Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte – saint Barlaam – ton 1

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 décembre 2012 du calendrier grégorien – 19 novembre 2012 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour saint Barlaam de Césarée, martyr. Saint Barlaam, d’humble naissance, était originaire des environs d’Antioche. Durant la persécution de Dioclétien, il fut jeté en prison. Traduit devant le juge, qui se moqua de son langage rustique, on le déchira à coups de fouets et avec des ongles de fer jusqu’à lui ouvrir les côtés. Barlaam demeurait constant dans sa foi au Christ durant ces divers supplices. Le juge inventa alors un supplice nouveau pour l’obliger à sacrifier : l’ayant fait mener près d’un autel païen dédié aux faux dieux où l’on avait allumé du feu pour un sacrifice, les païens lui prirent la main, la remplirent d’encens & de charbons brûlant et la lui tinrent immédiatement au dessus du feu, espérant que n’en pouvant supporter l’ardeur, il jetterait les charbons et l’encens sur l’autel. Mais saint Barlaam conserva sa main fermée et préféra être brûlé que de faire mine de sacrifier aux idoles.

Supportant dans sa main la braise avec l’encens,
Barlaam encensa le seul Dieu tout-puissant.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen. Synaxaire du jour.

Saint Jean Chrysostome & saint Basile ont laissé deux homélies prêchées en l’honneur de saint Barlaam. Toutes deux paraissent indiquer qu’elles ont été prononcées près du tombeau du martyr, mais saint Jean Chrysostome a donné la sienne à Antioche et saint Basile à Césarée de Cappadoce. On pense d’ordinaire que saint Barlaam, originaire d’Antioche, a été martyrisé à Césarée où était son tombeau, mais qu’une église lui était dédiée dans la ville d’Antioche, sa patrie. Cette église est du reste attestée vers l’an 480.

Le rit romain commémore également au 19 novembre saint Barlaam. Voici la notice que lui consacre le Martyrologe romain :

A Césarée de Cappadoce, saint Barlaam, martyr. Quoiqu’ignorant & inculte, il triompha du tyran par la sagesse dont le Christ le remplit ; il surmonta même la violence du feu par la constance invincible de sa foi. En son jour anniversaire, saint Basile le Grand prononça un célèbre discours.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du martyr. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du martyr.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du martyr. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurent et 4 tropaires de la 3ème ode du canon du saint :
1. La consistance de ta chair * et l’harmonie de tes membres, saint Martyr, * ont cédé totalement ; ** mais la vigueur de ton âme n’en fut pas brisée.
2. Tu supportas vaillamment les coups * de ceux qui labourèrent tes flancs, * illustre Martyr, et tu montras ** la plus grande fermeté.
3. Qui pourra faire, Bienheureux, * les éloges te convenant * pour ta vigoureuse fermeté ** et pour tes inflexibles sentiments ?
4. Epouse toute-pure de Dieu, * la corruption de la mort fut arrêtée * lorsque de ton sein est apparue ** dans la chair la Vie personnifiée.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire du martyr, ton 4 : Ton Martyr Varlaam, Seigneur, pour le combat qu’il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du martyr, ton 4 : Resplendissant de force en ton holocauste, saint Martyr, * tu t’es offert au Christ notre Dieu * en agréable sacrifice d’encens ; * toi qui as reçu la couronne de gloire, Barlaam, ** intercède sans cesse pour nous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
1. Du dimanche, ton 1 :
R/. Sur nous, Seigneur, soit ton amour, ainsi qu’en toi fut notre espoir ! (Psaume 32, 22).
V/. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
[Du martyr, ton 7 :
R/. Le juste a sa joie dans le Seigneur, en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 229) V, 8-19.
[Du martyr : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.]

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
V/. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
V/. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
[Du martyr, ton 4 :
V/. Les justes crient, le Seigneur les écoute, et de toutes leurs angoisses il les délivre (Psaume 33, 18).]

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 66) XII, 16-21.
[Du martyr : Matthieu (§ 11) V, 14-19.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du martyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte – saint Lucien d’Antioche – ton 4

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 octobre 2012 du calendrier grégorien – 15 octobre 2012 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Lucien, prêtre d’Antioche. Saint Lucien naquit à Samosate en 235. Orphelin à 12 ans, il quitta sa patrie à la mort de ses parents en abandonnant tous ses biens aux pauvres. Il se rendit alors à Edesse pour recevoir l’enseignement spirituel d’un maître réputé nommé Macaire. Après avoir reçu le saint baptême, il passa là plusieurs années dans une ascèse très stricte, avant de devenir prêtre à Antioche. Dans cette ville, il s’adonna à l’étude des Saintes Ecritures & entreprit de corriger les fautes qui s’étaient glissées dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament, soit par l’inexactitude des copistes, soit par la malice des hérétiques. Ne se contentant pas de collationner le grec des Septante sur les meilleurs exemplaires, il le revit sur le texte hébreu, qu’il entendait parfaitement. Saint Jérôme nous apprend que l’édition de saint Lucien était plus exacte et plus correcte que celles d’Hésychius et de saint Pamphile, qu’elle était exempte des falsifications reprochées à Aquila et à Théodotion, et qu’il en avait fait lui-même le plus grand usage. Les Eglises d’Antioche et de Constantinople l’adoptèrent et la conservèrent jusqu’au Vème siècle. Aujourd’hui encore, les savants estiment un manuscrit des Septante en raison de sa conformité avec l’édition de saint Lucien. Saint Lucien fit des disciples et fonda à Antioche une école de théologie et d’exégèse, appelée l’Ecole des Exégètes, laquelle compta hélas parmi ses élèves l’infâme Arius. Il joua un rôle dans l’invention des reliques de saint Etienne en indiquant à l’évêque de Jérusalem l’emplacement du corps du protomartyr dont il avait reçu la révélation dans un songe. Emmené à Nicomédie où se trouvaient alors l’empereur Maximin, saint Lucien fit devant son juge une apologie de la foi pour laquelle il avait été traduit en justice. En voici un extrait :

« Si vous refusez de vous en rapporter à mon témoignage sur la divinité de Jésus-Christ, vous n’avez qu’à consulter vos annales et vos archives : vous y trouverez que du temps de Pilate, pendant que le Christ était mis à mort, le soleil disparut et l’univers fut enseveli dans les ténèbres en plein midi. »

Pendant qu’on l’interrogeait, saint Lucien faisait toujours la même réponse :

« Quelle est ta patrie ? — Je suis chrétien ! — Quelle est ta profession ? – Je suis chrétien ! — Qui t’a donné le jour ? — Je suis chrétien ! »

Saint Jean Chrysostome a écrit des merveilles sur cette admirable réponse de saint Lucien :

« Parce que le disciple de Notre Seigneur Jésus-Christ, en disant qu’il est chrétien, explique parfaitement bien, en un seul mot, quelle est sa patrie, sa famille et sa profession. Sa patrie parce que, n’en ayant point sur la terre, il n’en reconnaît pas d’autre que la Jérusalem céleste ; sa famille, parce qu’il ne croit pas avoir d’autres parents que les Saints ; enfin sa profession, puisque toute sa vie est dans le ciel ».

Il fut jeté en prison où il resta 9 ans avant d’y mourir le 7 janvier 312, un an avant l’édit de Constantin. La veille de sa mort, des disciples lui ayant fait passer du pain et du vin, il célébra les saints mystères de la fête de la Théophanie en utilisant sa propre poitrine comme autel. « Ma poitrine, dit le saint à ses disciples inquiets, servira d’autel, et vous qui m’entourez, vous formerez le temple qui nous dérobera aux regards des profanes. »

Après la mort de saint Julien, Maximin commanda qu’on lui attacha une grosse pierre à la main droite et que son corps fut jeté dans la mer afin d’en ôter à jamais le souvenir. Il resta dans les eaux pendant quatorze jours et au quinzième le saint apparu à un de ses parents, Glycérius, pour lui indiquer un endroit du rivage où il trouverait son corps. Arrivés sur place, les chrétiens aperçurent un grand dauphin qui le déchargea sur le bord de mer et expira à côté de lui. Son corps ne comportait aucune corruption ni mauvaise odeur si ce n’est que sa main droite alourdie de la pierre était coupée. Peu de temps après, la mer la rapporta au même endroit. Sainte-Hélène, mère de l’empereur Constantin, fit bâtir un beau temple à Hélénopolis qui portait le nom du saint. Plus tard l’empereur Charlemagne fit rapporter ses reliques dans la ville d’Arles en Provence après y avoir fait bâtir une église en son honneur. Bien que les révolutionnaires aient profané cette église en 1793, l’archevêque d’Aix, Mgr Bernet, reconnut néanmoins en 1839 les reliques qui avaient échapé aux outrages comme étant bien celles de saint Lucien.

Le rit romain le célèbre au 7 janvier et voici sa notice au Martyrologe romain :

A Nicomédie, l’anniversaire du bienheureux Lucien, prêtre de l’Eglise d’Antioche et martyr. Justement célèbre pour sa science et son éloquence, il souffrit pour la foi du Christ durant la persécution de Galère Maximien et fut inhumé à Hélénopolis, en Bithynie. Saint Jean Chrysostome a célébré ses louanges.

Et voici le témoignage d’Eusèbe de Césarée :

« Parmi les martyrs d’Antioche, il y eut Lucien, qui pendant toute sa vie fut un prêtre excellent de l’église de ce pays ; à Nicomédie, en présence de l’empereur, il prêcha hautement le royaume céleste du Christ, d’abord dans un discours sous forme d’apologie, et ensuite par ses œuvres. » (Eusebe, Histoire Ecclésiastique, livre 8, 13,1).

Aux heures
Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du hiéromartyr. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Les femmes disciples du Seigneur, * ayant appris des anges la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * louent Dieu, disant aux apôtres : « Renversée est la mort ! * Le Christ est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Ton Martyr Lucien, Seigneur, pour le combat qu’il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du hiéromartyr, ton 2 : Dans l’ascèse tu brillas tout d’abord * et par le martyre ensuite resplendis : * aussi, tel un astre resplendissant, * nous te glorifions par nos cantiques, Lucien. ** Intercède sans cesse auprès de Dieu pour nous tous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer ** et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.
Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
R/. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
V/. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
Epître
Du dimanche : Galates (§ 203) II, 16-20.
Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
V/. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
V/. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
Evangile
Du dimanche : Luc (§ 35) VIII, 5-15.
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XVème dimanche après la Pentecôte – saints Anthime & Théoctiste – ton 6

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 septembre 2012 du calendrier grégorien – 3 septembre 2012 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Anthime, évêque de Nicomédie. Dioclétien inaugura sa grande persécution le 23 février 303 par un premier édit. Le second édit, publié un peu plus tard, visait plus particulièrement l’arrestation des évêques de l’Eglise. Saint Anthime, évêque de la ville de Nicomédie où résidait Dioclétien, fut une des premières victimes, avec un grand nombre de clercs et de fidèles. Il eut la tête tranchée. Saint Anthime est fêté le 27 avril en Occident. Voici la notice que lui consacre le Martyrologe romain :

A Nicomédie, l’anniversaire de saint Anthime, évêque et martyr. Lors de la persécution de Dioclétien, il eut la tête tranchée pour avoir confessé le nom du Christ et obtint ainsi la gloire du martyre. Presque tout son troupeau le suivit : par sentence du juge, les uns furent décapités, les autres livrés aux flammes, d’autres furent mis sur des barques pour être noyés dans la mer.

Nous fêtons aussi en ce 3 septembre notre vénérable Père Théoctiste, compagnon d’ascèse de saint Euthyme le Grand. Tous deux furent les parmi les pionniers du monachisme en Palestine. Ils se rencontrèrent à la laure de Pharan, non loin de Jérusalem, puis s’établirent autour d’une caverne dans le désert de Koutila, près de la Mer Morte, où beaucoup de disciples vinrent les rejoindre. Théoctiste devint leur higoumène et organisa leur vie cénobitique, tandis qu’Euthyme choisissait de garder la vie érémitique à proximité du nouveau monastère. Théoctiste parvint à un grand âge, et tombant soudain gravement malade, il s’endormit en paix dans le Seigneur le 3 septembre 467. Il fut enterré par saint Euthyme, alors âgé de 90 ans, et par le patriarche de Jérusalem Anastase.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation ; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi ; * Anthime, martyr et pontife inspiré, * intercède auprès du Christ notre Dieu, ** pour qu’il sauve nos âmes.
3. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait refleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier ; ** vénérable Père Théoctiste, prie le Christ notre Dieu, de sauver nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion du vénérable Père, ton 4 : Parmi les prêtres ayant excellé par ta piété, * tu suivis aussi le chemin de notre chair, * Ami des martyrs ; * tu as éteint le culte des faux-dieux, * Père saint, et combattu pour défendre ton troupeau ; * c’est pourquoi dans l’allégresse il te chante mystiquement : * Délivre-nous de tout danger par tes prières, ** bienheureux Anthime, pontife et martyr.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, ** notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi (Psaume 27, 1).
Du vénérable Père, ton 7 :
R/. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epître
Du dimanche : II Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
Du hiéromartyr : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
V/. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
V/. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
Du hiéromartyr
V/. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie (Psaume 131, 9).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 92) XXII, 35-46.
Du hiéromartyr : Jean (§ 36) X, 9-16.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Du vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du VIIème dimanche après la Pentecôte – saint Pancrace – ton 6

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 15 juillet 2012 du calendrier grégorien, 2 juillet 2012 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Pancrace, évêque de Taormine.

Saint Pancrace était originaire d’Antioche de Cilicie. Selon la tradition, il se rendit à Jérusalem pendant le ministère du Christ, car son père, ayant entendu parler des miracles qu’il accomplissait, voulait voir celui-ci. La famille s’étant ensuite établie à Antioche (sur l’Oronte), c’est là qu’elle reçut le baptême et suivit la prédication de Pierre. Sous le règne de Caligula, Pancrace fut envoyé comme évêque par Pierre en Sicile. Dans la ville de Tauromenium (l’actuelle Taormine, non loin de l’Etna), il suscita de nombreuses conversions, en particulier celle du préfet. Alors qu’il avait atteint un âge avancé, le premier évêque de Taormine, roué de coups & lapidé par les païens conduits par un certain Artagatus, reçut la glorieuse couronne du martyre au début du règne de Trajan, c’est-à-dire à la fin du Ier siècle. Une partie de ses reliques sont conservées au Mont-Athos.

L’Eglise byzantine le célèbre à la date de son martyre, le 9 juillet, tandis que le rit romain le fait au 3 avril, à la date de la dédicace d’une basilique qui fut construite en son honneur en Sicile à l’époque byzantine.

Voici du reste ce que dit le Martyrologe romain au 3 avril :

A Taormina, en Sicile, saint Pancrace, évêque. Il scella de son sang l’Evangile du Christ, après l’avoir prêché dans cette ville, où l’apôtre saint Pierre l’avait envoyé.

Dans le rit byzantin, il est fait également mémoire de saint Pancrace, avec ses disciples & compagnons dans le martyre, saint Marcellus & saint Philagrus à la date du 9 février. Saint Pancrace eut pour successeur immédiat Évagre, disciple comme lui de saint Pierre. Il est le patron de Taormine et de Canicattì en Sicile. Il ne doit pas être confondu avec saint Pancrace, le célèbre adolescent romain martyrisé sous Dioclétien.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation ; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi ; * Pancrace, pontife & martyr, * intercède auprès du Christ notre Dieu ** pour qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du hiéromartyr, ton 4 : Sur Taormine, Pancrace, tu brillas * tel un astre resplendissant, * saint pontife martyr * qui témoignas pour le Christ : ** intercède auprès de lui pour qui te chante, Bienheureux.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, ** notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.
Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi (Psaume 27, 1).
Epître
Du dimanche : Romains (§ 116) XV, 1-7.
Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
V/. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
V/. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 33) IX, 27-35.
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.