Bibliothèque liturgique
(inventaire en cours)
J’ai commencé l’inventaire de ma bibliothèque, laquelle comporte majoritairement des ouvrages de chant ecclésiastique. Ce travail est effectué dans le cadre d’un projet de publication sur le plain-chant français. Si des détails sur le contenu de tel ou tel ouvrage vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter.
AMIENS
Beau rituel d’Ancien Régime.
Le plain-chant conserve des particularités d’Amiens. On notera l’ordinaire de la messe aussi donné d’après Nivers, le Dies iræ avec le faux-bourdon dit de Homet, un Pie Jesu à 3 parties, un Jesu Salvator mundi à 2 parties, le Libera me du 2 novembre et un Languentibus avec plusieurs mélodies suivant les strophes.
AVIGNON
Les faux-bourdons sont à quatre voix & présentent globalement les formules parisiennes. Feuillets manuscrits reliés en fin d’ouvrage contenant un Benedicamus prolixe, l’hymne Lapsus est annus redit annus alter (manifestement pour le premier jour de l’an) et les tons des psaumes suivant l’usage parisien.
Réédition de l’exemplaire précédent.
Edition exceptionnelle, fourmillant de détails sur la vie d’une confrérie.
Te Deum sur le chant d’Avignon, aux Lamentations de Chabert, on ajoute celles « de la composition de M. Nivers, plus à la portée de ceux qui n’ont pas une connaissance bien approfondie du Plain-Chant ». L’ouvrage contient une méthode de plain-chant qui présente les tons psalmiques romains & parisiens, suivis de la série des proses parisiennes (sauf Plaudamus cum superis pour l’Assomption, au lieu de Induant justitiam, & O cor amoris victima pour le Sacré Cœur). Vers la fin, curieux « chant pour l’adoration de la sainte Croix » (contenant un trisaghion en ut et le Pater entre deux versets) & le Sub tuum en la des éditions provençales. L’ouvrage se termine par la Messe trompette, dite de Bordeaux, & le Domine salvum fac regem du 6ème ton parisien.
Ouvrage substantiellement semblable au précédent, on y retrouve donc les lamentations « composées par M. Chabert, maître de musique du Chapitre de St-Agricol, très connu par son bon goût pour le Chant de l’Eglise » (en effet, elles sont fort belles. Du reste nous chantons tous les ans à Saint-Eugène la dernière de ces lamentations – soit l’oraison de Jérémie – aux ténèbres du Samedi Saint). Celles de Nivers y sont supprimées.
AUCH
L’édition reprend celle du Petit Graduel de 1770 en la corrigeant sur le Grand Graduel imprimé à Paris (avis de l’éditeur). L’ordinaire des processions du dimanche est très bien détaillé. En fin d’ouvrage, messe & office complet du Sacré Cœur (prose O qui Jesum diligitis).
BAYEUX
- Supplément tiré du nouveau bréviaire, imprimé en 1770. 24 pages.
- Supplément contenant les répons & antiennes de Magnificat, de tous les samedis de l’année, ensemble celles des féries de l’Avent & du Carême. 123 pages.
L’antiphonaire précise les jours solennels pour lesquels l’antienne du Magnificat est triplée. Contient aussi les pièces des saluts du Très-Saint Sacrement.
- premier volume : dominical. 328 (hiver), 141 (été), 22 (messes de du Mont & d’Amance), 48 (kyriale), 68 (défunts & semaine sainte) & 24 (Sacré Cœur) pages. 161×94.
- second volume : sanctoral. 548, XXIV (cf. infra), 48 (kyriale) & 39 pages (défunts). 164×98. Relié avec :
- Messe royale de M. H. Du Mont, & celle du R.P. d’Amance. Caen, P. Chalopin & C. Le Baron, 1753. XXIV pages.
Les deux volumes contiennent les messes de du Mont & du trinitaire d’Amance (seul le cahier du sanctoral a conservé sa page de garde, mais son édition est différente de celle du temporal). La version ici donnée de la première messe d’Henry du Mont est du reste très fidèle à l’originale (l’éditeur comprend toutefois sous le même signe le dièse & le tremblement). Aux rogations, outre l’habituelle litanie gallicane Aufer a nobis, il y en a une autre plus rare (Kyrie eleyson, qui pretioso sanguine mundum eripuisti de maledicti fauce draconis). Dans le Kyriale, aux fêtes doubles, entre l’O salutaris noté pour l’élévation & l’Agnus Dei est curieusement placée une prose de tournure ancienne (Votis dulcissona pangat Ecclesia). La messe des fêtes solennelles est une belle composition anonyme en plain-chant musical du 1er ton. Les messes des défunts comportent à l’élévation une hymne revêtue d’une très belle mélodie (O salutaris hostia sacra, Corporis Christi deitas vera – texte & mélodie différents de celle plus connue de la méthode de La Feuillée).
Ouvrage curieux de par son titre. Traite de tout ce qui touche de près ou de loin à la mort chrétienne, depuis l’ordo pour administrer la communion aux malades (avec variantes si celui-ci est diacre ou prêtre) jusqu’à la sépulture.
Ce petit opuscule contient l’ordre des processions & des stations jubilaires. On y trouve noté le répons Emendemus in melius, ainsi que l’antique litanie gallicane Aufer a nobis. Recueil de cantiques en fin d’ouvrage.
On notera le ton du Sacris solemnis de la Fête-Dieu (en ut), les pièces des saluts, un motet du Saint Sacrement (O Sacrum convivium) en plain-chant musical, le chant des litanies du Saint Nom de Jésus & plusieurs chants alternatifs de litanies. Vers la fin de l’ouvrage, un « Ex directorio cantus Ecclesiæ Bajocensis » donne les différents tons d’oraisons & de lecture. L’ouvrage s’achève par les neumes des 8 tons pour les antiennes & un hymne de saint Sébastien.
Petite plaquette publiée à l’occasion de l’entrée en vigueur du nouveau propre de Bayeux, qui traite du très beau répons Congregati sunt, resté constamment en usage à Bayeux depuis au moins le XIIIème siècle. Ce répons fut longtemps le VIème répons de l’Office des Morts à Paris, Sens, Chartres, Bayeux, Sarum, etc… A Bayeux, il s’est conservé la veille du jour des morts : après les vêpres de la Toussaint, son chant magnifique accompagne une procession solennelle pour les morts, procession suivie d’un salut avec chant du Libera me, Dies iræ (qui est bien à l’origine une séquence du Libera me) et De profundis.
Petit propre diocésain d’une grande richesse. On y trouve de nombreuses pièces des anciens usages diocésains (ainsi, des pièces d’ordinaire de la messe, le Dirigatur des encensements de l’offertoire, etc…). Les nombreuses proses normandes ont été « grégorianisées » et dépecées de leur rythme primitif.
BEAUVAIS
Contient la prose (Bellovacis civibus) & l’hymne (Qualis vos sequitur – très beau chant) de saint Lucien, la prose de la Sainte Trinité (Os superbum conticescat), la prose (Te laudamus o Regnator) et l’hymne (Tandem laborum) de saint Pierre, la prose de la dédicace (Jerusalem & Sion filiæ, mais pas sur le chant parisien de l’abbé d’Haudimont), la messe du Ier ton de du Mont (In Annualibus) avec un curieux Pie Iesu pour les élévations des messes des défunts sur le chant de cette messe, le Credo de la messe du VIème ton de du Mont (In Solemnibus). Travail d’une grande qualité, l’extrême régularité de l’écriture fait même croire que l’ouvrage est imprimé !
BESANCON
Contient les offices suivants : les trois Ténèbres, les vêpres (chantées, non récitées) du Jeudi Saint, du Vendredi Saint, du Samedi Saint & du jour de Pâques. Besançon est un des très rare diocèse à avoir conservé le chant du Kyrie à l’ouverture des vêpres pascale (ce qui était la disposition à Rome au IVème siècle). De façon plus courante, on y trouve aussi la vieille litanie carolingienne à la fin des Ténèbres (à la place du Christus factus est romain).
CAHORS
Ce processional se veut d’un esprit plutôt romain et ne fais pas la part belle aux traditions locales (à l’inverse de ce que l’on voit dans d’autres diocèses à la même époque) Contient aussi l’ordre des saluts, l’office des morts, un répertoire des récitatifs liturgiques romains d’après Jean Guidetti et enfin un « Formulaire du prône à l’usage du diocèse de Cahors, extrait du formulaire imprimé par ordre de Monseigneur de Popian, en 1619″.
CHALONS
Donne d’intéressantes rubriques générales des processions. On notera beaucoup d’archaïsmes liturgiques dans un cadre globalement néo-parisien. Les rogations en particulier conservent des structures antiques. Durant tout le temps pascal, il existe des curieuses processions après vêpres. Contient aussi des prières du soir et un ordre des saluts dominicaux manuscrit. Le chant des litanies des saints en fin d’ouvrage est très beau.
Comme le précédent, ouvrage très riche pour un processionnal d’Ancien Régime. Certains feuillets des cahiers sont restés vierges d’impression, ce qui produit des manques visibles.
CHARTRES
Très intéressant processional. On notera les rubriques relatives aux processions, de nombreux hymnes rythmés, les prières du jubilé, l’ordre des processions que les paroisses font à la cathédrale lorsque la châsse de saint Piat ou celle de saint Taurin y sont exposées, les faux-bourdons des psaumes à 4 voix, un Adoro te supplex en plain-chant musical.
CLERMONT
Rituel plutôt prolixes (les prônes ont des dimensions vraiment longues). L’absoute générale du Jeudi Saint se fait au prône du jour de Pâques (le déplacement pourrait avoir été fait pour des raisons pastorales, c’est du reste un soucis pastoral fort qui anime cet ouvrage).
Intéressant processionnal d’Ancien Régime, très conservateur tant par la musique que par les pièces (souvent anciennes) de chant qui y sont marquées. Le matin de Pâques, il y a des laudes stationnales avec deux Benedictus, sur le modèles des vêpres stationnales pascales. Le lundi & le mardi de Pâques, outre les vêpres stationnales, existe aussi une très curieuse procession après sexte (le prêtre bénit avec la croix les quatre points cardinaux) qui comporte des litanies très intéressantes. Procession quotidienne pour les fruits de la terre, depuis l’Invention jusqu’à l’Exaltation de la Sainte Croix.
COUTANCES
Réédition du processionnal de Mgr de Chalmazel de 1773. Litanie des saints le mercredi des cendres, très belle suite de versets pour la procession des rameaux (avec un refrain Salve lux mundi, Rex regum), lamentations notées, tropes de la fin des ténèbres, entrée de la procession avec le trident le samedi saint au son de l’antienne Cum Rex gloriæ Christus infernum debellaturus intraret, procession de la résurrection à 5 heures du matin le dimanche de Pâques, Salve festa dies à la procession avant la messe de Pâques (idem à l’Ascension & à la Pentecôte), les pages des litanies majeures & mineures sont hélas en parties arrachées mais on y trouve pas mal de petites litanies gallicanes anciennes, ordre des saluts de l’octave de la Fête-Dieu (très intéressant De profundis), en fin d’ouvrage on trouve les litanies de la Sainte Trinité, du Saint Sacrement, des Saints (ton particulier), le Languentibus & le De profundis coutançais.
Avec l’abandon de son rit propre pour le romain, Coutances transfère dans son processionnal nombre d’éléments de son ancienne liturgie. On y retrouve en particulier toutes les anciennes proses, qui ne pouvant plus être chantées à la messe, le sont désormais à la procession avant la messe. Aux proses est adjoint un hymnaire. En revanche presque tous les vieux particularismes trouvés dans l’ouvrage ci-dessus disparaissent (rameaux, rogations, répons, etc…). Subsiste principalement la procession de la résurrection à 5 heures du matin le jour de Pâques. En tête d’ouvrage, intéressant exposé rubrical sur les processions. Beaucoup de particularismes dans ce très intéressant ouvrage, je ne signale que quelques pièces parmi les plus intéressantes musicalement ou les plus rares liturgiquement: prose Tota regis filiæ pour le saint Cœur de Marie, très belle prose Ave, Virgo virginum pour les fêtes de la Très-Sainte Vierge, prose In fide Patribus des saints évêques de Coutances & d’Avranches, beau Te lucis ante terminum du 2nd ton pour les complies de Noël à l’Epiphanie, idem du 1er ton pour les complies du jour & de l’octave de l’Ascension & de la Pentecôte, hymne Bella dediscat des secondes vêpres de saint Lo. A la fin de l’ouvrage, ordre des saluts & quelques tons de psalmodie à volonté dans le goût des psalmodies oratoriennes.
DIGNE
Ouvrage consacré à l’étude de l’antiphonaire manuscrit du village de Sainte-Tulle (1ère moitié du XVIIIème siècle), magnifiquement enluminé.
DIJON
Donne pour prose de la Saint-Pierre-Saint-Paul Quos unus in vita labor au lieu de Te laudamus o Regnator, la prose dijonnaise de saint Bénigne : Exulta, felix Divio et pour saint Etienne : Laudate Stephanum Lætis concentibus.
DOMINICAIN
- Officium defunctorum – L’Office des morts (s.l.n.d.). 33 pages. &:
- Officium Hebdomadæ Sanctæ Iuxta ritum Sacri Ordinis FF. Prædicatorum, Iussu R.P.F. Antonini Cloche, ejusd. ord. Generalis Magistri. Paris, Couvent & Collège Saint-Jacques, 1711. 128 pages.
Magnifiques éditions, très fines, avec de beaux bandeaux. Ex libris de Sœur Marie Agnès Riekin de 1749. Provient d’Alsace. Contient des feuillets reliés en fin d’ouvrage comportant trois pièces manuscrites (le Salve Regina, une antienne à saint Dominique (Benedictus Redemptor omnium) & le Gloria Patri des introïts du IInd ton) & un feuillet volant avec les antiennes de Benedictus & de Magnificat de la Dédicace.
Le Processionnal contient entre autres le lavement des autels le Jeudi saint & l’adoration de la Croix le Vendredi saint. L’Office de la Semaine Sainte relié avec ce processionnal contient en fait uniquement les trois offices des Ténèbres intégralement noté (y compris les Lamentations) & les vêpres du Samedi saint.
EVREUX
FRANCISCAINS
Très curieux opuscule décrivant une longue procession quotidienne à 13 stations dans le Saint-Sépulchre. Hélas, les nombreuses hymnes citées n’ont que l’intonnation notée (intonnations qui laissent entendre des tons originaux très beaux). Deux pièces sont toutefois intégralement notées, il s’agit d’un curieux dialogue entre chantres & chœur : « Gaude Virgo Mater Christi, condemnatum quem vidisti, Resurrexit sicut dixit », sous deux tons, festif & férial.
GRENOBLE
L’une des très nombreuses réimpressions de ce manuel de pénitents, avec ses bois du XVIème siècle. Ouvrage fondamental pour connaître la vie d’une confrérie laïque. Les chants notés sont tous originaux, aussi bien pour les psalmodies que pour le chant des hymnes. Les principaux offices chantés par les confrères comprennent l’office complet de la Fête-Dieu, celui des morts, les Ténèbres et de la Sainte Vierge.
LANGRES
Magnifique & prestigieuse édition, du temps où Langres, troisième évêché-pairie de France, était le fer de lance de la contre-réforme catholique. Ce rituel conserve de nombreux archaïsmes, notamment pour l’ordre des funérailles & le rituel du mariage.
Rigoureusement romain, ce Cérémonial illustre les travaux d’adoption du rit romain à Langres sous le fameux Mgr Parisis. Il contient cependant des transpositions très intéressantes des cérémonies romaines dans des cadres plus restreints (les petites églises rurales par exemple). On notera surtout le chapitre sur les chapiers que le cérémoniaire de Langres ajoute au texte original : il y décrit très précisément l’usage des chapiers à la messe (et pas simplement aux vêpres), usage qui n’existe pas à Rome, mais que l’auteur déduit de trois décisions de la Congrégation des Rits (30 août 1662, 31 juillet 1665, 13 mars 1700).
Manuel extraordinaire qui permet de connaître le répertoire de la psallette de Langres avant le chanoine Couturier. L’ouvrage comporte 4 partie : 1. Une méthode de plain-chant. 2. Les chants de la messe (tous les kyriale plus une messe en plain-chant musical à 3 voix du Vème ton). 3. Les chants des Vêpres avec les formules de faux-bourdon en usage à Langres. 4. Diverses pièces de plain-chant musical le plus souvent en parties, dont 4 très belles hymnes du Très-Saint Sacrement à 3 voix. 5. Les chants des enterrements, avec les variantes pour le chant du diocèse de Strasbourg.
LAON
Ouvrage très précieux car il contient de nombreux archaïsmes & des pièces difficilement trouvables par ailleurs. Y figure la litanie de la fin des Ténèbres, 3 litanies à la vigile pascale, la procession de la Résurrection avec le Saint-Sacrement à 5 heures du matin avant les matines du jour de Pâques, les vêpres stationnales de Pâques, 4 très anciennes litanies gallicanes pour les rogations dont la fameuse litanie de saint Martin, des litanies de la sainte Vierge particulières pour l’Annonciation. Dans les prières des saluts, on remarquera un Venite adoremus Jesum (avec le psaume 116, & surtout le chant pour Noël & l’Epiphanie du psaume 97 sur une psalmodie très particulière accompagné d’une antienne prolixe d’une rare beauté. L’ordo des sépultures contient également beaucoup de particularités très intéressantes. L’ouvrage se termine par un cérémonial des principales processions & des saluts.
LAVAL
Notation du plain-chant suivant le système du R.P. Lambillotte. Dans le propre de Laval, on notera les vêpres stationales pascales, la procession des morts le 2 novembre, l’hymne du nouvel an Lapsus est annus.
LECTOURE
Petit manuel de confrérie laïque.
LE MANS
Intéressant processionnal qui contient également les Lamentations de Ténèbres, les vêpres stationnales pascales, de nombreux chants de litanies & l’ordre des saluts durant l’année déjà parfaitement réglé.
Le chant des hymnes y est souvent original & d’une grande beauté (ainsi à complies les hymnes Cum lux diurna deficit ou Dona, Deus, suffragiis, ou encore Quem firma venturum diu aux saluts durant l’Avent). Différents O salutaris sont intégrés dans les messes du kyriale. L’ordre des saluts durant l’année est parfaitement réglé.
LIMOGES
Très intéressant ouvrage, qui débute par un règlement général des processions très bien rédigé. Les points les plus remarquables: processions durant le carême les lundi, mercredi & vendredi, ainsi que pour les féries du temps pascal (pour la conservation des biens de la terre) ; les rogations contiennent encore la litanie de saint Martin & les vieilles litanies gallicanes ; le synode diocésain bi-annuel est très bien décrit ; en fin d’ouvrage, le Tantum ergo en ut (chant dit « moderne » mais ici très ornementé) & l’O salutaris de du Gué à deux parties.
LYON
Très curieux opuscule comprenant le kyriale romain (les Credo sont rythmés), les proses romaines, les processions principales (Purification, Rameaux, Fête-Dieu), l’office des morts, diverses pièces, plusieurs méthodes de plain-chant et diverses pièces usuelles. L’ouvrage comporte surtout l’antique Kyriale lyonnais, encore avec des tropes (non seulement au Kyrie mais encore au Gloria et même au Sanctus et à l’Agnus Dei). Le Trisaghion en plain-chant musical pour l’adoration de la Ste Croix est manuscrit en fin d’ouvrage.
Livre globalement romain (sauf pour les Ite missa est) qui se termine par le chant des Kyrie et Gloria tropés de l’Eglise de Lyon : Fons bonitatis, Cunctipotens et le Gloria marial. On notera des tons alternatifs plus simples pour les hymnes du Saint Sacrement.
Chant intégral des hymnes, toutes les strophes étant notées pour aider les chantres peu habiles. En fin d’ouvrage, l’Adoremus in æternum après les bénédictions du T.-S. Sacrement & le Veni Creator de tierce du jour de la Pentecôte.
Comme le précédent ouvrage, édition curieuse pour aider les chantres peu habiles. Les Magnificat et Nunc dimittis des tons pairs sont aussi donnés intégralement avec médiantes ornées.
Missel recomposé lorsque Lyon abandonne le rit parisien pour reprendre partiellement l’ancien rit lyonnais, sous le cardinal de Bonald. Contient également le sanctoral propre à Lyon. Bon nombres des proses subsistantes restent les anciennes séquences parisiennes.
C’est le pendant lyonnais de la grande édition parisienne de Le Clère. En tête d’ouvrage sont placés les deux ordines missæ selon le rit lyonnais & selon le rit romain. Voici quelques pièces parmi les plus remarquables: Antienne Oremus, dilectissimi nobis pour la procession autour de l’église après l’aspersion dominicale (saveur toute antique), O salutaris & Pie Jesu sont toujours prévus à l’élévation, l’antique antienne gallicane Venite populi se chante pendant la communion du clergé entre le premier & le second Agnus Dei, Magnificat du 3ème ton pour les grandes fêtes (ton propre à Lyon), l’antienne Virgo parens est celle de la sainte Vierge pendant l’Avent (Alma Redemptoris ne commence qu’à Noël), les litanies majeures très particulières, les nombreuses proses lyonnaises (données en fin d’ouvrage, en particulier la prose Eva parens, quid fecisti pour l’Immaculée Conception) les séries d’antiennes & de répons pour les processions des rogations, l’hymne de saint Irénée, le psaume 33 sur une psalmodie très particulière pour les saluts du T.-S. Sacrement, l’antienne Clementissime exaudi pour la fin des saluts.
Ouvrage très intéressant pour l’étude de l’ancienne liturgie lyonnaise reprise partiellement par Lyon au XIXème siècle.
MARSEILLE
On notera dans cet ouvrage que les réponses de la synagogue pour les passions des Rameaux et des Présanctifiés sont données en plain-chant à trois parties.
MEAUX
- Supplément au Processionnal de Meaux, contenant l’Office des morts et le cérémonial des enterrements. Paris, Adrien Le Clère, 1837. In-8°. 28 pages. 219×142.
Très intéressant processionnal, dans lequel on note : la procession des matines de Pâques se place entre le dernier répons & le Te Deum, le troisième jour des rogations contient une litanie rarement vue ailleurs (O vere Deus, trinus & unus), des hymnes sur des tons rythmés assez beaux (ainsi Lux de luce, Deus pour saint Denis au dimanche après le 6 octobre), les proses Os superbum conticescat pour la Trinité, Quos immensus labor junxit pour saint Pierre & saint Paul, Suis mirabilem pour l’invention des reliques de saint Etienne au premier dimanche d’août, Exultet Ecclesia sur un chant du VIème ton pour saint Denis, Deo summo gloria pour le saint Patron, O fons bonorum qui pates pour la première communion ; de nombreux faux-bourdons : Deus in adjutorium, huit tons des psaumes, le Miserere (parisien), les répons brefs, les répons de la préface, un sanctus, un O Salutaris (du Gué), un Tantum ergo, un Sub tuum, le Domine salvum fac Regem (royal), les réponses de la bénédiction solennelle, des Litanies de la Sainte Vierge pour l’Assomption, l’O Filii, le Stabat Mater; des Lamentations de Jérémie ; dans le supplément pour les morts, on trouve aussi en faux-bourdons le De profundis (parisien, attribué à Campra), avec le verset Requiescant in pace à 4 parties, le Dies iræ (Homet) avec un Pie Jesu à 4 parties sur le plain-chant, l’O salutaris Hostia sacra à 3 & 4 parties.
METZ
Contient aussi laudes & heures des dimanches & fêtes.
MILAN
Très riche vespéral du rit ambrosien. Contient aussi les complies, les tons de psalmodies, des lectures, des hymnes, des litanies des saints, et un choix très intéressants d’alii canti.
MIXTE : ROME & PARIS
Les traductions de l’Abbé de Bellegarde des textes liturgiques sont réellement très belles & très réussies.
Les collectes sont traduites en français.
MONASTIQUE
- Sancti Eligii Noviomensis episcopi præconium. Paris, Ballard, 1699. 4 pages. 183×116.
Ouvrage dont on sent encore l’influence sur la rédaction du processionnal de Solesmes deux siècles plus tard (dans le choix de certaines pièces ou mélodies). Peu d’usages purement français (une des litanies gallicanes des rogations est donnée ad libitum). Ex-libris du monastère de Saint-Eloi de Noyon daté de 1741 d’où la présence du feuillet consistant en une prose à saint Eloi: Exultantes festa luce. A la suite de cette prose on trouve les litanies de saint Eloi, manuscrites.
Rit romano-cistercien
Texte seul avec rubriques en français.
Relié avec des litanies de saint Benoît & de saint Bernard.
Un feuillet volant manuscrit contenant le texte des répons des martyrs.
En fin d’ouvrage a été relié un cahier contenant, entièrement manuscrite, la musique des offices de sainte Scholastique, de saint Benoît, de la Fête de la Sainte Couronne d’Epines, de sainte Lugarde, de saint Bernard, de tous les saints de l’Ordre de saint Benoît, de la translation de saint Bernard, de sainte Gertrude, de tous les saints de l’Ordre de Cîteaux, de l’Expectation de la B.V.M. (au 18 décembre) & des sept douleurs de la B.V.M. Ecriture XVIIIème. Notation blanche carrée sur portées de 5 lignes.
NANTES
Outre l’ordre des saluts pour le diocèse de Nantes, on notera en particulier l’Inter vestibulum en plain-chant musical pour le Carême.
NARBONNE
Contient tierce, vêpres & complies des dimanches & fêtes. A vêpres, le capitule est suivi aux secondes vêpres des grandes fêtes d’une prose (un alléluia se substitue aussi parfois à ce répons).
Réimpression de l’édition précédente
ORLEANS
Ouvrage très complet puisqu’il comporte même l’office nocturne. Notons la prose Crucifixum adoremus sur le chant d’Adam de Saint-Victor, les différents tons de l’invitatoire, une belle messe en plain-chant du IVème ton sur l’intonation du Te Deum (Aux messes votives non solennelles où l’on ne chante point Gloria in excelsis), un O Salutaris du Ier ton en plain-chant musical (A l’élévation de la sainte Hostie aux principales fêtes annuelles-majeures, ad libitum), les 8 tons des psaumes avec faux-bourdons à deux parties.
Contient aussi l’ordre des saluts durant les différents temps liturgiques (notons un salut le Jeudi saint, la belle prose Ad aras nos vocat pour la fête de l’Invention de la Sainte Croix, Crucifixum adoremus pour l’Exaltation de la Sainte Croix, Quid Deo retribuam prose pour les saluts d’action de grâces) ; les faux-bourdons se distinguent des formules parisiennes ; en fin d’ouvrage sont notés en parties (avec basses d’ophicléides): In manus tuas, Ave verum, Tantum ergo (en ut), O salutaris de du Gué, Panis angelicus, Sub tuum, Inviolata, litanies de la Sainte Vierge, Adeste fideles, Attende Domine, Stabat mater, O filii, Parce Domine, invocation au saint patron, versets de la bénédiction du Saint Sacrement & Adoremus in æternum.
PARIS
Les fameuses hymnes de Santeuil dans un très bel exemplaire qui semble avoir appartenu à Malesherbes si l’on en croit l’ex-libris. En fin d’ouvrage, on retrouve les 11 hymnes mises en musique par les maîtres en vue de l’époque. L’erreur de l’éditeur reçoit ici la correction (manuscrite) habituelle : La musique du premier Stupete gentes est bien de Le Bègue et celle du second de Robert.
Ouvrage fondamental pour la connaissance de l’histoire du rit parisien, typique des soins pastoraux du cardinal de Noailles, où sont parfaitement décrits les fastes de cette liturgie particulière. On notera que le caput prævium relié avant le cérémoniel proprement dit contient les détails précis de l’ordre des saluts du Saint-Sacrement pour toute l’année.
Office propre de S. Charles Borromée, dressé selon le nouveau bréviaire & le nouveau missel de Paris, par un prêtre de la Doctrine Chrétienne. Paris, Libraires associés, 1738. In-12. 209 pages. 165×98.
Le propre de Saint-Séverin contient, outre la fête au 11 février de ce saint solitaire & son octave, celle de la translation de ses reliques le IIIème dimanche après la Pentecôte & celle de saint Clément, pape & martyr, le dernier dimanche après la Pentecôte. L’office de saint Charles (au IV novembre), doté d’une octave, « a été dressé à l’usage des Eglises de la Doctrine Chrétienne, & des Paroisses de saint Séverin, de saint Estienne du Mont, & de saint Louis des Invalides. (…) L’hymne des premières vêpres est de Monsieur Le Beau, professeur de l’Université ; les autres de Monsieur Santeul de saint Magloire, avec la traduction de Mr Pérault de l’Académie Française. » Les traductions versifiées des hymnes par Charles Perrault sont en effet somptueuses.
Beau témoignage de la vie liturgique intense d’une confrérie d’Ancien Régime.
Le temporal va de la Trinité au dernier dimanche après la Pentecôte, le sanctoral de la Nativité de saint Jean-Baptiste (24 juin) à la saint André (30 novembre). En fin d’ouvrage très intéressant & rare recueil de « proses communes qui peuvent être chantées aux messes annuelles & solemnelles des saints qui n’en ont point de propres, depuis Pâque jusqu’à la Septuagésime exclusivement » suivies de « proses pour les messes votives, quand on les célèbre du rit annuel ou solemnel-majeur », où l’on trouve en particulier la prose Os superbum conticescat pour la Trinité, Joannes Cœlestia pour saint Jean-Baptiste ou encore Instar infidelium, prose « du mariage, qui ne se dit jamais au secondes noces, sur le chant de celle de la Pentecôte ».
- Ière partie : L’Avent jusqu’à l’Epiphanie. 467 & CXXXVI pages. Le sanctoral va du 26 novembre (mémoires de sainte Geneviève, de saint Marcel, des saints Vital & Agricola) au 4 janvier (saint Rigobert) ; les proses de l’Annonciation (Humani generis) & de la Nativité de la Sainte Vierge (Gaudii primordium) ont été annexées en fin d’ouvrage.
- IInde partie : L’Epiphanie jusqu’au dimanche des Rameaux. 586 & CXII. Le sanctoral va du 8 janvier (saint Lucien) au 2 avril (saint François de Paule). En fin d’ouvrage, prose manuscrite de saint Joseph (Almæ sponsum Virginis).
- IIIème partie : Quinzaine de Pasque notée à l’usage de Paris. Paris, Coignard/Ballard, 1739. XVI, 541 & 15 pages. Le sanctoral va du 16 mars (mémoire de sainte Gertrude) au 3 mai (mémoire de l’Invention de la Sainte Croix).
- IVème partie : Le Tems Paschal. CXXVIII & 460 pages. En fin d’ouvrage, prose manuscrite de saint Joseph (Almæ sponsum Virginis). Le sanctoral va du 30 mars (saint Rieule) au 3 juin (sainte Clotilde).
- Vème partie : La Trinité jusqu’au I. aoust. 480, CXL & 67 pages. Le sanctoral va du 19 mai (saint Célestin) au 31 juillet (mémoires de saint Germain, saint Ignace, saint Pierre aux Liens, des saints Macchabées & de saint Spire). Les 67 dernières pages donnent messe & office de la dédicace.
- VIème partie : Mois d’aoust & de septembre. 594 & CXL pages. Le sanctoral va du 1er août (mémoires de saint Pierre aux Liens, des saints Macchabées & de saint Spire) au 29 septembre (saint Michel).
- VIIème partie : Mois d’octobre & de novembre, jusqu’à l’Avent. 544 & CXXXVIII pages. Le sanctoral va du 1er octobre (saint Remy, mémoire de saint Piat) au 27 novembre (saints Vital & Agricole).
Merveilleuse & luxueuse édition magnifiquement reliée ayant appartenu à Saint-Sulpice (ex-libris), témoignage de l’intense vie liturgique (& éditoriale !) parisienne sous le pontificat de Mgr de Beaumont du Repaire. On y trouve l’intégralité des messes, des processions & de l’office diurne (tous les textes : oraisons, leçons, psaumes, &c.) avec les pièces de chant intégralement notées. L’office de la nuit est également donné aux grandes fêtes. Les chants de l’ordinaire la messe sont systématiquement notés ou indiqués. L’ouvrage se termine par les tons des psaumes & les fameux faux-bourdons parisiens.
Vers de l’abbé Poupin, prieur d’Auxon.
Rituel parisien extraordinairement riche.
Le temporal va du samedi avant le Ier dimanche de l’Avent au samedi des Quatre-Temps de la Pentecôte, & le sanctoral du 26 novembre (sainte Geneviève, saint Saturnin, & saints Vital & Agricol) au 19 juin (saints Gervais & Protais, saint Romuald).
Le chant des Lamentations est celui de Paris avec nombre d’ornementations mélodiques.
Chant noté des hymnes de none & vêpres
POITIERS
Travail complémentaire de la célèbre méthode de plain-chant de La Feuillée, qui paraît ici avoir travaillé d’après le graduel de Nivers, selon la préface de l’éditeur de cette seconde édition. Parmi les ordinaires des messes, on notera la messe royale de du Mont, l’impériale de Lully, la Thérique, la Bordelaise et le Credo Pujol.
REIMS
Contient quelques proses (Noel, noel, rorate cœli: motet qui se chante après les offices durant l’Avent ; Lætare, puerpera pour Noël ; un beau chant sur le Stabat ; O fons bonorum pour la première communion).
ROME
Cette semaine sainte a été reliée avec un cahier entièrement manuscrit non folioté de 52 pages, donnant tout le chant de toutes les messes des Rameaux à Pâques, ainsi que les trois offices des Ténèbres (écriture XVIIIème s., provenance Langroise quasi certaine, quoique tout le chant soit romain) ; notons les messes Cunctipotens (IV) pour le Jeudi saint (avec Credo (III)) & pour la vigile pascale, et la première messe royale de du Mont le jour de Pâques ; la messe du jour de Pâques comporte une élévation en plain-chant mesuré : Mirabile mysterium ; ce cahier renferme aussi un petit feuillet volant sur lequel a été notée l’Oraison de Jérémie du Samedi Saint à Ténèbres (il s’agit du chant de Chabert, mais dans une version très pure, débarrassée des notes d’ornementation – écriture du XIXème s.)
Petit vespéral donnant le chant traditionnel (tout en citant les travaux de Nivers sur la correction du chant). Il contient aussi en fin d’ouvrage les tons de l’épître, de l’évangile, de la passion & des lamentations.
Magnifique édition avec ses 13 gravures à pleine page, dans une reliure armoriée spectaculaire.
Petit vespéral, édition assez rare.
Typographie typique des éditions de Plantin.
Contient vêpres, complies, office des morts, ténèbres.
Très intéressant commentaire du Cérémonial des évêques. L’auteur commente en français chaque article latin du Ceremoniale, en décrivant précisément ce qu’il a vu se pratiquer à Rome dans les basiliques & les chapelles papales.
Processionnal qui reprend une édition de 1765.
Le rédacteur de cet ouvrage est venu à Rome à l’occasion de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception ; son séjour, assez long, lui a permis d’observer les cérémonies pontificales du pape & des cardinaux ; il consigne ici très exactement ses observations, en les confrontant au texte du Cérémonial des évêques.
Ouvrage rédigée à l’adresse de Mgr de Dreux-Brézé, grand champion de l’adoption des livres romains à l’époque.
En dépit de son titre, ce processionnal est très complet, typique des bonnes éditions de Digne. Il n’est pas à dire vrai très romain, mais essaie de synthétiser les divers usages français, notamment pour les processions avant les grand-messes.
Ouvrage très complet, qui outre les plain-chants propres & ordinaires des messes, note aussi en notation moderne les psaumes des vêpres en faux-bourdons.
Rare édition moderne du non moins rare octaviaire romain, le plus rare des livres liturgiques tridentins.
Petit manuel en notes rondes sans originalité particulière.
C’est l’édition typique Vaticane, représentant les travaux & choix de la commission Vaticane de chant grégorien.
Avec le supplément noté.
Petit ouvrage assez rare pratique pour les chantres peu exercés. Les graduels sont sur des mélodies extraordinairement belles, quoique plus simples, dont j’ignore la provenance historique. Les alleluias & les traits sont en revanche de simples psalmodies grégoriennes. Le musicologue Amédée Gastoué avait lui aussi préparé une série de graduels adaptées à mélodies anciennes plus simples d’origine ambrosienne ou mozarabe, mais celles-ici présentées sont différentes (son travail a été publié dans la Tribune de Saint-Gervais).
Même propos que l’ouvrage similaire de 1934, mais beaucoup moins intéressant: il ne s’agit que de simples psalmodies sans originalité.
Office & messe.
Traduction officielle pour la France des épîtres & des évangiles.
ROUEN
Il me manque hélas les autres tomes de cette série, équivalent local des belles éditions parisiennes des années 1760. Le projet éditorial est ici toutefois plus ambitieux puisque, outre la messe, il donne TOUS les offices de chaque jour, y compris les matines, & les processions ! Les laudes comportent le verset sacerdotal & prime le canon. Il existe un sixième ton de psalmodie irrégulier rarement trouvé ailleurs (dominante fa, finale sol). Les saluts de la Fête-Dieu & de chaque jour de l’octave sont parfaitement réglés. Le propre des saints va du 27 mai (saint Ildevert) au 6 août (Transfiguration). Dans le kyriale en fin de volume, on précise à chaque Et incarnatus est des différents Credo l’antique usage ( »Ici on se met à genoux, excepté les Dimanches »).
Texte seul sans musique. Le sanctoral cours du 27 mai (saint Ildevert) au 13 août (sainte Radegonde). Outre les saluts de la Fête-Dieu & de son octave, on trouve en fin d’ouvrage le règlement de l’ordre des saluts de la Trinité jusqu’au mois de juillet, pendant le mois de juillet & depuis le 1er août jusqu’au 14.
Texte seul sans musique. Le sanctoral cours du 15 août (Assomption) au 25 novembre (sainte Catherine). En fin d’ouvrage, réglement de l’ordre des saluts: Pendant les mois d’août, de septembre, d’octobre & de novembre.
Il ne faut pas confondre l’auteur de ce traité avec le fameux Abbé Léonard Poisson (1696 † 1755), du diocèse de Sens. A la fin du présent traité, notre abbé Poisson normand donne quelques pièces manifestement de sa composition : le propre d’une messe pour l’entrée de la récolte, des révisions ornementées du Pleni sunt, du Benedictus et de l’Agnus Dei de la messe royale du premier ton d’Henry du Mont rendu plus « dignes d’une fête solennelle », trois Credo (pour les fêtes triples de première classe, pour les fêtes triples de seconde classe, pour la fête du Saint-Sacrement), une messe pour la Fête des Rois (il conserve le Kyrie de cette fête (Edition Vaticane II) – traditionnel à Rouen comme dans de nombreux diocèses français pour l’Epiphanie – et compose Gloria, Credo, Sanctus et Agnus Dei sur le même thème).
Ce petit traité comporte des développements intéressants sur l’histoire du chant à Rouen & sur les fonctions des chantres , le jeu de l’orgue et l’organisation des offices. L’ouvrage se termine par la liste des grands-chantres et des maîtres de chapelle de la cathédrale depuis le VIIIème siècle.
- Chant des Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus et Agnus pour toute l’année suivant les différentes fêtes. Rouen, Fleury, 1875. 32 pages.
Même si la prise du rit romain à Rouen sous l’épiscopat de Mgr de Bonnechose se fait un peu à marche forcée (en témoignent certaines rubriques ou indications explicites ici), le chant reste encore fidèles aux coutumes locales, en particulier dans la répartition des pièces du Kyriale.
SAINT-DENYS
Curiosité liturgique et musicale rare, cet opuscule témoigne de la conservation du grec comme langue liturgique à l’Abbaye Royale de Saint-Denys pour la messe de l’octave jusqu’à la fin du XVIIIème siècle. Contient la musique et une intéressante transcription phonétique en dessous du texte grec.
SENS
Le vieil archevêché de Sens fut depuis le haut Moyen-Age le siège d’une vie liturgique intense, que reflète bien cet excellent processionnal qui donne un luxe de détails & de précisions sur les nombreuses processions de ce diocèse.
SEEZ
Ouvrage très original contenant un nombre important de pièces de plain-chant en parties introuvables par ailleurs. Parmi ces raretés, on notera les faux-bourdons pour les 8 tons à 3 parties de Th. Denizet, une prose pour saint Symphorien (Læto Jubilate) composée par l’auteur, des messes en plain-chant de Leclerc, de Lapersonne, des O salutaris pour tous les Kyriale (y compris du Mont, celle-ci avec un Domine salvum fac regem), un Dies iræ en chant solennel orné et un à deux parties, des Magnificat et des motets en plain-chant musical dans le goût de La Feuillée, un très beau Veni Creator du 2nd ton, la généalogie de Matthieu sur un chant orné.
Réimpression du processional de 1784. Très intéressante procession des saintes reliques. L’ordre des saluts est détaillé selon le corus de l’année. Vers la fin, on trouve le De profundis parisien en faux-bourdon (attribuable à André Campra).
TOUL
Très intéressants ordres des sépultures.
TOULOUSE
Notons le dernier article de l’ouvrage : De l’Office des Bourdonniers ou Chapiers.
URSULINES
Le second cahier contient de la musique : vêpres de sainte Ursule, introït de sainte Ursule, pièces chantées pour la cérémonie des vêtures et celles pour les professions, un choix de motets comprenant O Filii, Ave verum, motets de la S. Vierge (Ave filia Dei Patris), de S. Augustin (Exulta & lauda habitatio Sion) & de S. Ursule (Gaudent in cælis animæ Sanctarum) (ces trois derniers mélangeant plain-chant musical & musique). Le chant de ce cahier paraît être de la main de Nivers.
VERNEUIL
Très original opuscule rédigé par un certain Vente & dédié à Monsieur Luneau, curé de Verneuil-sur-Avre en Normandie. Cette para-liturgie composée est une combinaison d’un salut du Saint-Sacrement avec les psaumes processionnels des vêpres stationales pascales.
ALBANIE
Edition fac-simile d’un missel d’autel romain de 1555 en albanais. Donne les parties de la messe dites en langue illyrienne, avec des titres en latin.
ALLEMAGNE
Contient le propre du diocèse de Constance en Allemagne.
RIT COPTE
Matines, tierce, sexte, none, vêpres, complies, prière du rideau, trois nocturnes, séries de prière pour les laïcs, les prêtres, la pénitence, la confession & la communion, selon le rit copte.
DICTIONNAIRES, METHODES MUSICALES & TRAITES PRATIQUES
Dictionnaire liturgique, historique et théorique de plain-chant et de musique d’Eglise au Moyen-Age et dans les temps modernes. Paris, Migne, 1853. In-8°. XLXIX & 1563 pages ou colonnes. 271×180.
Véritable mine, pas véritablement scientifique, mais contient nombre de faits anecdotiques très intéressants, de termes rares, de citations amples d’auteurs peu connus.
Traité théorique & pratique de l’accompagnement du plain-chant. Nouvelle édition soigneusement revue & comprenant
1° les divers modes du chant des psaumes & des cantiques ; ceux du Gloria Patri pour l’introït ; l’accompagnement des formules des huit modes empruntées à Guido d’Arezzo, etc., harmonisés par L. Niedermeyer.
2° des morceaux de plain-chant des huit modes, avec exemples de transposition, harmonisés d’après les principes de ce Traité d’accompagnement, par M. Eugène Gigout, professeur à l’Ecole de Musique religieuse, organiste du grand orgue de Saint-Augustin. Paris, Heugel, s. d. (mais après 1857). In 8°. 92 & 35 pages. 273×172.
Ce traité est une référence en matière d’harmonisation dans le style note contre note.
Cours théorique & pratique de plain-chant romain grégorien d’après les travaux les plus récents. Paris, Scola Cantorum, 1904. In 8°. 221 pages. 265×165.
Méthode qui témoigne de l’érudition phénoménale de Gastoué en matière de chant liturgique, & qui, de ce fait, recueille un grand nombre de pièces rares, romaines mais aussi vétéro-gallicanes, mozarabes, ambrosiennes. Le chapitre VIII du premier livre est également consacré au plain-chant musical français.
Les Origines du Chant Romain – L’Antiphonaire Grégorien. Paris, Picard, 1907. In-8°. XII & 307 pages. 279×187.
Comme les autres ouvrages d’Amédée Gastoué, cet ouvrage est une mine d’érudition.
Les primitifs de la musique française (collection Les Musiciens célèbres). Paris, Laurens, 1922. In-8°. 123 pages. 200×137.
Excellent petit ouvrage du grand musicologue Gastoué sur les débuts de la musique polyphonique au Moyen-Age.
Méthode de chant grégorien d’après les principes rythmiques de Solesmes. Préface du R.P. Dom J. Gajard, maître de chœur de l’Abbaye St Pierre de Solesmes ; rythme et esthétique du chant grégorien ; aperçu historique et législation ecclésiastique. Société de S. Jean l’Evangéliste, Desclée & Cie, Paris, Tournai, Rome, 1948. In-8°. 212 pages. 214×140.
Le Plain-chant musical en France au XVIIe siècle (Essai historique & critique – Prix Bernier, 1945, Académie des Beaux Arts). Sans lieu ni éditeur, 1955. In-8°. 31 pages. 210×134.
Petite plaquette très décevante par les banalités, préjugés et nombreuses inexactitudes qu’elle véhicule.
Quelques questions sur le Grégorien : d’où vient-il ? Où mène-t-il ? Sans lieu ni éditeur ni date. 39 pages. 210×148.
Petite plaquette d’initiation de base.
ETUDES LITURGIQUES DIVERSES
Liturgicon Ecclesiæ Latinæ tomus secundus, qui D. Hieronymi Comitem sive Lectionarium, D. Gregorii Antiphonarium sive Gradualem, ejusdem & Grimoldi ac Alcuini Abbatum Sacramentorum libros complectitur, cum benedictionibus Episcopalibus & Præfationibus vetustissimis per anni circulum. Cologne, Geruinum Calenium, & haeredes Quentelios, 1571. In-4°. 615 pages. 176×132.
Second tome seul de cette édition fameuse de Pamelius, qui contient le lectionnaire hiéronimien, l’antiphonaire et le sacramentaire grégoriens, leurs suppléments par Grimoldus et Alcuin, les préfaces gélasiennes et ambrosiennes. L’ouvrage, contrairement à ce qui est porté dans le titre, ne contient pas de bénédictions épiscopales, mais le supplément de Grimoldus donne des oraisons sur le peuple à la fin de chaque messe, même les dimanches & fêtes. L’ouvrage se termine par cinq pages de tropes.
Rerum liturgicarum libri duo, hac nova editione recogniti, aucti, & fusiori disquisitione de azymo et fermentato locupletati. Paris, Louis Billaine, 1676. In-8°. 740 & 62 pages. 185×122.
Somme délicieuse d’érudition liturgique, rarement égalée. En fin d’ouvrage, on a ajouté le texte édité par Illyrique de la Messe.
Traité historique de la Liturgie sacrée, ou de la messe. Paris, Anisson, 1701. XLVII & 444 pages. 181×117.
Ouvrage d’érudition mais aux conclusions globalement défaillantes.
Des Eglises & des Temples des chrétiens. Paris, Pralard, 1706. 258 pages. 161×91.
Contient un chapitre sur l’emploi des instruments de musique dans les églises.
Instructions théologiques & morales sur l’Oraison dominicale, la Salutation angélique, la Sainte Messe, & les autres prières de l’Eglise. Paris, Charles Osmont, 1718. In-8°. 356 pages. 161×93.
La 4ème instruction (De la Sainte Messe) ainsi que la 5ème (De l’Office divin), contiennent des éléments très intéressants, en particulier d’ordre symbolique.
Album historique des costumes religieux depuis l’établissement du Christianisme jusqu’à nos jours. Paris, Bureaux de l’Enseignement catholique, 1869. In-8°. 300 pages. 275×175.
Contient de nombreuses gravures.
Le Guide dans l’Année liturgique, traduit de l’allemand sur la 11e édition par l’Abbé Marcel Gautier. Mulhouse, Paris & Tournai, Salvator & Casterman, 1935-1936. In-8°. 195×128. 5 tomes :
- Le Cycle de Noël (556 pages),
- Le Cycle pascal (1re partie) (397 pages),
- Le Cycle pascal (2me partie) (408 pages),
- Le Temps après la Pentecôte (1re partie) (508 pages),
- Le Temps après la Pentecôte (2e partie) (475 pages).
Une des sommes du mouvement liturgique au XXème siècle.
Liber Sacramentorum, Notes historiques & liturgiques sur le Missel romain – Première et deuxième éditions. Bruxelles, Vromant, 1929-1939. In-8°. 195×128. 9 tomes :
- Chants de Sion au bord du fleuve de la Rédemption- La sainte Liturgie, Notions générales (261 pages),
- L’Inauguration du Royaume Messianique – La sainte Liturgie de l’Avent à la Septuagésime (246 pages),
- La Nouvelle Alliance dans le Sang du Rédempteur – La sainte Liturgie de la Septuagésime à Pâques (294 pages),
- Le Baptême dans l’Esprit et dans le feu – La sainte Liturgie durant le Cycle Pascal (235 pages),
- Les noces éternelles de l’Agneau – la sainte liturgie du Dimanche de la Trinité à l’Avent (248 pages),
- L’Eglise triomphante – Les Fêtes des Saints durant le Cycle de Noël (292 pages),
- Les Saints dans le mystère de la Rédemption – 4 mars au 6 juillet (404 pages),
- Les Saints dans le mystère de la Rédemption – Les Fêtes des Saints de l’Octave des Princes des Apôtres à la dédicace de St-Michel (324 pages),
- Les Saints dans le mystère de la Rédemption – Les Fêtes des Saints de la Dédicace de Saint-Michel à l’Avent (266 pages).
A la suite de dom Guéranger, et de même que le Guide de Pius Parsch, le cardinal Schuster livre une œuvre majeure de vulgarisation des travaux du mouvement liturgique en vue de l’édification des fidèles. On pourra reprocher que les sources des textes cités soient rarement précises.
Les confréries de charité en Normandie (Collection « Connaître Rouen » – VII). Rouen, Les Amis des Monuments Rouennais, 2001. In-12. 24 pages. 246×184.
Très intéressante petite étude sur les charités normandes.