décembre :

    De 23h30 à 24h : veillée de Noël :
    Extraits des matines de Noël :
    1. Invitatoire des matines par Henry du Mont.
    2. Hymne des matines Jesu Redemptor Hominum de Grzegorz Gerwazy Gorczycki.
    3. Cantate Domino – Psaume 95 – de Hans Leo Hassler.
    4. Prophétie d’Isaïe, sur le ton propre de Noël.
    5. Répons O magnum mysterium de Victoria.

    A minuit
    Chant du Minuit Chrétien
    Procession à la crèche.
    Chant de la généalogie du Christ.

    Messe de Minuit
    Messe de Noël de Sébastien de Brossard.

    Dimanche 25 décembre :

    11h. Messe du jour de Noël.

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    Programme du XXVIIIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des saints Ancêtres du Christ – ton 3

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 décembre 2011 du calendrier grégorien – 12 décembre 2011 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

    Dimanche du ton III de l’Octoèque. Avec le prochain dimanche, ce jour est aussi un dimanche de préparation à la fête de la Nativité du Christ où l’on fête tous les ancêtres selon la chair de notre Seigneur.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les cieux se réjouissent, * que la terre exulte d’allégresse, * car le Seigneur a fait merveille * par la force de son bras, * terrassant la mort par sa propre mort * et devenant d’entre les morts le premier-né : * du sein de l’Enfer il nous a tous sauvés, * accordant au monde la grâce du salut.
    2. Tropaire des saints Ancêtres, ton 2 : Par la foi tu as justifié tes Ancêtres, Seigneur, * par eux tu épousas d’avance l’Eglise des nations ; * ils se trouvent comblés de gloire & de fierté * à cause de l’illustre fruit de leur lignée, qui sans semence t’enfanta. * Par leurs prières, ô Christ notre Dieu, * fais que nos âmes reçoivent le salut.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    4. Kondakion des saints Ancêtres, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez pas vénéré * l’image faite de main d’homme, * mais fortifiés par l’ineffable présence de Dieu, * dans la fournaise de feu vous l’avez glorifié ; * au milieu de la flamme irrésistible vous tenant, * vous avez invoqué le vrai Dieu : * Hâte-toi de venir à notre aide, Seigneur, * en ta miséricorde & ton amour, car tout ce que tu veux, tu le fais.
    Prokimen
    Des saints Ancêtres, ton 4 :
    R/. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
    Alleluia
    Des saints Pères, ton 4 :
    V/. Moïse et Aaron sont parmi ses prêtres et Samuel parmi ceux qui invoquent son Nom
    V/. Ils ont invoqué le Seigneur et, et Celui-ci les a exaucés.
    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Des saints Ancêtres : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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    Programme du quatrième dimanche de l’Avent

    Catéchisme de l’Avent

    Saint-Eugène, le dimanche 18 décembre 2011, grand’messe de 11h.

  • Kyriale : selon les anciens usages parisiens
  • Procession d’entrée : Conditor alme siderum – hymne de l’Avent, à vêpres – texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
  • Kyrie du propre de Paris pour l’Avent
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Veni, veni Emmanuel, Hymne de l’Avent des anciens livres liturgiques français – texte et mélodie du XVIIIème siècle, polyphonie adaptée d’après Zoltan Kodaly (1882 + 1967) – cet hymne énumère les 7 noms divins chantés par les grandes antiennes d’O, antiennes qui se chantent aux Magnificat des vêpres des 7 derniers jours avant Noël
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris hostia, pour le temps de l’Avent, sur le ton de Conditor alme siderum – musique de Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
  • Antienne de communion & Magnificat du 1er ton (faux-bourdon parisien)
  • Prière pour la France, faux-bourdon du 2nd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie – texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

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    Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – Saint Sabbas le Sanctifié – ton 2

    Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Père saint Sabbas le Sanctifié. Né près de Césarée de Cappadoce en 439, il entra très jeune au monastère de Flaviana non loin de son village natal. À dix-sept ans, il obtient la bénédiction du supérieur pour accomplir un pèlerinage à Jérusalem. Parvenu en Palestine, il va trouver saint Euthyme le Grand et lui demande de le recevoir comme disciple. Mais Euthyme, qui n’avait pas coutume de recevoir de jeunes moines, le recommanda à saint Théoctiste. Lorsque Théoctiste mourut, Sabas alla mener une vie de solitaire dans les environs du monastère. À l’approche du Grand Carême, Euthyme venait le chercher et le conduisait avec lui dans un désert où les deux moines restaient dans les jeûnes et la prière jusqu’au dimanche des Rameaux. À la mort d’Euthyme, Sabbas se retira plus loin dans le désert. Au bout de quatre années passées dans une extrême solitude, il vint, conduit par un ange, s’installer dans une grotte qui dominait les gorges du Cédron. Au bout de cinq années passées seul dans ces lieux inhospitaliers, Sabbas estima le moment venu pour accepter de s’entourer de novices. Ses disciples devinrent rapidement nombreux : ainsi naquit la laure ou monastère de saint Sabbas. Il organisa sa communauté en la répartissant en trois sites : la laure, le monastère de Castellion qu’il avait fondé dans les parages pour les moines expérimentés et un troisième monastère pour les novices. Quant aux tout jeunes moines encore imberbes, il les envoyait au monastère de saint Théodose le Cénobiarque. Le patriarche Saluste de Jérusalem avait en effet nommé saint Sabbas et saint Théodose archimandrites, c’est-à-dire responsables de plusieurs monastères. Les deux saints avaient pour mission de mettre de l’ordre dans le monachisme de Palestine qui était alors profondément affecté par les controverses entre orthodoxes et monophysites. L’un avait reçu la charge de superviser les moines cénobites, l’autre, saint Sabas, en tant qu’ »exarque des solitaires » devait veiller sur les moines qui vivaient isolés ou en laure. Saint Sabbas fut ordonné prêtre à l’âge de 53 ans. En 512, Sabas fait partie d’une délégation monastique palestinienne qui est envoyée auprès de l’empereur Anastase pour tenter de le convaincre de renoncer au monophysisme, d’embrasser la foi de Chalcédoine et d’alléger les impôts de l’Église de Jérusalem. Il est mort dans sa laure, âgé de 94 ans, le dimanche 5 décembre 532. La laure de saint Sabas est appelée « Grande Laure » ; devenue un monastère cénobitique, elle a eu une importance capitale dans l’histoire du monachisme et de la liturgie de l’Église byzantine. La tradition liturgique de la laure de saint Sabbas – appelée aussi tradition palestinienne ou tradition sabbaïte – devint au cours des siècle prépondérante dans l’organisation de l’office byzantin et finit par effacer les traditions anciennes quue sont la tradition de la Grande Eglise (tradition de Sainte-Sophie de Constantinople dite aussi office asmatique) et la tradition stoudite (du monastère du Stoudion à Constantinople). C’est à Saint-Sabbas que fut élaboré le typikon (qui fixe le déroulement des célébrations liturgiques) et composé de nombreux hymnes. C’est là que vécurent les grands saints hymnographes Jean Damascène, Côme de Maïouma et André de Crète.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, * l’Enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité * et, lorsque tu ressuscitas les morts * qui gisaient au fond du tombeau, * tous les Anges dans les cieux se mirent à chanter : * Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu.
    2. Tropaire de saint Sabbas le Sanctifié, ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu * qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux * et grace à eux nous as tous conduits vers la vraie foi: * Dieu de miséricorde, Seigneur, gloire à toi.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion de saint Sabbas le Sanctifié, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier ; * vénérable Père Sabbas, prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Toi qui dès l’enfance, bienheureux Sabbas, t’es offert, * en ta vertu, comme une offrande immaculée * à ce Dieu qui bien avant ta naissance te connaissait, * des saints Moines tu devins le pur joyau, * digne de louange comme citoyen du désert. * C’est pourquoi dans l’allégresse je te crie : * Réjouis-toi, Père vénérable et digne de nos chants.
    Prokimen
    Du dimanche, ton 2 :
    R/. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
    V/. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
    Du saint, ton 7 :
    R/. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).
    Alleluia
    Du dimanche, ton 2 :
    V/. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
    V/. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
    Du saint
    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Du saint : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. (Psaume 32, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

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    Mon père, je désire devenir catholique

    Voici le chapitre 3 du Mariage de Judith, roman écrit par l’abbé Brian Houghton.

    A la fin des années 50, Judith, jeune étudiante à Oxford, d’une famille protestante mais gagnée par l’indifférence religieuse, fait la rencontre de Edward Rougham, d’une vieille famille catholique. Ayant acheté par hasard un crucifix ancien ayant appartenu à la famille d’Edward, elle se décide à assister à une messe catholique.

    Nous retranscrivons ci-dessous le chapitre 3 du Mariage de Judith, qui constitue une présentation admirable – et originale ! – de ce qu’est la messe.

    ————————-

    3. La messe

    Samedi, Judith passa une grande partie de sa journée à regarder son crucifix. Elle était sous hypnose. Il ne fallait pas se laisser influencer par les coïncidences. Elles arrivaient. Elles ne signifiaient rien. Oui, mais il était au moins étrange d’étudier l’histoire du moyen âge et de n’avoir jamais assisté à la messe. Après tout, sauf quelques monuments plus ou moins en ruines, il ne restait aucun témoin vivant qui soit parvenu de la Rome impériale jusqu’à nous, à travers tous les temps. C’était un phénomène historique unique. Elle pouvait écrire un bon mémoire sur l’histoire religieuse du XIIe siècle en Grande-Bretagne, mais elle n’avait jamais été regarder une des pièces authentiques qu’elle avait sous le nez. Cela n’avait rien à voir avec Edward. Elle était objective. Cela l’aiderait à comprendre l’histoire. Elle chercha les horaires de messes à Saint-Aloysius pour le lendemain.

    Etudiante en histoire, cultivée, Judith avait des idées sur le catholicisme : l’infaillibilité pontificale, les chapeaux des cardinaux, la Présence réelle, le confessionnal, les indulgences, etc., toutes choses qui semblaient n’avoir aucun rapport avec la réalité. Mais dans la vie quotidienne, un tel savoir ne servait à rien. Pour commencer, n’ayant pas l’habitude d’aller à l’église, elle arriva beaucoup trop tôt. Il n’y avait personne dont elle puisse imiter la conduite. Que faire avec l’eau bénite ? Elle mouilla son gant puis estima que le gant devait être de trop. Elle mit sa main nue dans le bénitier en se disant qu’elle n’avait pas de serviette. Elle secoua ses doigts qui finirent par sécher. Devant le tabernacle, il fallait faire une génuflexion. Rien de difficile à cela. Si. Fallait-il plier le genou droit ou le genou gauche ? Après réflexion elle fit l’un puis l’autre. Elle se heurta alors à une difficulté insurmontable : où aller ? Au fond d’une église pleine, elle serait passée inaperçue, mais l’église était vide. Rester debout attirerait l’attention. Il n’y avait pas une colonne derrière laquelle se cacher dans ce fichu bâtiment. S’asseoir ? Mais où ? Il y avait peut-être des places réservées aux non-catholiques. Elle allait partir quand une famille fit bruyamment irruption; les parents donnèrent une pièce aux plus âgés et des bonbons aux plus jeunes. Derrière eux, un groupe hétéroclite stationnait dans la petite cour qui menait à l’église. Judith reconnut une fille de Sommerville qu’elle détestait cordialement, ce qui l’empêcha d’essayer de filer, car elle ne voulait pas lui parler. Elle suivit la famille bourdonnante et s’installa juste derrière elle.

    Ce qui se révéla n’être qu’une moitié de l’assistance était entré lorsqu’une cloche tinta. Un enfant chétif fit son apparition sur la droite, suivi d’un prêtre. Judith avait vu déjà des ornements, sur des tableaux de Rubens, et des barrettes, sur des gravures du XVIIe siècle. Mais elle n’était pas préparée à l’effet irrésistible qu’ils provoquaient lorsqu’ils étaient portés par le très décharné R.P. MacEnery, de la Société de Jésus. Le prêtre donna sa coiffure à l’enfant chétif, posa ses affaires sur l’autel, tourna le dos à l’assemblée et se mit à débiter à grande vitesse d’incompréhensibles formules latines.

    Judith imaginait que les catholiques avaient une grâce spéciale, un charisme – peu importe le mot – qui les rendait capables de comprendre le latin. S’ils l’avaient, ils le cachaient bien. Personne ne faisait attention au prêtre, qui de son côté de s’occupait nullement des personnes présentes.

    Devant elle, les aînés de la famille bourdonnante faisaient rouler leur pièce par terre pendant que les cadets remplissaient méthodiquement de papiers de bonbons le sac de leur mère, ceux du moins qui ne faisaient pas de trapèze sur le dossier du banc. Les parents ne s’intéressaient pas à eux. Le plus jeune, toutefois réussit à attirer l’attention : ayant piqué une tête par-dessus l’épaule de son père, il reçut une bonne claque. Père et mère étaient fort occupés : il rangeait d’innombrables images dans son énorme paroissien ; elle dévidait son chapelet dans un incessant cliquetis entrecoupé de signes de croix frénétiques. Et tout autour de Judith, à ce qu’elle pouvait voir, il en allait de même.

    Pourtant ces braves gens devaient avoir une vague conscience de ce qui se passait, car tous se frappaient la poitrine, se signaient, se levaient, s’agenouillaient avec un ensemble surprenant. Après cinq minutes de cette gymnastique sacrée, épuisés, ils s’effondrèrent dans leurs bancs, tandis que le prêtre remettait sa coiffure et montait en chaire. Judith se prépara à essuyer un sermon, chose dont elle avait toujours eu horreur au collège. Il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. Bien qu’en anglais, à l’évidence, cela faisait partie de la liturgie : un calendrier des festivités auxquelles personne ne pouvait avoir envie d’aller, une pressante demande d’argent et un catalogue interminable de défunts obscurs pour lesquels il fallait prier. Le prêtre, ayant terminé, retourna à l’autel, non sans rendre sa coiffure à l’enfant chétif.

    Là-dessus les choses semblèrent se corser. Le prêtre fourrageait dans ses affaires en silence. Chacun des enfants indociles reçut à tour de rôle une bonne gifle. Puis un mouvement se produisit. Ses études médiévales permirent à Judith de reconnaître le sanctus. Tout le monde se mit à genoux ; elle entendit craquer les vieilles jointures. Un nouveau coup de sonnette précipita le plus jeune sous son banc. Six sonneries se succédèrent pendant l’élévation : Judith savait que cela indiquait la consécration, la Présence réelle. Le silence tomba. Un silence comparable au silence originel avant même que le monde fût. C’était colossal.

    Cependant tout continuait, absolument hors du monde, sans rien d’humain. Bien avant la fin, les gens commencèrent à s’en aller. Peut-être la règle voulait-elle que le prêtre soit le premier et le dernier à bord comme le commandant sur son navire. Mais Judith ne partit pas. Pour terminer, le prêtre rangea ses instruments, remit son chapeau et, précédé de l’enfant chétif, disparut comme il était venu. Les divers membres de la famille installée devant elle rassemblèrent leurs affaires en bavardant gaîment. Ils s’en allèrent. Judith resta.

    C’était donc cela, la messe. Cela n’avait aucun rapport avec ce qu’elle croyait que devait être une cérémonie religieuse. Ce n’était en rien un office communautaire ; chacun semblait faire ce qui lui plaisait. Il n’était pas question de « rendre meilleur » qui que ce soit. Il n’était pas non plus question de ces prières sinistrement niaises qui la rendait enragée au collège. Elle les entendait encore : « Prions pour les Nations Unies et tous ceux qui travaillent pour la paix », « Prions pour la justice raciale en Afrique du Sud », « Prions pour que les conflits dans l’industrie trouvent une solution chrétienne », etc. Elles avaient contribué à l’indifférence religieuse de Judith au moins autant que l’influence de son père. Mais à la messe, il n’avait été question de prier pour rien ni personne sauf les quelques inconnus dont c’étaient les jours anniversaires de la mort. Non, ce n’était pas tout à fait vrai : à la fin, pendant que l’assemblée s’éclipsait, le prêtre avait récité quelques Ave Maria suivis de prières incompréhensibles.

    Donc, c’était CELA la messe : la chrétienté aborigène. Judith se rassit, bouleversée. Des milliers et des milliers de gens étaient morts pour ou contre CELA.

    Les guerres de religion lui avaient toujours parue incompréhensibles. Comment pouvait-on s’entretuer à cause de questions abstraites sur le rôle de la grâce et des œuvres ? Mais maintenant elle comprenait. Il ne s’agissait pas d’abstraction, de la grâce et des œuvres, mais de CELA. Les gens s’étaient battus, avaient donné leur vie pour CELA. Le reste n’était que rationalisation.

    A la vive lumière de la première intuition, Judith voyait l’ensemble du problème. Ce n’était pas une question de controverse théologique. Il fallait savoir si la vie et la mort avaient un sens, si la vie était centrée sur l’homme ou sur Dieu. Elle retourna cette pensée dans sa tête, cherchant à la formuler exactement. La vie était-elle anthropocentrique ou théocentrique ? L’acte fondamental de la religion était-il d’adoration ou de demande ? La messe donnait une réponse péremptoire : c’était un acte d’adoration.

    Tous ces braves gens, dont la famille à l’encombrante marmaille, ne demandaient ni la paix ni la justice, mais s’efforçaient d’adorer – peut-être inconsciemment. L’objet de leur adoration était parfaitement clair : c’était la Présence réelle.

    L’évidence de la réalité de la Présence avait été un choc pour Judith. Elle avait naturellement rencontré des catholiques apparemment sensés. Mais elle n’imaginait pas un instant qu’ils croyaient réellement à la Présence réelle. Ce devait être à leurs yeux une sorte de symbole suprême, ou mieux de réalité symbolique. Sans doute en allait-il de même de la fameuse transsubstantiation. Pour un catholique raisonnable, cela devait vouloir dire qu’il y avait un changement de la signification ultime du pain et du vin ; une sorte de transsignification. Mais à l’expérience il était clair que non : l’attitude de ces pieux papistes, du cliquetis des chapelets aux images des missels, en passant par les bonbons des enfants, montrait bien qu’ils croyaient absolument à la très intimidante Présence.

    Le peu d’importance du prêtre l’avait aussi beaucoup frappée. Elle croyait que le catholicisme était très clérical. Elle s’apercevait que le prêtre n’était guère qu’un artisan dont la personnalité avait beaucoup moins d’importance que celle du chapelain de son collège. Au fond, il était arrivé comme un plombier avec son apprenti. L’eau branchée, le robinet de la Vie éternelle ouvert, il était reparti emportant ses outils.

    Judith s’aperçut alors que l’église était vide. Il ne restait que le prêtre. Quelques instants plus tôt il était couvert de soies et d’ors. Maintenant il était agenouillé, ombre insignifiante, à la table de communion. Oui, Judith le comprenait : il avait joué son rôle, le beau papillon qui voltigeait gaîment autour de la Lumière du monde ; bien sûr, il s’était brûlé les ailes et n’était plus que cette chenille désolée.

    Il lui fallut beaucoup de courage. Elle s’approcha de lui et dit : « Mon père, je désire devenir catholique. »

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    Découverte et restauration de peintures murales du XIIIème siècle à la Cathédrale de Chartres

    La découverte en octobre 2010, de peintures murales gothiques datées du début du XIIIème siècle (entre 1200 et 1235) dans un monument aussi étudié et connu qu’est la Cathédrale de Chartres fut une surprise générale pour les services des Monuments Historiques.

    Situées dans les roses murées des intrados donnant sur les tours Nord et Sud, ce sont en fait des trompe-l’œil destinés à simuler la présence de vitraux. Bénéficiant de leur situation inaccessible, ces peintures nous sont parvenues dans leur état d’origine, à peine occultées par un badigeon de recouvrement ancien et l’empoussièrement séculaire. Leur restauration est maintenant achevée et intéressera non seulement les historiens et les archéologues, mais également les spécialistes de la musique médiévale, puisque les deux peintures présentent des rois jouant d’instruments de musique.

    On trouvera une présentation complète des peintures et des travaux de restauration dans cet article de la revue CeROArt.

    Rose du roi David jouant du psaltérion.

    Le Roi David est identifiable certes par son sceptre mais surtout par son instrument par excellence, le psaltérion décachorde, lyre à dix cordes, instrument à cordes pincées auquel les psaumes se réfèrent fréquemment, e.g. :

    Bonum est confiteri Domino, et psallere nomini tuo, Altissime :
    ad annuntiandum mane misericordiam tuam, et veritatem tuam per noctem,
    in decachordo psalterio ; cum cantico, in cithara. (Psaume 91, 2-4)

    Il est bon de louer le Seigneur et de psalmodier pour ton Nom, ô Très-Haut ;
    d’annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit,
    avec le psaltérion à dix corde, par un cantique avec la cithare.

    Les spéculations sur la façon dont étaient accordées les dix cordes du roi David ont occupé les théoriciens de la musique jusqu’au XVIIème siècle – voyez par exemple L’Harmonie Universelle (1637) du Père Marin Mersenne (1588 † 1648). De ces spéculations découlent en grande part les différents systèmes d’accord des instruments de musique.

    Rose d’un roi jouant du rebec.

    Le rebec est un instrument à cordes frottées dérivé de la lyra grecque utilisée dans l’empire byzantin. Le rebec est ici encore joué sur les genoux, comme le décrit Jérôme de Moravie dans son Tractatus de Musica, vers 1280. C’est ultérieurement que le jeu à bras sera pratiqué. C’est bien sûr l’ancêtre des violes et des violons.

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    S. E. le cardinal Verdier, archevêque de Paris, en cappa

    Jean, cardinal Verdier, archevêque de Paris, en cappa magna.

    Créé cardinal-prêtre du titre de Sainte-Balbine le 16 décembre 1929.
    Sacré évêque à Rome le 29 décembre 1929 par Sa Sainteté le Pape Pie XI, assisté du cardinal Baudrillart & de Mgr Chaptal de Chanteloup.
    Intronisé à Notre-Dame de Paris à l’Epiphanie 1930.
    Mort le 9 avril 1940 après avoir déploré publiquement dans une lettre de 1938 « l’aboutissement fatal de la théorie raciale » en Allemagne.

    Le Pape avait choisi de faire lui-même l’ordination épiscopale du cardinal Verdier afin de témoigner de l’importance de ce choix personnel. Le cardinal Verdier du reste représenta le Pape Pie XI comme légat à de nombreuses occasions, tant en France qu’à l’étranger.

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    Programme du troisième dimanche de l’Avent

    Catéchisme de l’Avent

    Saint-Eugène, le dimanche 12 décembre 2010, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : orgue
  • Kyrie de la Messe Gaudete in Domino semper, du sacre de Louis XVI, par François Giroust (1739 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Missa syllabica de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la collégiale de Saint-Quentin, des cathédrales d’Abbeville et d’Amiens, et de la Sainte Chapelle de Paris
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tu quis es ? motet dramatique à deux chœurs sur le texte de l’évangile de ce jour, de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus de la Messe Gaudete in Domino semper, du sacre de Louis XVI, par François Giroust (1739 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Après la Consécration : O salutaris hostia, pour le temps de l’Avent – musique de Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei de la Messe Gaudete in Domino semper, du sacre de Louis XVI, par François Giroust (1739 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie – texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

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    Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte – Saint Etienne le Jeune – ton 1

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 11 décembre 2011 du calendrier grégorien – 28 novembre 2011 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

    Dimanche du ton I de l’Octoèque. En ce jour se célèbre aussi la fête de saint Etienne le Jeune (Στέφανος ό Νέος), moine et martyr. Saint Etienne, surnommé le Jeune ou du Mont Saint-Auxence, est l’un des plus célèbres martyrs qui versèrent leur sang pour la foi véritable durant la persécution iconoclaste. Il naquit à Constantinople en 714 et entra au monastère du Mont Saint-Auxence près de Chalcédoine, dont il devint le supérieur à l’âge de 30 ans. A 42 ans, il laissa sa charge à Marin, afin de mener une vie plus solitaire & plus pénitente. Lorsqu’à la suite du pseudo-concile de Hiéreia (754) éclate la persécution de l’empereur Constantin V Copronyme, des moines de la région de Constantinople et de Bithynie s’assemblent autour de lui. Il leur recommande l’exil en Chersonèse Taurique, en Épire, en Italie du sud, dans les régions méridionales de l’Asie Mineure, à Chypre et au Liban ; il leur rappelle que le pape et les patriarches d’Alexandrie, d’Antioche et de Jérusalem rejettent « le dogme infâme des brûleurs d’icônes », ainsi que Jean Damascène (mort en 749 et condamné à Hiéreia). L’empereur Copronyme envoie un patrice du nom de Calliste auprès d’Étienne, que sa sainteté avait rendu célèbre, pour le faire souscrire aux décrets du concile de Hiéreia. Le saint ermite refuse en répondant que « les décrets de ce pseudo-concile sont hérétiques ». Calliste ayant rapporté ces propos au souverain, celui-ci, furieux, le renvoie avec une troupe de soldats, qui arrachent l’ermite à sa grotte (forcés de le porter, car « ses mollets s’étaient collés à ses cuisses ») et l’enferment avec d’autres moines dans une prison au pied de la montagne. Les soldats, impressionnés par l’ascète, n’exécutent d’ailleurs leurs ordres qu’à contre-cœur. Une délégation ecclésiastique est envoyée à Étienne porteuse de l’horos du concile de Hiéreia et chargée de le lui faire signer. Le saint ne perdit rien de sa fermeté et demanda à aux évêques venus l’interroger comment ils osaient qualifier leur conciliabule de Hiéreia de concile général alors que tout ce qui s’y était fait était sans l’assentiment du Pape de Rome ni l’approbation des patriarches d’Alexandrie, d’Antioche & de Jérusalem. L’empereur Copronyme bannit alors le saint sur l’île de Proconèse, où il fut rejoint par ses anciens compagnons et où il opéra de nombreux miracles : guérison d’un aveugle-né, exorcisme d’un enfant possédé, guérison d’une hémorroïsse… Il apaise aussi les tempêtes et sauve des navires. Un soldat arménien stationné en Thrace du nom d’Étienne, plié en deux presque jusqu’au sol et ne pouvant plus se redresser, fait aussi la traversée pour voir le saint ; il en revient droit comme un I. Il raconte à ses camarades que l’ermite lui a fait baiser deux icônes, une du Christ et une de la Vierge. Tous ces miracles fortifièrent les défenseurs des saintes images en butte aux persécutions impériales. Aussi l’empereur décida de charger de fers le saint higoumène et l’enfermer dans une prison à Constantinople. Quelques jours après son arrivée, saint Etienne fut conduit devant Constantin V Copronyme. Le saint abbé prit en sa présence une pièce d’argent, & demanda à l’assistance quel traitement mériterait celui qui foulerait aux pieds l’image de l’empereur qui y été gravée. L’assemblée s’écria qu’il faudrait le punir rigoureusement. « Eh quoi ! dit le saint en foulant aux pieds la pièce d’argent, c’est un crime énorme d’outrager l’image d’un empereur mortel, & on pourrait jeter innocemment au feu celle du Roi du ciel ? » Répugnant manifestement à faire une exécution publique, l’empereur organise l’assassinat de saint Etienne par une troupe de soudards. Le 28 novembre 764, Étienne est tiré de sa prison, les pieds attachés à une corde, puis traîné sur la Mésê (la grande artère centrale de la ville) ; là, un soldat saisit une grosse barre de bois appartenant au dispositif d’un poste à incendie et lui fracasse le crâne. Ensuite, les scélérats excités continuent d’insulter son cadavre qui est traîné à travers la ville et malmené ; il est finalement jeté dans la fosse commune des condamnés, au lieu-dit Ta Pelagiou.

    Saint Etienne le Jeune est fêté également à la même date au rit romain. « A Constantinople, les saints martyrs Étienne le Jeune, Basile, Pierre, André; et trois cent trente neuf moines, leurs compagnons. Sous Constantin Copronyme, ils furent cruellement tourmentés par divers supplices pour le culte des saintes images, et confirmèrent par l’effusion de leur sang la vérité de la foi catholique. » (Martyrologe romain, au 28 novembre).

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 1 : Malgré les scellés posés sur le tombeau * et les soldats gardant ton corps immaculé, * tu es ressuscité le troisième jour, * donnant la vie au monde, Dieu sauveur, * et du haut des cieux les Anges te chantèrent comme à la Source de la vie : * « Gloire à ta Résurrection, ô Christ, * gloire à ta royauté, * gloire à ton œuvre de salut, Seigneur ami des hommes.
    2. Tropaire de saint Etienne le Jeune, ton 4 : T’exerçant dans la montagne aux ascétiques combats, * tu brisas l’assaut des ennemis spirituels avec l’armure de la croix ; * de même sur le stade tu luttas vaillamment * pour abattre l’empereur Copronyme grâce au glaive de la foi ; * pour l’un & l’autre de ces exploits, * tu fus par Dieu couronné doublement, * bienheureux Etienne, en qualité de moine & de martyr.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion de saint Etienne le Jeune, ton 8 : Fidèles, amis de la fête, par des hymnes acclamons * de tout cœur Etienne, l’ami de la Trinité, * qui du Seigneur & de sa Mère vénérait l’image sacrée ; * unissons nos voix pour lui chanter avec amour * & dans l’allégresse : Père admirable, réjouis-toi.
    6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : * O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.
    Prokimen
    1. Du dimanche, ton 1 :
    R/. Sur nous, Seigneur, soit ton amour, ainsi qu’en toi fut notre espoir ! (Psaume 32, 22).
    V/. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
    Autre prokimen de saint Etienne le Jeune, ton 7 :
    R/. R/. Les justes jubilent de gloire, ils tressaillent sur leur couche (Psaume 149, 5).
    Alleluia
    Du dimanche, ton 1 :
    V/. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
    V/. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
    De saint Etienne le Jeune
    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De saint Etienne le Jeune : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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    Russie : la relique de la ceinture de la Vierge Marie a fait un séjour triomphal

    Bravant un froid glacial (la température est descendue jusqu’à -11° mercredi 23 novembre), un million de fidèles moscovites ont fait la queue durant des heures pour se recueillir devant la relique de la sainte ceinture de la Vierge Marie de Vatopedi dont l’ostension solennelle avait lieu dans la cathédrale du Christ-Sauveur.

    Entre quinze et vingt heures de file d’attente étaient nécessaires en moyenne avant de vénérer la sainte relique (certains ont dû faire 2 jours de queue). Plus de 300 personnes ont déjà eu besoin de soins et 52 ont dû être hospitalisées. Pourtant, les autorités avaient mis en place un dispositif pour parer à tous problèmes : distribution gratuite de nourriture, possibilité de se réchauffer dans des bus, ambulances garées en permanence devant la cathédrale…

    Des avertissements ont été également donnés. Le docteur Alexandre Tchoutchaline, membre de l’association des médecins orthodoxes, a par exemple recommandé aux pèlerins de bien “mesurer les risques que présentent pour leur santé” ces heures d’attente. Mais la ferveur a été plus forte, de nombreux croyants ont refusé toute assistance de peur de perdre leur place dans l’imposante file d’attente (plus de 8,5 km) !

    Surpris par cette affluence, le patriarcat s’est résolu à surélever la relique en la plaçant au dessus d’une arche sous laquelle, les pèlerins passaient sans s’arrêter, juste le temps de lever les bras pour effleurer le toit de l’arche, ce qui permis d’accélérer la cadence.

    Selon la tradition, la Vierge aurait laissée sa ceinture à l’apôtre Thomas lors de son Assomption. La relique fut conservée à Edesse en Syrie au IVème siècle, avant d’être transférée à Constantinople sous le règne de l’empereur Arcadius (395 † 408). La relique fut ensuite divisée en plusieurs parts qui se retrouvèrent dans plusieurs pays. La France ainsi en possède une part en la cathédrale du Puy depuis le XIIème siècle et un autre fragment depuis 1252 à Quintin en Bretagne, l’Italie depuis 1141 possède la sienne en la cathédrale de Prato en Toscane. Mais la partie de la ceinture qui a visité la Russie est très célèbre en Orient et est conservée au Monastère de Vatopedo au Mont-Athos en Grèce où elle fut offerte aux moines par le prince serbe Lazar Chlebeljanovic. La relique n’avait jamais quitté ce monastère en dépit des demandes réitérées de croyants de différents pays. L’exception pour la Russie s’est faite au terme de démarches complexes.

    Avant de conclure son périple russe par Moscou, la ceinture avait effectué un pèlerinage dans quatorze grandes villes depuis son arrivée dans le pays, le traversant d’Ouest en Est jusqu’à Vladivostok.

    Le Premier ministre, Vladimir Poutine, en personne, l’avait accueillie à Saint-Pétersbourg lors de sa première apparition en Russie le 20 octobre dernier.

    En un mois de présence sur le sol russe, ce sont près de trois millions de personnes qui se sont pressées pour vénérer la sainte relique. Même la première tournée de U2 (en 2010) dans le pays n’a pas déclenché autant de passion et de ferveur ! :-)

    En cette fête de l’Immaculée Conception dans le calendrier latin, rendons grâce à Dieu pour l’extraordinaire réveil spirituel qui se manifeste en Russie.

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