Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la fête du Précieux Sang

Saint-Eugène, le mercredi 1er juillet 2026, grand’messe de 19h. Ornements rouges.

L’amour et la dévotion au Précieux Sang de Notre Seigneur est présent dès les Epîtres de saint Paul et dans les écrits des Pères de l’Eglise. Ils constituent une méditation sur le sacrifice parfait du Fils de Dieu, qui éteint les vains sacrifices qui, depuis celui d’Abel le Juste, étaient incapables de restaurer pour nous la pleine communion avec le Père Eternel, communion rompue depuis le péché originel. En Occident, la dévotion envers le Très-Précieux Sang s’est développée tant sous l’impulsion de plusieurs mystiques (sainte Catherine de Sienne ou sainte Marie-Madeleine de Pazzi par exemple) que sous celle de nombreux miracles eucharistiques. L’institution en 1849 de la fête du Précieux Sang, qui est comme un complément liturgique de la Fête-Dieu (elle-même complément du Jeudi Saint) revient au Bienheureux Pie IX, lorsque le Pape, chassé de Rome par les révolutionnaires de 1848, revint de son exil de Gaète.

En voici le récit que dom Guéranger fait des circonstances de son institution :

Nous ne devons pas omettre de rappeler ici que cette fête est le monument de l’une des plus éclatantes victoires de l’Église au dernier siècle. Pie IX avait été chassé de Rome, en 1848, par la Révolution triomphante ; dans ces mêmes jours, l’année suivante, il voyait rétablir son pouvoir. Les 28, 29 et 30 juin, sous l’égide des Apôtres, la fille aînée de l’Église, fidèle à son glorieux passé, balayait les remparts de la Ville éternelle ; le 2 juillet, fête de Marie, s’achevait la conquête. Bientôt un double décret notifiait à la Ville et au monde la reconnaissance du Pontife, et la manière dont il entendait perpétuer par la sainte Liturgie le souvenir de ces événements. Le 10 août, de Gaète même, lieu de son refuge pendant la tourmente, Pie IX, avant d’aller reprendre le gouvernement de ses États, s’adressait au Chef invisible de l’Église et la lui confiait par l’établissement de la fête de ce jour, lui rappelant que, pour cette Église, il avait versé tout son Sang. Peu après, rentré dans sa capitale, il se tournait vers Marie, comme avaient fait en d’autres circonstances saint Pie V et Pie VII ; le Vicaire de l’Homme-Dieu renvoyait à celle qui est le Secours des chrétiens l’honneur de la victoire remportée au jour de sa glorieuse Visitation, et statuait que la fête du 2 juillet serait élevée du rite double-majeur à celui de seconde classe pour toutes les Églises : prélude à la définition du dogme de la Conception immaculée, que l’immortel Pontife projetait dès lors, et qui devait achever l’écrasement de la tête du serpent. »

L’institution de cette fête demeure ainsi un monument des vicissitudes de l’Eglise et de l’assistance qu’elle reçoit de son divin fondateur. La fête du Précieux Sang avait été instituée initialement au premier dimanche de juillet. Saint Pie X, afin d’alléger le calendrier en fêtes mobiles de dévotion, la déplaça au 1er juillet, lui faisant prendre la place de l’octave de saint Jean-Baptiste (qui avait annoncé l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde).

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Programme du Vème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 28 juin 2026, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Premières vêpres de la fête des Saints Apôtres Pierre & Paul, & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Le pardon des injures

La justice des Pharisiens consistait à ne pas tuer ; la justice de ceux qui doivent entrer dans le royaume des cieux est de ne point se fâcher sans raison. C’est donc peu de chose que de ne pas tuer ; et celui qui aura violé ce commandement sera appelé très petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui l’aura observé, en ne se rendant point coupable d’homicide, ne sera pas pour cela réputé grand devant Dieu et digne du royaume des cieux, quoiqu’il soit déjà monté d’un degré ; il se perfectionnera s’il ne se met pas non plus en colère sans sujet ; et s’il se perfectionne, il sera beaucoup plus éloigné de l’homicide. C’est pourquoi le législateur qui nous défend de nous mettre en colère, ne détruit nullement la loi, nous interdisant de tuer ; mais il la complète plutôt, afin que nous gardions l’innocence, et extérieurement, en ne tuant point, et au fond de notre cœur, en ne nous mettant pas en colère.
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Procession d’entrée : orgue
  • Réponses polyphoniques aux récitatifs liturgiques de la sainte messe – Henri de Villiers
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du Ier ton – faux-bourdon de l’abbé Cardine
  • A l’élévation : O salutaris Hostia – de la Missa de Sancta Anna de Pierre de La Rue 1460 †1518) abbé à Courtrai Chantre et compositeur de la Chapelle ducale de Bourgogne sous Maximilien, Philippe le Beau et Marguerite d’Autriche
  • Pendant la communion : Pange lingua – hymne du Saint Sacrement – chant d’après Jehan Tabourot (1520 † 1595), chanoine de l’Eglise de Langres (Orchésographie, 1588)
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : L’heure sainte est venue – Cantique au Sacré Cœur Roi de l’univers, du chanoine P. Nouguès († 1925), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse

Vêpres de la fête de saint Pierre et saint Paul. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme du IVème dimanche après la Pentecôte – saint Jonas de Moscou – ton 3

Saint Jonas de MoscouParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 juin 2026 du calendrier grégorien, 15 juin 2026 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Père parmi les saints Jonas, métropolite de Moscou et de toutes les Russies, le Thaumaturge.

Saint Jonas naquit dans la ville de Galitch (oblast de Kostroma), dans une pieuse famille chrétienne. Il reçut la tonsure monastique dans un des monastères de Galitch alors qu’il n’avait que 12 ans. De là, il partit pour le monastère Saint-Simon (Симонов – Simonov) de Moscou.
Un jour que saint Photius, métropolite de Moscou (de droit métropolite de Kiev, le siège de Kiev a été transféré à Moscou en 1408) visitait le monastère Simonov, il trouva après le Moleben d’action de grâces saint Jonas dormant dans la boulangerie du monastère, épuisé de travail. Saint Jonas dormait avec les doigts de sa main formant le signe de la bénédiction. Saint Photius ne dit rien, bénit le moine endormi et prédit à ceux présents que ce moine serait un grand hiérarque de l’Église russe, et qu’il guiderait nombre de gens sur le chemin du salut.

Plusieurs années après, saint Jonas fut sacré évêque de Ryazan et Mourom. Après la mort du métropolite saint Photius en 1431, Basile II, grand prince de Moscou (1415 † 1462) choisit saint Jonas pour lui succéder à la tête de l’Eglise russe, mais ce choix fut refusé par le patriarche Joseph II de Constantinople (1360 † 1439) qui imposa Isidore sur le siège métropolitain de Kiev. Isidore fut déposé par Basile II en 1441 à son retour du Concile de Florence, et le siège métropolitain de Kiev (de fait transféré à Moscou) resta vacant pendant 7 ans, ce que Jonas appela le « veuvage » de l’Eglise russe : « Voyez mes enfants, – écrit-il dans une lettre pastorale – combien de temps a duré le veuvage de notre Eglise, qui a vécu sans primat, sans métropolite ! Vous n’ignorez pas les maux et les malheurs innombrables qui en sont résultés pour les chrétiens de notre pays ! ».

Jonas fut élu par l’assemblée des évêques de la principauté de Moscou comme métropolitain le 15 décembre 1448, sans avoir reçu le consentement du patriarcat de Constantinople. Cette élection marque de fait le début de l’autocéphalie de l’Eglise russe, qui se constitue indépendamment de Rome comme de Constantinople, selon la théorie de la IIIème Rome. En 1458, le patriarche légitime de Constantinople (de l’Union de Florence) Grégoire III Mammas institua un autre métropolite, Grégoire, sur le siège de Kiev, marquant la séparation en deux de la Russie historique, entre la Moscovie indépendante et la Kiévie, sous domination lituano-polonaise. En 1469, le patriarche orthodoxe Denys de Constantinople (nommé par le Sultan) déclare schismatique l’Eglise russe de Moscou, et invalides les élections indépendantes de ses métropolites depuis celle de Jonas. Dans une lettre aux habitants de Novgorod de 1470, le Grand Duc de Moscou Ivan III écrit au sujet de Denys de Constantinople : « Nous tenons ce patriarche pour dégradé et privé de tout droit sur nous ». Le patriarche orthodoxe de Constantinople Syméon Ier

Reliquaire contenant le corps de saint Jonas de Moscou dans la cathédrale de l'Assomption au Kremlin

Reliquaire contenant le corps de saint Jonas de Moscou dans la cathédrale de l’Assomption au Kremlin

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de Sa Sainteté.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche ton 3, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon de Sa Sainteté.
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Tu es monté au sommet des vertus, ô saint hiérarque, * et recevant l’onction sacrée de la vie supérieure, * sur une cathèdre élevée ** tu as servi Dieu comme grand prêtre.
8. T’ayant acquis comme phare, ô très sage et saint hiérarque, * l’Eglise du Christ est illuminé par tes instructions vertueuses, * disant : Toi, Seigneur, tu es ma force et ma confirmation !
9. Après avoir retranché tout désir charnel grâce au désir divin, * tu as brillé ensuite dans une vie parfaite ; ** c’est pourquoi, tu es donc passé dans éclat sans déclin.
10. O pincette étincelante du charbon divin, * O buisson qui n’a pas été consommé par le Divinité ; ** brûle jusqu’à l’amadou de mes passions, ** et sauve-moi du feu éternel.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire de Sa Sainteté, ton 4 : Depuis ta jeunesse, t’ayant entièrement consacré au Seigneur, * tu fus un modèle de vertu par la prière, le jeûne et les travaux ; * c’est pourquoi, voyant ton intention sincère, * Dieu t’a nommé le hiérarque et pasteur de son Eglise ; * et pour cela, ton corps précieux * a été conservé entier et intact après ton repos. ** Ô saint hiérarque Jonas, supplie le Christ Dieu, qu’Il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de Sa Sainteté, ton 8 : Dès l’enfance, tu t’es toi-même mis au service du Seigneur, ô sage, * domptant ton corps par le jeûne et la tenue de veilles ; * c’est pourquoi, tu as été désigné pour être le vase pur et la demeure du Très-Saint Esprit. * C’est pourquoi tu as été ordonné hiérarque et pasteur de son Eglise ; * et l’ayant conduite vers le bien, tu est retourné vers le Seigneur que tu aimais. * Nous te supplions donc : Souviens-toi de nous qui honorons ta sainte mémoire avec foi, ** que nous puissions tous crier vers toi : Réjouis-toi, père Jonas, très honoré et saint hiérarque !
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement ** la force & la puissance de ta divinité.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
De Sa Sainteté, ton 1 :
℟. Ma bouche annonce la sagesse, & le murmure de mon cœur, l’intelligence (Psaume 48, 4).

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 93) VI, 18-23.
Car la mort est la solde et le payement du péché ; mais la vie éternelle est une grâce et un don de Dieu, en Jésus-Christ notre Seigneur.
De Sa Sainteté : Hébreux (§ 335) XIII, 17-21.
Obéissez à vos conducteurs, et soyez soumis à leur autorité : car ce sont eux qui veillent sur vos âmes, comme devant en rendre compte.

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)
De Sa Sainteté :
℣. La bouche du juste méditera la sagesse ; et sa langue parlera selon l’équité et la justice (Psaume 36, 30).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 25) VIII, 5-13.
Mais le centenier lui répondit : Seigneur ! je ne suis pas digne que vous entriez dans ma maison ; mais dites seulement une parole, et mon serviteur sera guéri.
De Sa Sainteté : Jean (§ 36) X, 9-16.
Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De Sa Sainteté : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la messe de Requiem pour M. Jean-Michel Fadeuil, paroissien

Office des défuntsSaint-Eugène, le samedi 27 juin 2026, Requiem de 11h.

  • Procession d’entrée : faux-bourdon parisien, composition remontant à Jean du Moulin, premier chapelain du roi Charles VI, maître de la Chapelle royale (en 1399)
  • Messe de Requiem de Claudio Casciolini (1697 † 1760), chantre de Saint-Laurent-in-Damaso à Rome
  • Epître : Apocalypse XIV, 13 : Ô mort ! où est ta victoire ? Ô mort ! où est ton aiguillon ?
  • Séquence : Dies iræ de la Missa pro defunctis de l’Abbé Homet, maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Saint-Germain L’Auxerrois (XVIIIème siècle), sur un plain-chant de la cathédrale d’Orléans
  • Evangile : Jean VI, 51-55 : Car comme le Père a la vie en lui-même, il a aussi donné au Fils d’avoir la vie en lui-même.
  • Pendant la communion : Miseremini – plainte des âmes du Purgatoires – Texte tiré du livre de Job lu aux matines des défunts (Job XIX, 21) – motet jésuite anonyme du XVIIème siècle
  • Procession de sortie : Stabat Mater dolorosa – musique de Zoltán Kodály (1882 † 1967)

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Programme de la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste

Saint-Eugène, le mercredi 24 juin 2026, grand’messe en rit romain traditionnel de 19h.

La fête de la naissance de saint Jean-Baptiste est célébrée six mois avant celle du Christ, en accord avec l’évangile de Luc, qui rapporte que la conception du Précurseur avait eut lieu six mois avant celle du Sauveur :

Et sachez qu’Élisabeth, votre cousine, a conçu aussi elle-même un fils dans sa vieillesse, et que c’est ici le sixième mois de celle qui est appelée stérile (Luc I, 36).

Aussi la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste est-elle aussi appelée la « Noël d’été ». On pourrait s’étonner que l’Eglise ait choisi le 24 juin plutôt que le 25 juin pour la célébrer, mais de fait la coïncidence entre les deux Noëls fonctionne si l’on utilise l’ancienne computation des dates romaines : le 24 juin est en effet le VIIIème jour des calendes de juillet et le 25 décembre le VIIIème jour des calendes de janvier.

Alors que la fête de la lumineuse & glorieuse naissance du Christ survient aux alentours du solstice d’hiver, là où la nuit est la plus noire, la fête de la nativité de saint Jean-Baptiste survient au moment du solstice d’été, lequel marque le moment où les jours recommencent à décroître. Jean-Baptiste ne disait-il pas du Christ : « Il faut qu’il croisse, et que je diminue. » (Jean III, 30).

Comme l’institution de la fête de Noël fut romaine à l’origine, il paraît bien que celle de la Noël d’été le fut également, avant de se répandre en Orient. On conserve 8 sermons de saint Augustin (354 † 430) pour cette fête. Le Sacramentaire Léonien – dont les formules remontent au pontificat de saint Léon le Grand (440-461), nous conserve pas moins de cinq messes différentes : une messe pour la vigile la veille au soir, une messe probablement de l’aurore, une messe du jour et deux messes célébrées au baptistère de Saint-Jean-de-Latran.

Le parallélisme liturgique entre les 2 Noëls est assez frappant. Comme l’Avent précède Noël, la Nativité de saint Jean-Baptiste était précédée d’un jeûne préparatoire de plusieurs semaines. Dans le sacramentaire grégorien, comme à Noël, la veille – entre none & vêpres – se célèbre la messe de la vigile (celle-ci est toujours marquée dans notre Missel Romain). Puis avait lieu une seconde messe durant la nuit ou à l’aurore (disparue de notre missel) et enfin une troisième messe du jour (l’actuelle messe de la fête), célébrée entre tierce & sexte. Comme à Pâques, les IIndes vêpres de la saint Jean étaient des vêpres stationales au cours desquelles on se rendait en procession aux fonts baptismaux.

Les trois hymnes de la fête ont été composées en action de grâce par Paul Diacre, moine du Mont-Cassin au VIIIème siècle. Celui-ci en effet avait perdu sa voix avant de chanter l’Exultet pascal et avait invoqué le secours de saint Jean Baptiste qui avait guéri par sa naissance le mutisme de son père Zacharie. La poésie distinguée de Paul Diacre, ami de Charlemagne, constitue un beau témoignage de la Renaissance Carolingienne des lettres & des Arts.

L’hymne des vêpres – Ut queant laxis – est tout à fait fameux, car il a servi à donner leurs noms aux notes de la musique. Guy d’Arezzo en effet utilisa la mélodie en usage en Italie – laquelle monte de degré en degré de l’Ut au La au début de chaque hémistiche – pour nommer les notes (le Si n’est pas dans la mélodie ; il est formé de la réunion des deux initiales Sancte Iohannes) :

Il convenait que le divin Précurseur, la Voix dont les accents révélèrent au monde l’harmonie du Cantique éternel, eût cet honneur de voir se rattacher à son nom l’organisation des mélodies de la terre. (dom Guéranger).

A noter que les Eglises de France, & à leur suite, le rit dominicain, employaient depuis le haut Moyen-Age pour cette hymne un autre ton (sa mélodie ne progresse pas en degrés successifs, à l’inverse du ton italien).

A la sainte messe :

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Programme du IVème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 21 juin 2026, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La Pêche miraculeuse

Du moment que le Seigneur, par des miracles divers, eut rendu la santé à beaucoup de malades, la foule de ceux qui désiraient ardemment des guérisons ne se laissa plus arrêter par les difficultés de temps et de lieux. La soirée s’avançait et ils le suivaient encore ; près du lac, la foule accourt, le presse ; si bien qu’il se voit obligé de monter dans la barque de Pierre. Cette barque, saint Matthieu nous la représente battue des flots, et saint Luc nous la montre remplie de poissons ; ce qui vous dépeint les fluctuations de l’Église à son berceau, et sa prodigieuse fécondité dans la suite. Les poissons figurent ceux qui naviguent sur l’océan de cette vie. Dans le premier cas, le Christ sommeille encore pour ses disciples ; dans le second, il commande en maître : Jésus dort en effet dans les âmes tièdes, et il veille dans les âmes parfaites.
Homélie de saint Ambroise, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IVème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Panis angelicus, du Ier ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Te laudamus, Domine – Transitus de la liturgie ambrosienne

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Programme du IIIème dimanche après la Pentecôte – saint Théodore le Stratilate – ton 2

Le mégalomartyr saint Théodore le StratilateParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 21 juin 2026 du calendrier grégorien – 8 juin 2026 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la translation des reliques du saint mégalomartyr Théodore le Stratilate.

Saint Théodore était général – autrement dit en grec στρατηλάτης, c’est-à-dire Stratilate (ou StratélateMagister militum en latin) – de l’armée romaine en garnison à Héraclée du Pont. Il gouvernait sous le règne de l’empereur Licinius le pays des Myriandriens qui s’étendait en partie sur la Bithynie, le Pont et la Paphlagonie, & la cité d’Héraclée en formait la capitale.

Il eut la tête tranchée pour sa foi dans le Christ, probablement le 7 février 319.

Comme d’autres saints militaires fameux, tels Georges de Lydda ou Démètre de Théssalonique, saint Théodore le Stratilate est honoré comme l’un des 25 mégalomartyrs (« grands martyrs ») par l’Eglise byzantine. Saint Théodore le Stratilate est fêté le 8 février (autrefois le 7). Le 8 juin on commémore la translation de ses reliques, translation dont on parlera ci-après. Dans l’Empire byzantin, les deux fêtes du 8 février et du 8 juin étaient fériées jusqu’à midi.

Le mégalomartyr saint Théodore le StratilateIl y a une cinquantaine de saints du beau nom de Théodore (« Don de Dieu ») dans l’Eglise des premiers siècles. Le surnom de Stratilate (le Général) donné à notre saint Théodore lui fut attribué par commodité afin surtout de le distinguer d’un autre saint Théodore de la même province, qui fut surnommé lui le Tiron (le Conscrit). Saint Théodore Tiron était un simple soldat de la ville d’Amasée, métropole de la province du Pont, il subit le martyre par le feu dans la ville d’Euchaïtes (l’actuel village turc d’Avka, dans la province de Çorum), à une journée de marche d’Amasée, quelques années avant le Stratilate (probablement en 303). L’Eglise byzantine célèbre la fête de saint Théodore Tiron le 17 février. De nombreuses églises lui furent dédiées à Constantinople & dans l’Empire et même en Occident, tandis que le culte du Stratilate connut une moindre extension.

Quelques temps après son martyre, on fit la translation des reliques de saint Théodore le Stratilate dans la ville d’Euchaneia, ville proche d’Amasée et d’Euchaïtes dont il était originaire, et c’est la fête commémorée en ce jour. Les corps des deux Théodore de la même province se retrouvèrent de ce fait en deux lieux proches portant des toponymes sensiblement identiques. Il n’en fallait pas plus pour que les narrations des vies des deux Théodore s’entremêlent dans le cours des âges, de façon inextricable, de sorte que plusieurs auteurs ont estimé qu’il ne s’agissait que d’un seul personnage (il semblerait qu’un troisième saint Théodore ait aussi été vénéré dans la même province, mais il n’est pas commémoré liturgiquement).

Les deux saints Théodore - le Stratilate & le Tiron - fresque du Mont AthosLes deux saints Théodore, celui d’Héraclée et celui d’Amasée, celui d’Euchaneia & celui d’Euchaïtes, le Stratilate et le Tiron, le Général et le Conscrit, sont souvent associés dans la piété byzantine, ils figurent côte à côte sur les icônes qui leur sont consacrées. Souvent, le Général figure à cheval, et possède une barbe plus fournie que celle du Conscrit. Le Stratilate est aussi surnommé le Bathériaque (Βαθηριακης), c’est-à-dire, « le maître des reptiles par la lance » et on le représente souvent en effet en train de tuer un serpent ou un crocodile.

Les images de nos deux saints militaires figuraient (avec celles de saint Démétrius et de saint Procope) sur les 6 étendards (φλαμουλα) qui étaient portées par paires autour du trône de l’empereur dans les grandes cérémonies de la cour de Constantinople.

L’empereur Jean Ier Tzimiskès (c. 925 † 976) fit rebâtir avec munificence la basilique de saint Théodore à Euchaneia, en remerciement d’une victoire éclatante qu’il gagna à Antioche de Syrie sur les Mahométans en 970, victoire que ce prince attribuait à l’intercession de saint Théodore le Stratilate. La ville d’Euchaneia devint si célèbre en raison des nombreux miracles qui s’accomplissaient devant la châsse contenant ses reliques qu’on changeât son nom en Théodoropolis, « la Ville de Théodore » (l’actuelle Çorum turque).

Statue de saint Théodore par Stefano Bolognini - VeniseLes reliques de saint Théodore Stratilate avaient dû être évacuées de Théodoropolis en raison de l’avancée musulmane en Asie mineure. Ces reliques furent prises dans la ville de Mésembrie en Thrace en 1256 par Jacques Dandolo, général des galères de la République de Venise, puis Marc Dandolo les fit expédier de Constantinople à Venise en 1260. Les Vénitiens entourèrent d’une grande vénération le saint qu’ils recevaient car leur cité était placée – depuis ses origines et jusqu’au IXème siècle – sous le patronage de saint Théodore (à vrai dire il s’agissait de saint Théodore Tiron, dont les reliques étaient parvenues et détenues elles à Brindisi ; à Venise, l’antique basilique de Saint-Théodore, datant du VIème siècle, a été intégrée dans la construction de la cathédrale Saint-Marc, où elle subsiste sous forme de chapelle). Les reliques de saint Théodore le Stratilate sont déposée encore aujourd’hui à Venise dans l’église du Saint Sauveur (Chiesa di San Salvador). Sa statue le figurant terrassant le dragon figure aussi sur l’une des deux magnifiques colonnes qui ornent la place Saint-Marc (la seconde étant celle du lion de saint Marc). Venise honorait saint Théodore au 9 novembre depuis le haut Moyen-Age.

Colonne de saint Théodore et de saint Marc à Venise

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Mégalomartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2 & 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Mégalomartyr :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Tu as triomphé des escadrons impies * en puissant chef d’armée * et méprisé les engins ** du serpent perfide.
8. Avec un zèle ardent, * par une pieuse inspiration, ** tu as détruit les simulacres aberrants des impies.
9. Avec force d’âme tu supportas * les assauts de l’ennemi * en imitant la vivifiante mise à mort ** de l’Arbitre des combats.
10. Toi seule, ô Mère de mon Dieu, * tu es devenue l’intendante * des trésors spirituels pour les hommes ; ** aussi nous te chantons : Réjouis-toi.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire du Mégalomartyr, ton 4 : Par la milice véritable, ô toi qui as souffert, * tu fus un très noble général du Roi céleste, Théodore * car, armé avec sagesse des armes de la foi, * tu as vaincu les légions des démons * et tu t’es manifesté comme un athlète victorieux. * C’est pourquoi, avec foi, ** sans cesse nous te proclamons bienheureux.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Mégalomartyr, ton 2 : Revêtu de la force d’âme que donne la foi, * et prenant en main la parole de Dieu comme une lance, tu as vaincu l’Ennemi, * Théodore, très grand parmi les martyrs ; ** avec eux, ne cesse pas d’intercéder auprès du Christ Dieu pour nous tous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).

Epître
Du dimanche : Romains (§ 88) V, 1-10.
Or cette espérance n’est point trompeuse, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 18) VI, 22-33.
Pourquoi aussi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent point, ils ne filent point : et cependant je vous déclare que Salomon même dans toute sa gloire n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la fête du Sacré Cœur

Saint-Eugène, le vendredi 14 juin 2025, grand’messe de 19h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Une disposition de Dieu permit à un des soldats d’ouvrir d’un coup de lance le cœur sacré de Jésus. Ainsi, l’Église serait tirée du côté du Christ endormi sur la croix. En même temps, serait réalisée la parole de l’Écriture : « Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercé ». Le sang et l’eau, prix de notre salut, s’écoulèrent de cette blessure du cœur, comme d’une source mystérieuse, pour donner aux sacrements de l’Église la puissance de conférer la vie de la grâce et pour être le breuvage de « cette source d’eau vive jaillissant en vie éternelle » que goûteraient les âmes qui vivent dans le Christ. Lève-toi donc, ô amie du Christ, ne cesse pas de veiller, applique ici tes lèvres pour « puiser l’eau aux sources du salut ».
Homélie de saint Bonaventure, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.

A la sainte messe

IIndes vêpres de la solennité du Sacré Cœur. Mémoire du IIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Le Sacré Cœur adoré par saint Ignace et par saint Louis de Gonzague - peinture de José de Páez

Programme du dimanche de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie – ton 1

Tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie (Toussaint russe)Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 14 juin 2026 du calendrier grégorien – 1er juin 2026 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

LE SECOND DIMANCHE APRES LA PENTECOTE
MEMOIRE DE TOUS LES SAINTS QUI ONT ILLUMINE LA TERRE DE RUSSIE

Le second dimanche après la Pentecôte, une semaine après avoir fêté tous les saints, l’Eglise russe célèbre une Toussaint russe.

Cette célébration vit le jour au XVIème siècle sous le saint métropolite Macaire de Moscou & de toutes les Russies mais fut abandonnée au siècle suivant lors des réformes du Patriarche Nikon. Cette fête fut restaurée à la suite du concile local de Moscou le 26 août 1918.

L’initiateur de la restauration de cette fête fut un professeur de l’Université de Saint-Pétersbourg, Boris Touraev. Il fut du reste le co-auteur avec le hiéromoine Athanase Sakharov de la première édition de l’office parue en 1918. Une seconde édition de cet office parut en 1956 et fut publiée par le Patriarcat de Moscou. Une révision de cet office fut effectuée en 2002 et fut intégrée aux Ménées du mois de mai (elle présente quelques variantes avec la version de 1956, en particulier pour le prokimenon de la liturgie).

Curiosité liturgique, les différents stichères des vêpres ou des matines, ainsi que les tropaires des odes du canon du jour à matines énumèrent les noms d’un très grand nombre de saints russes. Des formules spéciales pour les prières de la litie énumèrent de même de longues listes de saints russes.

L’office de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie se combine avec celui du dimanche, ton 1. Les lectures de la liturgie, qui s’ajoutent à celle du IInd dimanche après la Pentecôte, reprennent celles du dimanche de tous les saints de la semaine précédente.

Notons que le dimanche suivant, IIIème après la Pentecôte, a vu se multiplier d’autres Toussaints : on y fête, selon les lieux, tous les saints de Pskov, de Novgorod, de Biélorussie, de Saint-Pétersbourg. Un phénomène similaire s’est observé en Occident où plusieurs ordres religieux ont des célébrations particulières de tous les saints de leur ordre après la Toussaint du 1er novembre.

Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire des saints russes. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire des saints russes. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de tous les saints de Russie.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 1 & 4 tropaires propres à la fête de tous les saints de Russie, ton 8 :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Nous avons pas hérité de notre terre par l’épée, * mais par ta droite, et ta dextre élevée, et la lumière de ta face ; * et par les larmes de tes saints, leurs luttes et leur sueur, leur sang et leur enseignement, ** notre patrie est fermement établie.
8. Lorsque nous nous sommes détournés loin de toi et n’avons pas accompli tes commandements, * alors tu nous as mis de côté et nous as humiliés ; * et nous sommes devenus la moindre parmi toutes les nations. * Mais aie pitié de nous, ô Dieu notre Sauveur, ** par les prières des saints.
9. O tout-Sainte Trinité, fais nous revenir d’exil, * guéris notre maladie et notre chagrin, * et élève notre esprit de la paresse et du sommeil du péché, * que nous soyons dignes de nos pères et frères ** qui par leurs luttes ont glorifié ton nom dans notre pays.
10. Rassemble les dispersés, * fais revenir ceux qui ont été séparés, * fais revenir ceux qui se sont éloignés de la foi orthodoxe, * réconforte les pleurs et la tristesse, * et guéris la dissolution de notre terre tourmentée, * O toi qui es pleine de grâce, * suppliant Dieu en notre nom ** avec les saints qui sont nos compatriotes.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 8 : Comme le bon fruit de tes salutaires semailles * la terre de Russie t’offre, Seigneur, * tous les Saints qui sur elle ont resplendi ; * à leur prière & par celle qui t’enfanta * garde les fidèles de son Eglise dans une profonde paix, ** Dieu de miséricorde.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 3 : En ce jour, le chœur de tous les Saints * qui sur la terre de Russie furent agréables à Dieu * se tient parmi nous invisiblement et prie pour nous  * avec eux les Anges glorifient le Seigneur * et pour cette fête exultent les autres Saints de l’Eglise du Christ, ** intercédant tous ensemble auprès du Dieu d’avant les siècles.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
Des saints russes, ton 4 :
℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 81) II, 10-16.
Dieu jugera par Jésus-Christ, selon l’Évangile que je prêche, tout ce qui est caché dans le cœur des hommes.
Des saints russes : Hébreux (§ 330) XI, 33 – XII, 2..
Puis donc que nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout le poids qui nous abat, et des pièges qui nous assiègent, et courons par la patience dans cette carrière qui nous est ouverte.

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi. (Psaume 17, 48)
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ. (Psaume 17, 51)
Des saints russes :
℣. O Dieu ! nous avons entendu de nos oreilles, et nos pères nous l’ont annoncé. (Psaume 46, 1)

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 9) IV, 18-23.
Et il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes.
Des saints russes : Matthieu (§ 38) X, 32-33, 37-38 ; XIX, 27-30..
Quiconque donc me confessera et me reconnaîtra devant les hommes, je le reconnaîtrai aussi moi-même devant mon Père qui est dans les cieux.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints russes : Le Seigneur a mis sa complaisance dans son peuple ; et il élèvera ceux qui sont doux, et les sauvera. (Psaume 149, 4) Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la solennité de la Fête-Dieu

Comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) : sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830Saint-Eugène, le dimanche 7 juin 2026, messe solennelle de 11h. Vêpres à 15h puis procession de la Fête-Dieu dans les rues du quartier et salut du Très-Saint Sacrement.

> Catéchisme sur la Fête-Dieu

Dans l’année liturgique, la fête de l’Eucharistie est célébrée le Jeudi Saint. Toutefois, en raison de l’entrée à la suite du Christ dans les souffrances de la Passion, les fastes liturgiques ne peuvent être complètement déployés ce jour-là. Aussi l’Eglise a-t-elle reporté la célébration glorieuse du sacrement de l’Eucharistie au jeudi qui suit la Trinité. Le mérite de l’institution de la fête de l’Eucharistie (c’est son nom dans les missels médiévaux) à cette date revient à sainte Julienne de Cornillon. A partir de 1209, cette religieuse & mystique liégeoise reçut la vision fréquente de la lune en laquelle une partie restait sombre et ne rayonnait pas. « Le Seigneur lui fit comprendre la signification de ce qui lui était apparu. La lune symbolisait la vie de l’Eglise sur terre, la ligne opaque représentait en revanche l’absence d’une fête liturgique, pour l’institution de laquelle il était demandé à Julienne de se prodiguer de façon efficace : c’est-à-dire une fête dans laquelle les croyants pouvaient adorer l’Eucharistie pour faire croître leur foi, avancer dans la pratique des vertus et réparer les offenses au Très Saint Sacrement » (Benoît XVI). Répondant aux demandes de sainte Julienne, l’évêque de Liège fit célébrer la première Fête-Dieu en sa ville en 1246. La providence appela ensuite l’archidiacre de Liège à siéger sur le trône de saint Pierre sous le nom d’Urbain IV, lequel institua la Fête du Corps du Christ pour l’Église d’Occident par la bulle Transiturus de hoc mundo le 11 août 1264. A la demande du pape, saint Thomas d’Aquin fut chargé de la composition de l’office et de la messe de la nouvelle fête (pour la messe, il centonisa des textes nouveaux sur les airs liturgiques les plus en faveurs de son temps, et pour l’office, il remania celui qui était déjà en cours dans certains monastères cisterciens des Flandres). La procession avec le Saint-Sacrement, pratiquée ici & là dès le XIème siècles aux Rameaux et au petit matin de Pâques, se fit ensuite volontiers à la Fête-Dieu, et elle était généralisée partout en Occident au XVème siècle. En général la procession se faisait après la messe le jour même de la fête, et après les vêpres chaque jour de l’octave.

La Fête-Dieu n’étant plus fériée en France, la solennité en est transférée dans notre pays au dimanche qui suit, dans son octave.

A la sainte messe

  • Procession d’entrée : Lauda Sion Salvatorem – plain-chant d’Amiens
  • Introït – Cibavit eos (ton ii.)
  • Kyrie IV – Cunctipotens Genitor Deus
  • Gloria IV
  • Epître : I Corinthiens XI, 23-29 : Et ayant rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.
  • Graduel – Oculi omnium (ton vii.)
  • Alleluia – Caro mea (ton vii.)
  • Sequence – Lauda Sion (ton vii.)
  • Evangile : Jean VI, 6, 56-59 : Celui qui mange ma chair, et boit mon sang, a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour : car ma chair est véritablement une nourriture, et mon sang est véritablement un breuvage.
  • Credo III
  • Et incarnatus de la Missa Pange lingua de Josquin des Prés (c. 1455 † 1521), maître de la chapelle du Pape et de celle du roi de France
  • Offertoire – Sacerdotes Domini (ton iv.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Pange lingua, hymne du Très-Saint Sacrement – texte de Saint Thomas d’Aquin – musique de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV – Tricentenaire de la mort de Michel-Richard de Lalande –
  • Sanctus IV
  • A l’élévation : O salutaris Hostia de la Missa Sancta Anna de Pierre de La Rue (1460 †1518) abbé à Courtrai Chantre et compo-siteur de la Chapelle ducale de Bourgogne sous Maximilien, Philippe le Beau et Marguerite d’Autriche
  • Agnus Dei IV
  • Pendant la communion : Pange lingua, hymne du Très-Saint Sacrement – musique de Michel-Richard de Lalande (fin du grand motet) – Tricentenaire de la mort de Michel-Richard de Lalande –
  • Communion – Quotiescumque (ton vii.)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est IV
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Loué soit à tout instant – Cantique de Saint Louis Marie Grignon de Montfort (1673 † 1716), docteur de l’Eglise

Aux secondes vêpres

  • Motet d’exposition : O salutaris de l’abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790)
  • Secondes vêpres du Très-Saint Sacrement
    • Antiennes relevées aux cuivres (trompettes et trombones) : Claudin de Sermisy (1490 † 1562), sous-maître de la chapelle royale, chanoine de la Sainte Chapelle

    A la procession de la Fête-Dieu
  • Première partie de la procession : Pange lingua puis antienne Lauda Jerusalem du Chanoine Noël Darros († 1954), maître de chapelle de Lourdes – versets du psaume 147, psalmodie du Vème ton de l’Oratoire
  • Au premier reposoir : Christum Regem adoremus
  • Seconde partie de la procession : Lauda Sion – Texte de saint Thomas d’Aquin composé sur le modèle de la séquence Laudes Crucis d’Adam de Saint-Victor – mélodie d’Ernest Mazingue, organiste de Saint-Etienne de Lille (XIXème siècle)
  • Au second reposoir : Ave verum Corpus
  • Troisième partie de la procession : Benedictus qui venit – cantique du Chanoine Darros – versets du Benedictus (Luc, I-vv. 68 – 79), psalmodie du VIème ton

Au salut du Très-Saint Sacrement

  • Adoro te supplex – hymne au T. S. Sacrement de saint Thomas d’Aquin
  • Ecce panis Angelorum – extrait de la séquence Lauda Sion
  • Panis angelicus – plain-chant
  • Tantum ergo
  • Louanges divines en réparation des blasphèmes
  • Motet final au très Saint Sacrement : Christus vincit – Plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse, harmonisation du chanoine Gaston Roussel (1913 † 1985), curé de Port-Marly, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles

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Comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) : sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830 (détail)