Enregistrement : sainte messe de la fête de l’anniversaire de la dédicace de l’archibasilique du Très-Saint-Sauveur

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Le ciborium de Saint-Jean-de-Latran contenant les reliques des chefs de saint Pierre et saint Paul

Programme de la fête de la dédicace de l’Archibasilique du Très-Saint-Sauveur

Basilique et palais du Latran avant 1735 par Giuseppe VasiSaint-Eugène, le dimanche 9 novembre 2014, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

Nous fêtons en ce jour la dédicace de l’Archibasilique du Très-Saint-Sauveur, plus connue sous le nom de Saint-Jean-de-Latran, cathédrale du pape à Rome, mère et tête de toutes les églises de la Ville et de l’univers :


Sacrosancta Lateranensis Ecclesia
Omnium Vrbis et Orbis
Ecclesiarum Mater et Caput
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Sacrosancta Lateranensis Ecclesia Omnium Vrbis et Orbis Ecclesiarum Mater et Caput

L’empereur Constantin le Grand, après la paix de l’Eglise de 313, offrit au pape Miltiade († 314) le palais du Latran, vaste domaine de la famille des Laterani qui lui était échu suite à son mariage avec Fausta, sœur de Maxence. L’empereur y démarra la construction d’une somptueuse basilique, qui fut sans doute la première église en Occident dont on célébra solennellement la dédicace. Celle-ci fut accomplie le 9 novembre 324 par le pape saint Sylvestre Ier, qui y dressa sa cathèdre – le Saint Siège Apostolique -, la basilique devenant dès lors la cathédrale de Rome, centre de l’enseignement & du gouvernement de l’Eglise, et foyer de la liturgie catholique romaine. Son palais devint la résidence des papes. Dans le maître-autel, le pape saint Sylvestre Ier fit inclure les restes de l’autel eucharistique de se servit saint Pierre et après lui tous les papes martyrs des trois premiers siècles. Sur cet autel – l’autel papal – ne peut célébrer que le pape.

Donation de saint Constantin au pape saint SylvestreLa basilique constantinienne fut placée sous le vocable du Très-Saint-Sauveur (sa fête patronale est fixée au 6 août, jour de la Transfiguration), en action de grâces pour la victoire de Constantin à la bataille du Pont Milvius. Au cours des siècles, on la désigna plus couramment sous le nom de Saint-Jean-de-Latran, en raison du baptistère annexé – l’un des plus vieux de la chrétienté – et qui était dédié depuis le IVème siècle à saint Jean Baptiste.

La basilique fut richement dotée par les premiers empereurs chrétiens. Ces richesses furent néanmoins pillées par les Wizigoths d’Alaric en 410 & la basilique fut ruinée par les Vandales de Genséric en 455, mais elle fut reconstruite par saint Léon le Grand († 461), et saint Grégoire le Grand († 604) témoigne de sa splendeur retrouvée lorsqu’il l’appelle la Basilica Aurea, la Basilique d’Or.

Entre le IVème et le VIème siècle, s’organise la liturgie stationnale romaine : à certains jours de l’année liturgique, le peuple romain se ressemble autour du pape à une église (l’église de la collecte) pour aller en procession à une autre église (l’église de la station) où le pape, entouré du clergé, célébrait solennellement le Saint Sacrifice de la messe. Le Missel romain de saint Pie V a conservé la mention de ces stations liturgiques en tête des différentes messes stationnales. La station à Saint-Jean-de-Latran – « Statio ad S. Joannem in Laterano » – se retrouve à des dates majeures de l’année liturgique :

  • au début et à la fin du carême, du moins à ses dates antiques, tel qu’il se présentait avant saint Grégoire le Grand : le premier dimanche de carême et le Jeudi-Saint,
  • au dimanche des Rameaux,
  • à la vigile pascale,
  • au samedi in Albis qui clôturait l’octave pascale,
  • au mardi des Rogations,
  • à la vigile de la Pentecôte.

Les stations de la vigile pascale et de la vigile de la Pentecôte s’expliquent par le fait que l’on baptisait les catéchumènes à Rome au cours de ces deux cérémonies et que très longtemps le baptistère du Latran fut le seul de toute la Ville. De même celle du samedi in Albis, puisque les néophytes y déposaient le vêtement blanc qu’ils avaient reçus au baptême.

Restaurée sous Adrien Ier († 795), l’archibasilique subit un terrible tremblement de terre en 896, mais fut reconstruite par le pape Serge III († 911).

A cette occasion, Serge III fit une nouvelle consécration de l’archibasilique qui fut dédiée de façon complémentaire à saint Jean-Baptiste. Une troisième dédicace fut accomplie par le pape Lucius II († 1145) qui la plaça cette fois sous le co-patronage complémentaire de saint Jean l’Evangéliste.

Façade latérale du Latran vers 1752 par Giuseppe VasiDepuis lors, le titre officiel complet de la cathédrale de Rome devint : Archibasilica Sanctissimi Salvatoris et Sanctorum Iohannes Baptista et Evangelista in Laterano, ce qui peut se traduire par : Archibasilique du Très-Saint-Sauveur et des saints Jean le Baptiste et l’Evangéliste du Latran.

En dépit de ces vicissitudes du bâtiment, cette première période de l’histoire du Latran est l’une des plus glorieuses. Du haut de l’Episcopium lateranense, 160 papes gouvernèrent l’Eglise, de saint Sylvestre à Boniface VIII († 1303).

Dans ses murs se réunirent plus de 250 conciles, dont cinq des vingt-et-un conciles œcuméniques : Latran I (1123), Latran II (1139) – Latran III (1179) – Latran IV (1215) & Latran V (1512).

L’installation de Clément V en Avignon en 1307 arrête brusquement cette ère glorieuse. Le long séjour des papes en France (1307-1377) laissa déserts leur basilique et palais du Latran, qui subirent pendant ce temps plusieurs outrages graves.

L'autel papal de Saint-Jean-de-Latran surmonté de son ciborium, abritant les reliquaires des chefs de saint Pierre & de saint PaulIncendiée en effet à une première reprise en 1307, la vénérable basilique fut réédifiée par ordre depuis Avignon de Clément V († 1314) et de Jean XXII († 1334). Endommagée par un séisme en 1349 et un second incendie en 1361, elle fut restaurée par Urbain V († 1370) et Grégoire XI († 1378) sous la direction de l’architecte Giovanni Stefani.

C’est le pape Urbain V qui depuis Avignon fit construire un nouveau ciborium qui surmonte aujourd’hui encore l’autel papal. Dans ce ciborium ont été placés les reliques les plus précieuses de Rome : les chefs sacrés mêmes des saints Apôtres Pierre & Paul, placés ainsi dans deux reliquaires au dessus de l’autel papal.

A leur retour à Rome en 1377, les papes ne s’établissent plus au Latran, qui en dépit des travaux, n’avait pas retrouvé son ancienne splendeur. C’est le palais du Vatican en hiver, et celui du Quirinal en été, qui deviennent les résidences pontificales habituelles. Dès lors, la basilique Saint-Pierre vit son importance symbolique s’affirmer, sans que pour autant les droits à la primauté de l’antique cathédrale du Latran ne disparaissent. En témoigne la cérémonie de la prise de possession du Latran par les papes, qui suit toujours immédiatement leur couronnement : après une remise des clefs au souverain pontife par le clergé de l’archibasilique, le pape célèbre la sainte messe sur l’autel papal puis donne sa bénédiction Urbi & Orbi depuis la loggia de l’impressionnante façade.

Archibasilique du Très-Saint-Sauveur (Saint-Jean-de-Latran)En prévision du jubilé de l’an 1650, le pape Innocent X confia à Francesco Borromini la restauration de la basilique. Le pape imposa à l’architecte de respecter le plus possible la forme antique de l’église et de laisser le grand plafond de la nef centrale datant du XVIème siècle. Borromini garda donc les dimensions de l’antique basilique (135 mètres de long et 65 mètres de large), ainsi que la disposition générale des cinq nefs, datant de l’époque constantinienne. Il fit installer les portes centrales en bronze qui sont celles originales de la Curie romaine. Il restaura l’intérieur en lui donnant un nouveau lustre baroque. Dans les niches qu’il prépara le long de l’allée centrale furent placées les statues monumentales des douze apôtres qui furent ajoutées au début du XVIIIème siècle.

L'intérieur de l'Archibasilique du Latran, avec les statues des 12 apôtres et l'autel papal surmonté de son ciborium du XIVème siècleAprès la spoliation de Rome par l’état italien, les accords du Latran signés le 11 février 1929 reconnaissent l’existence de l’Etat du vatican. L’archibasilique du Latran et son palais apostolique, ainsi que leurs annexes (Baptistère du Latran, Scala Santa) bénéficient de l’extraterritorialité et son rattachés au nouvel état.

Pour finir, notons que l’archibasilique a aussi de longue date un lien privilégié avec la France. En 1482, le roi de France Louis XI avait accordé des droits au chapitre du Latran sur l’abbaye de Clairac en Aquitaine. En contrepartie, le chapitre lui attribua le titre de chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran, titre que tous les rois de France reçurent par la suite. En remerciement de la protection des chanoines du Latran accordée par le roi Henri IV (leur abbaye française de Clairac avait subi les affres de la religion prétendue réformée), le chapitre du Latran fait aussi célébrer chaque année depuis 1604 une messe pour la prospérité de la France le 13 décembre, jour anniversaire de la naissance d’Henri.
 

  • Propre grégorien de la dédicace
  • Kyrie : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont, sous-maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Gloria : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Séquence parisienne : Jerusalem & Sion Fíliæ – prose de la Dédicace d’Adam de Saint-Victor (c. 1112 † c. 1192), préchantre de la cathédrale de Paris – plain-chant recomposé au XVIIIème siècle par l’Abbé d’Haudimont, maître de chapelle de la cathédrale de Châlons-sur-Saône puis de Notre-Dame de Paris et de Saint-Germain L’Auxerrois (avant 1790) – selon la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Credo : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Urbs beáta Jerusalem – Hymne de la Dédicace, aux vêpres & à matines – texte du VIIIème siècle – alternances d’orgue de Michel Corrette (1707 † 1795), organiste de Sainte-Marie du Temple & des Jésuites à Paris
  • Sanctus : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • A l’élévation : O salutaris sur le ton du récitatif liturgique de la préface – Henri de Villiers
  • Agnus Dei : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite, missa est : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Pendant le dernier Evangile : Salve Regina
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    Missa pro eligendo Summo Pontifice célébrée ce soir à Saint-Eugène

    Frontispice du livret des chantres

    Chant du Veni Creator

    On est à genoux pour la première strophe de l’hymne.

    Veni Creátor Spíritus,
    Mentes tuórum vísita,
    Imple supérna grátia
    Quæ tu creásti péctora.
    Viens, Esprit Créateur,
    Visite les âmes des tiens,
    Emplis de la grâce d’en-haut
    Les cœurs que tu as créés.
    Qui Paráclitus díceris,
    Donum Dei altíssimi,
    Fons vivus, ignis, cáritas,
    Et spiritális únctio.
    Toi qui est dit le Paraclet,
    Don du Dieu Très-Haut,
    Source vive, feu, amour,
    Et spirituelle onction.
    Tu septifórmis múnere,
    Dextræ Dei tu dígitus,
    Tu rite promíssum Patris,
    Sermóne ditans gúttura.
    Tu es l’Esprit aux sept dons,
    Le doigt de la dextre de Dieu,
    L’Esprit promis par le Père,
    Qui inspire nos paroles.
    Accénde lumen sénsibus,
    Infúnde amórem córdibus,
    Infírma nostri córporis
    Virtúte firmans pérpeti.
    Allume en nos sens ta lumière,
    Déverse ton amour en nos cœurs,
    Guéris nos corps
    En leur conférant ta force.
    Hostem repéllas lóngius,
    Pacémque dones prótinus :
    Ductóre sic te prævio
    Vitémus omne nóxium.
    Repousse l’ennemi au loin,
    Et donne-nous la paix bien vite ;
    Sous ta conduite & ton conseil
    Nous éviterons tout danger.
    Per te sciámus da Patrem,
    Noscámus atque Fílium,
    Te utriúsque Spíritum
    Credámus omni témpore.
    Donne-nous par toi de connaître le Père,
    Que nous connaissions aussi le Fils ;
    Et qu’en toi, leur commun Esprit
    Nous croyions en tout temps.
    Doxologie hors le temps pascal :
    Sit laus Patri cum Fílio,
    Sancto simul Paráclito,
    Nobísque mittat Fílius
    Charísma Sancti Spíritus. Amen.
    Louange au Père ainsi qu’au Fils
    De même qu’au Saint Paraclet,
    Et que le Fils nous envoie
    Les charismes du Saint-Esprit. Amen.
    V/.  Emítte Spíritum tuum, et creábuntur.
    R/.  Et renovábis fáciem terræ.
    Envoie ton Esprit, et tout sera créé.
    Et tu renouvelleras la face de la terre.
    Orémus. – Deus, qui corda fidélium Sancti Spíritus illustratióne docuísti : da nobis in eódem Spíritu recta sápere ; et de ejus semper consolatióne gaudére. Per Christum Dóminum nostrum. Prions. – Dieu qui a enseigné les cœurs de tes fidèles par l’illumination du Saint Esprit, donne-nous, par ce même Esprit, le goût de la droiture et la joie d’éprouver toujours sa consolation. Par le Christ Notre Seigneur.
    R/.  Amen.  

    Introït

    Missa pro Eligenda - Introit Suscitabo mihi - ton iii.

    IIIème ton – I Rois, 2, 35 – Psaume 131, 1

    Je me susciterai un prêtre fidèle, qui agira selon mon cœur et selon mon âme : et Je lui construirai une demeure stable et il marchera devant mon Christ tous les jours. – Ps. Souviens-toi, Seigneur de David, et de toute sa mansuétude. – V/. Gloire au Père.

    Collectes

    V/.  Dóminus vobiscum.
    R/.  Et cum spíritu tuo
     
    De la messe pour l’élection du Souverain Pontife
    Orémus. – Supplici, Dómine, humilitáte depóscimus : ut sacrosánctæ Románæ Ecclésiæ concédat Pontíficem illum tua imménsa píetas ; qui et pio in nos stúdio semper tibi plácitus, et tuo pópulo pro salúbri regímine sit assidue ad glóriam tui nóminis reveréndus. Per Dóminum nostrum Jesum Christum, Fílium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sæcula sæculórum. Prions. – Suppliants et humbles, nous t’implorons, Seigneur : que ton immense bonté donne à la sacro-sainte Église Romaine un Pontife tel qu’il te plaise toujours par son zèle surnaturel envers nous et qu’il mérite la vénération de ton peuple par son sage gouvernement à la gloire de ton Nom. Par Notre Seigneur Jésus-Christ, ton Fils, qui avec toi vit & règne en l’unité du Saint Esprit, Dieu pour tous les siècles des siècles.
    R/.  Amen.  
    Du jour.  

    Epître

    Léctio Epístolæ beáti Pauli Apóstoli ad Hebrǽos                        4, 16 – 5, 1-7

    Fratres : Adeámus cum fidúcia ad thronum grátiæ, ut misericórdiam conséquimur et grátiam inveniámus in auxílio opportúno. Omnis namque póntifex ex homínibus assúmptus, pro homínibus constitúitur in iis, quæ sunt ad Deum, ut ófferat dona, et sacrifícia pro peccátis : qui condolére possit iis, qui ígnorant et errant : quóniam et ipse circúmdatus est infirmitáte : et proptérea debet, quemádmodum pro pópulo, ita étiam et pro semetípso offérre pro peccátis. Nec quisquam sumit sibi honórem, sed qui vocátur a Deo, tamquam Aaron. Sic et Christus non semetípsum clarificávit, ut póntifex fíeret, sed qui locútus est ad eum : Fílius meus es tu, ego hódie génui te. Quemádmodum et in álio loco dicit : Tu es sacérdos in ætérnum, secúndum órdinem Melchísedech. Qui in diébus carnis suæ preces supplicationésque ad eum, qui possit illum salvum fácere a morte, cum clamóre válido et lácrimis ófferens, exaudítus est pro sua reveréntia. En effet, tout grand prêtre, pris du milieu des hommes, est établi en faveur des hommes, dans leurs relations avec Dieu, afin d’offrir des dons et des sacrifices pour les péchés. Il peut compatir aux ignorants et aux égarés, puisqu’il est lui-même enveloppé de faiblesse et puisque, à cause même de cette faiblesse, il doit offrir, pour lui-même comme pour le peuple, des sacrifices pour les péchés.

    Nul ne s’attribue lui-même cette charge, mais on y est appelé par Dieu, tout comme Aaron. Ainsi, ce n’est pas le Christ qui s’est attribué lui-même la gloire de devenir grand prêtre, mais il l’a reçue de Celui qui lui a dit : « Tu es mon fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ». Comme il dit aussi ailleurs : « Tu es prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech ». C’est lui qui, aux jours de sa vie mortelle, avec de grands cris et des larmes, présenta des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort ; il fut exaucé à cause de sa piété.

    Graduel

    Missa pro Eligenda - Graduel Pontifex - ton v.

    Vème ton – Lévitique 21, 10 – Hébreux 2, 17

     Le Pontife, grand-prêtre parmi ses frères, sur la tête de qui a été répandu l’huile de l’onction et dont les mains ont été consacrées pour le sacerdoce, revêtu des ornements sacrés, a dû se faire semblable en tout à ses frères. – V/. Pour devenir miséricordieux et devenir un grand-prêtre fidèle à Dieu : pour obtenir l’expiation des péchés du peuple.

    Trait

    Missa pro Eligenda - Trait Surge, ton viii

     

    VIIIème ton – Psaume 131, 8-10

    Lèves-toi, Seigneur, vers ton repos, toi et l’arche de ta sainteté. V/. Que tes prêtres se revêtent de justice et que tes saints exultent. V/. A cause de David, ton serviteur, ne repousses pas ton Christ.

    Evangile

    Sequéntia sancti Evangélii secúndum Joánnem                                            14, 15-21

    In illo témpore : Dixit Jesus discípulis suis : Si dilígitis me, mandáta mea servate. Et ego rogábo Patrem, et alium Paráclitum dabit vobis, ut máneat vobíscum in ætérnum, Spíritum veritátis, quem mundus non potest accípere, quia non videt eum nec scit eum. Vos autem cognoscétis eum ; quia apud vos manébit, et in vobis erit. Non relínquam vos órphanos : véniam ad vos. Adhuc módicum ; et mundus me jam non videt. Vos autem vidétis me, quia ego vivo, et vos vivétis. In illo die vos cognoscétis, quia ego sum in Patre meo, et vos in me, et ego in vobis. Qui habet mandáta mea et servat ea : ille est, qui díligit me. Qui autem díligit me, diligétur a Patre meo ; et ego díligam eum, et manifestábo ei meípsum.

    En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Et moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet pour être avec vous éternellement : l’Esprit de vérité que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas. Vous, vous le connaîtrez, parce qu’il demeurera avec vous et qu’il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins ; je viendrai à vous. Encore un peu de temps et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez parce que je vis et que vous vivrez. Ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. Celui qui a mes commandements et les garde, voilà celui qui m’aime ; Celui qui m’aime sera aimé de mon Père, et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui ».

    Offertoire

    Missa pro Eligenda - Offertoire Non participentur, ton iv

     

    IVème ton – III Esdras 5, 40

    Que l’on ne participe pas au sacrifice tant que ne se sera pas levé un Pontife pour montrer la vérité.

    Secrètes

    De la messe pour l’élection du Souverain Pontife
    Tuæ nobis, Dómine, abundántia pietátis indúlgeat : ut per sacra múnera, quæ tibi reverénter offérimus, gratum maiestáti tuæ Pontíficem sanctæ matris Ecclésiæ regímini præésse gaudeámus. Per Dóminum nostrum Jesum Christum, Fílium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sæcula sæculórum. Que l’abondance de ta bonté, Seigneur, nous soit indulgente : que par ces dons sacrés que nous t’offrons avec respect, nous ayons la joie de voir présider au gouvernement de notre mère la sainte Église un Pontife qui soit agréable à ta majesté. Par Notre Seigneur Jésus-Christ, ton Fils, qui avec toi vit & règne en l’unité du Saint Esprit, Dieu pour tous les siècles des siècles.
    Du jour.

     Communion

    Missa pro Eligenda - Communion Veste sancta, ton viii

     

    VIIIème ton – Exode 29, 29-30

    Le Pontife revêtira l’ornement sacré après avoir reçu l’investiture, et il entrera dans le tabernacle de l’Alliance pour servir dans le sanctuaire.

    Postcommunions

    V/.  Dóminus vobíscum.R/.  Et cum spíritu tuo.  
    De la messe pour l’élection du Souverain Pontife

    Orémus. – Pretiósi Córporis et Sánguinis tui nos, Dómine, sacraménto reféctos, mirífica tuæ majestátis grátia de illíus Summi Pontíficis concessióne lætíficet : qui et plebem tuam virtútibus ínstruat, et fidélium mentes spirituálium aromátum odóre perfúndat Qui vivis et regnas cum Deo Patre in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sæcula sæculórum.

    Prions. – Renouvelés par ton Corps et ton Sang précieux, que la grâce admirable de ta majesté, Seigneur, nous réjouisse d’avoir un Pontife qui instruise ton peuple dans les vertus et répande dans les âmes des fidèles le parfum des grâces spirituelles. Toi qui vis & règnes avec Dieu le Père en l’unité du Saint Esprit, Dieu pour tous les siècles des siècles.

    R/.  Amen.  
    Du jour.

    Sede vacante à Rome – nouveaux patriarches à Aksoum, Sofia, Antioche & Babylone

    Dernier discours du pape Benoît XVI le mercredi 27 février place Saint-Pierre
    Hier mercredi 27 février, le Pape Benoît XVI avait donné sa dernière audience générale place Saint-Pierre : « Je suis véritablement ému et je vois l’Église vivante ! », a lancé Benoît XVI en réponse aux acclamations chaleureuses de la foule.

    « Quand, le 19 avril il y a presque 8 ans, j’ai accepté d’assumer le ministère pétrinien, j’ai eu la ferme certitude qui m’a toujours accompagné : cette certitude de la vie de l’Église par la Parole de Dieu. En ce moment, comme je l’ai déjà exprimé plusieurs fois, les paroles qui ont résonné dans mon cœur ont été : Seigneur, pourquoi me demandes-tu cela et que me demandes-tu ? C’est un poids grand celui que tu me poses sur les épaules, mais si tu me le demandes, sur ta parole, je jetterai les filets, sûr que tu me guideras, aussi avec toutes mes faiblesses. Et huit années après, je peux dire que le Seigneur m’a vraiment guidé, m’a été proche, j’ai pu percevoir quotidiennement sa présence. Cela a été un bout de chemin de l’Église qui a eu des moments de joie et de lumière, mais aussi des moments pas faciles ; je me suis senti comme saint Pierre avec les Apôtres dans la barque sur le lac de Galilée : le Seigneur nous a donné beaucoup de jours de soleil et de brise légère, jours où la pêche a été abondante ; il y a eu aussi des moments où les eaux étaient agitées et le vent contraire, comme dans toute l’histoire de l’Église, et le Seigneur semblait dormir. Mais j’ai toujours su que dans cette barque, il y a le Seigneur et j’ai toujours su que la barque de l’Église n’est pas la mienne, n’est pas la nôtre, mais est la sienne. Et le Seigneur ne la laisse pas couler ; c’est Lui qui la conduit, certainement aussi à travers les hommes qu’il a choisis, parce qu’il l’a voulu ainsi. Cela a été et est une certitude, que rien ne peut troubler. Et c’est pour cela qu’aujourd’hui mon cœur est plein de reconnaissance envers Dieu parce qu’il n’a jamais fait manquer à toute l’Église et aussi à moi sa consolation, sa lumière, son amour. »

    Le Pape, Père des Pères & Serviteurs des serviteurs de Dieu, a remis l’exercice de sa charge ce 28 février à 20h.

    *

    L'Abouna Matthias, 6ème patriarche d'Ethiopie

    Ce même 28 février, l’Eglise d’Ethiopie, sans chef depuis la mort en août dernier du Patriarche Paulos, a élu son nouveau patriarche, l’Abouna Matthias (ብፁዕ ኣቡነ ማትያስ), 71 ans, auparavant archevêque éthiopien de Jérusalem. Son intronisation devrait avoir lieu ce dimanche à Addis Abeba.

    L’Eglise d’Ethiopie, dont la fondation remonte aux Apôtres et qui fut affermie au IVème siècle par l’apostolat de saint Frumence et saint Edèse, compte environ 50 millions de fidèles. En dépit d’une histoire chrétienne & d’une liturgie propres et originales de 2 millénaires, l’Abouna Matthias ne sera que le VIème patriarche de son Eglise, celle-ci ayant dépendu jusqu’en 1959 de l’Eglise copte d’Alexandrie, date à laquelle l’empereur Haïlé Sélassié obtint son autocéphalie. Abouna (« notre père ») est le nom traditionnel donné tout au long de l’histoire à l’unique évêque d’Ethiopie qui venait d’Egypte. La titulature officielle du chef de l’Eglise éthiopienne depuis 1959 est Patriarche & Catholicos de l’Eglise Orthodoxe Ethiopienne Tewahedo, Etchégué (=Abbé général de tous les moines d’Ethiopie) du Siège de saint Téklé Haimanot au monastère de Debre Libanos & (depuis 2005) archevêque d’Axoum, l’antique capitale du royaume chrétien d’Abyssinie.

    Pendant les 50 années de son autocéphalie, l’Eglise d’Ethiopie a vécu des moments éprouvants. Une fois le régime impérial renversé, le dictateur communiste Mengistu mis en prison en 1976 le second patriarche, Théophile puis désigna deux successeurs qui ne furent jamais reconnus par les autres Eglises. Ce n’est qu’en 1991 – lorsque la dictature de Mengistu est tombée, que la hiérarchie de l’Eglise éthiopienne a été restauré avec l’élection du cinquième patriarche, Paulos.

    Notons que le nouveau patriarche Matthias avait fuit l’Ethiopie lors de l’instauration de la dictature communiste par le coup d’état de 1974 ; il s’était alors exilé en Europe et aux Etats-Unis avant de devenir archevêque éthiopien de Jérusalem.

    *

    Neofit, nouveau patriarche parmi les évêques de l'Eglise orthodoxe bulgare le 24 février 2013Dimanche dernier, c’était l’Eglise de Bulgarie qui élisait son nouveau patriarche (une élection retransmise en direct par la télévision nationale !). Sa Sainteté Neophyte, devient le 3ème patriarche de l’Église orthodoxe bulgare depuis sa refondation moderne en 1959. Le patriarcat de Bulgarie avait existé de 927 (reconnaissance par Constantinople) jusqu’à la chute de la capitale bulgare Tarnovo, prise par les Turcs en 1393.

    Le nouveau patriarche est un musicien, spécialiste du chant liturgique, ancien chef de chœur. Sa douceur devrait apaiser les tensions nées des révélations l’an passé des liens étroits qui unissaient la haute hiérarchie bulgare et l’appareil d’état communiste.

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    Le nouveau Patriarche Louis Raphaël Ier des Chaldéens avec le Pape Benoît XVI

    Dans la nuit de jeudi 31 janvier à vendredi 1er février 2013, le synode des évêques chaldéens a élu patriarche de Babylone Mgr Louis Raphaël Ier Sako, évêque de Kirkouk et Suleymanieh, suite à la démission de Mar Emmanuel III Delly au mois de décembre dernier en raison de son âge (85 ans) et de sa santé. Placé à la tête d’une Eglise durement éprouvée par les persécutions en Irak, le nouveau patriarche a déclaré que le problème de l’exode continu des chrétiens d’Irak est « critique », mais a promis de travailler à maintenir une présence vivante chrétienne.

    Toutefois, le patriarche chaldéen a indiqué que sa priorité serait d’aborder la question de « l’état de chaos » dans lequel se trouve la liturgie chaldéenne. Il a précisé que les célébrations liturgiques diffèrent d’un diocèse et même de paroisse en paroisse, et a déclaré que la réforme et le renouveau de la liturgie serait son principal objectif.

    La liturgie de l’Eglise chaldéenne d’Orient est certainement l’une des plus antiques forme de la liturgie chrétienne. Elle passe pour avoir été organisée par les saints Addaï & Mari, disciples de saint Thomas et conserve, en raison de l’isolement précoce de cette Eglise du reste de la Chrétienté, nombre de structures anté-nicéennes. La liturgie est célébrée en araméen, la langue du Christ.

    Il semblerait hélas que le désir du nouveau patriarche serait de moderniser ce rit vénérable, probablement dans le sens d’une latinisation dommageable qui se calquerait sur les pratiques liturgiques décadentes de l’Occident.

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    Patriarche Jean X d'Antioche

    Le 17 décembre dernier, le Saint Synode de l’Église orthodoxe melchite d’Antioche, réuni au Liban au monastère de la Dormition de Balamand a élu Jean X Patriarche d’Antioche la Grande et de tout l’Orient. L’intronisation de Sa Béatitude s’est déroulée le 10 février dernier à Damas.

    Dans un discours suivant l’office solennel célébré à l’église de la Sainte-Croix de Damas, le Patriarche Jean X a souligné notamment l’importance du retour de la paix sur l’antique sol d’Antioche. Il a assuré qu’il élèverait à ce sujet d’ardentes prières vers le Seigneur tout-puissant et qu’il œuvrerait en faveur de la pacification de la Syrie, pour que cessent les conflits dans le pays. Les cérémonies entourant l’élévation de Sa Béatitude Jean au siège des Patriarches d’Antioche se sont poursuivies le 17 février à Beyrouth.

    Le patriarche Jean X était auparavant métropolite d’Europe occidentale et centrale et membre permanent du Saint Synode du Patriarcat d’Antioche.

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    Rencontre du patriarche d'Antioche des Maronites & du patriarche de Moscou

    Signalons enfin qu’hier, 27 février 2013, à la résidence patriarcale du monastère Saint-Daniel de Moscou, Sa Sainteté le Patriarche orthodoxe Cyrille de Moscou et de toute la Russie a reçu le Patriarche catholique maronite d’Antioche et de tout l’Orient, Bechara Boutros cardinal Raï.

    Le Patriarche Cyrille, s’adressant à son invité a souligné :

    « Votre Église occupe une place particulière dans l’Église catholique, dans la mesure où elle représente la tradition théologique et la piété antiochiennes. Ceci nous donne la possibilité d’un échange d’opinions fructueux sur la théologie, y compris sur le thème du dialogue orthodoxe-catholique. »

    Le patriarche maronite a décidé de visiter tous les patriarches orthodoxes ou pré-chacédoniens d’Orient, afin de tisser des liens forts entre les chefs des différentes Eglises, afin de constituer un front commun pour la sauvegarde des chrétientés persécutées dans la région. Le patriarche maronite a assisté à l’intronisation du nouveau Pape d’Alexandrie des Coptes, Tawadros II, ansi qu’à celle du Patriarche Jean X Yazigi des Grecs orthodoxes à Damas.

    Renonciation du Pape à sa charge, les précédents historiques

    Face à face troublant il y a quelques mois : Benoît XVI déposait son pallium sur le corps de son prédécesseur saint Célestin V qui avait renoncé à la charge papale

    Peu de papes ont renoncé à leur charge. Voici les précédents historiques :

    Saint Clément Ier 3ème successeur de saint Pierre Papa Clemens I.jpg Début du pontificat : vers 88
    Renonciation : 99
    Saint Clément Ier, quand il a été arrêté, aurait décidé de renoncer au pontificat et indiqué comme son successeur saint Évariste, de façon que l’Église ne reste pas sans chef.
    Saint Pontien 17ème successeur de saint Pierre Pope Pontian.jpg Début du pontificat : 21 juillet 230
    Renonciation : 28 septembre 235
    Première date qu’il est possible de déterminer avec certitude dans l’histoire de la papauté, le pape saint Pontien renonce officiellement à sa charge.
    Saint Silvère 57ème successeur de saint Pierre Silverius2.jpg Début du pontificat : 8 juin 536
    Renonciation : mars 537
    Saint Silvère est déposé probablement par Bélisaire, sur accusation de correspondance félonne avec les Goths, et ramené au statut de simple moine. Il est ainsi le premier pape contraint d’abdique. Selon la définition canonique, cet événement n’est pas une renonciation au sens strict, puisqu’il y eut contrainte.
    Benoît IX 146ème successeur de saint Pierre BenedictusIX.jpg Début du pontificat : 10 mars 1045
    Renonciation : 1er mai 1045
    Benoît IX convient, contre un avantage financier, de renoncer à la papauté. C’est son oncle, le pape Grégoire VI, qui lui succède après l’avoir convaincu de démissionner pour des raisons qui demeurent obscures.
    Grégoire VI 147ème successeur de saint Pierre B Gregor VI.jpg Début du pontificat : 5 mai 1045
    Renonciation : 20 décembre 1046
    Grégoire VI démissionne à son tour car l’arrangement qu’il avait conclu avec Benoît est considéré comme simoniaque, pour l’avoir payé.
    Saint Célestin V 191ème successeur de saint Pierre Le Pape saint Célestin V, qui avait renoncé à sa charge Début du pontificat : 5 juillet 1294
    Renonciation : 13 décembre 1294
    Après seulement cinq mois de pontificat, saint Célestin V publie un décret déclarant qu’il permet à un pape de démissionner, puis il renonce lui-même à sa charge. Il vit deux ans de plus en ermite. Il sera canonisé peu après sa mort. Le décret qu’il a émis lève tout doute parmi les canonistes sur la possibilité d’une démission valide du pape.
    Grégoire XII 204ème successeur de saint Pierre Gregory XII.jpg Début du pontificat : 30 novembre 1406
    Renonciation : 4 juillet 1415
    Grégoire XII démissionne pour mettre fin au Grand Schisme d’Occident, arrivé au point où il y a trois prétendants au trône pontifical  : Grégoire XII lui-même, pape romain, l’antipape Benoît XIII de la Papauté d’Avignon et l’antipape Jean XXIII du concile de Pise. Avant de démissionner, il convoque formellement le concile de Constance et l’autorise à élire son successeur.
    Benoît XVI 264ème successeur de saint Pierre Benedykt XVI (2010-10-17) 4.jpg Début du pontificat : 24 avril 2005
    Renonciation : 28 février 2013
    Le 11 février 2013, Benoît XVI annonce sa renonciation, qui devra prendre effet le 28 février 2013 à 20 heures (heure de Rome).

    Le tropaire de Pâques chanté en slavon devant le Pape à Rome

    Ce dimanche de Pâques 2011, Place Saint-Pierre, le chœur du Collège Pontifical Russe de Rome (Pontificium Collegium Russicum) a chanté le tropaire de Pâques avec ses versets après le chant de l’Evangile à la messe papale. Les fidèles de la paroisse russe catholique de Paris comme ceux de Saint-Eugène auront reconnu le R.P. Gabriel parmi les chantres du Russicum. Sur cet enregistrement, on peut aussi entendre à la suite des stichères de Pâques le chant du Credo III.

    En voici une transcription cyrillique & la traduction :

    (тропарь Пасхи) Христос воскресе из мертвых, смертию смерть поправ, и сущим во гробех живот даровав. (tropaire de Pâques) Le Christ est ressuscité des morts, par la mort il a vaincu la mort, à ceux qui sont dans les tombeaux il a donné la vie.
    Стих : Да воскреснет Бог, и расточатся врази Его. Verset : Que Dieu se lève et ses ennemis seront dispersés.
    Стих : Яко исчезает дым, да исчезнут. Verset : Comme se dissipe la fumée, qu’ils se dissipent.
    Стих : Тако да погибнут грешницы от лица Божия, а праведницы да возвеселятся. Verset : Que périssent ainsi les pécheurs devant la face de Dieu et que se réjouissent les justes.
    Стих : Сей день, егоже сотвори Господь, возрадуемся и возвеселимся в онь. Verset : Voici le jour que fit le Seigneur, exultons & réjouissons-nous en lui.
    Слава Отцу и Сыну и Святому Духу, и ныне и присно и во веки веков. Аминь. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

    A noter que le chant de parties de l’office byzantin de Pâques devant le Pape n’est pas une absolue nouveauté, car le premier stichère de Pâques se chantait déjà devant le Souverain Pontife dans le haut Moyen-Age. Notons aussi que le baiser pascal aux matines de Pâques que se donnent les fidèles au rit byzantin existait également dans nombre d’usages occidentaux, comme le relève dom Guéranger dans son Année liturgique, à l’article relatif à Pâques. Il y aurait des parallèles très intéressants du reste à établir entre les matines de Pâques des différents rits d’Orient & d’Occident. De façon traditionnelle, c’est au cours de cet office que les liturgies traditionnelles célèbraient avec fastes le moment de la résurrection (et non au cours de la vigile du samedi saint).